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Un souper tendu (feat. Sonatae)

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MessageSujet: Un souper tendu (feat. Sonatae) Ven 13 Oct - 14:18
Prélude:
Plusieurs jours après l'inauguration du cabinet du Dr Watson, Sophia se demandait pourquoi elle semblait prendre autant de poids en si peu de temps. Était-elle tombée enceinte ? Elle ne le pensait pas, car il était impossible que le bébé se développe aussi vite non ? Il faut dire que ses parents ne lui avaient encore jamais vraiment parlé de maternité et qu'actuellement elle n'osait pas évoquer cette problématique avec eux.

Les jours filaient et son ventre devenant vraiment arrondi, elle était heureuse qu'on soit encore en période de vacances universitaires, car il lui était de plus en plus difficile de cacher son état. Pour retarder l'échéance de la discussion, qui semblait pourtant inévitable, la petite peste portait de larges robes. Elle ressentait également une envie croissante de sang et en buvait de plus en plus aux grands étonnements de monsieur et madame Mac AEDAN. C'est d'ailleurs à cause de ce point-ci qu'elle fut convoquée dans le bureau du paternel et sommée de soulever sa robe. Comme elle hésitait malgré les multiples répétitions, Sean qui perdit patience se leva et la lui arracha avec violences.
    «SORTS D'ICI ET NE REVIENT JAMAIS !!!» Furent les seuls mots qui sortirent de la bouche du père de la jeune femme alors que sa mère s'écroula en larmes lorsqu'ils virent le ventre bien arrondi de leur fille.


Les domestiques de la maison l'aidèrent à se trouver une nouvelle tenue et de lui faire une valise avec quelques affaires. Ils lui donnèrent même un peu d'argent qu'elle n'accepta quand leurs promettant qu'elle les rembourserait puis elle se trouva la rue. Elle se mit à marcher sans réfléchir. Ce n'est que de longues heures plus tard qu'elle pensa se « réveiller » de ce cauchemar, mais se retrouva devant la porte du cabinet. Son inconscient l'y avait amené, là où elle avait fauté. L'adolescente avait envie de vomir et se mit à trembler de peur. Qu'allait-elle faire si on l'expulse d'ici également ? Qu'allait-elle devenir ? Elle n'avait pas encore de formation et le monde du travail lui faisait horreur. Elle se mit même à reculer et pensa un instant à rentrer chez elle. « Mais sombre idiote, tu es ici alors tente ta chance … ». La jeune adolescente prit son courage à deux mains et sonna. Luna était à la cuisine en train de s'essayer à une nouvelle recette lorsqu'elle entendit le carillon de la porte. S'essuyant les mains à son tablier, elle traversa la pièce à vivre et vint ouvrir la porte d'entrée. La petite Peste allait de nouveau prendre ses jambes à son cou lorsqu'elle vit la porte s'ouvrir, elle tomba dans les bras de la doctoresse et se mit à pleurer. Elle avait réussi à retenir ses larmes jusqu'ici, mais la charge émotionnelle était devenue trop forte. Surprise, Luna prit la petite entre ses bras et l'aida à entrer et venir s'asseoir dans un des canapés du salon. La laissant évacuer son trop plein de larmes, elle l'observa, tentant de mettre un nom sur son visage. La petite Capienne eut du mal à se calmer et cela lui prit quelques minutes. Le flot des larmes ne s'était néanmoins pas complètement tari.
    «Je m'appelle Sophia Mac AEDAN et je suis venue dernièrement à votre inauguration. Si je suis aujourd'hui devant vous en train de pleurer ce que j'ai été mise à la porte de chez moi, car je suis enceinte et … que celui qui m'a mise dans cet état travaille ici.»


Luna avait bercé instinctivement l'enfant pour qu'elle se calme. Elle devait avoir à peine plus qu'Ynka et un instant, elle avait cru qu'il s'agissait d'une de ses camarades de lycée. Mais les mots qui suivirent lui indiquèrent que la situation était tout autre.
    «Enceinte ? Et ce serait Inoue... Je crois que nous allons devoir parler. Voulez-vous déjà que je vous ausculte ?»
    «D'accord.» murmura la jeune femme en baissant la tête.


Luna la guida vers le cabinet médical et vérifia son état. Visiblement, la jeune fille était capienne, une goutte de sang coula de son œil lors de la prise de sang pour contrôler sa grossesse.
    «Vous êtes Capienne? Il va nous falloir suivre avec soin votre état. De mémoire, la grossesse est rapide pour votre race. Plus encore que pour nous. Je suis sexire, et enceinte également.»


Luna se confiait un peu, pour rassurer Sophia.
    «Oui je suis Capienne, je pensais bien que c'était bizarre de grossir si vite, mais je ne voulais pas y croire. Vous pensez que le bébé va bien ? Je bois beaucoup de sang ce dernier temps alors que je n'aime vraiment pas cela d'habitude. Vous pensez que c'est un bon signe ?»


La jeune femme se sentait en sécurité proche de cette femme, qui l'avait bercée et qui maintenant tentait de l'aider. Luna eut une pensée pour la Sang Pure. Décidément, les Capiens traînaient dans sa vie. Tout en parlant à Sophia, Luna plaça le prélèvement sanguin dans son analyseur et imprima les résultats.
    «Visiblement, votre grossesse est très rapide, je dirais qu'elle prendra tout au plus un mois. Je vais vous prescrire des vitamines et des plantes à prendre en infusion, ça tonifiera votre sang. Vos parents ne veulent plus que vous résidiez chez eux ? Vous avez un point de chute ?»

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"Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie est d’autant plus allègre qu’il en pompe davantage." Karl Marx


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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Lun 16 Oct - 22:20
Tout en parlant, Luna prit son téléphone, envoyant un sms à Inoue, lui demandant de venir, sans rien préciser pour le moment. Cette dernière, étant avec un patient, n'arriva que quelques minutes plus tard, la jeune adolescente voulut se lever pour lui sauter au cou, mais elle n'y arriva pas. La nouvelle femme quant à elle devint blanche comme un linge quand elle vit le ventre de la petite Capienne et fit rapidement le rapprochement.
    «Tu voulais me voir Luna ?»


Luna se leva et s'approcha de sa collègue. Elle lui fit signe de s'asseoir avec un air calme et posé.
    «Oui, je suppose que tu connais Sophia. Et je suppose aussi que tu as compris son état ? Il semble que vous vous soyez vu lors de l'inauguration, quand tu étais encore... enfin... Il semble qu'il y ait eu des conséquences. Et sa famille ne les accepte pas.»


La Sexire jura une bonne minute dans sa langue natale, Luna ne l'avait jamais vu dans cet état puis il se calma, fit une belle courbette.
    «Je ne sais pas quoi dire ... je suis un peu perdue, je ne vous connais à peine et je ne suis plus un homme.»
    «Respire, on va tous s'asseoir et y réfléchir d'accord ?»


La Sexire tenta de s'asseoir à côté de la Capienne dans l'espoir de lui montrer de l'affection. Cependant, cette dernière s'éloigna un peu car au choc de la grossesse venait s'ajouter la problématique du changement de sexe de son partenaire. La jeune femme se sentait mal à l'aise par rapport à la situation. Comment allait-elle le dire à ses parents ? La situation était déjà suffisamment explosive comme cela, voilà qu'elle venait encore de se complexifier. Qu'allait devenir l'enfant qu'elle portait ? Comment allait-elle l'élever ? Pouvait-elle compter sur celle qui l'avait mise enceinte ou était-elle livrée à elle-même ?

    «Qu'est-ce que je vais devenir ? Et que suis-je pour toi ? Un accident de parcours ?»
    «Je ne sais pas quoi te dire Sophia… je n'avais vraiment pas prévue cela… la seule chose que je peux te promettre c'est de m'occuper de notre enfant si tu désirais le garder et sauf si tu veux mon avis, ce choix t'appartient. Je te garantis de lui donner tout l'amour que je peux. Pour ce qui est de nous… il me faut plus de temps…»
    «Tu… Tu me le promets ? Que tu m'aideras si je garde l'enfant ?»
    «Oui.»


Naoko Inoue, de par son éducation, ne pouvait absolument pas laisser tomber une personne qu'elle avait mise dans la panade. On le pouvait voir à son langage corporel, elle était vraiment sincère quand elle disait qu'elle allait s'occuper de l'enfant s'il venait au monde. La Sexire s'assit à nouveau à côté de la Capienne qui se colla à elle. La future maman avait besoin de chaleur humaine et elle était légèrement rassurée par le discours du Sexire.
    «Oui, il faut que l'on réfléchisse à la meilleure solution...»
    «Je… je suis désolée…»


Naoko Inoue la prit alors dans ses bras et lui murmura qu'elle n'avait pas à l'être. Luna regarde les deux femmes et réfléchit silencieusement un moment, s'écartant un peu pour leur laisser de l'intimité, puis elle prit la parole.
    «Si nécessaire, Sophia peut s'installer au dispensaire le temps de se retourner et trouver une situation viable. Comme ça je pourrai suivre sa grossesse. Et il faudra parler à ses parents.»
    «Je pense que c'est la meilleure solution en effet. Je me refuse de la mettre à la porte. Elle porte mon enfant ...» La Sexire jeta un regard qui en disait long sur le ventre de la Capienne:
    «Mer... merci.» répondit l'adolescente dont les larmes venaient de reprendre de l'ampleur mais, cette fois c'était plus des larmes de joie.
    «C'est normal, je ne peux pas vous laisser repartir dans cet état. Mais il va falloir parler avec vos parents. Et éviter que cela crée des tensions entre nos races. Je sais que notre héritière est souvent peu présente, mais je ne connais pas les règles qui régissent la vôtre.»
    «Je... je peux vous rassurer là-dessus, il n'y a presque que... que mes parents qui partiraient en guerre pour cela et ils peuvent être raisonnés à mon avis.»
    «Dans ce cas, c'est votre histoire à toutes les deux et votre décision. Prenez votre temps. Sophia, vous allez encore au lycée ? Vous avez un travail ? Ça ira ?»
    «Je vais… euh… j'allais entrer à l'université, mais je ne suis plus sûre maintenant. Je crains ne pas avoir les moyens de me payer mes études.»
    «Je pense que je peux t'aider pour cela, je n'ai pas envie que tu mettes ton avenir en péril à cause de ce qu'il nous arrive.»
    «Mmmmh, vos parents vous entretenaient...»


Luna regarda Inoue puis Sophia et réfléchit.
    «Vous pourriez prendre des cours à la faculté et travailler ici à mi-temps pour vous faire un revenu. Accueillir les clients, gérer la paperasse, ces choses-là.»
    «Vous seriez d'accord de me donner un travail alors que je n'ai presque aucun diplôme ?»
    «Il ne faut pas de diplôme extraordinaire pour dire bonjour aux gens, prendre des rendez-vous et remplir de la paperasse. Inoue et moi pouvons vous expliquer tout ça.»
    «D'accord je vais faire de mon mieux alors, mais je ne suis pas certaine de pouvoir assurer un mi-temps car les études de médecines sont dures. Ceci dit travailler ici sera un grand avantage.»
    «Nous nous organiserons. Et si vous prévoyez des études de médecine, nous pourrons vous aider à réviser ! Pour le moment, il faut penser à ce petit qui pousse en vous. Savez-vous s'il y a des détails à prévoir pour les Capiennes enceintes. Vous êtes mon premier cas.»
    «Mis à part une terrible envie de sang, je ne sais pas. Elle est d'ailleurs encore plus forte depuis que je suis à côté d'Inoue.»
    «Mmmmh, sûrement car il est le père, enfin la mère, enfin votre partenaire. Il faudrait peut-être songer à prélever du sang sur Inoue pour vous nourrir, l'enfant en a peut-être besoin.»


Ce dernier fit de grands yeux lorsqu'on évoqua son hémoglobine, mais fit comprendre de la tête qu'il était d'accord de le faire.

    «Au besoin, je pourrai régénérer ton sang Inoue, donc tu ne ressentiras pas la fatigue du prélèvement.»
    «Je n'ai donc aucune raison de le refuser et surtout si c'est pour le bien de Sophia et de notre enfant.»
    La Sexire se rendit alors compte que ce n'était pas la première fois qu'elle disait notre enfant et elle rougit.
    «Je vais vous laisser prendre vos marques et discuter. Cela fait beaucoup à appréhender en une fois je crois. Je vais à la maison, le repas est en attente. Prenez votre temps et quand vous voulez, je vous laisserai une part au frigo
    «Merci.» répondirent simultanément les deux jeunes gens qui discutèrent pendant des heures et auraient oublié de manger si Luna ne leur avait pas amené leurs repas.


Les jours qui suivirent l’arrivée de Sophia au cabinet :
Chez les Mac AEDAN, la tension était à son paroxysme. Sean Mac AEDAN était absolument invivable et les serviteurs l'évitaient de peur de subir sa colère et voir perdre leur vie. Quant à Moira, elle ne savait pas trop où se mettre car elle était partagée entre l'amour de sa fille et celui de son mari.

Lorsqu'ils reçurent une invitation pour eux-mêmes et leur fille, ils se demandèrent quoi faire : Y aller sans Sophia, devoir soit s'expliquer, mentir ou éluder sur la situation actuelle de leur enfant ; soit y aller avec et subir les regards ainsi que les remarques liées à sa grossesse. Dans tous les cas, il y aurait des rumeurs et de ragots et cela ils voulaient absolument l'inviter. Ils parlèrent alors des différentes options et écartèrent le mensonge. Bien sûr, ils pourraient évoquer une maladie, mais ils craignaient les réactions si le mensonge venait à s'éventer. Comme ils ne connaissaient pas les agissements de la petite Peste, ils leur étaient compliqués de contrôler l'information. L'élusion fut également sortie des options, car il s'agissait de la possibilité la plus propice aux médisances, qui sait qui étaient invités à ce souper. Il ne restait à l'avis du paternel que la vérité, une erreur de leur gamine et faire en sorte de montrer leur volonté de la faire avorter pour sauver l'honneur. Moira réussit néanmoins à faire tempérer cette option, retirant après des heures de négociations l'obligation d'avorter si l'enfant était un Capien. Elle avait d'ailleurs dans l'espoir de lui faire même accepter un enfant non-Capien, mais il fallait y aller progressivement.

Quant à Sophia, elle tentait tant bien que mal de vivre sa grossesse dans les meilleures situations. Heureusement qu'elle pouvait compter sur Naoko Inoue et Luna même s'il y avait des hauts et des bas. Elle avait finalement décidé de garder l'enfant, car elle ne se voyait pas lui donner la mort. Pour elle, l'enfant était déjà vivant, car elle l'avait déjà senti bouger plusieurs fois dans son ventre. Malgré toutes leurs volontés de bien faire, les relations avec la « mère » de son enfant étaient quand même très compliqués, car finalement ils ne se connaissaient pas. Ils réussirent néanmoins à s'apprécier de plus en plus à force de discuter de tout et de rien, mais on ne pouvait pas encore parler d'amour.

Aujourd’hui :
La petite Peste fut fort surprise lorsqu'elle reçut un appel de chez elle. Elle était convoquée le soir même chez ses parents, car ils avaient été invités par la Sang Pure à un souper et qu'ils voulaient donner l'illusion d'une famille soudée. Enceinte presque à terme, elle tenta de décliner évoquant son état, mais sa famille ne voulut rien savoir. Elle hésita un instant de tenir tête à ses parents, mais elle était presque certaine d'y avoir presque plus à perdre. C'est Naoko Inoue qui la convainquit d'y aller, car il pensait que c'était l'occasion d'enterrer la hache de guerre. Il l’aida à l'habiller et l'amena à l'endroit du rendez-vous pour qu'elle monte dans le fiacre familial pour la dernière centaine de mètres avant le manoir. L'échange s'était effectué dans une ruelle sombre pour être presque certain que personne ne puisse le voir. Un silence de mort régnait dans le véhicule alors qu'il terminait le trajet. Une domestique aida la jeune femme à en descendre et à s'installer dans une chaise roulante. Sophia voulut protester, mais elle n'en avait ni la volonté ni la force. Elle fut donc poussée jusqu'à la demeure de son hôte. Un domestique des Mac AEDAN frappa à la porte et les annonça. Comme à leurs habitudes, ils étaient pile à l'heure. Alors qu'elle entrait, avec l'aide du personnel de maison, Sophia tenta pour faire bonne figure de figer un sourire à son visage, cependant si on était attentif cela n'était guère convainquant.
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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Sam 21 Oct - 1:18
    « - En effet, les Gorian sont assez vindicatifs mais pas assez intelligent pour être une menace. Quelques estocades et ils comprennent qu’ils ne peuvent continuer.
    - Les Aurgah m’ont parlé du fils des Gorian et de ses attitudes. Depuis la cours n’arrête pas de parler de lui et de tourner sa famille en dérision…
    - La loi du Talion… »

Nous bûmes une gorgée de thé en silence. Gwihir m’était d’une aide appréciable sur un bon nombre de points. Absinthe aussi mais je n’osais poser toutes ces questions à une personne qui m’était directement inférieure. Dans un monde de prédation, il faut apprendre à jouer avec les apparences… Même si je suis convaincue que cela n’est pas nécessaire auprès de Mlle Feuerbach. Je refis en mon intérieur le nom des notables de la cours.
    « - Les Aedan aussi, je crois qu’ils vous étaient liés non ?
    - Mac Aedan : une famille que je connais de longue date et dont je suis marraine.
    - Oui, la petite Sophia. Brave petite.
    - Encore utopiste.
    - L’âge le veut. Qui ne l’était pas ? »

La Princesse cacha un sourire coupable derrière la mastication d’un scone. Elle les avait préparés, sa seconde tentative : ils étaient très bons… mais détartraient grandement.
    « - Je voudrais vous les faire rencontrer. Ils ont toujours compté pour moi et m’ont conseillée. M’ont été fidèles. Et je pense qu’ils peuvent vous rendre la pareille si vous leur accordez un peu de temps et d'attention.
    - Bien naturellement. Comment voyez-vous les choses ?
    - Un repas en famille. Cela me permettra de leur expliquer mon voyage et de vous les recommander.
    - Huhum… Très bien. »

Ainsi s’organisa un repas avec les Mac Aedan et la Princesse. Depuis le retour de mon ascendante, je n'avais aucune crainte de rébellion : Gwihir ne cessait de répéter qu’elle n’était qu’une aide et qu’elle ne voulait reprendre le trône. Ainsi les serviteurs m’obéissaient avec presque plus de ferveur qu’avant. De plus, j’ai pu connaître la Tyrol et appris bien des choses à son contact. Je puis dire que notre relation était plus positive que cordiale.

Et voilà le jour J.

Malgré l’importance du repas, je ne sortis pas ma robe de haute instance, préférant jouer le repas familial que celui d’affaires. Ainsi, je mis une tunique blanche et d'or, ornais mes bras de bijoux divers et mes jambes de collants noirs. Aussi intriguant que cela était, je m’étais faite aux talons et depuis, je ne les quittai plus. Alors que nous attendîmes dans l’antichambre, un serviteur nous interpella.

Droites et fières, nous nous dirigeâmes vers la porte et fîmes honneur aux Mac Aedan. Les parents me paraissaient un tantinet tendus. Même s’ils étaient face aux deux dernières héritières, il n’y avait pas matière à se ronger les sangs. Puis je me rappelais que la Princesse m’avait parlé de relation difficile entre la jeune et ses géniteurs. Peut-être cela.
    « - Moira, Sean, quel plaisir de vous revoir. Comment allez-vous ? Puis-je vous présenter Sonatæ Delorme, notre Sang-Pure ?
    - Bonsoir, je suis ravie de faire votre connaissance. »

Cependant, je pus entrevoir une ombre sur le visage de ma nouvelle amie. Sans attendre, je faisais converger mon regard au sien. On sentait qu’elle pensait à énormément de choses sans vraiment les dire mais chose frappante : la surprise blanchissait son visage de porcelaine. Ne comprenant pas encore tous les tenants et les aboutissants, je fis innocemment :
    « Bonsoir Sophia. Comment te sens-tu ? Venez, allons nous installer pour cette pauvre enfant. »

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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Ven 27 Oct - 17:40
Les deux parents Mac AEDAN se tenaient également le plus droit et fier possible pour donner le change malgré la mauvaise humeur du patriarche. Ils firent les salutations d'usages le plus respectueusement possible puis Moira fit la bise à Gwihir. Sophia, quant à elle, se contenta d'un petit geste de la main étant donné son état.
    «Nous sommes également ravis de faire votre connaissance et sommes honorés d'être reçu par la Sang-Pure. Vous pouvez compter sur notre loyauté, comme l'ancienne Princesse avant vous. Je suis certain que vous servirez notre peuple avec honneur.» Répondit le patriarche de la famille.


Puis lorsqu'il vit ses deux interlocutrices s'intéresser à sa fille, il lui jeta un regard noir qui disait « Tu n'as pas intérêt à dire de conneries toi ou tu vas morfler ». Constatant qu'elle était au centre de l'intention, la jeune femme ne put s'empêcher d'avoir un frisson de peur et dut attendre quelques secondes pour formuler une phrase, qui elle espérait conviendrait à son papa.
    «Je suis un peu nauséeuse, mais je suis contente de vous revoir Sang-Pure, c'est toujours un honneur pour moi d'être reçue dans votre manoir.»


La petite Peste avait alors remarqué le teint blanchâtre de sa marraine et elle était triste d'en être la cause. Elle se sentait également un peu coupable envers ses parents mais bon elle avait le droit de vivre sa vie non ? De faire ses erreurs ? Bon là elle avait bien merdé, cependant elle avait fait ensuite ses propres choix et puis zut si son père ne les assumait pas.
    «Oh il ne faut pas trop la chouchouter !!! Qu'elle assume ses conneries !!!» Commença par éructer Sean lorsque Sonatae s'inquiéta pour sa fille avant de pouvoir se reprendre. Il regretta instantanément de n'avoir pas réussi à conserver ses nerds. «Mais veuillez m'excuser nous ne sommes pas là pour nettoyer notre linge sale.»
    «Oui, je vous demande d'excuser mon mari, il a passé une mauvaise semaine et il est légèrement à cran.» tenta de rattraper Moira.


Sophia, elle, resta silencieuse. Elle aurait préférée être n'importe où plutôt qu'ici avec ses parents qui ne lui avaient plus adressé la parole depuis des semaines. Elle pensait que sa maman lui avait déjà pardonné, mais elle avait la confirmation que ce n'était pas encore le cas de son père.

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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Jeu 2 Nov - 19:59
Le ton était donné. Voilà qui était clair. Je ne pus retenir un sourire pincé alors que mon ascendante gardait son calme. Dans cette ambiance glacée, seul un serveur assez zélé osa montrer le chemin vers la salle de banquet. Peut-être n’avait-il juste pas assisté à cette scène ? Dans un silence pesant, nous marchâmes… J-je ne comprenais pas. Je ne savais comment réagir. J’avais en tête toutes les époques et les modes opératoires de chacune d’entre elles. Je crois connaître le schéma actuel mais…

Soudainement, comme s’il ne s’était rien passé, Gwihir se mit à s’entretenir avec les parents de Sophia, parlant de son voyage dans l’Europe de l’ouest et de ses rencontres. Ayant entendu cette histoire près d’une dizaine de fois, je restais attentive à la douce enfant derrière nous. Son père avait beau dire de ne pas la ‘chouchouter’, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’elle méritait toute l’attention du monde, sachant qu’elle attendait la vie sous peu. Rêveuse, je repartais dans mon passé, revoyant le visage de mon premier enfant. Le troisième Capien de l’histoire. Tout s’était si vite précipité…

J’avais envie de parler à Sophia, de lui parler de cet instant si unique, de converser bébé, d’écrire l’avenir avec elle. J’en mourrais d’envie. Cependant, je savais de part mon rang et l’orage ainsi abattu, que c’était une mauvaise idée. Que je devais calmer le père ou de le distancer avant de pouvoir me prêter à cette fantaisie.

Nous fûmes rapidement à la salle de diner. Nous proposâmes la place du père à ma gauche, la Princesse à ma droite, Sophia à côté d’elle et sa mère en face. Ce n’était pas une table infinie : juste de quoi avoir de la place sans devoir hurler pour se comprendre. Cependant, avant de nous mettre à table, nous avions l’apéritif que nous dispensions dans le velours des fauteuils. Ainsi, aimablement, un serveur demanda les désidératas de tous.
    « - Un verre de rouge.
    - un cocktail maison, s’il vous plaît. »

Doucement courrait la rumeur que j’étais affamée et bancale. Ils n’étaient pas loin de la vérité. Mais je prenais toujours garde à être repue, même mal… même faussement. Une autre employée déposa des amuses bouches de toute sorte. J’attendis que les boissons arrivassent avant de :
    « Je propose de trinquer à notre rencontre et à nos futurs échanges. Au retour de la Princesse auprès de nous. Aux conseils que vous me prodiguerez et que j’écouterai avec attention, et à la santé de votre famille. »

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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Mar 7 Nov - 11:22
La petite « pause » durant laquelle l'ancienne Princesse raconta son voyage permit à la tension de baisser d'un cran. La petite Capienne était captivée par les aventures de sa marraine et se promit qu'un jour elle aussi elle partirait voir le monde. Bon pour le moment c'était un peu compromis comme elle avait un future enfant à élever, mais elle le ferait, elle s'en fit la promesse. Sean, quant à lui, était devenu presque calme à présent, mais Sophia sentait que son papa pouvait à nouveau exploser à tout moment. La petite Peste le connaissait que trop bien, il était d'un naturel dur mais plutôt juste, le seul point pour lequel il devenait incontrôlable et colérique c'est lorsqu'on mettait en danger ou que l'on remettait en cause l'honneur ainsi que la pureté de la famille. Et pour lui, elle avait fait les deux en un seul acte, elle savait qu'il faudra énormément de temps et de pouvoir de persuasion à sa mère pour le lui faire oublier.

Puis vint le moment de prendre place et l'héritière proposa une disposition plutôt maligne, elle flattait « l'honneur du père » et mettait sa fille hors de portée de sa colère. Puis un serviteur vint leur demander ce qu'ils voulaient boire.
    «Je pendrais un verre de rouge, avec un nuage de sang. Et faites attention à ne pas trop perdre de la robe d'origine.»
    «La même chose que Monsieur s'il vous plait.»
    «Juste un verre de sang s'il vous plait, un petit verre devrait suffire.»


Moira regarda affectueusement sa fille car elle connaissait ce que sa fille était en train de vivre. Un court instant plus tard, on servit les boissons ainsi que des amuses bouches.
    «A l'honneur et à notre rencontre Sang Pure.»
    «A notre rencontre.»
    «Santé.» dirent en simultané les trois Mac AEDAN. La voix du patriarche avait alors un peu supplanté les deux autres, surtout que celle de Sophia s'était faite discrète.


Puis ils commencèrent à boire et à manger. Sean semblait particulièrement fier que la Sang Pure attende de lui des conseils.
    «Sang Pure, je pense que tous les Capiens et Capiennes recommandent de suivre leurs conseils et certains partent certainement de bonnes intentions. Cependant, je ne peux que vous mettre en garde car souvent il ne s'agit que de mettre leurs membres dans des situations avantageuses. Personnellement, les paroles ne veulent pas grand-chose, seuls les actes comptent.»


Puis après avoir regarder le verre de son hôte, la couleur sanguine de l'élégant breuvage ne laissait aucune hésitation quand à son ingrédient principale, il enchaina.
    «D'autant plus que malheureusement d'étranges rumeurs vous concernant sont entrain de courir, j'espère que je ne vous vexe ni ne vous apprend rien, mais ce point n'est pas à négliger.»


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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Mer 22 Nov - 16:08
Une gorgée et un petit amuse bouche plus tard, Sean commença à me donner des conseils. Attentive, j’écoutai malgré que j’en connaisse déjà l’essence. Je l’avais appris à mes dépends et quand bien même, Gwihir me les avait déjà rabâchés. Je ne pouvais qu’opiner lors de la dernière remarque. Est-ce aussi un moyen de dire qu’il attendait mes actions ? Je repris une gorgée du doux breuvage ainsi offert.

Petit moment de suspension après l’ultime remarque du patriarche. Gwihir ne montra rien alors que quelques serviteurs patrouillant eurent envie de fuir. Après avoir posé mon verre tout naturellement :
    « Dans tout cliché et rumeur, il y a une part de vérité. Après, c’est à nous de se forger un esprit critique pour différentier la part de véracité de celle de l’exagération. Je ne vous apprends rien si je vous dis que je n’ai effectivement pas mes 18 ans corporels et du fait de ce rituel, mon organisme nécessite plus de sang qu’un Capien. »

Il est vrai que cette île ne connait pas tous mes secrets. Ai-je déjà fait un discours public pour affirmer mon rang et ma position ? Ne serait-ce pas mieux que je laisse de bien étranges échos circuler à mon encontre, forgeant une bogue de mystère et de pouvoir ? De surprise et de désillusions ? Je répondrai aux questions des Mac Aedan et ils répéteront comme bon leur semble. Et puis, j’avais déjà le conseil en poche par ces rumeurs. Mais je pense que les Capiens le ressentent. Savent que je ne suis pas ce que je montre.

Je repris une gorgée de ma boisson sanguine, un doux sourire sur les lèvres.
    « Vous qui êtes les oreilles de mon ascendante, dites-moi encore les bruits qui courent sur moi. Personne n’ose me les remonter. Mais j’ai toute confiance en vous et sachez que je ne me rabaisserai pas à vous blâmer sur ce qu’on raconte à mon encontre. Parlez sans peur. »

Tandis que je consultais le père, accaparant son attention, Gwihir commença une discussion avec la douce enfant. Elle lui demandait plus d’informations sur ses vacances, sur ce qu’elle avait fait pendant son absence, s’il y avait du nouveau chez elle… Tout aussi naturellement que si ce ventre rond n’existait pas.

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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Ven 24 Nov - 12:24
Alors que les adultes discutaient entre eux, la jeune Sophia était contente de pouvoir rester un peu à part de ses sujets complexes à aborder. Comment faire pour ne pas vexer ou énerver son interlocutrice alors que ce qui se racontait à son égard n'était vraiment pas toujours sympathique. Le père de la future maman lui semblait ne pas avoir autant de scrupules.
    «Sur le peu de textes concernant le rituel ayant survécu à ma connaissance, il n'y a encore moins qui rendent compte de ce qui s'est vraiment passé. Je pense savoir que vous avez bu le sang de la Première de Capienne et donc que vous êtes à présent elle car votre corps l'a accepté. Cependant, des bruits courent comme quoi vous n'auriez pas dû avoir accès à cet honneur et que vous avez tué à l'aide votre famille tous les prétendants qui auraient dû passer avant vous. Des familles jalouses à mon avis de ne pas avoir dans leurs rangs une personnalité si prestigieuse.»


Sean prit alors une gorgée de rouge, regarda sa robe et félicita les serviteurs de la qualité du mélange proposé. Moira lui jeta un premier regard légèrement inquiet alors que l'intention de Sophia fut capturée par les propos de son papa.
    «Mhhhh je vois que vous savez vous entourer Princesse. Mais revenons à nos rumeurs, une certaine famille, les Smitters, font courir l'histoire comme quoi les Premiers Capiens ne sont que des Mythes dans le sens « histoire » et non « raciale ». Que vous n'êtes… j'espère que vous ne reviendrez pas sur vos dernières paroles… qu'une sorte de parasite qui se fait passer pour la continuité de nos anciens ancêtres. Ils vous considèrent comme une imposteur et indigne de régner sur les Capiens.»


Moira regarda alors son mari avec des gros yeux, on pouvait voir que, malgré son expérience de la chasse et le fait qu'elle soit une puissante guerrière, elle avait peur de ce qu'il allait se passer. Sophia quant à elle manqua de s'étouffer avec sa boisson, toussa du sang sur la table.
    «Cependant, leurs arguments à tous ne tiennent pas la route. Malheureusement, ils semblent de plus en plus écoutés. Notre famille n'y croit pas à ces histoires, je peux vous le garantir et j'espère que le fait que nous soyons là est un signe de notre bonne foi.»


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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Lun 4 Déc - 20:59
Patiemment, je regardai cet homme me raconter ce qu’on pensait de moi. Je ne pus empêcher un sourire moqueur sur le premier rapport. Dire que la famille Delorme était critiquée en occident car c’était une lignée trop douce. Trop gentille. Prôneuse de bonheur et de liberté. Voilà un bien cruel destin délié par des langues imbéciles. La seconde m’arracha un regard surpris mais néanmoins amusé. Un parasite indigne de régner ? Voilà qui est intriguant. Si le sang qui coule dans mes veines est bien celui des Delormes, je viens d’une famille de nobles au sang bleu, descendant direct des plus purs des Capiens. Donc l’esprit que j’arbore n’est que supercherie ?

À y réfléchir, ce n’est pas idiot. Le pouvoir héréditaires est bien celui du sang, j’ai les ‘gènes’ de mes descendants contemporains, j’ai le corps d’une jeune femme… Comment prouver autrement que par mon verbe que je ne suis pas celle de 18 ans ?

Un parasite…

Je suis sûre que quelqu’un n’en pense pas moins… et rien qu’à évoquer sa silhouette, mon regard s’obscurcissait. Je ne devais pas penser à lui… Je ne devais plus penser à lui… Je repris une lampée de boisson. Diluons ce souvenir...
    « Je ne peux que vous remercier pour votre sincérité Sir Mac Aedan. Si les plus hauts doutent de mon pouvoir et de mon autorité, qu’en est-il du bas peuple ? D’autant plus avec ces corps qui pourrissent nos rues… Grâce à vous, mes dessins se colorent. Je sais que je dois revenir sur mes acquis et provoquer les actes de foi. »

D’un mouvement souple, je reposai mon verre sur la table basse, prenant un petit four de la main gauche. Je léchai la pulpe de mon pouce, récupérant les dernières essences de ce goût si exquis. Aussitôt, tous les employés comprirent le message et s’égrainèrent dans les différents corridors ou s’exilèrent dans la cuisine. Ce détail n’échappa pas à Gwihir qui utilisait les mêmes stratagèmes. Une fois ma bouchée dégustée, je repris d’une voix neutre. Peut-être trop neutre :
    « Sir Mac Aedan… J’aurai encore une question à vous poser. J’attends de vous la même verve qu’à la précédente. Soyez rassuré, j’aime à prendre soin de ce qui m’appartient. Et je vous suis redevable d’être mon senseur parmi la plèbe. »

Je me positionnai droit dans mon fauteuil, regardant les uns après les autres avec une lenteur calculée. Même cette pauvre enfant. Puis je soutins le regard du patriarche :
    « Que pensez-vous de la politique de l’Exilé Sir Mac Aedan ? »

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MessageSujet: Re: Un souper tendu (feat. Sonatae) Ven 8 Déc - 9:55
Il eut alors un moment de silence, un moment pesant durant lequel Sean Mac AEDAN fit mille-et-une hypothèses à l'aide des informations qu'il avait pues glaner ici où là. Il avait également remarqué le stratagème utilisé par la Sang-Pure pour éloigner les différents serviteurs de la pièce et le prit en compte dans cette difficile équation. Ainsi, il n'y avait plus d'oreilles indiscrètes, enfin normalement, car il pouvait s'agir d'une technique fourbe pour le piéger. Puis après une grande inspiration et prenant sa décision, il toussa deux fois selon un intervalle bien défini et quelques instants plus tard Sophia demandait la permission d'aller aux toilettes. Ce n'est que lorsque la porte se referma derrière elle, qu'il prit la parole.
    «En voilà une question si courte, mais en même temps si complexe Princesse. Une question qui a l'odeur de la mort si on s'égare trop dans les méandres du labyrinthe de la politique... Ce dernier a tant de chemins possibles… mais ici, comme dans un vrai dédale, j'ai l'impression qu'un seul itinéraire de choix me permettra de trouver le salut.»


Le patriarche Capien fit tourner son vin dans le verre, regarda la robe puis en prit une gorgée en prenant le temps de la savourer comme si c'était la dernière.
    «Comme premier choix, je prends l'option d'écarter dans un premier temps ma fille de tout cela, j'ai beau être dur avec elle et ne pas partager ses vues sur la suite que devrait prendre sa vie, je reste son père. Elle a beau me faire monter sur mes grands chevaux plusieurs fois par jour, avec sa manie de se teindre les cheveux, sa grossesse actuelle, sa volonté de garder l'enfant alors que ce n'est pas un Capien… qui… qui portera certainement mon nom…»


On pouvait voir sur son visage tous les efforts fournis par Sean pour ne pas exploser. Puis quelques moments et une gorgée de vin plus tard, redevenant calme.
    «Mais malgré cela je l'aime et je m'en voudrais s'il lui arrivait malheur par ma faute. Alors, je vous en prie, si je devais tomber, épargnez-là.»


Nouvelle gorgée de vin pour retirer la part de suppliques de sa voix, la dernière car le verre était à présent vide.
    «Pour mon second choix, je vous renouvelle à nouveau ma confiance, vous pourriez avoir monté ce repas pour me piéger, avoir fait semblant que vos serviteurs partent, mais je prends le risque car je pense que vous êtes digne de confiance. Et comme dernier et troisième choix, je vais vous dire la vérité. Oui, je pense qu'il faut protéger le secret, les humains ont tenté de nous exterminer pendant la première Kimatsu et on presque réussi. Oui, il faut parfois prendre des décisions dures et fermes… Cependant, l'Exilé va trop loin, beaucoup trop loin… et prends des risques inconsidérés. J'espère et je pense sincèrement que c'est à sa demande et non de votre démarche personnelle, qu'on doit subir ce spectacle macabre à la fontaine de sang. Vos dernières paroles me confortent d'ailleurs dans ce sentiment. Je ne sais pas ce qu'on fait ces mythes et si elles méritaient vraiment la mort, cependant elles auraient dû pouvoir être enterrées dignement. De plus, exposés ainsi à la vue de tous des cadavres donc les particularités sont visibles est à mon sens un risque insensé. Et dernier et non des moindres, je trouve dangereux le fait que l'Oracle est réussi à placer son pion à la tête des Gemmas. Je ne pense pas vraiment qu'ils apprécient cela… et je n'exclue pas un risque de guerre civile qui serait dangereuse, si elle devait s'emballer, pour nous tous. De plus, concentrer trop de pouvoirs dans les mains d'une seule personne n'a, à ma connaissance, jamais apporté de bon.»


« Alea jacta est » furent les mots qui vinrent instantanément à l'esprit de Sean lorsqu'il termina son long discours. Il avait la gorge sèche et un peu serrée en attendant la réaction de la Sang-Pure. Il savait qu'il avait joué gros comme à son habitude, mais que pour une fois il se rendait compte que les pertes pourraient être trop importantes, même pour lui.

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Un souper tendu (feat. Sonatae)

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