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La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé}

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Maire Sexire
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MessageSujet: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Sam 10 Oct - 0:16
Sherlock avala amèrement son verre d’une seule traite : à se prix là, on le savoure. Il passa au comptoir pour payer et partit aux côtés de l’exhibitionniste. Le drôle de couple se baladait dans les rues de Luxire, se faisant reluquer et levant les murmures sur leur passage. Sherlock le sentait bien mais s’en contre fichait. Bah, c’est assez vrai que Lauraline et sa tenue ne laissait pas de marbre les gens des rues, surtout dans ce quartier. Surtout qu’à côté d’elle, l’homme était entièrement vêtu, il lui manquait plus que les gants pour avoir le gros lot. Mais l’après-midi était clément et calme. Il aurait pu sans difficulté retirer son attirail. Ses pas étaient longs et souples, il veillait de temps en temps à ce que la Sexire le suivait. Si elle parlait, il ne fit pas attention. Le quartier des Sexires n’est pas loin de celui des Humains, ainsi, en 10 minutes (rythme de marche Sherlockesque), ils arrivèrent à 221B, rue des luthiers.

Le duo passa devant l’immeuble en brique rouge, dans un endroit du quartier assez pauvre en circulation puis entrèrent dedans, en passant la lourde porte vitrée. En quelques gestes efficaces, l’anglais ouvrit la porte de ses clefs, proposa à Lauraline d’entrer dans le bâtiment, les femmes d’abord c’est bien connu, et il lui montra le chemin à travers les escaliers pour arriver devant sa porte. Rebelote, il lui ouvrit la porte et la lui tient le temps qu’elle entre dans son espace personnel. Et là, on peut voir à quel point Sherlock peut être [dérangé] absorbé par son travail : des papiers partout, des bibelots en vrac, des livres ouverts et surtout, une télé dont on ne voit plus l’écran tellement il y a de post-it. Si elle s’avançait, elle pourrait voir le champ de bataille qu’était sa cuisine : entre les couverts sales, les feuilles restantes, le café froid qui traine… Bref, un appartement de vieux garçon, à l’opposé de ce qu’il démontre être… Il retira avec élégance son manteau et son écharpe, les pendant à son porte manteau, puis il amassa quelques feuilles par terre pour offrir un accès décent aux fauteuils.
    « Le ménage n’a jamais été mon fort. Explicitement en temps de crise. Je vous en prie, installez-vous.»

Et par crise, il voulait dire enquête. Sur l’énorme miroir qui surplombe la cheminée, se tenait une carte avec des pastilles de couleur, des traits et autres graffitis. Il posa les documents sur la table du salon en entrant dans le vif du sujet.
    « Si je puis résumer la situation, vous êtes venue ici il y a peu. Votre mère vous a reniée, vous ne connaissez pas votre père et vous souffrez d’une libido à toute épreuve. Dès que vous croisez le regard lubrique de quelqu’un sur votre corps parfait, quelque chose gronde en vous, et vous prenez un plaisir formidable à lui prouver qu’il n’avait pas tord de finir entre vos mains. Vous avez cette marque depuis votre naissance sans jamais en avoir vu avant et dont vous ne connaissez pas l’origine. Et certaines situations vous font plus vite perdre la tête que d’autres… Sans parler des hallucinations fantasques dont vous souffrez de temps en temps. »

Mr. Rechel posa son bassin contre la table, ouvrit la fenêtre à côté de lui, croisa les jambes et se permit d’allumer une cigarette. En soufflant sa première bouffée vers la fenêtre il lui sourit :
    « Ai-je tort ? »

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Gemma
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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Dim 11 Oct - 17:25
Lauraline suivait Sherlock assez facilement. Elle avait complétement oublié de se rhabiller en partant du bar. Bien que les passants la regardaient bizarrement à son passage, elle ne s’en rendait pas compte, complétement prise dans ses pensées. Elle se posait énormément de questions, avait-elle raison de la suivre ? Qu’allait-il se passer ? Allait-elle avoir les mêmes soucis qu’avec Ifaël ? Que voulait dire cette fameuse marque sur le nombril ? Elle espérait vraiment qu’elle pouvait faire confiance à cet homme et que cela ne lui porterait pas préjudice. Elle voulait surtout savoir ce que représentait ce cœur. Elle « pria » pour que ce ne soit pas la marque d’une quelconque secte ou autre groupe encore plus horrible. La jeune femme ne fut pas très bavarde durant le trajet, elle demanda juste une ou deux fois si c’était loin mais comme elle ne reçut pas de réponse, elle n’insista pas.

Les deux sexires arrivèrent rapidement à la maison de Sherlock et en gentleman, il lui ouvra et tenu la porte. Après avoir monté des escaliers, la «cérémonie» fut rejouée et Lauraline entra dans l’appartement. La saleté de la cuisine la fit sourire, elle se dit que son interlocuteur devient vivre seul ou en tout cas, pas avec une femme. Sherlock quitta enfin son manteau ainsi que son écharpe et fit en sorte qu’on puisse atteindre les fauteuils. Il s’excuse pour le bordel, expliquant que le ménage n’était pas sa priorité lors des crises. La sexire se demanda bien de quelle genre de problèmes il voulait parler mais garda ses questions pour elle. Il lui proposa de se mettre à l’aise et elle ne se fit pas priée. Elle s’assit alors dans un des fauteuils, ils étaient très confortables. Lauraline remarqua les différentes «zones d’enquêtes», elle savait ce que c’était car elle avait déjà lu des livres sur cette méthode très utilisé pour regrouper plusieurs informations. Elle sourit quand elle constata, que ce qu’elle avait d’abord pris pour un simple support, était en fait une télévision. Sherlock posa un tas de feuille sur la table du salon et entra dans le vif du sujet. Il s’assit ensuite sur ce même meuble, ouvrit la fenêtre et alluma une cigarette.
    « Ai-je tort ? »
    «De fumer ces saloperies ? Absolument, c’est juste complètement stupide et suicidaire.»

Les premiers mots de la jeune femme étaient secs et autoritaires, mais lorsqu’elle continua sa tirade, elle semblait beaucoup moins confiante.
    «Je ne sais pas trop si ma libido est à toute épreuve mais ce serait vous mentir si je vous disais qu’elle ne m’avait jamais posé problème. J’aime effectivement que les gens me regardent même si parfois leurs regards peuvent être un peu dérageant, je ne suis pas un animal de foire. Je ne savais pas que j’avais un « corps parfait ».»

Cette dernière phrase avait un ton très ironique, Lauraline savait que son corps avait un effet sur les hommes et les femmes mais ne le considérait pas du tout comme parfait, comme quoi on n’est jamais satisfait. Elle continua son discours avec un ton qui montrait un semblant d’inquiétude à l’idée de ne pas savoir un élément important de sa vie.
    «Effectivement, je ne sais pas pourquoi j’ai ce cœur qui serti mon nombril. Par contre, je ne vois pas trop de quoi vous parlez lorsque vous évoquez des situations où je perdrais la tête, de même pour les visions.»
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mar 13 Oct - 16:02
Sherlock leva les yeux au ciel, amusé par la réponse glaciale de la Sexire. La cigarette lui avait été appris dès le plus jeune âge, et, quand il était jeune, c’était monnaie courante. N’oubliez pas qu’il est du début du XX°s… Ses, enfin, sa mère voulait aussi lui apprendre autre chose, mais il a réussit à s’en sortir, non sans difficulté. Et puis, avec son pouvoir des cellules, les cancers et les maladies ne lui font pas vraiment peur, en plus à sa capacité d’être potentiellement immortel de par sa race. La cigarette n’est là que pour le détendre… et par habitude. Bref, la jeune femme répondit bien à la tirade, ça aurait pu réellement être pire… ! Reprenant une bouffée, il continua :
    « Vous ne le savez alors pas encore. »

L’anglais ménageait le suspens, il adorait avoir le pouvoir de cette façon. Prenant une dernière bouffée, il éteignit sa cigarette encore jeune, la laissa dans le cendrier et se releva :
    « - Je voudrais me faire un café ou un thé, puis-je vous servir un verre ?
    - Je prendrai volontiers un express, si cela ne vous dérange pas. » Dit-elle après un bref instant.

Alors que le trentenaire avait poliment demandé à la jeune femme si elle voulait un café, celle-ci répondit avec plus de menace que de gentillesse. En effet, elle appuya ses derniers mots. Interloqué, le Sexire mit ça sur la frustration de ne pas avoir ses réponses et sur l’odeur du tabac qui, malgré ses tentatives, imprégnait tout de même la pièce. Après quelques bruits de vaisselle, la machine qui se mit en marche et la préparation du plateau, il revint dans le salon en déposant le plateau sur les tables gigognes entre les deux fauteuils. Il y avait du lait, du sucre et un mug pour lui, une petite tasse pour elle. Sa boisson était déjà tout faite, il avait rajouté son lait et son sucre dans la cuisine, ainsi, il put profiter de suite de son breuvage.

Le liquide qui passait en son corps réveilla les instincts les plus primaires de notre sujet : son ventre réclamait un repas digne de ce nom et non pas les cochonneries qu’il s’enfournait trop aléatoirement encore. Amusé, il réfléchissait à quand remontait son dernier repas : il y a quatre jours lui semble t-il. Posant son café sur le plateau, il chercha dans sa poche son portable :
    « Malgré l’heure tardive, je n’ai pas pu profiter d’un déjeuné. Dois-je commander quelque chose pour vous aussi ? »

La brunette opina du chef et Sherlock lui donna une brochure chinoise alors qu’il appelait déjà le restaurant. D’une façon ou d’une autre, il comprit que la jeune femme voulait un poulet gingembre/citron et lui se commanda un bœuf citronnelle. Enfin, il se posa dans son fauteuil, si limé, si vieux mais tellement confortable. Il balança de but en blanc :
    « Est-ce que le mot Sexire vous est familier ? »

Le violoniste posa son regard froid sur l’ignorante.

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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mer 14 Oct - 15:36
Lauraline commençait à trouver plus qu’exaspérant la manière donc avait Sherlock te faire tirer en longueur cette discussion et sa manière de la prendre de haut. Oui, il savait quelque chose sur elle-même qu’elle ne connaissait pas, mais est-ce une raison pour se la jouer ? Certainement pas !!! Elle lui fut cependant reconnaissante lorsqu’il arriva avec une petite tasse de café, elle en avait besoin. Elle but alors une petite gorgée du breuvage, sans ajouter de sucre ou de lait, préférant sauvegarder l’amertume de la boisson. L’homme buvait également tranquillement son café, laissant filler encore de longue minutes. Pour finir, il chercha quelque chose dans sa poche et sortir un téléphone portable. Il lui demanda si elle voulait manger quelque chose.
    «Oh vous n’avez rien mangé depuis hier ? Je ne sais pas comment vous faites, personnellement j’ai bien diné ce midi et je meurs de faim. Vous allez prendre quoi pour le souper ?»

Sherlock lui tendit la carte d’un restaurent chinois ce qui fait saliver la sexire, elle appréciait beaucoup la cuisine extra-européenne. Elle trouva rapidement son bonheur, du poulet gingembre/citron et du riz cantonais. Elle ne se l’était jamais expliquée mais elle se sentait toujours mieux après avoir mangé un met contenant cette plante. Juste après avoir commandé, son vis-à-vis se posa dans le fauteuil d’en face et lui demanda si elle connaissait le terme « sexire ».
    «C’est le nom de votre groupe libertin peut-être ?»

La jeune femme avait répondu un peu au tac-o-tac sans méchanceté cette fois et elle rit de sa tentative d’humour. Elle s’arrêta assez vite devant le regard froid que lui jeta Sherlock et c’est un peu gênée qu’elle dit :
    «Non, je m’excuse mais je n’ai jamais entendu parler de ce terme, que ce soit dans la vie de tous les jours, dans la presse ou dans mes multiples lectures. C’est.. c’est important ?»

On pouvait alors lire dans son regard toute l’envie d’en savoir plus et un soupçon de « si tu me fais encore glander des heures, je t’en fou une là où ça fait mal ».
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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Jeu 15 Oct - 17:07
Ne comprenant pas tout à ce qu’elle disait, [c’est quoi cette histoire de diner et de souper alors qu’ils viennent de passer midi ?!], il s’exécuta en silence. Sans doute ses origines helvétiques… et puis bon, lui est bien britannique, il doit bien aussi avoir des expressions parfois bordeline. Bref, passons. Les réponses de la jeune femme amusèrent notre énergumène. Si seulement elle savait. Resserrant son emprise sur son mug, il perdit son regard dans la cheminée située en face de lui :
    « Les Sexires, sont une certaine forme d’Humain, génétiquement différents mais compatibles à la reproduction. Ils ont tout à voir avec les Humains sauf qu’ils ont besoin de rapport sexuel pour garder leur jeunesse éternelle, leur beauté et leur vigueur. Un peu comme les succubes ou les incubes dont les moyenâgeux se sont inspirés. »

Il bût encore une gorgée de son café. Il les aimait brûlant, fumant, pour réchauffer son corps éternellement en quête de chaleur. Il doit tenir un peu des Esertaris…
    « Les Sexires n’ont pas de particularités très visibles si ce n’est que leur corps correspond toujours aux canons de la beauté contemporaine à leur vie. Ils peuvent vivre aussi longtemps qu’ils souhaitent tant qu’ils se nourrissent suffisamment. Même si le coït est le meilleur moyen de se régénérer, ils peuvent survivre en se contentant d’érotisme ou de flirt. Pour couronner le tout, chaque Sexire a un élément qui déclenche sa libido déjà exacerbée, cela peut être une couleur, une personne précise en passant par des objets divers et variés, voire des émotions. Et comme tous les Mythes, ils sont souvent glorifiés d’un pouvoir n’ayant pas toujours un lien familial. »

Sherlock se leva avec souplesse et continua alors qu’il se rendait dans son bureau, augmentant son volume sonore au fur et à mesure qu’il la distançait :
    « En fouillant un peu dans les archives et dans les secrets de l’humanité, vous pourriez sans doute déjà avoir entendu le mot Kimatsu. Une espèce de guerre légendaire entre les Humains, les Védins et le reste de l’humanité. Un petit conte pour les enfants ou une fable pour les historiens. »

Il était revenu avec un livre assez épais, poussiéreux et jaunit par le temps. La reliure était en cuir, limée à beaucoup d’endroit. Dedans, de l’ancien français mélangé aux notes anglaise de la main de notre sujet. Son écriture était à son image, belle en apparence mais illisible.

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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Lun 19 Oct - 20:18
Lauraline écoutait son vis-à-vis avec attention, il existait apparemment des humains qui se nourrissaient d’actes sexués et à la libido exacerbée. Elle se demanda un instant si elle pouvait en être une, sinon pourquoi il en parlerait, mais elle rejeta rapidement cette hypothèse lorsqu’il parla de canons de beautés. La jeune femme ne se trouvait pas moche mais de là à se considérer comme parfaite, c’était un pas qu’elle ne pouvait pas franchir. Elle trouvait que sa poitrine pourrait être juste un peu plus ronde et plus grande. De plus, elle n’avait jamais découvert un quelconque élément récurant lors des fois où elle avait voulu passer à l’acte. Une petite voix lui rappela ce qu’il s’était passé avec Lineth mais elle l’ignora complètement, elle était humaine à point c’est tout. L’information capitale pour Lauraline fut d’apprendre qu’apparemment les mythes n’étaient pas une seule race à part mais des différentes groupes raciaux regroupés sous la même appellation et que les sexires en faisant donc partit. Sherlock parla de magie juste avant de se lever et la jeune femme se demanda quel genre de pouvoir elle aurait aimé manipuler. Un pouvoir en rapport avec le temps peut être. Il parla ensuite d’une guerre légendaire impliquant les Mythes contre les Humains et les Védins, la fameuse Kimatsu.
    «Oui, j’ai lu un livre sur cette fameuse guerre mais c’est la seule source que j’ai trouvé donc je l’avais classé dans la case roman ou fable. Mais d’après vous, les mythes existaient vraiment et ils se différenciaient en différentes sous-espèces. C’est cohérant, j’ai bien croisé un horrible védin dernièrement, je ne pense pas que l’humanité ai créé ses « horreurs » pour jouer au golf.»

Sherlock revient avec un livre assez épais, il semblait ancien car ses pages étaient jaunis. Elle essaya de lire un bout mais comme le texte était à l’envers et en ce qui semblait être du vieux français, elle laissa rapidement tombé. Elle le lira éventuellement plus tard si son interlocuteur était convaincant.
    «Bon désolée, je suis obligée de me faire une résumé rapide, il existait plusieurs espèces, regroupés sous le nom général de mythe. Les sexires, sortent de vampires sexuels, en faisaient partie. Les mythes pratiquaient la magie et ils ont été totalement exterminés par les Humains et les Védins, c’est bien ça ?»

Lauraline finit son café, posa sa tasse sur la table et s’affala dans le fauteuil.
    «Pfuiiiiiiiii, si c’est vrai c’est le scoop du siècle. On nous l’a caché tout ce temps … euh il existait combien de sortes de mythes ? Ils étaient vraiment différents des Humains ? Pourquoi ils ont été exterminés ?»
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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Jeu 22 Oct - 14:33
Ah les Védins, ses légendaires amis. À une certaine époque, ils étaient encore assez virulents mais actuellement, ça se tasse progressivement. Les Védins de nos jours ne sont plus fabriqués comme les premières générations mais naissent d’une mère et d’un père tout aussi insouciant que le bambin. Au début de sa vie, Sherlock avait pour habitude de les fuir, de relever son col pour ne pas être aperçu et finalement l’expérience lui a révélé qu’à vouloir être discret, on ne l’est pas. Et puis ces créatures ont aussi oublié leur genèse, enfin surtout le pourquoi. Il avait l’habitude d’être avec des Védins, sympathiser avec eux, jouer aux cartes ou aux fléchettes… Relation compliquée qu’est celle entre les Mythes actuels et les Védin de nos jours. D’un sourire mystérieux il répondit à la femme :
    « Je les qualifierai plutôt de magnificence de l’intelligence humaine. Ils m’ont toujours intrigué. Vous n’en n’aviez pas vu avant votre arrivée sur l’île ? Dans quel trou viviez-vous ? » Dit-il un peu hautainement mais plus de son air moqueur.

Alors qu’il se tenait debout lorsqu’il donna le livre à la demoiselle, il s’affala à nouveau dans son fauteuil, allongeant ses jambes infinies, rejoignant les pulpes de ses doigts entre-elles, les coudes sur les accoudoirs. Tandis qu’il parlait de sa voix grave, il jouait machinalement avec ses mains, perdait son regard dans le vague puis revenait à la jeune femme pour voir si elle suivait bien. On aurait dit un conteur pour enfant, un peu sinistre mais efficace.
    « Je n’appellerai pas ça de la magie. J’ai l’impression que cela restreint l’image des pouvoirs divers et variés que l’on peut rencontrer. Vous ne pouvez pas imaginer à quel point cela dépasse le fantastique. Il est simple : pour chaque mot de la langue française, il peut y avoir un pouvoir raccroché. Ce n’est pas une divinité suprême qui le donne, il n’y a pas de stock ni d’épuisement, pas d’impératif, cela fait partit d’eux comme il est naturel de respirer… »

Dit-il en regardant sa partenaire du coin des yeux et lui lança d’un sourire en coin.
    « … Je vais vous conter l’histoire telle que je la connais. Je ne suis pas tellement pour les racontars et les pensées actuelles mais je me dois de faire votre formation, ce que vous en déduiriez ne dépendra pas de moi. Bon. Avant Kimatsu, les Humains et bien d’autres races vivaient tranquillement de leur côté, dans la paix et l’harmonie, enfin, autant qu’on puisse être avec les Moranys et les Capiens. Passons. En 1662, les Humains avaient prévu d’éradiquer les autres tributs par pur orgueil et pouvoir. Ils créèrent pour l’occasion les Védins. En une nuit, ils s’abattirent sur toutes les plus grandes citées comme les villages les plus reculés, réduisant quasiment les autres races à néant. Fier de leur réussite, les Humains se gargarisaient de leur succès et affublèrent ces créatures du titre : Mythes. Ils ont réussit à tuer les Anges, les Démons et d’autres espèces mais certains survivants réussirent à proliférer et ainsi donner les Mythes que nous connaissons aujourd’hui. Et là, nous tombons dans la version officieuse. Tout d’abord apeuré par ce qu’ils venaient de vivre, les Mythes restant se cachèrent dans des endroits insolites, trouvant refuge dans les bras d’autres Mythes et ainsi, reprendre la longue ascension de la repopulation. Il ne reste plus que 8 sortes de Mythes : Les Atlantins, les Asuras, les Capiens, les Esertaris, les Gemmas, les Moranys, les Sexire et les Zéphyrs. »

La sonnette tira de son fauteuil le violoniste qui se releva avec souplesse et vitesse. Par l’interphone, le livreur put pénétrer dans la bâtisse et en quelques minutes, il toqua à la porte. Sherlock l’accueillit, paya en liquide, le salua poliment et referma la porte. En reniflant discrètement les deux paquets, il donna celui de la demoiselle à celle-ci et garda le sien. Rien que l’odeur lui mettant l’eau à la bouche. C’était dans de petites boîtes en carton avec une fourchette et des baguettes proposées. L’anglais s’affaissa à nouveau dans son fauteuil, ouvrant sa box et s’arma de ses baguettes.
    « Pour ce qui est de la différence entre les races, le plus simple serai de vous les montrer mais je vais vous en faire un résumé bref. Les Atlantins, habitants de l’Atlantide, sont des hommes comme vous et moi mais qui savent respirer sous l’eau et lorsqu’ils sont en contact d’eau, leurs mains et pieds se palment. Les Asuras ont longtemps été craints car leur particularité est d’avoir un tatouage qui révèle la phobie de celui dont ils croisent le regard. Les Capiens sont les descendants des vampires, se nourrissant de sang et ils pleurent du sang lorsqu’ils en voient/sentent. Les Esertaris sont des nomades, des adeptes de la chaleur : ils s’en nourrissent pour rester jeune et vigoureux, à l’image des Sexires et le coït ou des Capiens et du sang. Si un jour vous avez l’occasion d’en rencontrer un, touchez le, vous penserez vivement qu’il est fiévreux or, c’est un processus normal chez eux. Bon, les Moranys, mi-hommes, mi-animaux, issus d’une maladie terrible qui les rend incontrôlables. Ils ont des attributs animaux dans leurs phases humanoïdes. Ah, j’ai oublié les Gemmas, vous connaissez les Nains ? Bah, c’est à peu près la même chose, sauf qu’ils ont des pierres précieuses incrustées dans leur peau. Les Zéphyr, descendant direct des Anges, n’ont que pour relique une plume dans les cheveux. On a beau la retirer, elle revient dans les 24h. En ce qui concerne les Sexires… »

Ménageant le suspens, il prit une bouchée bien méritée de son plat. La citronnelle envahissait ses papilles, il adorait ça. Vidant comme il se doit la bouche, il reprit de manière désinvolte son récit.
    « … Ils ont pour particularité d’avoir un cœur tatoué autour de leur nombril. »

À la fin de la phrase, il voulait voir la réaction de la Sexire, content d’avoir ménagé le suspens jusqu’au bout.
    « Pensez-vous réellement que je raconte ces fantaisies à chaque passant ? J’ai beaucoup de défaut mais suicidaire n’est pas dans la liste. »

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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Dim 25 Oct - 10:20
Lauraline fut très vexée lorsque Sherlock évoqua un trou en parlant de sa ville natale ou de la ville sur le bord de mer où elle avait passé ces dernières années avant d’échouer sur Yasashi Koji.
    «La Chaux-de-Fonds n’a rien d’un trou, c’est un très belle ville dans les montagnes. Vous jugez sans connaitre … Excusez-moi, j’ai le sang chaud de ma mère qui était italienne, je m’emporte facilement, surtout quand on parle mal des choses que j'aime. Le védin que j’ai croisé semblait pas sympathique du tout, bon il m’a dit avoir plus de 400 ans alors je comprends un peu, je pense aussi que je serai une vieille aigrie après tout ce temps.»

La jeune femme rigola puis sourit à Sherlock, espérant qu’il se dériderait un peu. Elle ne se faisait cependant guère d’illusion, cela ne semblait pas être l’habitude de la maison.
    «Ensuite parler de magnificence humaine alors qu’il ne s’agit que « d’armes vivantes», je trouve cela exagéré. Ce védin semblait obsédé par sa mission d’extermination de tous les Mythes.»

Lauraline prit le livre que lui tendait son vis- à-vis et le pose sur ses genoux sans l’ouvrir. Il se rassit et jouait avec ses mains alors qu’il parlait, la sexire lui trouvait un air de vieux conteur pour enfant et cela la gonflait énormément.
    «Bon, d’accord pour les pouvoirs, tu joues un peu sur les mots, c’est gonflant. On ne peut pas aller à l’essentiel ?»

La sonnette interrompit l’exposé de Sherlock, qui se leva pour aller ouvrir au livreur. Lorsqu’il revient, il tendit une boite en carton qui sentait extrêmement bon à la jeune femme. Il s’affala dans son fauteuil, et commença à manger et à reprendre son récit.
    «Oh c’est donc pour ça que le védin observait mes mains lorsque j’ai bu de l’eau à la fontaine. Il voulait vérifier si j’ai un Atlantins … l’angoisse, je me demande s’il m’aurait abattue sur place si j’en avais été une.»

Elle écouta ensuite attentivement la suite et la révélation sur sa nature, elle s’affala dans le fauteuil, complétement amorphe, n’acceptant pas encore complétement le fait de ne pas être humaine. Elle chuchota difficilement :
    «Je serais donc une mythe et une sexire en particulier.. et dire que je rêvais d’en rencontrer et .. et j’en suis une.»

Lauraline resta un long moment silencieuse, mangeant machinalement son repas. A la moitié de la boite, elle commença enfin à reprendre ses esprits et profité de la nourriture. Lorsqu’elle eut fini, elle posa la boite et la fourchette sur la table. Elle avait totalement reprit ses esprits mais il restait quelques questions qui trottaient dans le coin de sa tête.
    «Tu as dit que les sexi.. que nous nous nourrissions de sexe comme des vampires, les capiens si j’ai bien suivit, mais es-ce que cela veut dire que nous sommes immortelles comme eux ? Es ce qu’il existe un répulsif comme l’ail des vampires ? Que se passe-t-il exactement si on ne se « nourrit » pas ? Es ce qu’on peut faire disparaitre cette marque ?»
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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Lun 26 Oct - 10:59
La réaction de la jeune femme fut à hauteur de celle attendue (familièrement on dirait) : sur le cul. Sherlock, pendant ce temps, en profitait pour manger tranquillement, tout de même touché par ce qui se passait en la Sexire. Bien qu’il ne montre rien, il se souvint quand il l’apprit de la bouche d’une autre. Mais contrairement à Lauraline, pour lui, c’était une délivrance. On lui avait toujours rabâché qu’il était un Asura et donc, qu’on ne comprenait pas son comportement parfois trop… chaleureux. Il savait que si elle avait des questions, elle allait les poser et puis, il avait faim. Avec sa dextérité légendaire, il manipulait ses baguettes légèrement, sans être gêné par celles-ci. L’anglais aimait les bonnes choses et ne s’en privait pas. On ne l’aurait pas cru au premier abord mais il est quelqu’un de très gourmand. Il ne se refusera que peu de fois une envie de sucré ou un diner dans un resto qu’il connait bien. Il n’a pas de souci d’argent mais ne roule pas sur l’or non plus. Mais vu que ces légères pulsions sont assez limitées, il n’avait pas à serrer la ceinture pour en profiter. Donc, il se délecta de ce repas jusqu’à la dernière nouille. Alors que le silence était encore installé, il chercha deux verres et rapporta de l’eau en bouteille : une plate et l’autre gazeuse, ne connaissant pas les goûts de son invité. Il s’en servit un verre et le but d’une traite. Finalement, la brunette retrouva sa langue et posa sa litanie de question. Structurant sa réponse, il posa son verre et s’installa comme il en avait l’habitude dans son canapé.
    « Immortel, c’est relatif, mais en quelque sorte, oui. En satisfaisant nos envies et notre faim, nous gardons notre aspect jeune et attirant. Si nous refusons de tomber dans cette envie primitive, au bout d’un temps, bien plus court que pour les Humains normaux, nous vieillissons et mourrons prématurément. Pour ma part, je sais que je dois attendre trois semaines avant que je passe de trentenaire à cinquantenaire. Non, on ne peut pas effacer cette marque, croyez moi, j’ai essayé plus d’une fois. Et non, il n’existe pas de répulsif mais plutôt un attracteur. Pour chaque Sexire, nous avons un déclencheur de libido : quand on voit la chose, la situation ou la personne, on ne peut s’empêcher d’être attiré physiquement. »

Le violoniste se gardait bien de lui dire le sien et si elle demande, il bottera en touche. Le problème des Sexires c’est que certes ils sont beaux, mais ils doivent aussi prendre en main cette responsabilité de pulsion et assumer dans des situations plus que complexe ! C’est une faiblesse qu’est ce déclencheur de libido, pas une force ! Faire pression avec ça est un jeu d’enfant… M’enfin, pour ceux qui le savent. Son regard cependant devint bien plus froid que précédemment, s’assombrissant :
    « Cependant, je me dois de vous mettre en garde : les Humains ne sont au courant de quasiment rien. S’ils le sont, c’est notre perte à nouveau. Garder ce secret pour vous et exclusivement pour vous. Votre compagnon, vos enfants, vos parents, vos amis, personne ne doit savoir. Si un Mythe fait des vagues, les autres n’hésiterons pas à le faire taire. »

Le message était passé. Clair. Net. Précis. Sherlock n’est pas de celui qui a du sang sur les mains mais n’aurait pas tellement d’état d’âme si plusieurs vies sont en jeu. Puis il dit plus joyeusement, cassant cette ambiance pesante :
    « Malheureusement je n’ai pas de dessert à vous proposer… Un autre café peut être ? »

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mar 27 Oct - 14:47
Lauraline écoutait Sherlock attentivement essayant de graver dans sa tête un maximum d’informations, il lui semblait dangereux de prendre des notes qui pourraient être trouvées par des personnes mal attentionnée, cet Ifaël par exemple. Comme souvent dans ce genre de discussion chaque réponse amenait son lot de questions.
    «Ce déclencheur ? Il existe un pour chaque sexire ? Ou il existe un certain nombre limité ? Et on ne peut pas s’empêcher d’être attiré parce cela… je ne demanderai pas le vôtre car je suis certaine que vous ne répondrez pas, ce serait m’offrir un puissant moyen de pression sur vous. Vous m’en voudrez donc pas si je faisais la même chose de mon côté.»

Lauraline essayait de mettre en place ces idées, elle se rappela soudainement l’histoire des trois semaines.
    «Seulement trois semaines ? Bon je ne vais pas me plaindre, j’aime plutôt cela mais comment faites-vous pour trouver des partenaires consentantes et régulières? Parce qu’excusez-moi vous ne semblez pas être un homme marié ou qui a une petite amie fixe.» La jeune femme devient toute rouge. «Ah moins que le plaisir solitaire fonctionne également ?»

La sexire était partagée entre une envie de fuir de cette baraque et cet homme qui était en train de lui dire qu’ils appartenaient tous les deux à une sorte de race de vampires sexuels et l’envie d’en savoir plus sur eux et sur cet bel homme en particulier. Elle pencha pour la seconde solution et sans s’en se rendre compte adopta une position sur le fauteuil qui mettait les formes de son corps à leurs avantages. Le sexire prit alors un ton froid pour la menacer de mort si elle devait vendre le secret aux humains.

    «Je n’aime pas trop cette idée de devoir vivre dans le secret mais je n’ai pas envie de mettre les Mythes en danger, je te promets de ne pas en parler, de toute façon je n’ai pas tant d’amis que ça ...» Lauraline semblait bien triste lorsqu’elle évoqua sa relative solitude. «Mais j’espère que ça va changer maintenant ! Il existe encore beaucoup d’individus des autres races ?»


Elle songea alors à la femme qui l’avait sauvé et recueilli chez elle, elle devait être une morany si elle avait bien tout compris. Elle devrait aller lui parler. Le simple fait de penser à elle, chamboula Lauraline et elle ne put s’empêcher de soupirer. Elle espérait que Sherlock ne le remarque pas.
    «Je veux bien un express s’il te plait.»

L’homme se leva pour aller lui faire un café et alors qu’il faisait fonctionner la machine, la sexire se leva également et alla à sa rencontre. Elle ne savait pas trop pourquoi mais elle était terriblement excitée. La jeune femme fit tourner Sherlock afin qu’il soit face à elle. Elle posa ensuite ses mains sur sa taille et elle l’embrassa rapidement. Les lèvres des deux jeunes gens ne s’effleurèrent à peine. Mais Lauraline se sentait nettement mieux voir plus jeune. On pouvait voir une grande excitation sur les traits de son visage et dans son regard.
    «Je suis assez belle pour toi ?»

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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mar 27 Oct - 17:24
    « Le Luxire bien évidemment. Et comme nous sommes « des vampires », nous ne pouvons nous contenter seuls.» Dit-il dans un sourire énigmatique en reprenant l’expression de la jeune femme.

L’anglais laissa tomber les réponses quant au déclencheur : elle l’expérimentera bien assez vite maintenant qu’elle est prévenue. C’est bien connu que quand nous sommes avertis, on y prend plus garde. En se levant, Sherlock semblait réfléchir à la dernière question de la Sexire. Il soupira, cachant un sourire en coin : c’est vrai qu’elle ne sait pas tout. Cette ignorance amusait l’homme.
    « Cette île était notre repère avant que les Humains et les Védins ne viennent. Donc, en observant bien, vous en remarquerez beaucoup. »

Bon après, tout le monde n’est pas comme le violoniste. Il ne lui suffit que d’un regard pour comprendre de quel bord sont les inconnus qui passent. Il s’amusait souvent à le faire dans les lieux publics. Quel moyen de pression il aurait s’il était du côté obscur de la loi. Sans compter tous ses autres atouts visant plus profondément l’âme de ses victimes. Son regard trahissait ses pensées, révélant le prédateur qu’il était réellement sous ses airs de gentleman. Il avait le pouvoir sur beaucoup de chose mais vivait simplement. Il partit faire le café de la demoiselle : il n’en voulait plus personnellement. En organisant une fouille archéologique, il trouva encore une tasse propre et se lança dans la réalisation de la boisson. Il entendit Lauraline se lever et venir à son encontre, mais ne réalisait pas ce qu’il allait se passer. Ingénument, l’anglais se retourna mais son cerveau se court-circuita dans la seconde où la jeune femme posa ses lèvres sur les siennes. Il était sur le point d’entamer une autre conversation mais il l’oublia spontanément.

Anah… Anah… La femme. Sa femme. Celle qui lui a fait vivre le bonheur le plus complet, lui apprit la joie de vivre, lui apprit à aimer. La seconde de ce baiser lui rappela tant de chose qu’elle sembla éternelle pour lui. La chaleur de sa peau, la douceur de ses cheveux noirs, la beauté de ses sourires… et son cœur en miette. On pouvait lire, dans un premier temps dans le regard de Sherlock, qu’il était paumé, déconnecté, lui qui d’habitude a toujours une échappatoire et les pieds sur terre. Puis le Sexire attrapa avec force les poignets de la demoiselle pour retirer ses mains de son corps. Serrait-il trop ? Possible, lui et sa force de boxeur. Dans ses yeux, une agressivité sourde était dessinée, il était en colère, mais cela ne passait pas par ses mimiques, seulement par les portes de son âme : ses yeux gris/bleus. Sa voix grave était menaçante mais chaude. Il jouait avec elle, il savait la portée de ses mots.
    « Assez belle.. ? Vous croyez réellement qu’il n’y a que l’extérieur qui compte ? Pourquoi, d’après vous, votre père n’est jamais resté avec votre bigote de mère ou cherché à vous retrouver ? Mère dont nous savons tous deux que vous en avez fait la fierté au point de finir en asile psychiatrie à cause de vos pulsions démoniaques. Ces mêmes pulsions qui vous ont bénie d’un enfant que votre corps a rejeté. Qu’à cause de celles-ci vous vouliez mettre fin à vous jours. Là, encore, vous échouez. Si vous vous y prenez ainsi pour chaque prétendant, cela ne m’étonne pas que vous souffrez d’un manque cruel d’attention. Alors non, vous n’êtes pas assez belle, rhabillez-vous, je ne me rabaisserai pas à votre niveau. Maintenant, sortez de chez moi. »

Et il relâcha les poignets de la demoiselle d’un geste fluide, du mépris dans les yeux et une attitude complètement froide dans ses traits.

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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mar 27 Oct - 19:23
Les remarques de Sherlock fusèrent comme des balles dans les oreilles de la jeune femme et lui firent plus mal que des coups de couteaux. Était-elle responsable de sa condition ? Non mais il était vrai qu’elle aurait pu essayer de lutter contre ses pulsions. Elle espérait encore que son père veule la voir mais les paroles de son vis-à-vis noyèrent ses derniers espoirs. Des sanglots commençaient à la prendre à la gorge.
    «Tu es qui pour me faire autant de mal ? Tu es parfait peut être ?»

Elle revit sa mère l’envoyer à l’asile sans même lui jeter un regard. Puis elle se rappela la détresse morale lorsque son enfant avait mourut avant de naître. Elle se revit alors dans la baignoire de l’hôpital, les veines du bras gauche ouvertes en train de se vider de son sang puis l’arrivée d’une infirmière et une multitude d’autres personnes qui l’avait finalement sauvé. Les sanglots furent remplacés par des larmes. Elle repoussa alors Sherlock puis courut vers le porte-habits. Elle piqua le manteau, et défonça le porte dans un même grand geste, quelques secondes plus tard elle était dehors avec ce dernier sur les épaules.

Les rues du quartier de Sherlock étaient bondées lorsque l’on vit sortir une jeune adolescente en pleurs, juste vêtu d’un manteau par-dessus des sous-vêtements noirs, cependant personne ne put l’aider car elle disparue presque aussi vite qu’elle apparue. Certaines personnes se demandaient encore s’ils avaient rêvé ou vu un fantôme. Lauraline courrait au hasard des rues, les yeux embrumés par ses larmes. Elle finit par s’écrouler de fatigue dans une ruelle sombre qui finissait par un cul de sac, elle était perdue, ce qui contribua à sa peine. Elle se roula en boule par terre et pleura toutes les larmes de l’enfer. Qu’avait-elle fait pour mériter cela ? Pourquoi fallait-elle qu’elle paye sans arrêt ses erreurs de jeunesses et puis comment ce connard de Sherlock le savait. Elle lui avait dit certaines choses mais d’autres…


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MessageSujet: Re: La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé} Mer 28 Oct - 0:22
Ses yeux s’embrumèrent mais le Sexire ne démordit pas, pas émeut pour un sous. Les femmes et les sentiments, quelle grande mascarade. Toujours rigide comme un roc, il la vit partir dans un fracas énorme. Quand les pas s’éloignèrent pour de bon, il laissa son corps aller contre le plan de travail, se détendant. Il frotta, lassé, ses yeux de son pouce et de son indexe en soupirant. Autant ses dons servent parfois pour le bonheur des vies, comme avec Helena, autant parfois il semait le chaos autour de lui. Plus d’une fois il aurait tout donné pour n’être qu’un Humain : mort depuis 40 ans, si ce n’est plus. La main glissa sur sa joue puis son menton, il avait l’air terriblement fatigué. « Vois ce que je fais à cause de toi… » pensa t-il. Après quelques secondes d’immobilité, il se repositionna sur ses pieds et vit l’étendu des dégâts : sa porte fissurée et son manteau disparu. Il serra les lèvres, signe de désapprobation et s’avança pour voir la porte plus en détail. Mme. Lullaby était sur son palier, regardant le désastre.
    « - Et bien mon cher, surveillez avec qui vous traînez. Vous risquez de vous attirer des problèmes.
    - Ne vous inquiétez pas pour moi Madame.
    - À vrai dire, ce n’est pas pour vous que je m’inquiète… »

Son vieux regard piqua à vif notre sujet, comme si elle aussi pouvait lire dans les esprits. Il ne fit mine d’être surprit ou atteint. Et elle fila. Lui, passa une main nerveuse dans ses cheveux : elle avait entièrement raison. L’anglais ferma autant qu’il put sa porte et repassa dans le salon, voyant ce qu’ils avaient laissé en plan. Son âme était morose. Elle avait éveillé trop de chose en même temps pour qu’il puisse se maîtriser. Non, il n’aurait pas pu réagir autrement. Mécaniquement, il rangea les papiers et les restes du repas, histoire de s’occuper manuellement. Ce n’était pas le moment de se perdre dans les méandres de la réflexion, pas après ce qu’il venait de vivre, il risquerait de ne plus en ressortir. Puis il vit le café refroidit. En haussant les épaules, il le fit couler dans son meug, rajouta du lait, un sucre et tira de sa poche son téléphone : il fallait bien réparer cette porte.

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La délicatesse : notion importante au XXI°s. [Avec Lauraline] {Terminé}

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