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De sombres ruines oubliées

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Capien
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Quartier d'habitation :: Aucun
Métier :: Chevalière de l’ordre du dragon
Pouvoir :: Daemoniacus Tenebrae
MessageSujet: De sombres ruines oubliées Lun 23 Oct - 20:39
Il y a fort fort longtemps dans une lointaine petite île alors protégée, une puissante magie avait amené par les vents une bien étrange construction. Au cœur de l'étrange et mystérieux triangle des Bermudes, dans ce qui était l'actuelle forêt des Monary, une partie d'un monastère était apparue alors. Cependant, la guerre sonna entre l’humanité et ce que l’on appela les mythes. Une guerre pour la survie si rude, que cette histoire d’une seule et jeune mythe accompagné d'un ange enfermée par magie en un lieu si profond et si sombre fut oubliée. Ce n’était guère la priorité pour le moment, elle était protégée. Le temps passa pour le reste du monde, excepté dans une pièce bien particulière, la végétation et la nature reprirent alors ses droits. Ce qui devint alors de vieilles ruines furent bientôt envahies de ronces, de lierres et de toutes sortes de plantes ainsi que des champignons. Il y faisait assez humide, alors cela proliférait aisément.

Les larges pierres de taille du Moyen Âge unifiées par du torchis de l'époque étaient bien visibles et sortaient de l'ordinaire au beau milieu des arbres. Il était possible de rentrer dans ce qui semblait être un monastère bénédictin, où le silence était d’or à part dans certains courts moments. Il y avait certaines écritures encore distinguables malgré le temps, et c’était sans doute du latin. Il y avait également des peintures de l’époque. On pouvait y voir un magnifique et splendide ange auréolé d’o. Il semblait porter une magnifique armure étincelante et d’humbles moines semblaient être en vénération devant lui.

Alors que les premiers visiteurs malgré le côté sauvage purent pénétrer dans la première salle, un réfectoire. Il y avait neuf grandes tables alignées dans la pièce disposée le long des murs. De vieux bancs, en bois massif, certainement du chêne semblaient près de s'écrouler sur le poids des années. Quatre longs poteaux de soutien se dressaient sur leurs quatre mètres de haut au milieu de la pièce, dont une partie du toit s'était écroulée. Une porte semblait se dresser en travers des aventuriers, afin de mener à la suite du monastère, mais elle ne semblait plus bien solide.

Nous étions au milieu de la matinée, il y faisait frais et les rayons du soleil avaient bien du mal à travers la chevelure de dame nature tant la nature étaient denses. Il n’était pas aisé de voyager au milieu de cette partie de la forêt. Sans doute que peu de voyageurs étaient venus jusqu'ici depuis des lustres. Il y avait bien de très vieux rapports de cette situation dans une obscure bibliothèque d’un manoir capien, mais cette histoire n’avait pas coulé d’encre depuis bien des siècles. Il y régnait une étrange atmosphère, lourde et pesante, sombre et oppressante. Les larges pierres formant les murs du monastère hostile semblaient être capables de subir un siège. Certains paraissaient avoir subi l’épreuve du feu, légèrement plus occis que d’autres, mais il fallait dire que le quinzième siècle n’était pas le plus calme et sans doute pas le bon choix pour une visite dans le temps. Les murs avaient une certaine épaisseur, comme si ce lieu de prière devait être comme une muraille de l’esprit afin de pouvoir méditer en paix. On pouvait y voir de rares fenêtres très étroites, presque des meurtrières avec des gonds à l’intérieur malgré l’absence de volets. La lumière peinait donc à rentrer et éclairait mal l’intérieur, mais heureusement, l’homme eut la bonne idée d’inventer l’électricité et les lampes. Nos fiers aventuriers s'étaient bien préparés pour cette excursion n'est-ce pas.
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Alpha admin
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Quartier d'habitation :: Morany
Métier :: Artificière
Pouvoir :: Le feu
MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Lun 30 Oct - 21:37
Shallia venait de recevoir un petit message par pigeon voyageur en provenance d'un garde forestier qui œuvrait à la protection de ce lieu naturel. Le nom inscrit lui était totalement inconnu mais quoi de plus évident, elle ne pouvait connaître l'ensemble des individus de son peuple. Le message était clair, une personne rôdait autour de la crypte découverte dans une zone très rarement explorée de son territoire. Elle avait entendu le rapport de sa découverte mais n'avait jusqu'alors jamais eu le temps de s'y rendre. La femme chat était un peu lasse de son travail et de la paperasserie qui s'entassait sur son bureau.

La jeune femme avait beau être une Alpha, voire Oméga, elle restait avant tout une femme d'action. Bouger un petit peu lui ferait le plus grand bien. Elle s'apprêta donc d'une tenue faisant plus dans la praticité que dans l'extravagance. Elle quitta donc son lieu de travail, l'arbre monde comme elle aimait l'appeler pour se rendre sur place sans la moindre escorte bien évidemment. Elle était une femme du feu, impétueuse et qui aimait se sentir libre. La nouvelle dirigeante ne connaissait pas encore la forêt comme sa poche, en fonction depuis un temps bien trop court. Avouons le, elle ne se perdit pas mais fut loin de prendre le chemin le plus rapide. Elle arriva au point de rendez-vous et un moustique vint se poser sur son épaule. Elle ne le chassa pas ni ne tenta de le tuer, il devait très certainement s'agir du Morany s'occupant de la surveillance de cette partie de la forêt. Il voleta s'écartant avant de reprendre sa forme mi-animale mi-humaine.

"Alpha"

Il se prosterna devant-elle.

"Je suis honoré que vous soyez venue en personne''

"Je ne sais pas si c'est un honneur mais j'avais envie de me dégourdir les jambes tout du moins. Où est donc passé notre visiteur ?"

"Il a déjà pénétré au sein de l'édifice, j'attendais mes directives pour savoir quoi faire"

"Et bien allons y."





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Sang-Pure
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Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: aucun
Pouvoir :: Sang Pur
MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Mer 29 Nov - 21:10
    « - Dame Sang-pure, une lettre pour vous.
    - Merci. »

Assise dans le velours d’un fauteuil ancestral, je pris la lettre et me mis à la lire promptement. Gwihir, en face de moi, leva les yeux d’un document sur lequel nous travaillions, entendant mon silence.
    « - Est-ce que la légende de la chevalière et de l’Ange te dit quelque chose ?
    - Quelle époque ?
    - Quinzième siècle.
    -
    - Tiens-moi au courant.
    - Bien sûr. »

Aussitôt mon amie se leva et je ne la revis que deux jours après, dans une alcôve à peine éclairée, le dos courbé sur un promontoire, un livre antique posé dessus.
    « Je viens t’apporter du thé chaud… et une orange que je t’ai préparée. As-tu appris quelque chose ? »

Elle se redressa avec élégance mais je la sentais fatiguée et usée par cette histoire. Avait-elle dormi depuis notre dernière rencontre ? Je ne sais…
    « Cette histoire m’évoquait bel et bien quelque chose mais c’était flou et les recherches ont été peu fructueuse en un premier temps. Mais maintenant que j’ai ceci, tout est plus clair. »

Doucement, je m’approchais, entrant dans cette ambiance calfeutrée et aux odeurs vieillottes. Je posai avec délicatesse la termos et l’assiette puis pris celle vide. Je vins par-dessus son épaule pour lire.
    « - Ici, il y a son histoire… La légende… D’un cœur pur vicié par un pouvoir démoniaque perçant le poitrail d’un ange…
    - Et que cet être de dévotion fut à son tour protégé par les générations à tel point qu’il disparut. On y crut un miracle de foi de la part des descendants.
    - … Tu sais lire l’ancien Roumain ?
    - Sachant que j’ai vécu à toutes les époques et bien des années, je connais toutes les racines des langages. En mélangeant quelques acquis, rien n’est bien complexe.
    -
    - Mais quel est le lien entre elle et cette lettre ?
    - Que cet « acte » de foi n’a été qu’une téléportation de cette pièce pour chez nous, permettant à cette ancêtre de se réveiller sans accrocher les regards. Mais depuis que les Humains sont sur notre île rien n’est plus sûr.
    - T-tu es entrain de dire qu’un Mythe venant du XV°siècle peut s’éveiller à tout instant sur Yasashi Koji ?!
    - Je suis en train de chercher où se situe cette Capienne pour qu’on prévienne un reproche.
    - Elle est Capienne ?! »

Et là, je compris enfin pourquoi on venait de m’envoyer une lettre… Mon sang ne fit qu’un tour et je ne dus pas dire ce que je pensais pour que mon alliée comprenne ce que je mijotais.
    « - Ce n’est pas à l’Héritière de se salir les mains.
    - Parce que toi tu restais dans le manoir à rien faire ? »

Sourire en coin…
    « - Et puis, c’est de ma responsabilité. Elle est des nôtres. Je ne puis la laisser seule ou se faire tuer simplement par acte d’ignorance.
    - Que ça.. ? »

Ce fut à mon tour de sourire. Non, bien sûr qu’il n’y avait pas que ça. J’avais envie de sortir de ces murs, de courir, respirer, vivre ! Je ne suis pas créature de réflexion ou de soie : j’aime ressentir, user mes muscles et mes crocs, revenir à l’adrénaline et à la peur. Revenir sur ce que je suis et ce que j’ai toujours été : une chasseresse.

Le jour J, je me préparai : je m’habillais chaudement, prenant une rapière et un katana, ramenant mes cheveux en une queue de cheval, amenant une « lampe de poche » et une « radio ». Un truc où quand on parle dedans, quelqu’un nous répond. Mais ce n’est pas un téléphone… Qui permet aussi d’avoir ma position en temps réel. Car le temps n’est pas la variable la plus tangible ? Quoi qu’il advienne, et malgré mes incompréhensions, j’acceptais la peur de mes camarades et tentais de retenir toutes les informations. Un temps en ‘quatre-quatre’ plus tard (un grand carrosse sans chevaux… pourquoi ne l’appellent-ils pas simplement ‘voiture’ ?), ils me déposèrent à deux heures de ma destination. Ce fut avec délice que j’entamais cette aventure : ma tête était emplie d’impatience, délaissant entièrement mon cœur et mes soucis internes de côté. Ainsi je marchais dans les feuilles, suivant des indications assez floues. Un coup à droite... derrière le chêne, contourner le lac par la droite, deux cents mètres au sud... Plus j'avançais, moins je comprenais ce qu'ils me disaient... Je fus une pause d’une demi-heure car j’étais totalement perdue. Je vous dis pas la panique au manoir. Au bout de 5 heures de marche, je trouvai enfin !

Dévorée par les années, la bâtisse me ramenait à mes derniers souvenirs. Je suis mort il y a 500 ans dans les bras de mes enfants alors qu’ils tentaient de me sauver de la crue. La Seine avait déversé sur Paris un flot d’immondice et mon corps usé n’avait pu vaincre ce flot. À l’époque, j’étais leur père et je n’ai pas pu dire à quel point je les aimais. Et cette architecture me parlait… Je connaissais le Comte empaleur. Je lui ai même rendu un certain nombre de fois visite. Et rencontrer une personne qui était à son chevet m’émoustillait. Fébrile, j’entrais… Allumant ma ‘lampe de torche’. Du bout des doigts, je me perdais dans le dédale des âges, imprégnant mon âme de leurs couleurs et sagesses. Avec délice, je lisais les inscriptions, faisant remonter en moi de la mélancolie.

Me voilà donc dans un réfectoire alors qu’un bruit derrière moi me coupa de ma rêverie. Aussitôt, j’éteignis ma lampe et me mis en garde, empoignant la garde de ma rapière… Une flamme dansait là, seule, sans support, venant du couloir que je venais de traverser. Suis-je en train de rêver ? Est-ce un esprit vengeur ? Alors pourquoi ces bruits de pas ? Un corps que je ne vois pas ? Déjà des embûches ? Tapie dans l’ombre, j’attendais d’y voir plus clair… les muscles tendus.

    « Shallia ?! »

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Capien
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Métier :: Chevalière de l’ordre du dragon
Pouvoir :: Daemoniacus Tenebrae
MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Dim 3 Déc - 15:24
Le vent soufflait dans la forêt millénaire, faisant bruisser les branches et les feuilles pour seule mélodie que provoquait la nature. Ce qui restait du monastère semblait accuser le temps. On pouvait voir que les plantes grimpantes s’étaient plus ou moins approprié les lieux. De petits bruits de cailloux certainement se faisaient entendre dans les ruines hors d'âge ou peut-être était-ce le fantôme de moine errant passant au milieu du cloître. Cette bâtisse datait de la période sombre du Moyen Âge, les guerres de religion, la guerre, les peines et les espoirs. Elle avait tout connu vraisemblablement. Un faisceau de lumière éclairait les peintures sur les murs, depuis si longtemps oublié ici. Une certaine lourdeur imprégnait les lieux, des feuilles mortes avaient envahi l'intérieur des pièces agrémentant comme d'un tapis mordoré le sol en pierre. Les bancs semblaient hors d'âge, des restes de bols en bois et des couverts en métal rouillé semblaient être en place sur les tables vermoulues. Comme si le temps avait suspendu son vol dans ce lieu insolite.

Une porte entrebâillée semblait mener vers un couloir après le réfectoire. Une autre porte semblait mener vers le Nord à une autre pièce, sans doute, faudra-t-il éclairer les lieux pour savoir où cela mène. Sinon le couloir s'enfonçait dans les ténèbres vers l'Ouest. Le style était assez austère, sombre, même au milieu de la forêt. On ne pouvait dire que c’était un lieu très charmant. Il n'y avait sans doute pas l'entièreté du monastère téléporté, d'autant plus que la téléportation semblait s'être effectuée depuis les sous-sols. Il était fort à parier qu'il faille s'enfoncer dans les profondeurs de la terre pour y trouver ce que la légende parlait, cette fameuse chevalier et un véritable ange venu des cieux. Le couloir était décoré plus simplement, de simples lampes à huile depuis longtemps éteintes semblaient légèrement oscillées dans de petits bruits métalliques disgracieux. Une ambiance de mort semblait flotter autour des deux femmes qui venaient de se surprendre mutuellement en pareil lieu.

Alors qu'après les premières surprises, les discussions allaient sans doute naître entre les deux dirigeantes, un léger bruit de feuilles se fit entendre loin dans le couloir. C’était un petit peu comme si quelqu’un venait malencontreusement de marcher dessus. Ces feuilles mortes entassées dans la direction du sud, si sèches, faisaient alors un parfait signal de détresse. Les pas semblaient être menus et discrets, comme si l’on cherchait à se soustraire à la vigilance des imprudentes visiteuses, qui exploraient les lieux. Le monastère ressemblait davantage à une tombe qu’un lieu de prière. Dieu avait comme abandonné ce lieu maudi par la présence d'un être sombre. Ce n’était pas le genre d’endroit où on entrait par hasard, poussé par un instinct de curiosité maladive, prêt à braver les épreuves.
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Alpha admin
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MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Jeu 7 Déc - 19:36
Une voix sortit de nul part prononça le nom de Shallia. Mais qui cela pouvait-il être ?

"Qu-qu'est ce que tu fais ici ?! Je ne m'attendais pas à ça !"

Shallia identifia cette voix qui lui était familière mais sur laquelle elle n'arrivait pas à placer de visage lorsque l'héritière des Capiens sortit de sa cachette.

"Sonat... Mais que fais-tu ici ? Tu es bien loin de ton territoire"

"Méprends-toi, ici est l'antre d'une Capienne. D'où ma présence. Et toi ?"

"Et bien, je suis dans la forêt dont j'ai la charge et la présence d'une personne proche de ses dites ruines m'a été remontée."

"Je pense qu'il s'agit de moi... Je suis seule. Ai-je fait une erreur ? Je n'ai pas le droit d'être ici ?"

"Normalement, ce lieu est un sanctuaire mis sous la protection de mon peuple. Tu es une bien méchante fille d'en avoir violé l'entrée."

Le moustique pendant ce temps là tournait autour de l'héritière prêt, à la piquer au besoin. Mieux vaut ne pas trop réfléchir à toutes les maladies que ces petites choses sont capable de véhiculer.

"V-violer ?"

Le teint de la Capienne passa rapidement au rouge. Un petit sourire taquin naquit sur les lèvres de la femme chat.

"J-je ne savais pas que je devais passer par toi pour venir ici. Je dois dire que j'ai été pressée par le temps. Ce n'est pas un des tiens qui m'a envoyé cette lettre ?"

"Quelle lettre ? Je ne t'ai rien envoyé pour ma part"

"Oh ? Quelqu'un m'a prévenue de cet endroit. Je pensais que c'était un des tiens.
Avec l'aide de la Princesse, je pus avoir plus de détails et me voici. Si tu m'ordonnes de quitter tes terres, je m'exécuterai."


"Je ne vais pas te chasser ainsi. Tu es la bienvenue sur ces terres
Mais qu'est ce qui t'amène dans le temple en lui même ?"


"Que connais-tu de cette bâtisse Shallia ?"

"Strictement rien, je sais juste que les anciens Alphas le protégeait mais de quoi, aucune idée. J'ai un dossier sur ce lieu dans mon bureau mais je n'ai pas encore pris le temps de le lire."

Voila que c'était au tour de Sonat de sourire de la situation.

"Il y a une Capienne enfermée en ces murs. Un ancien pouvoir la retient dans son époque et plus le temps passe, plus ce sort risque de céder."

"Que proposes-tu du coup ? On n'enferme généralement pas les gens sans raison"

"Certainement mais... Après 600 ans, y'a prescription, non ?"

"Au besoin, nous éliminerons la menace si menace il y a."

"En effet. Veux-tu être de l'aventure ? Vu que tu n'étais là que pour ma présence..."

"Une aventure mais avec plaisir.... Ce sera bien plus exaltant que la paperasse que j'ai laissé sur mon bureau."

Sonat arborait un sourire en coin qui voulait tout dire.

"Alors allons-y...! Mais par où ? Tu as des dons pour s'avancer ?"

La femme chat fit apparaître une petite sphère enflammée et la fit se mouvoir dans les airs pour éclairer leur chemin.

"Je sais faire de la lumière."

"Alors, quel chemin ?"

"La gauche par défaut ? Il existe une légende qui dit qu'il faut toujours tourner à gauche."

La Capienne hocha de la tête. Elle ne savait pas et se contentait de suivre Shallia.

Spoiler:
 

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Capien
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Pouvoir :: Daemoniacus Tenebrae
MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Mar 12 Déc - 18:27
Dans une atmosphère lourde et lugubre, le duo de demoiselles, qui tentait d'échapper à de la paperasse, parcourut alors un couloir envahi par des plantes grimpantes. Le lézard fit de petits bruits en fuyant son territoire glissant entre les feuilles mortes provoquant de petits craquements. Les murs du couloir semblaient avoir été peints il y a longtemps. L'atmosphère humide et si ancienne avait eu raison de l'état et la chatoyance des couleurs. Les personnages saints tracés sur le mur se retrouvaient être lézardés par des fissures, et les couleurs ternes et tristes. Il était difficile de pouvoir discerner les personnages l'un de l'autre, mais on pouvait remarquer certains personnages qui portaient par exemple un parchemin d'une main et de l'autre une croix simple. Une autre peinture représentait une femme dans une sorte de robe avec un châle sur la tête avec les mains croisées sur la poitrine, ainsi qu'un mouton à ses pieds. Un autre homme encore semblait tenir un morceau de bois enflammé d'une main et de l'autre un doigt levé tel un professeur en pleine leçon. Enfin le dernier personnage visible représenté semblait dévoilé au milieu du lierre grimpant un moine dont la tonsure était clairement visible penché vers un enfant qui ne devait pas avoir plus de trois ou quatre ans. Il semblait avoir coincé sous son autre bras une branche d'un arbre avec de petites fleurs. En-dessous de chaque portrait, il y avait une inscription en latin de couleur or sombre, peu compressible pour les néophytes, surtout que le style d'écriture était gothique. Une auréole lisait derrière chaque personnage sur les représentations. À quoi servaient vraiment ces peintures ? Est-ce que c'était une sorte d'éducation, après tout, beaucoup de personnes du peuple de cette époque apprenaient à lire ou se cultivaient par ce genre de procéder?

Si le groupe poursuivait bien dans la direction de la première porte au mur opposé du couloir qu’elles venaient de quitter, elles pouvaient alors découvrir ce qu’il pouvait ressembler à une cuisine des temps anciens. Il y avait une grande cheminée, qui semblait avoir servi de nombreuses fois, tant elle était souillée de la suie de charbon ou de bois. d'ailleurs, des bûches semblaient être disposées en tas en forme de pyramide sur le côté droit. Quelques rondins de bois vermoulu semblaient être près de tomber en ruine un peu partout autour de la cheminée, comme si on avait fui les lieux par précipitation. Un chaudron était posé sur une pique dans le foyer de la cheminée, prêt à servir. De vieux ustensiles de cuisine comme des équivalents à des casseroles, des écuelles ou des fourchettes à trois piques et de grosses culières étaient disposés attachés aux murs. Le temps semblait s'être arrêté sur l'instant dans un moment de panique, et personne n'était venu pour ranger ou récupérer ce qu'il pouvait traîner Il semblait avoir de très grandes tables en bois très abîmées, capable d'accueillir au moins six cuisiniers. Il fallait bien avouer qu’il y avait apparemment des couverts pour de nombreuses personnes. Quelques placards offraient un spectacle peu ragoûtant, on pouvait deviner que des aliments avaient dû pourrir ici, il y a bien longtemps. Face à la cheminée, il y avait un four à pain, la disposition pouvait rappeler les fours à pizza actuels.

Enfin, une petite porte dans cette même pièce pouvait être ouverte avec difficulté. La porte semblait être très abîmée et à moitié effondrée. Il était nécessaire de forcer sur la porte pour la pousser ou encore le plus simple restait de casser les gonds ou la porte pour se frayer dans la pièce suivante. Elle semblait être assez petite et visiblement très fraîche. Il n’y avait aucune fenêtre vers l’extérieur, et de ce que l’on pouvait voir, cela donnait dans une sorte de cellier. Dans ce genre de pièce, il y avait entreposé de nombreuses jarres, pots fermés et des tonneaux de vin ou autres alcools. Sans doute que certains encore bien hermétiquement fermé pourraient encore délivrer le précieux nectar. Il y avait également la réserve d'assiettes et de récipients, qui ne devaient pas tenir dans la cuisine. Quelques restes de plantes pendues étaient encore visibles, on pouvait imaginer que cela devait être des oignons ou de l'ail, ainsi que quelques charcuteries aujourd'hui largement disparus par les affres du temps.
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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Mar 19 Déc - 18:51
De sa lumière téléguidée, nous nous enfoncions dans les boyaux de cette bâtisse. Incontestablement, la sagesse et le repos du lieu nous imposait un silence religieux. Où bien est-ce la peur ? Cette impression de remonter dans le temps ? De revenir à une vie qui me semble si loin et pourtant, qui est la plus proche ? De par ce fait, nous étions encore plus attentives aux bruits et aux échos. Plus d’une fois ma main s’est crispée sur ma rapière alors que je n’avais rien de visu. Il s’est avéré que la plus grande frayeur n’était qu’une goutte d’eau tombée dans une flaque de condensation. Ainsi, à mi chemin entre l’insouciance et l’angoisse, je me baladai le long de ces murs, glissant mes doigts dans les fissures et sur les peintures de l’époque.

De temps en temps mon regard se perdait dans des écrits alambiqués. Cependant le gothique ne m’arrêtait pas et je murmurai les divers noms que je décryptais. « La sainte vierge… » Marie mère de Jésus et du christianisme. Comme quoi, il y a toujours une reconnaissance de la mère même si de moindre importance que le père. Mais toute naissance nécessite des géniteurs. « Moïse… » Celui qui fendit les eaux, délivra le peuple esclave des Égyptiens, les amena à la terre promise et le père des dix commandements. Le feu rappelle le buisson ardent, l’icône mystique qui lui avait donné sa mission. La voix de Dieu. « Saint… » Mais je ne pus déchiffrer la suite : la peinture s’était écaillée à cet endroit et Shallia avançait alors que je traînais sur ces fresques. Ainsi, je n’eus pas la chance d’apercevoir le dernier. À mon grand regret.

Mais il n’y avait aucun doute : c’est bien un bâtiment religieux. Monastère ? Presbytère ? Je connais ces histoires, ces récits. Je connais les pouvoirs, les Mythes. Je connais l’imagination propre des Homo Sapiens… Aussi surprenant que cela puisse être, je laissais à mon cœur un espoir de vérité. Et puis pourquoi pas ? Et s’il y avait un Mythe au dessus de tous ? Un être qui nous maîtrise ? D’autres, pour une cause, qui se sont soudés et ont avancé vers la même destination. Que Marie était une Zéphyre, que Moïse était un Gemma au bâton enchanté, Jésus un soigneur… Tout cela pour prôner l’amour de son prochain et instaurer des règles créant une société 'égalitaire'. Dire que les Humains sont si proches de la vérité, la caresse sans vraiment la toucher… Qu’on les noie sous des préceptes dont ils font des religions et pourtant… La guerre, la famine, la peur…

Shallia me fit une remarque car j’étais trop à la traîne et je vins auprès d’elle en courant. Plus on s’enfermait, plus le froid et l’humidité étaient marquées. Je refermai ma veste doublée sur mon cou, réprimant un frisson. Quand nous ouvrîmes la porte, j’avais une main sur ma rapière et l’autre proche de la lame pour en faire jaillir mon sang. Shallia elle, envoya une flamme éclaireuse. Quand nous vîmes que tout était bon, nous visitâmes la cuisine. Bien des outils m’étaient familiers et je prenais un plaisir indéfinissable me remémorer cette époque. Je m’extasiai sur les objets, les prenant en main, expliquant en cas échéant leur fonction à la demande de l’Alpha. Là j’étais dans un milieu connu ! Loin des ‘télé’ de ‘internet’ des ‘ondes’ de l’’électricité’.

Puis la petite porte... Je tentai d’ouvrir sans grand succès. J’usai de mes maigres muscles pour mais ce fut désespéré.
    « Soit on tente de passer par là, soit on rebrousse chemin pour une autre pièce. Mais elle veut pas s'ouvrir !»

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MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Dim 7 Jan - 13:23
Shallia avançait avec sa démarche débonnaire, elle prenait un vilain plaisir à ne jamais sembler sembler sur ses gardes, pourtant, elle était prête à intervenir dans le cas ou le moindre pépin se dresserait sur leur route. Elle ne s'attardait guère sur les différentes représentations religieuses. Elle savait se qui se cachait réellement derrière tous ces subterfuges. Elle avait été apprentie déesse après tout mais elle en gardait beaucoup de mauvais souvenirs au final. Elle accéléra donc volontairement le pas, préférant ne pas faire resurgir son passé. Sonat quant-à-elle, elle semblait ralentissait le rythme visiblement intéressée.

La femme chat pensa dans sa tête : "si tu savais quels connards sont les dieux en vrai".

Elles ouvrirent une porte menant sur une autre pièce, d'un geste de la main, l'héritière envoya ses flammes en reconnaissance dans ce qui semblait-être une cuisine d'un âge révolu. Elle ne reconnut d'ailleurs pas certains des ustensiles contenus dans celle-ci, posant quelques questions à la Sang-Pur.
Une fois la pièce entièrement visitée, les deux aventurières se retrouvèrent fasse à leur premier obstacle.

Un moustique les suivait, virevoltant un petit peu partout, frôlant les murs tel un Kamikaze. Sonat lui proposait de faire demi-tour et ne pas voir ce qui se trouvait dans la pièce suivante ? Non, elle n'allait pas y consentir, elle était bien trop curieuse notre Neko. Elle se revoyait un peu plus jeune dans des parties de JDR et d'exploration de Donjon. laisse une porte non ouverte ? Sacrilège, on risquait de louper un loot important.

"Je m'occupe de la porte, ne te tracasse pas, elle ne fera pas long feu".

Shallia fixa simplement les gonds qui commencèrent à fondre d'eux même, la porte à moitié mitée s'effondrant purement et simplement à l'intérieur de la nouvelle salle. Shallia envoya a nouveau sa flammèche visiter les lieux.



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MessageSujet: Re: De sombres ruines oubliées Jeu 11 Jan - 10:14
Le lieu était empreint d'une certaine sérénité comme l'aurait été une tombe, et quelque part s'en était une ici-même. Plus les deux demoiselles s'enfonçaient dans les profondeurs de l'antique bâtisse plus il y avait un silence mortuaire et accablant. L'analyse de Sonatae au sujet des personnages bibliques représentés sur les murs était plutôt juste. Cela marquait une certaine connaissance et une aisance de ce style d'écriture ancien. Cependant Shallia semblait être affectée par ces visions, tant et si bien qu'elle ne put rester pantoise à l'instar de la capienne. Le bâtiment quoi que partiel s'enfonçait dans la forêt et avait une grande capacité d'accueil à la vue des tailles des salles de réfectoire.

Sans doute que le seul danger ici était celui que l'on voulait bien se donner, l'ambiance générale l'y faisait sans doute. Peut-être même que l'on s'attendait à s'extirper des décombres une de ces créatures mystiques dangereuses ? Si l'on avait posé la question à une personne européenne de cette époque, beaucoup en aurait dit que peu importait la manière dont on en parlait, il y avait bien une force supérieure suprême capable de tout décider. Les humains avaient oublié sans doute depuis lors le surnaturel bien persuadé de tout contrôler et de tout connaître. Beaucoup se détournaient de la lumière, et cet endroit était là pour le rappeler comme un phare dans la nuit. L'amour, la bonté, la paix, toutes ces notions que par-delà le temps parlaient à tour le monde évidemment. Bon nombre de morts et de guerres avaient été demandés par la seule raison d'une religion d'amour, mais l'erreur était humaine après tout.

Le seul danger de la première pièce semblait être les anciens ustensiles de cuisine, ce qui pour une femme pouvait représenter toute sa vie à l'époque. La capienne ne manquait pas d'offrir un large panel d'explications aux outils présents dans la pièce, et depuis longtemps oubliés. Shallia toute à son exploration décida de s'attaquer à la porte, ce qui ne fut guère une difficulté. La vieille porte aux gonds fatigués céda aisément dans un crépitement et le gémissement du métal. Si l'on était dans un de ces jeux de rôle où l'on était armée que de dés et de stylo sur une feuille de papier, sans doute que l'alpha aurait gagné quelques expériences bien méritées ! Une vague de poussière fut soulevée et parfaitement visible par la flamme d'exploration suivie du fameux moustique.

Les deux aventureuses purent pénétrer alors dans ce qui semblait être une ancienne réserve de nourriture. Les murs étaient très épais, il y faisait frais voir froid. On pouvait discerner des restes de racines pendantes accrochées à de vieilles cordes, sans doute des oignions et de l’ail. Un petit peu plus loin se trouvait plusieurs tonneaux, sûrement du vin. Il y avait ensuite des sacs de jutes contenant auparavant des céréales, des graines ou d'autres légumes du potager du monastère, mais cela faisait bien longtemps que tout cela avaient soit pourris soit tant séchés que cela aurait pu servir de munitions pour un lance pierre. Par terre, il y avait un tapis bien abimé et mité avec une légère courbure dû à de mauvais plis. Par-dessus se trouvait un coffre de bois sculpté fait pour entreposer des plats et autres assiettes précieuses. Cependant et ce malgré sa petite taille, il semblait enfoncé dans le sol au milieu, tant et si bien que l’on devinait un trou. Si les demoiselles étaient assez curieuses, elle trouverait ce qui pouvait être une cave humide d’un mètre cinquante de large et de deux mètres cinquante de profondeur. On pouvait y voir également des écritures le long du trou en latin « Diabolus foraminis » (Le trou du diable). Enfin, on pouvait deviner un petit couloir étriqué partant du trou, venant d’une petite trappe en pierre à moitié refermé. On ne devait pouvoir y aller qu’allonger sans trop savoir où cela pouvait bien mener.
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De sombres ruines oubliées

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