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Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé]

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MessageSujet: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Jeu 8 Juin - 11:35
Et depuis qu'elle était sur l'île, il était temps. Pourtant, ciel qu'elle n'y tenait pas plus que ça, mais il fallait bien qu'à un moment ou un autre elle se présente à la communauté sexire de l'île. Car elle craignait pour le coup qu'ils prennent mal l'installation d'une sexire sur l'île, hors de la communauté et en douce. Aussi, après une journée bien remplie, s'assurant que la lune ne vienne pas mettre le bordel dans la soirée qui s'annonçait, Luna prit le temps de s'habiller d'une robe blanche toute simple avant de grimper dans sa jeep et de prendre la direction du quartier Luxire. Il y avait fort à parier que sa robe risquait de déteindre dans l'ambiance strass et paillettes des lieux, mais elle n'avait pas encore fait les boutiques depuis son arrivée et n'avait encore que des kimonos et quelques robes printanières dans ses tiroirs. Il allait sûrement lui falloir une ou deux tenues un peu plus clinquantes pour ses passages à Luxire, mais ce n'était vraiment pas son style de base et elle ne se voyait pas moulée dans une de ces robes vertigineuses et indécentes dont sa mère avait l'habitude dans ses souvenirs.

Garant sa jeep dans un des parkings, la sexire sortit dans les rues éclairées par les néons et observa le quartier, intriguée par ce qu'elle découvrait. On se serait cru à Las Vegas. Les batiments étaient tous plus surprenants les uns que les autres, rivalisant de lumières, lasers, affiches démésurées etc pour attirer le regard et la clientèle. Les casinos se croisaient à tous les coins de rues et la vie semblait être une fête éternelle pour les gens qui vagabondaient d'un lieu à l'autre, parfois même avec une coupe de champagne à la main en pleine rue! Se sentant un peu mal à l'aise, Luna se demanda comment trouver au milieu de tout ceci, des représentants de sa race. C'est qu'il n'était pas question de se tromper et de parler à un humain! Autant dire qu'il allait lui falloir cibler des "employés du parc" de préférence avec un physique au dessus de la moyenne et d'y aller à taton. Bon, soyons folle, poussons la porte d'un de ces lieux, nous verrons bien. Comptant sur la chance, elle pénétra donc dans un des bars du quartier, d'où s'échappait une musique pas trop désagréable et se dirigea vers le bar. Une serveuse faisait le show en faisant voltiger les bouteilles tout en préparant des cocktails avant de se tourner vers elle.

- Bienvenue charmante demoiselle! Ce sera quoi pour vous?

- Hum... Si vous avez un jus de fruits frais ce sera parfait.

Instant de flottement, ce devait être rare de voir quelqu'un débarquer ici pour commander une boisson sans alcool visiblement. Mais la serveuse haussa les épaules et repartit s'affairer pour revenir avec un grand verre, présentant des étages savants de jus de fruits aux couleurs variées surmontés d'un rebord en sucre avec des tranches de fruits frais et une fraise recouverte de sucre glace.

- Oh, oui, effectivement, vous faites de votre métier un art à n'en pas douter.

Impressionnée, Luna paya son verre cherchant à savoir comment obtenir l'information tant recherchée.

- Et, vous travaillez sur l'île depuis longtemps? Moi je viens d'arriver. Mais j'avais de la... famille qui vivait ici il y a un moment. On m'a dit de venir dans le quartier qui a pas mal de gens de mon ... ethnie et de me présenter, tout ça, pour m'aider à m'intégrer. Vous connaîtriez des gens qui pourraient m'aider?

Oui, oki, c'était hyper confus, heureusement, le groupe qui jouait depuis tout à l'heure faisait apparemment une pause pour venir boire au bar et l'on s'entendait déjà un peu mieux parler.
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Ven 16 Juin - 13:58
    « J’y travaille depuis toute petite. C’est mon repère. Pour ce qui est de votre ethnie, il faudra être plus précis si vous voulez de l’aide. Après, allez demander à la Mac, la gérante du quartier : personne qu’elle ne saura mieux vous répondre.»

Puis la barwoman se fit héler plus loin et laissa la pauvre Luna à son triste sort.

-----♫-----

Après un solo de guitare, le groupe s’arrêta sous les applaudissements polis des trois-quatre personnes qui écoutaient vraiment. Esteban posa délicatement son instrument sur son promontoire alors que les autres s’étiraient ou débranchaient les micros. C’est ensemble qu’ils descendirent de la scène pour aller boire un coup… et manger éventuellement.

Une fois au bar, ils furent servis rapidement : la barwoman connaissait les goûts et les désidératas de chacun. Le rouquin, c’était un diabolo menthe. Les autres, des bières bien fraîches. D’ailleurs, il se faisait souvent chambrer pour ses goûts un peu trop St-Nitouche. Mais on l’appréciait ainsi : c’était l’oisillon de la bande et, malgré les remarques parfois rudes, tous l’aimaient à sa manière. Et puis, il était super musicien et mélomane.
    « - Este’ ! Regarde la minette au bar…
    - Hum.. ? Alors qu’il avait encore la moustache verte due au sirop.
    - Tu veux pas aller la chercher ?
    - J’ai une copine…
    - Justement !
    - Allez ! T’es un dégonflé ! Montre-nous ton charisme de puceau ! »

Qu’est-ce qu’ils étaient chiants… Lourds… Céder ou ne pas céder ? Parler à une inconnue pour le prix de la tranquillité… Ça ne plaisait pas au petit timide. Mais ils eurent raison de sa faible capacité de résistance mentale… Soupirant, il termina son verre, pourlécha ses lèvres enduites de sucre et alla vers la demoiselle.
    « Bonsoir demoiselle. Bienvenue dans le bar Musi-cool. Puis-je vous offrir un verre ? »

Le rouquin avait un jean décontracté ceinture et une chemise noire à manche courte rock’n’roll. Converse aux pieds, bracelets de cuir… mais un sourire doux contrastant avec ce qu’il est censé être.

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Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Dim 18 Juin - 23:24
Luna écoutait la barmaid. Guère loquace au vu de sa profession mais bon, malgré cela un détail s'était attaché à son attention et Luna l'enregistra avec soin: "la Mac, la gérante du quartier : personne qu’elle ne saura mieux vous répondre". Correspondait elle à la Sang Pure rencontrée dans le quartier capien? Dans ce cas, elle pouvait espérer que comme elle, elle s'occupait des mythes correspondant au thème du quartier dans ce parc de façade et qu'elle serait celle que les Asuras avaient appelé Héritiers pour les Sexires. Remerciant avec un sourire chaleureux la barmaid qui filait déjà servir d'autres clients, Luna prit son verre et se concentra sur les personnes présentes dans la pièce. Comment trouver cette Mac? Elle ne devait sûrement pas avoir une plaque devant sa porte notée "Héritière des Sexires"... Il lui fallait donc trouver un sexire apte à la renseigner. Elle pourrait toujours rentrer à la maison pour voir si Inoue en savait plus, mais c'était dommage de s'avouer vaincue si vite avec au final si peu d'informations qu'un simple surnom. A ce rythme, elle ne se serait pas fait connaître avant la Noël! Scrutant alentour, la brunette soupira en sirotant son verre. La plupart des clients présents n'étaient assurément pas des sexires. S'il y avait une chose dont elle était sure sur ceux de son espèce, c'est qu'ils avaient un charme et une aura bien au dessus de la moyenne, et vus les gens présents, une bonne partie étaient humains sans l'ombre d'un doute! Plongée dans ses pensées, Luna sursauta cependant lorsqu'elle entendit une voix près d'elle.

« Bonsoir demoiselle. Bienvenue dans le bar Musi-cool. Puis-je vous offrir un verre ? »

Elle ne l'avait pas entendu s'approcher et rougit d'être prise ainsi par surprise. Finissant lentement sa gorgée, elle le détailla rapidement pour se faire une idée. Roux, indubitablement avec ce quelque chose de maladroit et timide dans le regard qui pouvait rendre les hommes terriblement attirants, éveillant l'instinct protecteur et maternel de ces dames. Il avait sur les lèvres un sourire doux et des grains de sucre verts qui captivaient le regard de la brune et lui tira un petit rire rauque. Il fallait dire que ce qui dégageait de lui contrastait avec sa tenue et le fait qu'il faisait visiblement partie du groupe de musiciens qui faisaient une pause un peu plus loin au comptoir. Quittant donc sa boisson pour lui répondre, elle plongea ses prunelles dorées dans celle du musicien et essaya de se rappeler la question, somme toute banale qu'il venait de lui adresser.

- Bonsoir. Merci de votre si gentille proposition, mais je viens juste d'être servie, et je ne suis pas sure de rester longtemps ici. Je suis nouvelle sur l'île et l'on m'a conseillé de venir me présenter au... Mac, c'est ça? la gérante du quartier si j'ai bien suivi. Je n'y suis pas installée, mais comme j'ai en quelques sortes de ... la famille? issue des lieux, la moindre des choses est de faire savoir que je vis sur l'île si le besoin s'en faisait sentir. Malheureusement, en dehors de ce nom que m'a glissé la barmaid, je n'ai pas appris grand chose de plus, et je suis un peu perdue sur l'étape à suivre. Je devrais peut être rentrer chez moi me renseigner mieux avant de revenir par ici. Mais vous travaillez ici, vous? Peut être ce nom vous dit il quelque chose?

Arrêtant le flot de ses paroles, Luna plongea un instant dans son verre pour se donner contenance, avant de réaliser qu'elle ne s'était même pas présentée en fait!

- Oh, mais pardonnez moi, je ne me suis pas présentée convenablement! Docteur Watson, Luna Watson. Mon cabinet médical est installé sur les rives du lac Atlantin. C'est la première fois que je viens à Luxire et j'avoue que les lieux sont inattendus. C'est très... animé!

Ciel, qu'elle devait sembler maladroite dans ses explications. Et encore, elle avait la chance de tourner le dos à cet instant aux membres de la bande, qui étaient bien partie pour gesticuler et faire des signes comiques au pauvre Esteban pour "l'encourager" dans son entreprise imposée.
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Mer 21 Juin - 18:29
Haussement d’épaule : elle venait de s’en payer un. Tant pis. Mais contrairement à d’autres, elle engagea la conversation. Poli, le garçon resta auprès d’elle et écouta avec attention. Sur la fin, il eut un sourire doux et entendu… Alors que son esprit rage quitait : Dr Watson : seriously ?! C’est une blague ! Sherlock était heureux à ce moment précis d’être sous couverture pour éviter toutes les bévues. Il en avait déjà tellement souffert... et ne remerciait jamais assez Jack pour ce cadeau. Il répondit simplement :
    « En effet, la Mac est la référante du quartier, celle qui s’occupe de l’animation. Si votre famille a eu quelques contacts ici, elle devrait au moins avoir des dossiers sur eux. Et ainsi, vous pourrez les contacter… s’ils sont encore sur l’île. »

Le rouquin s’étira nonchalamment comme un chat sortant de sa sieste. Il s’assit à côté de la demoiselle. Y’a-t-il d’autres Watson sur l’île ? Pas qu’il sache… Bon après, il ne connait pas tout le monde.
    « Normalement, elle réside dans le Casino impérial qui est à quelques ruelles d’ici. En demandant à l’accueil, vous pourrez peut-être avoir un rendez-vous avec elle. Au pire, appelez la secrétaire. »

Flora, la barmaid, déposa le verre d’Este’ juste devant lui et il la remercia d’un hochement de tête. Alors qu’il profitait de ce liquide frais, son esprit divagua dans ses souvenirs. Il y a plus de deux ans, c’était cette gourdasse qui l’avait convoqué comme un chien. L’entretien avait été assez épique et il en rigolait encore… même sous la forme du timide. Cependant, malgré ces belles répliques, cela était teinté de noirceur : le début de sa dégringolade.

Conasse.
    « Sinon en effet, je travaille ici mais c’est moins prestigieux que vous. Je ne suis qu’un simple guitariste. Je suis Esteban Secall. Et encore, vous n’êtes pas dans un horaire de crue… Le bar me semble bien vide.»

Jamais il ne retournerait chez elle mis à part si on l’oblige. Il ne lui en voulait pas pour sa décadence, ça s’était de sa responsabilité, mais juste de se croire au dessus de lui rien que par son titre. Et la fierté qui le caractérisait le rendait rebelle. Cependant, si l’Oracle le lui demandait, il mettrait tout de côté pour remplir sa mission. Et puis à présent… il est l’Espagnol, pas l’Anglais.
    « Au pire, allez chez la Maire qui a les dossiers de tous les résidants ainsi que les vacanciers passés sur l’île, même pour une courte période. En lui demandant gentiment, elle pourra vous indiquer des adresses ou des noms. La Mac ne sera centrée que sur ce quartier. »

À y réfléchir, il ne fait que distribuer des informations aux nouveaux insulaires. Il devrait sincèrement se faire recruter par l’agence de tourisme…
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Sam 24 Juin - 20:50
Luna rougit un peu réalisant qu'à tenter de trouver une tournure pour expliquer des choses que seul un mythe pourrait interpréter, elle avait semé un malentendu. Quand elle parlait de famille, elle évoquait sa race et certainement pas la bande de dépravés pervers et narcissiques qui lui servaient de parents! Mais au moins cela venait de lui permettre d'avoir enfin l'information qu'elle recherchait : l'héritier des sexires était visiblement une héritière, appelée Mac. Il y avait fort à parier que ce n'était pas son nom mais plutôt son titre comme pour l'Oracle et la Sang Pure. Comme il semblait qu'elle avait des dossiers sur les sexires présents sur l'île. Cela refroidit un peu la brunette. Si elle songeait à se présenter par courtoisie, était elle prête à se voir fichée? Elle avait découvert cette nuit fatidique dans le quartier caspien que la vie des mythes sur l'île était loin d'être de tout repos et que les Héritiers tenaient parfois plus de despotes tyranniques que de bienveillants guides pour leurs communautés. Songeuse, elle écouta la fin des explications en glissant sa paille entre ses lèvres pour siroter un peu de son jus de fruits, se lapant la lèvre inférieure une fois sa soif désaltérée.

Attentive, elle nota un temps d'arrêt de son vis à vis à l'énoncé de son nom. Watson n'étant pas son nom réel, elle savait qu'l ne pourrait faire le parallèle avec ses origines. Elle avait passé plusieurs décennies, près d'un siècle à effacer ses traces pour que sa famille ne sache pas où la trouver. Elle espérait que depuis le temps ils la penseraient morte, elle avait tout fait pour. Alors pourquoi cette réaction, bien qu'imperceptible? En tous les cas, l'évocation de la Mac avait laissé son interlocuteur pensif durant un moment et cela interpellait la jeune femme toujours attentive au comportement d'autrui. La connaissait il personnellement? Était il un sexire lui même? Après tout, à sa manière il était très séduisant et avait un charme naturel et nonchalant qui lui donnait une aura magnétique sous son air de "simple guitariste". L'expression la fit sourire. Elle ne pouvait guère s'assurer en cet instant de sa nature, aussi garda t'elle cela dans son coin de son esprit. Elle avait appris avec le temps qu'à trop savoir d'un coup on braquait les gens, aussi apprenait elle à dresser un portrait des gens par petites touches successives, prenant son temps pour en découvrir les nuances les plus subtiles. Et puis qui sait si elle recroiserait un jour cet homme? L'île n'était pas si petite.

Pourtant, allez savoir pourquoi, elle appréciait sa manière de s'exprimer, directe et pourtant générale. Cet homme avait l'art de vous apprendre le principal en éludant les détails et sa présentation de lui en disait déjà beaucoup sur lui sans même le vouloir. Un homme se présentant comme "simple" guitariste était très certainement tout sauf simple.Et au delà de cela, c'est pourtant l'image qu'il souhaitait clairement donner de lui, provoquant dans le cas de Luna l'état inverse. Ses propos, sa manière de se vétir, de parler, l'inconnu faisait visiblement tout son possible pour se montrer transparent, "ordinaire", comme un élément du paysage sur lesquels les gens ne prêtent pas forcément attention au premier abord. Mais il lui avait fallu que quelques mots, une attitude, un moment à sembler ailleurs pour intriguer la Sexire. Assurément, l'énigme en face d'elle venait d'attirer l'attention de Luna. Mais pas de précipitation, une touche, une nuance, puis le temps qui file avant le prochain angle de vue. Son sourire se faisant plus marqué, Luna reprit donc la parole.

- Un guitariste? Je ne suis guère d'ordinaire à fréquenter les bars clubs, je dois l'avouer. j'ai un peu l'impression de faire provinciale au milieu des festoyeurs de tous bords que l'on croise à Luxire. Surement pour cela que je me suis installée en dehors du quartier. Mais qui sait, je pourrais revenir un jour pour découvrir votre talent. Même si je suppose qu'en ce genre d'endroits on vous demande souvent plus de la musique consensuelle que forcément celle qui vous tient à coeur. J'ai pu noter que l'on attend souvent des musiciens dans les bars qu'ils créent une ambiance plus que de faire découvrir leur propre univers. C'est bien dommage. Votre groupe fait il ses propres concerts parfois ou avez vous la chance d'avoir un patron qui vous laisse une certaine liberté artistique?

Pour la Mac, je vais y réfléchir du coup. Après tout, suis je forcée de me signaler juste parce que mon sang est lié à ce quartier? Je ne connais pas vraiment les détails des règles de recensement sur l'île. Et la dernière fois que j'ai entendu parler de la Maire, elle était apparemment ... fort occupée.


Luna songea à la sombre nuit quelques temps auparavant, mais ne connaissant pas la nature de son interlocuteur, elle avait intérêt à taire toute information sur les événements terribles auxquels elle avait assisté cette nuit là. A la place, elle observa les collègues du guitaristes qui se tordaient le coup à essayer de voir ce qu'il se passait à leur table, chuchotant entre eux et partant d'un rire pas précisément discret par instant. Luna ne put retenir un rire en voyant ça et retourna un regard soudain plein de malice vers Esteban.

- Dites moi, vos confrères auraient ils fait un quelconque challenge de votre venue à ma table? Vous croient ils si peu à même d'aborder une femme? Si vous avez besoin d'une complice pour les faire taire, dites le moi.

Après tout, le jeune guitariste venait de lui rendre gentiment service, elle ne connaissait que peu de gens sur l'île pour le moment, et aider à jouer à tel et qui qui croyait prendre avec un groupe de joyeux lurons rendrait cette soirée un peu plus piquante!
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Mer 28 Juin - 19:27
S-son talent ? Le rouquin piqua un fard en se perdant dans sa boisson colorée… Sherlock, lui, il aurait redressé la tête avec un sourire suffisant. Pour se redonner contenance, il but une gorgée fraiche. Puis il se décida de répondre après un regard lancé à sa troupe, non sans une pointe de plaisir :
    « Les patrons qui m’ont recruté savent pourquoi ils m’ont pris. Certes, je me plis à leurs désidératas mais ils me laissent suffisamment de liberté pour que je sois inspiré pour eux. Et puis, j’ai aussi quitté quelques boîtes. Je ne suis pas tellement ce que cherchent les personnes qui viennent ici : je suis trop… trop… pas assez comme eux. Maiiis.. Souvent les nuits nous faisons des concerts pour ceux qui veulent bien nous écouter. »

Il se souvenait de son patron dire ‘Faut vendre des boissons… les gars, vous les tenez toute la nuit !’. Intéressant jusqu’à 2h du matin. Après, ils ne sont plus que des sexes ou des estomacs sur patte… Et lui, de la fatigue à l’état brut.
    « Vous n’êtes pas forcée de vous présenter à elle. Ce n’est pas une obligation. Je travaille ici et pourtant, je ne suis jamais entré dans le casino. Si vous n’avez pas envie, n’y allez pas. Le recensement se fait surtout sur les logements. Ainsi, la différence entre visiteurs et habitants est facile. Et puis, comme dit, la Mac n’est là que pour organiser son quartier : elle ne gère pas vraiment les affaires globales. »

Une dernière gorgée et il finit son verre. Il se pourlécha les lèvres puis se les essuya avec une serviette en lançant un regard perçant à sa troupe. Était-il en train de lire sur les lèvres ou s’était-il entendu avec eux ?
    « L’un a parié que je n’arriverai même à vous parler. Un autre que j’arriverai à vous prendre la main. Le blond un baiser , un autre avoir votre numéro, la barmaid a parié que je ne saurai vous emmener quelque part d’autre et le dernier q-que… Flush… que je coucherai avec vous. M-mais ce n’est pas mon int-intention ! Je-j’ai une copine… »Fit-il en gesticulant sous la gêne.

Il avait la même couleur que ses cheveux, un coup de chaud le prenant soudainement. Esteban fixait le pot de paille devant lui, refusant d’assumer le regard que devait lui lancer la belle.
    « J-je… soyez la bienvenue dans notre bar. » Alors il se levait, tentant maladroitement de fuir et de ne pas se confronter aux réactions la demoiselle.

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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Jeu 29 Juin - 11:43
Luna ne put retenir un sourire amusé à la tirade de l'espagnol. Sans le réaliser, il venait d'éveiller le caractère joueur de la sexire. Se levant à sa suite, elle le rattrapa en le prenant par la main : et d'un pari. Elle l'interpela alors assez fort pour être entendue des autres un moment avant de baisser le ton pour rester dans la confidence. Le ton était doux et chaleureux, juste ce qu'il fallait pour intriguer et faire rêver les curieux mais suffisamment bas que seul Esteban l'entende.

- ESTEBAN!.... Restez. Merci d'avoir pris le temps de m'aider. Et ne vous sentez pas géné des paris de vos amis. C'est plutôt eux qui méritent une bonne leçon. Comment vont ils faire s'ils gagnent presque tous leur pari?

Et d'un clin d'oeil complice, la jeune italienne, l'invita à s'assoir près d'elle, rapprochant son tabouret pour faire croire à une complicité plus intime. Il était fou de voir qu'il suffisait de se montrer physiquement proche pour que les gens s'imaginent tout et n'importe quoi.

- Je vais avoir du mal à régler le premier pari qui est incompatible avec les autres, mais ces petits malins méritent une leçon et d'apprendre à vous estimer un peu plus.

Prenant une serviette, Luna écrivit son numéro dessus avec un stylo sorti de son sac à main et le tendit à son complice du moment, des étincelles de malice dans le regard.

- Prenez le et faites moi un sourire tendre qu'ils imaginent que je le rédige à votre demande. C'est bien mon numéro s'ils viennent à tester et vous l'aurez ainsi si vous veniez à avoir besoin d'un médecin discret et au courant des spécificités des habitants de l'île. Et n'ayez pas peur, car je vais devoir vous embrasser. Promis, ce sera un baiser aussi chaste que vous pouvez le désirer pour ne pas poser de soucis à votre amie. Il vous suffira ensuite de me prendre par la main que nous sortions d'ici pour qu'ils puissent croire tout et n'importe quoi. Nous n'aurons qu'à aller boire un verre ailleurs ou nous promener et les laisser se disputer pour savoir qui a finalement gagné ce stupide pari!

Luna fit un clin d’œil discret au roux, le laissant choisir de l'issue du canular, ne voulant le forcer à aller plus loin sans son consentement. C'était son groupe après tout et si elle voulait l'aider à boucler le caquet à la clique, elle ne tenait pas à l’embarrasser pour autant. Relevant une de ses mèches brunes et soyeuses derrière son oreille, elle posa l'or de ses prunelles sur le guitariste pour le laisser libre de son choix ne réalisant pas la sensualité naturelle de son geste qui lui valut pourtant des sifflements de la part de membre du groupe, en train de les regarder pour le moment avec des yeux ronds comme des soucoupes de l'évolution de la situation.

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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Jeu 29 Juin - 21:06
Une main tendue : encore. À croire que toutes les rencontres faites par Esteban partent de se principe. Ainsi, il put sentir la douce chaleur de la demoiselle le réchauffer… Mais cela était bien fade comparé à Aimée… ou Anah. Il se retourna lors du contact, surpris.
    « C’est que, heu… »

Dr Watson le tira vers une chaise et il se laissa passivement faire. Dit comme ça, cette phrase est totalement horrible sortie du contexte… [NON Sherlock n’est pas gai !] Il ravala difficilement sa salive, scrutant autour de lui les réactions annexes… Ce n’était pas de la peur… Peut-être de la gêne mais aussi, un brin d’excitation.
    « M-m’estimer ? »

Ses yeux ambre étaient des soucoupes. Il ne comprenait pas ce que la demoiselle insinuait. Ou plutôt, il ne savait que trop bien. Sherlock se délectait de cet entretien, tapis dans le tréfonds de son corps. Dès que la jeune femme ouvrait la bouche, il s’exécutait avec la précision d’un acteur. Doucement, il approcha ses lèvres de la Sexire (à ne pas en douter) et susurra sur le chemin :
    « Merci. »

Il embrassa tendrement la demoiselle, plus chaleureux qu’amoureux. Un peu comme une bise à une personne qu’il appréciait de longue date. Sa voix de ténor, habituée au chant vibrait sous ses émotions et ses yeux d’or semblaient fondre et faire des arabesques complexes. Plus complexe qu’il ne semblait l’affirmer. Avait-il joué la comédie pour en arriver là ? Avait-il seulement une copine ? A-t-il seulement dit la vérité ? Après tout, il est Sexire, il est menteur, manipulateur et fourbe… enfin, c’est ce qu’on raconte.

Ne l’est-il pas au final ? Est-il seulement amoureux d’Aimée.. ?
Anah…

Cela dura une seconde avant que ses joues rosirent et qu’un voile de timidité tomba sur ce regard déterminé. D’un regard transversal, il vit la tronche de ses amis et un sourire en coin embellissait son visage lisse. Flora avait même fait tomber un verre. Le dessert était servi, un régal. Sans plus attendre, il prit la fine main de la brunette, l’aida à descendre et sortit de l’établissement.

Quelques pas plus tard, il cassa le lien, les rangeant dans ses poches : la comédie était terminée.
    « Si le patron apprend que j’ai quitté le service… Fit-il en se grattant nerveusement le crâne, un sourire pincé aux lèvres. Et puis zut à la fin : il lui devait tant d’heures supplémentaires ! Si vous voulez, je peux vous mener jusqu’au Casino Impérial. Ce n’est pas bien loin et puis… accompagnée, vous allez être moins harcelée que seule. »

Déjà avant il était le Gentleman de ces dames… ce ne peut qu’être encore plus vrai en tant qu’Esteban. Et puis… elle lui ressemblait un peu…

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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Sam 1 Juil - 16:14
Luna sourit de voir qu'il se laissait faire. Après tout, il aurait pu la rabrouer, il avait une amie et cela pouvait compter plus pour lui que de damner le pion à ces fanfarons. Mais non, le roux vint se rasseoir en rougissant. Il semblait troublé de ses propos, comme s'il ne comprenait pas réellement ce qu'elle lui expliquait. Mais alors qu'elle s’apprêtait à lui expliquer, elle vit l'espagnol se rapprocher d'elle, susurrant à ses lèvres, avant de venir déposer un baiser tendre et chaleureux sur les pulpeuses purpurines de la brune, lui tirant un petit gémissement surpris et troublé.

- De rien, j'... oh...

Ce regard d'or sur elle, écho du sien étrangement, vint en un instant endommager la barrière de calme de la sexire. Il n'était indéniablement pas humain et assurément de sa race. Si elle avait pu avoir un doute malgré son charme particulier, ce baiser, qui pourtant se voulait innocent, lui confirma en un instant. Il n'y avait qu'un sexire pour faire d'un baiser un instant pareil et réussir à faire voler en éclat l'air de rien des barrières qu'elle avait mis des années à ériger entre sa faim et elle. La chaleur au creux de ses reins, l'envie lancinante de glisser sa main fine à sa nuque pour l'attirer en un baiser plus passionné encore, le désir puissant de presser son corps souple contre celui qu'elle fantasmait ferme du guitariste. C'était une brunette au souffle court, au regard brûlant que laissa ainsi Esteban en s'éloignant du baiser pour observer en coin ses amis médusés. Il fallait dire qu'elle devait avoir l'air tout simplement d'avoir vibré sur ses lèvres en cet instant, son aura de sexire se laissant à pulser pour la rendre plus désirable et sensuelle encore. Les joues rougissantes, elle laissa à son tour ses prunelles observer les inconnus et se mordilla la lèvre pour retenir un autre soupir quand il prit sa main pour l'attirer au dehors et abandonner ainsi en plan la troupe stupéfaite du retournement de situation. Quitter son siège, sortir des lieux, Luna tentait de se raccrocher aux mouvements simples, à des points de repaire pour retrouver son calme et chasser la tornade qui brûlait ses chairs. Elle venait de se brûler à vouloir une fois encore rendre service, et elle savait qu'il lui faudrait du temps pour parvenir à apaiser son démon.

Le trottoir, l'air frais de la nuit, et la paume de sa main si chaude qui s'enfuit de la sienne... Durant quelques pas, la démarche de Luna fut soudain mal assurée. Elle semblait à bout de souffle bien qu'ils n'aient pas couru. La porte passée, elle tenta de donner le change, mais bien vite, elle s'adossa au mur de la rue et ferma les yeux un moment, inspirant le plus calmement possible, se répétant en boucle à voix basse des mantras en japonais, avant d'ouvrir un regard embarrassé sur le roux a deux pas qui lui parlait sans avoir vu sur le coup qu'elle avait cessé de le suivre. Coupable, elle se mordit la lèvre à nouveau, réflexe inconscient et sensuel auquel elle ne prêtait pas attention et chercha à expliquer son comportement de son mieux.

- Pardon... Ca va passer... Je ne me nourris plus ainsi depuis longtemps et je n'avais pas songé que cela pourrait me perturber à ce point. Je vis habituellement dans la réserve pour ne blesser personne, et je n'avais pas anticipé que vous prendriez l'initiative ainsi. Je n'ai pas pu me contrôler comme je songeais à le faire. J'ai juste besoin d'un peu de calme pour me ressaisir. Calmer la chaleur, le désir...

Baissant le regard, elle continua, se sentant coupable.

- Je ne sais pas si tous ceux comme nous doivent lutter contre ça, le peu de ce que j'ai connu ne semblaient pas avoir les mêmes difficultés à le vivre, mais ils étaient plus âgés et se maîtrisaient mieux je pense. Ca va passer, juste la surprise. Je n'avais plus ressenti ça depuis des années, je vous pensais humain. Pour l'Héritier, ce serait finalement plus prudent du coup que je n'y aille pas, au moins de suite. Si rien ne m'y oblige, je suis peut être mieux à rester en marge, loin des intrigues de pouvoir. Je m'y suis déjà assez frottée comme ça depuis mon arrivée...

L'or se releva pour tenter de rencontrer celui du roux, deux sexires aux regards si particuliers, qui se dévisageaient. Faux semblants ou abysses inquiétants de l'implacable franchise, quelle carte allait choisir de jouer cette fois-ci le sexire face à la déstabilisante et déstabilisée empate?
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Mar 11 Juil - 15:55
Esteban avançait en bavardant, ne remarquant pas qu’il avait perdu sa partenaire. Son patron, le compte de ses heures, de ses insomnies, de ses cernes… Ce n’est que quand il comprit que ses pas n’avaient plus d’écho qu’il se retourna, tout surpris. Oh. Ah.

La vision qu’avait Sherlock de la demoiselle lui rappela quelques souvenirs, plaisant à ne pas douter. Mais il n’en fit pas l'étalage, gardant ses compréhensions pour lui… malgré les déductions qui vinrent comme s’il lisait en la Sexire.
Femme mure d’une vingtaine bien entamée (mais plus âgée qu'Esteban officieusement), Sexire dans toute sa splendeur mais plus dans l’élégance et la séduction douce que le rentre dedans. De par ses mots, son aura et son langage corporel, elle laissait entendre une délicieuse palette de défaut saupoudré d’un charme ingénu, tendre. Plus maternelle et ancrée qu’hédoniste et individualiste. Mais cela ne s’arrêtait pas là : la teinte de sa peau, la courbure de ses lèvres pulpeuses, la noirceur étincelante de ses cheveux, ses yeux : elle avait un pied dans l’Europe méditerranéenne. Plutôt dans les arabesques et la beauté sous-entendue : l’Italie. Les espagnols, pour les avoir côtoyés, sont chaleureux et maternel, un peu comme elle, mais moins dans la dentelle. Les portugais, les grecs et les pays arabes n’ont pas cette prestance-ci. Et pourtant… cela est flouté. Refoulé. Où sont ses tics ? Son accent ? N’y a-t-il que lui pour lire ceci ? Les autres sont tellement crédules ? Quel autre pays a su effacer d’où elle venait et lui inculquer la simplicité ?

Nouvelle sur cette île, depuis assez peu de temps pour ne pas en connaître les Héritiers ou de rencontrer sa propre race et pourtant déjà avoir un chez soi. Il ne pouvait se calquer sur le décalage horaire : elle l’avait dépassé.

Son langage corporel indique aussi que les hommes lui sont une source de désir. Cependant elle a l’air brisée : cette folie expansive pour l’éternel par la chair ne l’attire pas.. Sinon pourquoi cette réaction ? Pourquoi se contenir ? Mais point encore plus cruciale : pourquoi, après un chaste baiser, est-elle dans cet état ? Car elle ne se contemplait pas dans sa race… refoulant bien des plaisirs et des pulsions, souffrant à cet instant même de sa pauvre condition. Notons aussi cette maturité ou cette peur dans son verre sans alcool… et dans sa peur de se présenter à l’héritière : elle y allait à reculons.

À la chasteté de ses réactions et la frivolité de ses actions, il était assez clair qu’elle n’avait personne de fixe dans sa vie… ceci est vérifié par la virginité de ses doigts et poignets… D’ailleurs, parlons-en. À la fois douces mais à la corne étendue. Des frottements sur toute la main, jusqu’à la pulpe et pourtant, douces et hydratées en permanence, parfois même trop. Au galbe de ses mollets et à la silhouette de son fessier, elle n’avait pas une profession d’action et pourtant, le haut de son corps est musclé. Souvent debout comme l’indique quelques imperfections minimes, tellement minimes que lui-même en doutait…

Mains utilisées et hydratées, aucun bijou, debout avec haut du corps qui travaille… Il ne pouvait que confirmer et détailler son métier. L’indication la plus formelle est l’absence criante d’ornement à ses mains : interdit lors des massages (la manucure de ses mains) et pourvoyeurs de microbe lors des consultations selon les nouvelles normes.

Mais que cache cette délicieuse retenue ? Ce mystère ? Sexire mal dans sa race, soit, mais pourquoi ? Comment ?

Blesser quelqu’un ?

Voilà qui mérite d’être creusé… ou interprété. Pourquoi avoir quitté son Italie (il en était convaincu) pour un pays autre avant de venir ici ? Peut-on lier cette phrase à sa mouvance ? Ou… à son mal d’être Sexire ? Les deux ? Et elle semble choquée par ses réactions : une éducation stricte et jugeant ? Qui apprend à refouler et phagocyter ce que l’on ressent ? L’Asie de l’est.
    « Préférez-vous que je vous raccompagne jusqu’à chez vous… ? Que je vous hèle un taxi ? Que je vous laisse, simplement.. ? »Fit-il sans oser s’approcher. Il regarda autour de lui et les passants se faisaient de plus en plus nombreux : si la demoiselle craquait, cela devait se faire sans témoin. « Venez avec moi. Ne restons pas ici. »

Il ne la toucha pas, il vint guère auprès d’elle : il ne voulait pas plus la déséquilibrer. Cependant, il prenait le risque d’être victime des pulsions de la demoiselle. À vrai dire, il ne craignait rien. Il était même totalement serein. Peut-être que cela rassurera la demoiselle. Au moins, elle était en face d’un être qui ne la jugeait pas et qui pouvait la comprendre…

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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Lun 17 Juil - 2:26
Luna observa le roux un moment en silence, adossée au mur. Elle remercia le ciel qu'il ne la touche pas en cet instant ou elle aurait eu du mal à ne pas être attirée par l'irrépressible envie de retrouver le contact chaud et tendre de ses lèvres fermes. Toute sa concentration fut dirigée pendant de longues secondes à ne pas laisser son corps irradier le désir qui venait de prendre racine dans le creux de ses reins. Les signes naturels étaient là pour l'oeil affuté du sexire en face d'elle pourtant : pupilles dilatées, poitrine tendue, réflexe de mordillement de la lèvre inférieure, si Luna se haissait trop dans ces moments là pour laisser son corps prendre une posture aguichante, elle n'avait aucun controle sur la fine chair de poule qui s'emparait de son épiderme, et elle nota bien vite que son vis à vis était homme à s'attacher aux détails.

Cependant, contre toute attente, là où bien des hommes, des sexires qui plus ait auraient sauté sur l'aubaine, le guitariste vint lui offrir un regard concerné et une aide prudente. Ses mots et son attitude vinrent offrir un baume subtile sur la tension sexuelle de la brune, qui baissa à nouveau le regard pour fuir la vue de l'objet de son fantasme soudain. C'est ainsi une voix ténue et fragile qui vint répondre aux propositions faites.

- Pas de taxi, surtout pas. Je ne me pardonnerais pas de risquer de faire souffrir un humain dans mon état. Je... Je suis garée un peu plus loin, mais je ne suis pas sure de parvenir à conduire de suite. J'ai du soigner trop de monde et pas avoir pu faire suffisamment de massages pour compenser. C'est un équilibire parfois fragile. Mais je me pensais plus forte que ça, pardonnez moi. Pensez vous pouvoir conduire ma jeep pour me ramener? Je pourrai vous appeler un taxi pour vous racompagner ensuite, la course sera pour moi. Et si vous avez besoin d'un médecin qui ne s'inquiète pas de votre nature, vous pourrez toujours passer me voir. Ma porte vous sera ouverte. Je... suis vraiment désolée de vous ennuyer avec ça. Sinon, amenez moi jusqu'à ma jeep, je me débrouillerai pour atteindre une ruelle déserte et attendre que ça passe.

Luna se détestait en cet instant, elle avait l'impression méprisable d'être une junkie bavant sur une dose offerte à son regard. C'était un être vivant par tous les enfers! Et un sexire qui plus est : elle devait absolument se calmer. Bravo pour la première impression...
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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Jeu 20 Juil - 23:13
Heureusement qu’il était lui équilibré et qu’il s’était nourri de façon plus que suffisante ces derniers jours. Son regard aiguisé n’en perdait aucun détail mais son intellect triait avec froideur les informations : pas de place à l’instinct de reproduction. Et quand bien même, il s’était fait stérile. Et puis… par principe pour Aimée. Car contre toutes attentes, bien qu’il soit un enfoiré, il reste avec des valeurs.

Ou presque…
    « Lancez-moi vos clefs. Où avez-vous votre jeep ? Je vous ramène.»

Esteban ouvrit la voie sans réellement lâcher la demoiselle du regard. Commençait-il à être intéressé ou était-ce juste de la surveillance… ? Mais le plus déstabilisant, c'est qu'on ne pouvait savoir ce qu'il pensait, restant implacablement neutre. Vu dans quel état est la Sexire, elle peut tout imaginer. Et lui aussi. Au moindre mouvement suspect, il se retournait vers elle, prêt à en découdre personnellement. Tant que c’est lui, ça ira. Mais il ne fallait pas qu’un autre en soit victime. C’est aussi pour cela qu’il ne passait que par de petites rues obscures et peu peuplées… Il craignait que cela soit interprété comme une invitation mais passer dans les artères en ces heures : Mauvaise idée.

Puis ils tombèrent sur un couple en train de se bécoter… Mais y’a des hôtels pour ça. Este’ soupira.
    « Suivez-moi. » et changea de ruelle, agrandissant encore le chemin.

Sa connaissance de la ville était parfaite, passant parfois par des chemins de traverse, des escaliers de secours pour couper au plus court. Un moment, il courut et sauta pour descendre une échelle rétractable et ainsi, monter sur un toit, surplombant le Las Vegas de Yasashi Koji. Non insensible aux charmes de la ville et à la bise fraiche, il s’arrêta quelques secondes pour contempler le décor… Il ne reste plus qu'à descendre pour atteindre la voiture.


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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Lun 24 Juil - 4:02
« Lancez-moi vos clefs. Où avez-vous votre jeep ? Je vous ramène.»

Le gouffre doré des prunelles de la sexire vinrent se poser avec reconnaissance sur son homologue. L'hispanique lui tirait là une sacrée épine du pied. Fouillant ses poches maladroitement, Luna tira son trousseau et l'envoya à Esteban, prenant soin de ne pas le toucher. Une inspiration, une autre, elle puisa dans l'excitation même qu'elle ressentait pour paradoxalement calmer de son mieux les excès de son trouble. Vu son état, l'exercice n'était guère aisé, mais étrangement, il émanait du jeune homme une aura de calme qui lui permettait de se calmer suffisamment pour le suivre à travers les ruelles. Elle lui était indubitablement redevable de son aide car il avait bien cerné son état et prenait soin de la guider par des chemins détournés pour éviter de croiser du monde. Tout se passait au mieux, jusqu'à une ruelle où un couple d'amoureux s'adonnaient à s'exprimer visiblement leurs sentiments. Un vague brûlante de désir enflamma les reins de la brune et seule la voix impérieuse du guitariste lui permit de s'ancrer suffisamment pour se détourner et continuer à le suivre. Luna était atterrée de ses réactions mais leur course à travers le quartier eut le mérite de focaliser son énergie et Luna ne se concentrait désormais plus que sur la chevelure de feu du sexire pour ne plus songer à rien d'autre et le suivre, telle une balise dans la nuit. Une dernière échelle, un toit, et soudain, le quartier Luxire vint s'étendre sous leurs yeux... La vue était à coupée le souffle et comme la course semblait se figer en une pause contemplative, Luna un peu déphasée observa alentour, en restant interdite.

- J'ai beau préférer le calme rassurant de la campagne, j'avoue que c'est vraiment fascinant. Mais je ne suis pas vraiment faite pour la foule, pas tant que je n'aurai pas trouvé comment m'alimenter sans risque...

Les derniers mots avaient été prononcés à mi voix, plus comme une réflexion interne qui lui échappait sous le coup de son trouble. La sexire était toujours hantée par la mort de cet homme, sur lequel elle s'était nourrie jusqu'à l’entraîner dans la mort à cause d'une crise cardiaque. Mais comment aurait elle pu deviner qu'il avait le cœur fragile, surtout dans son état? Comment pouvait elle se douter que ce genre de drame n'avait rien de systématique pour les sexires? Sans enseignement dans son enfance, elle s'était construite avec ses fausses idées, ses terreurs et ses expériences de vie empiriques, qui l'avaient menée à des croyances et des traumatismes ancrés au plus profond d'elle. Était elle aussi létale pour des mythes que pour des humains? Elle ne savait pas, mais elle ne voulait pas prendre de risque. Elle fut donc soulagée de voir la voiture dans la rue en dessous. Se laissant guider par Esteban, ils rejoignirent donc enfin le véhicule et de ses doigts tremblants comme un addict en état de manque, Luna parvint, une fois installés touts deux dans le véhicule à pianoter son GPS pour activer l'itinéraire vers sa demeure. Elle avait installé l'engin à son arrivée sur l'île pour éviter de se perdre lors des consultations à domicile de ses futurs patients. Si elle avait pu imaginer qu'un jour il allait servir à la ramener à bon port? Serrant ses mains sur ses genoux pour éviter de les voir trembler, tapie au fond de son fauteuil, contre la porte passager, elle adressa un regard timide vers Esteban.

- J'ai programmé pour qu'il vous guide jusqu'à ma maison. Je suis nouvelle sur l'île et il m'évite de me perdre. C'est en fait l'adresse de mon cabinet médical, mais il est adjacent à chez moi. Merci, merci vraiment de votre aide. Décidément, je vous aurai fait passer une soirée compliquée... Si jamais un jour vous avez besoin d'un docteur, même pour des soucis dont vous ne voulez pas trop que cela s'ébruite, n'hésitez jamais, je serai toujours là pour vous soigner. Ce sera la moindre des choses.

Maigre compensation à son avis, car en quoi un guitariste pourrait il bien avoir besoin d'un docteur à l'autre bout de l'île? Mais au moins Luna se sentait moins pitoyable de lui offrir ses compétences en retour du service qu'il lui rendait si gentiment ce soir. Tout ce qu'elle devait faire désormais, c'est se concentrer sur l'air frais qui caressait son visage pour se calmer et retrouver son controle. Étrangement, en sa présence, elle sentait les réactions de son corps se réguler peu à peu, faisant place à une grande fatigue. Ils arriveraient bientôt à destination. Pourvu qu'Ynka dorme quand ils arriveraient, elle n'avait vraiment pas envie qu'elle la voit en un tel état. La petite avait déjà assez à faire à contrôler ses propres manques, elle avait besoin d'un environnement rassurant, et Luna faisait tout pour lui donner. Elle ne voulait pas lui renvoyer une image faible qui risquait de lui faire perdre confiance en le refuge qu'elle lui offrait.


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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé] Mer 26 Juil - 0:29
    « Trouvez-vous quelqu’un qui saura vous nourrir de façon récurrente… C’est le meilleur moyen de rester discret, d’avoir ce que l’on désir… et d’être heureux. » Fit-il avec une froideur étrange.

Il se retourna dans la nuit et s’approcha de la jeep. En silence, il opina du chef en voyant la demoiselle au plus mal. Il ne voulait parler de peur que sa voix la déséquilibre. Il posa ses longs doigts sur le volant, mit le contact et l’étrange couple s’évanouit dans la nuit.

Esteban n’était pas très bon conducteur. Il préférait ses pieds et ses connaissances : plus simples, plus rapides. Sinon, il usait des services de la ville : bus, taxi… tramway bientôt. Cela faisait des lustres qu’il n’avait pas conduit et ça lui faisait tout chose de ne pas à avoir à utiliser ses muscles pour tourner. Les ruelles étaient à présent bondées et s’y déplacer avec un si gros véhicule était aussi éreintant que long. Mais les lumières de la ville firent vite place à l’asphalte tiède des chemins moranies. Les phares éclairaient de temps à autre des rétines brillantes : les animaux étaient déjà de sortie. Surtout en cette saison en réalité. Mythes ou bêtes ? Quoi qu’il en soit, il prenait grand soin à ne pas leur faire de mal, le contraignant parfois à freiner de manière désagréable.

Plus le trajet était avancé, plus il semblait se faire à la voiture : sa conduite était devenue souple et sportive. Dire qu’il n’avait jamais passé le permis… Bah, il a appris sur un vieux tacot, un Esertari à ses trousses. Souvenirs qui lui arrachèrent un sourire insouciant rapidement effacé par son intellect tyrannique.

Une fois que les pneus crissèrent devant le pas de la porte de la Sexire, il se gara avec délicatesse. Il ne retira pas les chefs du contact : sinon comment les lui donner sans toucher ? Le rouquin se détacha, ouvrit la porte et sortit. Ce n’était que quand elle était encore dans son carrosse et lui dehors qu’il fit simplement :
    « Prenez soin de vous. »

Et il s'évanouit dans la nuit.

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MessageSujet: Re: Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé]
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Quand il faut, il faut... [Sherlock] [Terminé]

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