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Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé}

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Maire Sexire
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Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
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MessageSujet: Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé} Sam 1 Aoû - 15:41
Pipo insista malgré tout pour rester avec son nouvel ami Sherlock fraîchement découvert. Lui, fumait littéralement de rage et se contenait pour ne pas faire un meurtre. Le petit homme ouvrit la porte de verre menant vers le hall de l’immeuble vieillot. Le plus grand regardait son nouvel environnement d’un œil critique et discret. Après quelques volées de marche, ils vinrent au premier étage et le résident balança les clefs au voyageur :
    « Après tout, c’est chez toi nan ? J’te laisse l’immense plaisir de découvrir en premier ta tanière. »

Plus exaspéré qu’inquiet, M. Rechel rattrapa de sa main libre les clefs et fit tourner le cylindre. Le petit gros se précipita pour lire sur le visage anguleux la surprise et la frustration.
    « - Tu ne m’avais jamais dit que tu savais lire…
    - Deux énormes fenêtres, une cheminée, des fauteuils et un canapé, une ambiance assez rétro…
    -
    - J’ai bien utilisé ton argent hein, Sherlock ?
    - »

En effet, cela pourrait être une copie exacte du 221B Baker Street avec le peu d’informations que Sir Conan Doyle avait bien voulu laisser. Bien sûr, il n’était plus question de servante, de maîtresse de maison ni encore de fiacre mais la pièce respirait le vieux, le sage… Il s’y croyait réellement jusqu'à ce qu’il vit la télé et la chaîne Hifi. Un rictus pincé obscurcissait ses traits. C’est à ce moment là que le coquin partit laissant le pauvre homme seul avec son amertume. Harassé avant même d’avoir passé le pas de la porte, il se força à prendre ça du bon côté : au moins cela devait être fonctionnel.

Il visita les différentes pièces, fit une liste des derniers détails manquants, balança sa mallette sur le lit et défit sa valise. Il n’y avait quasiment que des vêtements, quelques documents, un ordinateur portable et un objet rectangulaire protégé d’un linceul. Avec une infinie délicatesse, il retira l’objet de sa valise et caressa doucement le tissu. Le geste était empreint d’amour mais aussi de tristesse. Ainsi, Sherlock le déposa doucement sur le lit et continua à ranger ses affaires. Puis le violoniste se lança dans la chasse aux imperfections de sa nouvelle demeure : toqua à toutes les planches du parquet ainsi qu’à tous les carreaux, inspecta les différents meubles jusqu’à leurs faces cachées, retira les coussins de ses fauteuils, regarda dans sa cheminée, tâtonna sa télé, retourna le miroir, et tous les rangements de la cuisine. Méticuleux, il faisait cela avec rigueur et vitesse. En seulement trente minutes, il avait tout inspecté dans les moindres détails : il n’avait pas trouvé de micros, de caméras ou d’autres moyens d’espionnage. Connaissant Pipo, il fallait tout de même se méfier. Un véritable sourire fendit enfin ses traits : le voilà rassuré et heureux : malgré l’apparence un peu vétuste de sa bulle, il s’en accommodera.

Le guindé mit toutes les horloges à l’heure, de sorte à ce qu’elles sonnent en même temps, ajouta ses documents aux étagères, mit les livres par auteur et ordre alphabétique, testa ses fauteuils, ajusta le miroir tableau, testa son canapé, alluma la télévision et comprit son fonctionnement, s’affala dans un fauteuil, heureux comme un pape, et chercha où était la réserve de bois. Sans attendre d’avoir froid, il fit flamber plus rapidement qu’il n’en faut pour le dire, un magnifique feu qu’il contemplait dès qu’il entrait dans la pièce.
    « La télé ne servira pas beaucoup. » Dit-il résigné après s’être posé près du feu.

Malgré tout, il se devait de partir visiter la ville. Un petit tour dans le quartier lui mettra les pendules à l’heure. Magasins quelconques, restaurants banals, parcs verdoyants, services h24, il en profita pour s’acheter son dîner : Kebab frites. Il ramena tout cela chez lui et le mangea avec autant de propreté que ce plat en laisse la possibilité. Vers une heure du matin, il ferma son livre, éteignit sa cigarette et se coucha tranquillement. Il en avait profité pour tester l’isolation sonore et en conclut que ces murs étaient peu efficaces. Il savait qu’il aurait quelques soucis avec ses voisins. Qu’importe.

Il eut un matin, il eut un soir, premier jour.

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Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé} Mer 26 Aoû - 13:08
J’ai mal, je viens de tomber après avoir couru après un chien. Je crie, je pleure, je saigne, je cherche les bras rassurants de ma maman. Heureusement, elle est juste là, je m’accroche à elle pour qu’elle me porte et fasse un bisou sur mon bobo.
    « Mais qu’est ce qu’il t’arrive ?
    - Je… je suis tombé… Regarde, je saigne beaucoup beaucoup !
    - Il ne faut pas pleurer, non, tu n’as pas le droit de pleurer. Tu es garçon fort, tu dois toujours le rester.
    - Mais j’ai maleuuuuuh !
    - J’ai dit non ! Tu ne dois jamais pleurer. Je ne te ferai pas de bisous si tu n’arrêtes pas de pleurer.
    - Maman ! S’il te plaît ! Huuhuuuu…»

Ma technique porte très souvent ses fruits : ne pas crier, juste pleurer devant elle, au bout d’un moment elle craque. Et voilà, elle s’accroupit devant moi, passe une main douce dans mes cheveux bouclés. Ma maman est si belle… Ses longs cheveux noirs qu’elle rassemble en chignon strict lui donnent un air sévère mais je vois dans ses immenses yeux bleus l’amour. Elle est si belle ma maman… Je commence à oublier mon écorchure quand soudain…
    « Comment oses-tu mettre en péril notre plan ?! »

Une main crochue agrippe violemment celle de ma maman, la retire sèchement et soudainement :

CLAC !

La douleur physique vient après mon sentiment d’incompréhension. Pourquoi… ? Aïe, j’ai mal… Je pleure.
    « - AAAhhhhhhhAAHhhhhh ! Huuuhhuuuuuu….
    - Je t’ai déjà dit que tu ne devais pas le câliner ! À quoi veux-tu qu’il ressemble quand il sera un homme ?! Ne comprends-tu pas la portée de notre projet ?!
    - Mais ce n’est qu’un bambin ! Regarde-le… !
    - Justement, on commence ces choses tôt… Et toi arrête de brailler. Tu es un mâle, un homme, ils ne pleurent jamais et encore moins pour une baffe méritée. Si t’en veux pas une seconde, t’as intérêt à tout de suite arrêter. »

La voix grave du monsieur me fait très peur. N’osant pas continuer de peur qu’il me refasse mal, je ravale mes larmes avec toute la force que j’ai du haut de mes 3 ans. Je baisse les yeux, sèche mes larmes du revers de ma manche et reste planté là. Je sens la chaleur de sa rage et le contact de sa main sur ma joue rouge.
    « - Mon petit. Comprends-nous. L’homme que tu dois devenir ne sait pas pleurer. C’est pour ton bien. Et attention, je t’ai entendu tutoyer ta mère. Tu dois la vouvoyer et dire « mère ». Je te l’ai déjà dit souvent, pourquoi ne m’obéis tu pas ?
    - Ça sort tout seul de ma bouche…
    - Tu veux que je t’en remette une pour que tu y repenses la prochaine fois ?
    - No, sir. »

------------♫------------

Le réveil fut un peu plus violent que d’habitude. Sherlock se releva comme s’il avait été piqué, transpirant… Il porta sa main tremblante sur son front. D’un revers de main, il retira le reste de sueur et sortit de son lit en embarquant la couette. D’un regard transversal, il put lire l’heure de son réveil : 4 : 36. Pour une première nuit, cela promet. Bon, en effet, notre héros n’a pas besoin de beaucoup de sommeil mais tout de même… De là à déjà faire des cauchemars. Silencieusement, il pesta contre Pipo et la mauvaise idée qu’il avait eut de le replonger dans ses démons.

Seule solution pour détendre notre héro, c’est de faire un peu chier les voisins. Un sourire aux lèvres, il prit son cher et tendre Stradivarius et se mit à jouer… À 4h 39 du matin.

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MessageSujet: Re: Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé} Mer 9 Sep - 20:53
Ses doigts parcourraient le manche du violon avec délicatesse et finesse. Aucuns mouvements superflus, juste la chorégraphie simple de la musique qui opérait. Il était assis dans son canapé, devant un feu ravivé, la couverture autour de ses hanches. Il fermait les yeux laissant les notes ralentir son cœur et oublier ses soucis nocturnes. Les accords étaient doux, harmonieux mais terriblement tristes et lancinants, comme son ressenti. Sherlock faisait pleurer son violon : déchirant le silence en rendant la nuit douloureuse... Quoi de plus beau ? Il n’y a rien de plus beau que la tristesse contenue, maîtrisée mais qui n’empêche pas de sentir les cicatrices de son cœur. Cette tristesse qui fait pourtant tant de bien quand on en échappe. Il rouvrit les yeux en achevant son mouvement. Le violoniste resta là, regardant le feu crépiter devant lui, silencieux. Il ne bougeait pas, ne faisait rien si ce n’est respirer. Cependant, un craquement le fit tiquer : il lança un regard derrière lui en direction de la porte. La colère s’estompa sur ses traits anguleux mais doux. Tout en fronçant les sourcils, il chercha son peignoir pourpre, s’en vêtit et ouvrit la porte.
    « - Oh ! C’est que…
    - Bonsoir, que voulez-vous ?
    - Heu… À vrai dire, c’était pour… »

Une vieille femme était sur son palier. Elle-même vêtue d’une chemise de nuit et d’une doudoune, elle regardait d’un œil très étonné le grand Sexire qui se présentait devant elle. Est-elle toujours entrain de rêver ? D’ailleurs, elle lava ses lunettes dans le tissu de son pyjama. Sa voix était fluette et un peu enrouée par la gêne…
    « - C'est-à-dire Monsieur, jouer du violon, aussi beau soit-il hein ? à 5h du matin, ce n’est pas la meilleure chose pour vous faire aimer du voisinage… Bon, je suis retraitée mais…
    - Donc vous avez tout le temps de dormir pendant la journée, n’est ce pas ? Profitez donc et laissez les braves gens vivre.
    - Voyons jeune homme ! Cela se sent que vous êtes nouveau ici. La femme au dessus de vous doit être plus jeune que vous et se lève tous les matins sans relâche. Le couple d'en dessous s’occupe de leurs petits enfants et je ne vous parle pas de ceux qui sont des dommages collatéraux !
    - Faites moi cet honneur…
    - Ah ! L’étage du dessus a…
    - ... Dans le sens où vous le taisez. Je n’ai pas envie de me faire réprimander à chaque fois que j’ai un concerto le lendemain. Vous me verrez partir tôt ce matin pour ne revenir que tard. Quand pensez-vous que je puisse m'entraîner sinon la nuit ? »

Paroles paroles paroles…♪ Tu parles ! S'entraîner ? Avoir un concerto ? Ce type est un arracheur de dents… Mais la douce vieille le crut, aussi surprenant que cela puisse paraître. Peut-être l’hypnose du corps séduisant en face d’elle ? Naïveté ? Allons bon…
    « Ah, si c’en est ainsi… Ok. Allez vous coucher M.Rechel, ce stress est mauvais pour vous. Ce n’est pas en dernière minute que vous trouverez de quoi pimenter vos mesures. On dirait un mauvais élève qui révise juste avant la cloche. Allez hop ! Au lit ! »

Et la dame se retourna pour s’engouffrer dans l’appartement juxtaposé. L’étonnement se lut sur le visage du jeune homme. Il avait sur la langue « oui maîtresse ». Avec un sourire énigmatique, il rentra dans le sien, récupéra la couette qui traînait dans le salon et se recoucha. Il se promettait de faire des recherches sur sa voisine. Au moins elle n’a pas la langue dans sa poche et… il aimait ça.

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MessageSujet: Re: Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé} Jeu 29 Oct - 23:57
Dormir, quelle belle chose. C’est la plus reposante façon de passer le temps, la meilleure action contre la dépression ou encore, la plus chaleureuse façon d’oublier. C’est quelque chose de tellement naturel et qui fait un bien fou. Oui, le sommeil… mais pas forcément les rêves qui y sont associés. Heureusement pour lui, il ne fut plus réveillé par son passé et donc, profita largement de son temps de charge. Ainsi, il venait d’offrir la preuve la plus formelle à sa voisine qu’il lui avait menti. Il n’allait cependant pas mettre un réveil ! Donc, quand celui-ci se reconnecta vers les 15h, il se dirigea d’un pas pataud vers sa cuisine. Se rappelant qu’il n’avait pas encore fait les courses, il retourna dans sa chambre et prit son nécessaire de sport. Il avait besoin de se décrasser de l’avion, de cet appartement, de cette nuit.

L’anglais banda ses mains avec la dextérité qu’on lui connaissait, comme pour les boxeurs… dont il fait partie ! Oui, boxe française : poings et pieds. Son accoutrement est d’habitude bien plus noble mais pour faire du sport, il n’y a rien de mieux qu’un jogging, un marcel et un gilet quelconque. Vu la chaleur que nous offre cet été, il refusa l’idée de mettre son sweat. Il troqua ses souliers contre des baskets de running, vissa son casque sur ses oreilles et partit visiter encore plus cette ville en détail. Ruelles, artères, boulevards, places, magasins, partout où il passait, il tentait de trouver un point d’ancrage pour s’y repérer. La chaleur était écrasante et même lui qui aimait ça, il en souffrait. De guerre lasse, il laissa ses pas le mener dans la grande forêt de Sylpholios. Une fois bien enfoncé, il cessa de courir.

Entre deux souffles, Sherlock chercha un arbre assez robuste et, d’un geste fluide, commença traction, avant, arrière, abdo bas, retomba sur le plancher des vaches et enchaîna sur différentes pompes : normales, claquées, sur les poings, élargies, sur les doigts, sur une main, gainage… De la musculation pure et dure pour son corps de Sexire qu’il se devait tout de même d’entretenir. Même s’il ne prendra pas un seul gramme de gras, il accumulait de la force et de l’endurance. Certes c’est pas très utile à un violoniste… mais allez savoir, peut-être qu’il en aura besoin un jour. Sans faire attention à la douleur de ses muscles, il continuait à un rythme effréné, exacerbé par la musique rapide qu’il écoutait. Heureusement que la forêt avait une canopée robuste, sinon il n’aurait pas tenu longtemps avec cette chaleur. Sans eau qui plus est. Après être resté deux heures sur place à faire ses différentes séries, il se remit en route. Il fit une halte pour s’abreuver à un lac clair et se mouiller la tête. Sans plus traîner, il rentra aussi rapidement qu’il put chez lui : 221B. Ainsi, il tentera une fois par semaine de faire sa musculation.

Arrivé chez lui, transpirant, il claqua la porte tout en retirant son haut et balançant ses chaussures à travers la pièce. L’Anglais rentra de suite dans la salle de bain et alluma l’eau de telle sorte à ce qu’elle soit brûlante. Il attendait que le miroir devienne opaque à cause de la condensation et de la chaleur : signe de bonne température. Sherlock se délecta alors de sa douche bien méritée.

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MessageSujet: Re: Premiers jours sur cette nouvelle île. [solo] {Terminé} Mar 10 Nov - 0:12
L’eau chaude qui s’écoulait sur son corps était délicieuse, malgré le temps qui incitait à la fraîcheur. Il pouvait rester des heures sous ce jet d’eau assez puissant pour masser ses épaules endolories, sentir l’air 'frais' sortir de son nez, avoir presque du mal à respirer à cause de la chaleur et de l’humidité, sentir ce plaisir sur son corps entier. Une fois réellement détendu, il arrêta le flux, se savonna, se rinça très sommairement et sortit en se passant une serviette sur les hanches. D’une autre serviette, il séchait son buste, ses bras et négligemment ses cheveux bouclés. En rentrant dans sa chambre, il capta son propre regard dans le miroir corps entier de son armoire. Sherlock s’avança et se regarda avec attention. Il passa une main sur sa mâchoire, sa joue puis vint sur ses lèvres minces mais dessinées et alla sur l’autre joue. Ses sourcils un peu épars formaient un arc toujours sévère mais fin, ses yeux étaient doux mais glacés, teintés de vérité et d’intelligence mais aussi beaucoup de tristesse quand on savait les déchiffrer. Ses cheveux abandonnaient des gouttes à intervalle régulier, bouclant, s’arrangeant par eux-mêmes.

Il dézooma et regarda son cou fort, zone qu’il apprécie particulièrement chez la gente féminine, puis descendit : ses clavicules, ses pectoraux, son ventre, ses bras… le tout dans un parfait équilibre entre l’esthétique et la puissance. Finalement, sur le chemin du bonheur, se dessinait l’insigne de sa race : un cœur. On pourrait croire que ça fait terriblement 'gay', mais le sien était dessiné de façon tribale, piquant, plus agressif, révélant ce qu’il est au plus profond de lui : un cœur auquel il ne faut pas se frotter. Son regard se posa alors sur l’endroit le plus délicat qu’il avait : ses mains. Fines, grandes, souples, elles sont la matérialisation de ses sentiments. Ses yeux, il savait en modifier l’éclat, ses paroles, il pouvait les garder pour lui et les trier mais par ses mains… il n’arrivait jamais à faire ressortir autre chose que ses émotions les plus refoulées. L’Anglais ramena sa main droite à la hauteur de ses yeux, observant tantôt sa paume, tantôt le dos, et ainsi de suite jusqu’à ce que… celle-ci devint de couleur noire. Le violoniste fronça les sourcils, toujours stupéfait par l’effet de son pouvoir. Il toucha son torse et la couleur se propagea, rendant toute sa peau de couleur ébène. Il toucha ses lèvres qui se gonflèrent et remarqua que son corps changeait de forme au rythme de ses pensées. D’un mouvement sec il redevint lui-même : il aime la théâtralisation. Ses yeux bleus regardaient avec intérêt ses cheveux bruns cuivrés tandis que son imagination dessina ses traits : blond court, noir raide, brun bouclé… Et au même rythme, ses yeux se nuançaient de toutes les couleurs. Tout en passant une main dans sa crinière redevenue normale, il regarda ses pieds. Et puis pourquoi pas ?

Il ferma les yeux et se concentra. En rouvrant les yeux, il avait gagné une dizaine de centimètres. Un sourire malicieux éclairait ses traits et en refaisant la même action, il se découvrit rapetissé d’une soixantaine de centimètres. Bon Dieu ! C’est ainsi que les femmes voient le monde ?! Bon, peut-être pas à ce point. Reprenant sa taille normale, une idée avait germé dans son esprit tordu. À nouveau, il ferma les yeux et se concentra… Lordose lombaire, peau plus douce, traits plus harmonieux, hanches plus larges, jambes plus galbées… En ouvrant les yeux, il eut en face de lui un reflet tout à fait extraordinaire. Ne le croyant pas, il toucha sa joue et se força à le concevoir. Il, ou plutôt, elle était devenue une magnifique Sexire. Dans ses traits, elle avait tout d'une jumelle, les mêmes yeux, les mêmes fossettes, mais de longs cheveux bouclés et sauvages aux reflets cuivrés, des lèvres plus gourmandes, un cou délicat, un ventre plat et des hanches merveilleusement dessinées. Mais elle bloqua sur les seins : pas trop gros, pas trop peu, juste ce qu’il fallait pour élancer sa silhouette fine. La chimère toucha son sein de manière pragmatique, comme lors d’un examen clinique. Très vite il cessa… Non, elle cessa… Arrrggg ! Je sais pas comment appeler cette chose ! En tout cas, c’te truc était fasciné, il regardait partout, même sous sa serviette. Vous allez penser qu’il/elle est un(e) pervers(e) né(e) mais non, ses attitudes avaient tout de la rigueur scientifique, il examinait, regardait, sentait…

Au final, l’ombre sourit et piocha de quoi s’habiller. Que l'aventure commence...!

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