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Et si plutôt on disait... [Solo : Sherlock & Fraudeur][Terminé]

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MessageSujet: Et si plutôt on disait... [Solo : Sherlock & Fraudeur][Terminé] Mar 15 Nov - 8:59
Tout est silencieux… Tout est paisible… Tout est calme… Trop calme. Je regardai dans mes mains le pull que je tricotais pour m’occuper, l’air triste. J’avais allumé le transistor pour me faire croire à une présence mais je ne suis pas dupe : je sais que je suis seule. Par un regard en biais, après avoir ajusté mes lunettes, je lus sur l’horloge… 6h du matin…

C’est en silence que je fis encore quelques mailles, cherchant désespérément des bruits, d’autres choses que mes pauvres mouvements… Où est-il ? Que lui est-il arrivé… ?

-----♫----

C’est une belle journée. Le soleil pointe timidement à travers les nuages, créant un camaïeu de bleu et de sang (sa couleur préférée). Sa garde allait bientôt se finir, personne n’avait besoin de lui en pleine journée… Ou c’est très rare. Les gens ont peur de la lumière, révélatrice de leur véritable nature. Mais lui n’en a pas peur, il la défit même ! Il s’en joue tantôt en la réverbérant pour crier au monde son existence, tantôt en la laissant le traverser pour se faire discret. Tout est une question de reflet.

*Sifflotements~♫*

Ah ? Se serait-il trompé ? C’est avec un sourire carnassier qu’il reconnut l’être qui l’appelait. Entre mille il le démasquerait et puis, c’est le seul qui siffle. Il avait beau lui répéter qu’il avait une belle voix, jamais il ne l’écoutait. Tel un prédateur, il s’approcha de sa proie dans un silence absolu… Tient ? Il eut un mouvement de recul : il ne connaissait pas ce corps… Mais l’odeur le trahissait… Voyons voir pour le reste.. et apparut dans son dos en l’étreignant fortement dans ses bras et en enfonçant ses crocs dans son cou tendre.
    « Humpff.. !? »

Une de ses mains était sur sa bouche étouffant ses râles mais une fois la surprise passée, le blond se laissa faire.

Han… Que cela était bon… Que cela est parfait… Ce sang qui coulait dans sa gorge était délicieux, réveillant le monstre qu’il cachait avec véhémence derrière un costard sur mesure. S’il s’écoutait, il le viderait en quelques secondes, gardant ce corps pour lui pour le dévorer et l’essorer jusqu’à la dernière goutte. Malgré son calme apparent, son client tenta de se dérober mais le Fraudeur le tenait tellement fermement et avec une telle ferveur qu’il abandonna très vite. Non mon coco, tu as des dettes…
    « N’oublie pas que si tu me tues, tu n’auras plus rien de ma part… » murmura-t-il faiblement.

Soudainement, l’homme se mit à tanguer et ce n’est qu’en raffermissant sa poigne que le Capien put rattraper le Sexire. C’est avec ironie que le faussaire décrocha sa mâchoire :
    « Arrête Math’, tu ne m’auras pas… … … Mathieu… ? »

C’est que… Merde ! Il est vraiment tombé dans les pommes ! Pourquoi ne crée-t-il pas du sang ?!
    « Gamin ? Oh !»

Pâle comme un vampire de lignée racée, ses mains étaient terriblement froides et ses lèvres bleutées. Étant un suceur de sang, il connaissait par cœur ces signes : hypovolémie. Et dans quelques secondes, la mort.

Merde !
    « - Putain ! Mathieu réveille-toi ! Bordel ! Pourquoi tu m’as laissé faire ça ?! Bouge bordel !
    - …. La gourmandise est un vilain défaut….
    - Hein quoi ? Mathieu ?! T’es là ? Oh !
    - La gourmandise est un vilain défaut…
    - Espèce de… Tu m’as fait la peur de ma vie !
    - Que ferais-tu sans moi.. ?
    - Tire pas sur le fil… »
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MessageSujet: Re: Et si plutôt on disait... [Solo : Sherlock & Fraudeur][Terminé] Ven 23 Déc - 0:05
Le sifflement de ma bouilloire me fit sursauter : depuis quand étais-je endormie ? Argh mon dos… ! C’est avec beaucoup de difficulté (je n’ai plus mes vingt ans !) que je me levais de mon fauteuil tout en me massant les lombes. Je réajustais mes lunettes sur mon nez et je pus voir qu’il était 9h.

Quelques notes passèrent et c’est alors que je me remémorais que ma radio était encore allumée… C’était du violon qui passait.

C’est sans doute pour ça que j’ai si bien dormi.
-----♪----
Attablés, Mathieu dévorait tout ce qui lui passait sous la main : un véritable glouton. Une fois qu’il l’avait amené dans un endroit discret, il avait daigné reprendre son apparence normale. Ses cheveux cuivrés étaient plus longs que d’habitude, sa barbe était encore courte mais plus que naissance, son corps était… méconnaissable : jamais il ne l’avait vu en dehors de sa toilette habituelle. Avec cet accoutrement et cet appétit, il semblait être un animal brusqué.
    «- Je ne vais pas te le prendre tu sais…
    - Trois semaines…
    - … Prends un peu plus de profiteroles. »

Dans ses manières, on sentait qu’il se retenait de prendre ses mains pour amener la nourriture à sa bouche.

Cela faisait bien 4 heures qu’il s’enfournait pour des milliers d’euros de repas. L’anémie avait vite disparu, ses traits se sont bien vite retendus et ses muscles, renforcés. Doucement cette charpente frêle redevint imposante, presque inquiétante… Plus inaccessible et insaisissable que menaçante. Il redevenait doucement… lui.

Après s’être avalé un litre d’un coup, il écrasa la bouteille entre ses mains et la lança à côté de la poubelle.
    « - Nice shoot.
    - Après cette frugale entrée, pourrait-on parler boulot au lieu de perdre plus de temps ?
    - Cette orgie, frugale.. ?
    - [Comme si Arnold n’était pas intervenu] J’ai besoin de toi.
    - Frugale.. ?! … J’ai pas besoin de ton vrai nom pour le savoir. Sache que tout ça [il fit un grand mouvement] est déjà noté sur ta dette.
    - Et je te donne encore de quoi la grossir.
    - Parle-moi mon ami. Fit le Fraudeur avec un énorme sourire.
    - Il me faut : un meublé chez les Asuras, un travail proche, 2000€ de liquide, des vêtements, une guitare et la création d’une nouvelle identité ainsi que son histoire. Énuméra nonchalamment yeux-gris.
    - La guitare, électrique ou acoustique ?
    - Si tu peux m’avoir les deux…
    - Et les guêtres de la reine d’Angleterre peut-être ?
    - Je les ai déjà, te donne pas cette peine…
    - TU TE FOUS DE MOI ?! » Rugit-il.

Les deux hommes se dévisagèrent. La tension était montée d’un ton. Si la franche camaraderie était de mise, il y avait toujours dans leur rencontre une menace d’explosion. Savamment cachée, je l’admets, mais toujours présente. Avec une lenteur théâtrale, Sherlock se leva en faisait crisser sa chaise. Le contact visuel ne se coupa pas…
    « - Et en quel honneur devrais-je être ton agence immobilière… ? Moi qui… Moi qui t’ai délivré ?
    - Tu as une drôle définition de la liberté…
    - Car en plus monsieur est critique ?! Tu aurais dû croupir quelques sem…
    - Car ne plus pouvoir être moi, c’est ÇA que tu appelles la liberté ?! » Fit-il en tapant du poing sur la table.

Silence. Si avec les autres il savait se retenir, il ne faisait aucune manière en présence du Capien. Un ange passa… puis d’un souffle.
    «… Es-tu seulement toi-même.. ? »

Le Sexire tressaillit. Soudainement, son sang se chassa de son visage et son air si assuré se fissura. Si des mots voulaient passer ses lèvres, ils ne purent tant la réplique avait été ajustée. Pour stopper ses tremblements, il serra sa mâchoire et obscurcit son regard. Il baissa ses yeux.
    « Je ne pouvais tuer Myria. Elle me tolère et me laisse m’étendre. Elle est… une cliente elle aussi. Peut-être même meilleure que toi. … C’est l’amitié qui me lie à toi qui m’a fait agir ainsi Mathieu. Mais regarde-toi… Qui es-tu finalement… ? »

Sherlock se laissa tomber sur sa chaise, fuyant le regard comme un lycéen pris en fraude.
    « La seule personne qui le sait n’est peut-être même plus de ce monde… »

Silence… Puis un regard de flamme transperça le Capien :
    « Je suis Esteban Secall, Sexire espagnol venu ici pour percer dans la musique… et infiltrer l’Exilé. »
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MessageSujet: Re: Et si plutôt on disait... [Solo : Sherlock & Fraudeur][Terminé] Mar 3 Jan - 21:35
Après deux-trois coups de fils, quelques paroles cryptées et des poignées de mains fermes, le Fraudeur revint auprès de Sherlock qui était affairé à écrire un roman.
    « - Tout est arrangé. Je t’ai trouvé un petit studio dans le quartier, tu pourras emménager aujourd’hui si ça te chante. Sinon j’ai quelques petits boulots que je peux te proposer. Pour ce qui est du reste, cela était plus simple. Officiellement tu es arrivé sur l’île le 1er Mai : un peu avant que tu ne sortes de l’Exilé. J’ai hésité avec le 9 mais ça aurait été trop flagrant.
    - Hu-hum…
    - Donc officiellement, tu es né le 11 juillet 1897 ou 1994 selon à qui tu t’adresses. J’ai réussi à avoir un ancien de l’ambassade d’Espagne pour inscrire ton nom quelque part. Là, c’est ton CV, ça, ta carte d’identité hispanique, ça tes diplômes d’enseignements primaires et secondaires, ça, ton carnet de famille (avec le nom de ta vrai mère)…
    - Hu-hum… L'écoutait-il au moins ?!
    - Tu as un compte d’ouvert à ton nom avec la somme que tu m’as demandé, voici les papiers. Des assurances… bref, Esteban Secall existe. Et l’meilleur pour la fin… Sherlock daigna enfin relever ses yeux de sa paperasse : ton permis de conduire.
    - Moto avec ? Répondit-il avec aplomb.
    - Même trottinette. Rien que cette image le fit pouffer de rire.
    - Merci pour tout. Fit-il en prenant ce papier.
    - Rassure-moi, tu l’as déjà passé un fois dans ta vie ?
    - En quoi cela te regarde.. ?
    - Bon sang ! C’est bien ce que je me disais en ne te voyant inscrit nulle part ! T’as déjà conduit sur Yasa ?
    - On m’a appris et puis… c’est pareil dans tous les pays. Je n’ai jamais tué personne si ça peut te rassurer…
    - Menteur.
    - En voiture.
    - Ça ne veut pas dire que tu n’as jamais fait d’accident… … … Rends moi ça !
    - Donner c’est donner, reprendre c’est voler ! »

On aurait dit deux gamins qui se chamaillaient en tournant autour de la table, l’un cherchant à récupérer ce que l’autre s’évertuait à garder. Le Fraudeur se retrouva du côté du Sexire et put alors lire (ou plutôt décrypter vu son écriture)…
    « - ‘Le point d’orgue indiquera que la page n’est pas sujette à décodage’. Qu’est ce que tu racontes ?
    - Ce que tu lis est la manière de me décoder quand je laisserai à un de tes agents mes rapports que tu devras régulièrement faire remonter à la Princesse. Celui que tu choisiras devra bosser naturellement avec moi dans le même endroit que moi pour que ça soit plus couvert. Il apprendra par cœur ces quelques pages et les brûlera par la suite.
    - Si l’Exilé te prend, tu es mort.
    - Ne le suis-je pas déjà ? Tout ce qu’ils verront, c’est des partitions qu’un guitariste proposera à son chef d’équipe.
    - Je vois… Il te faut quelqu’un de confiance. »

Il était évident que son ami ne pouvait plus se permettre de voir la Princesse avec sa nouvelle identité. Dialoguer de cette façon est intéressante… maiiiis…
    « T’as écrit trente pages… ! »

Le fugitif se contenta de faire un rire malicieux.
    « - Bon, il est temps que j’emménage. Non ?
    - Tout est prêt, il ne manque plus que toi. »

---♫---

Après quelques échanges, des vêtements remplacés et une poignée de main ferme, les deux hommes étaient sur le point de quitter quand…
    « - Mathieu… ?
    - Hum ?
    - Je n’aime pas Esteban… Alors fais de ton mieux pour revenir au plus vite. »

Sherlock fut touché par cette phrase bien sympathique. Le sourire aux lèvres, il se retourna et se mit en marche.
    « Une dernière chose. Y’a un type qui te ressemble très portait qui rode sur l’île… Si je ne connaissais pas ton odeur, j’aurais gaffé… Il a juste les cheveux noirs. Tu l’connais ? »

Le Sexire s’arrêta net. Un long silence tendu fit comprendre à Arnold qu’il avait une information en or en sa possession. Doucement, le métamorphe tourna la tête pour annoncer le plus froidement du monde :
    « Tu as croisé mon adorable grand-père. Prends soin de toi. »

Toi aussi… Surtout toi de toi.
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