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Une pause dans un café-concert ? [Terminé]

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Quartier d'habitation :: Capien
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MessageSujet: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mer 21 Oct - 15:54
La route depuis l’Exilée est assez longue. Quelle idée de faire ces réunions tous les samedis soirs ! Comme si les différents chefs de quartiers n’avaient rien de mieux à faire que de se retrouver à une table, une soirée, pour boire du vin et deviser sur le monde. Enfin… Sur « leur » monde, qui se termine là où l’eau reprend ses droits, tout autour de l’Île. Des vieux, pour la plupart, vissés à leur chaise mais avec une vision à très court terme. Ah, ce que Gwihir pouvait espérer voir un jour émerger, dans un autre quartier, un leader qui aurait une vision ! Là, ce ne sont que des grabataires qui vivent ainsi car « jusque-là, cette manière a marché. » … Pas de vision sur le long terme, pas tellement d’adaptation au monde qui change, pas tellement de réponse à cette invasion d’Humains, qui, de vacanciers deviennent de plus en plus des résidents et qui risquent de plus en plus de démasquer les Mythes. Tous ne sont pas une menace, mais leur nombre peut l’être… Tout comme les maladresses de certains Mythes. Mais pour le moment Gwihir ne pouvait pas être la seule à parler de fermeté. Et ces vieux, enfermés dans leurs idées préconçues ne changeaient rien… Ne voulaient rien changer. Du coup, la seule chose qui évoluait, actuellement, c’était les ulcères de stress de la Capienne. Trop de travail, trop de stress, trop l’envie de bien faire, d’être à la hauteur, sans prise de pause. Voilà presque deux mois déjà que sa nomination en tant que Princesse était entérinée. Depuis, les dossiers passaient, et grâce à Absinthe, tout se passait au mieux, même si cette dernière, parfois un peu trop maternelle, ne cessait d’encourager la brunette à « Ne pas hésiter à prendre une pause, de temps en temps, de décompresser, pour votre santé ». Au moins cette information avait été bien comprise par l’originaire du Tyrol, du coup, ce soir, plutôt que de rentrer directement, elle prit la route du quartier Sexire.

« Aller… Ce soir, un petit café-concert… » Se murmura-t-elle en prenant la direction du quartier des plaisirs. Si l’innombrable liste de clients de ce quartier vient rechercher des loisirs charnels ou le frisson de l’argent, toutes les formes de l’excitation, ce n’était pas le cas de Gwihir. Elle avait entendu parler de la part de plusieurs personnes d’un petit boui-boui, à l’ambiance assez classieuse, servant différents alcools choisis, qui faisaient venir régulièrement des artistes musicaux de toute l’Île. La première fois qu’elle avait entendu parler de l’établissement, c’était un de ses clients qui lui vantait l’énergie d’un flamenco endiablé. Une autre fois, c’était un couple qui parlait d’un duo de contrebassistes reprenant des musiques de film et des titres de rock. Et hier, c’était Absinthe. Si même sa conseillère glisse discrètement, ou pas, le nom d’un établissement, c’est qu’elle avait besoin de faire un break. Et que le lieu s’y prêtait. Avant-hier, selon la fille de l’ex-Prince, c’était le crincrin d’une guitare sèche qui avait animé le lieu. Qu’en serait-il ce soir, Gwihir n’en avait aucune idée. Partie sur un coup de tête, elle ne savait même pas exactement où était situé le bar.

Elle déambulait ainsi, les yeux ouverts à l’inconnu sur une des artères du quartier Sexire, admirant les jeux de lumière des établissements, les jeux de mots parfois graveleux des enseignes. Les lumières étaient souvent tamisées, mais rien de trop osés, après tout, des familles se baladaient ici, sur la route des casinos, alors si ça flirtait avec les bonnes mœurs, ce n’était jamais « trop ». Et au détour d’un néon bleuté, une porte entrouverte laissait passer quelques notes de musiques. Un violon, caressé doucement, à voir. Sans trop hésiter, Gwihir entra dans le bar, sûre d’être arrivée à destination. L’ambiance, teintée d’azur et de cyan par les lumières, donnait une impression irréelle, comme si elle venait d’entrer dans un monde cotonneux. Ici et là, des décorations assez modernes, en aluminium et en métal blanc tranchait avec les bois sombres du bar et des tables. Tout avait été mesuré, calculé pour donner une impression particulière à l’établissement. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que c’était réussi. Les serveurs vêtus de costumes trois-pièces, surement choisis plus pour leur apparence que pour leur efficacité finissaient de mettre la petite touche de classe dans le café. Et dans le coin de la pièce, un unique musicien, complètement dans son monde, faisait aller et venir son archet. Gwihir s’assit à une table libre, et attendit qu’on vienne prendre sa commande. Elle avait le temps et profitait de l’ambiance autant que de la musique.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Lun 26 Oct - 9:51
Note:
 

Cela faisait quelques jours seulement que Leonid était arrivé sur l’île et il attendait ses instructions. C’était bien la première fois qu’il était ainsi livré à lui-même mais son conditionnement avait pris le dessus et il avait commencé la longue tâche d’effectué une reconnaissance de l’île dans ses moindres détails afin de trouver d’éventuelles plaques ou contacts intéressants. Après avoir exploré le port en fond en comble et les quartiers alentours, également afin de trouver un appartement, il avait fini par établir une liste précise des endroits intéressants pour sa profession. Les premiers contacts avec les dockers avaient été malheureusement assez froids, il faudra qu’il trouve la brebis galeuse et lui graisse abondamment la patte. Il avait également fini par trouver l’appartement qu’il cherchait. Il n’a pas été évident de trouver un logement avec trois chemins de sortie sans éveiller les soupçons. Mais il y était arrivé en peu de temps, il faut dire aussi qu’il avait visité une trentaine de maisons avant de trouver la perle rare. En plus de la porte de sortie traditionnelle, il pouvait sortir par la cour de derrière ou par l’escalier de secours sur le flan du bâtiment. Il allait devoir sécuriser un peu le tout en installant des caméras mais il devait d’abord pouvoir se procurer du matériel. Le propriétaire avait été très content de trouver enfin un locataire intéressé par cette décharge qu’il nommait logement. Leonid passa plusieurs jours à mettre de l’ordre et à refaire la peinture durant la journée. Après tout, il ne savait pas combien de temps il devrait rester ici et il ne voulait pas vivre dans le foutoir.

Le soir, il avait pris l’habitude d’aller boire des verres dans le quartier chaud, habillé avec un classieux costard noir afin de jouer son rôle de représentant commercial. Il y avait trouvé un bar intéressant où on y jouait de la musique variée et où la vodka était bonne mais assez chère. L’alcool lui permettait d’éviter de penser à sa femme et à sa fille. Il ne savait vraiment pas ce qu’il lui arrivait, après tout ce n’était pas la première fois qu’il quittait la femme qui lui servait de couverture. Leova était la combientième déjà ? La quatrième au minimum mais il avait perdu le compte, comme il ne vieillissait pas visiblement, il changeait de femme et d’identité au moins tous les 20 ans. Mais avec la dernière ? Est-ce cela l’amour ? Il avait fauté à cause d’elle et lui avait offert un enfant. Ça avait été relativement facile à cacher jusqu’à la dernière mission, la « famille » ne s’occupait des « épouses » que lorsque les « maris » fautaient en nettoyant le tout, souvent en les éliminant en le jetant dans une rivière ou un fleuve. Il avait d’ailleurs mit un point d’honneur à tuer lui-même les femmes qui ne lui servaient plus. Mais avec Leova, il y avait quelque chose de différent. Elle devait lui avoir fait boire un filtre d’amour ou jeter un sort, ce n’était pas possible autrement. Le boss avait bien fait de l’éloigner d’elle finalement. Cependant, une petite voix dans sa tête lui criait le contraire.

Ce soir, un violoniste animait la salle et le russe était à son 4ième verre de vodka lorsqu’une belle femme entra et s’assit à une table vide. C’était la première fois qu’il la voyait alors qu’il y avait plutôt une clientèle fidèle ici. Il connait les habitudes et vices de tout ce petit monde car il les avait espionnés pour passer le temps et ne pas perdre la main. Mais d’elle, il n’en savait rien. Il allait devoir y remédier.

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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Lun 2 Nov - 15:50
Le temps passait lentement alors que le violoniste faisait courir son archet sur une mélodie assez posée, une invitation à la rêverie . Gwihir qui s’attendait à avoir une musique débridée, pleine de vie et de violence, à l’image du quartier Sexire, en somme, n’en était que plus étonnée et surprise. Mais c’était bien pour ce genre de musique qu’elle était venue, finalement. Au fond d’elle, ce genre de rythme lui permettait de se poser, de réfléchir de laisser son esprit un peu libre. Tout son stress était en train de partir, lentement, alors que le monde continuait de tourner, avec ou sans elle. Les oreilles pleines de musique calme, Gwihir décida finalement qu’elle pourrait bien commander autre chose qu’un petit apéritif et partir à peine ce dernier serait bu. Après tout, elle a le temps, autant en profiter. Personne ne l’attend où que ce soit jusqu’à demain, à l’ouverture de son commerce, alors autant en profiter. D’une main détendue, elle saisit la petite carte de l’établissement et la traversa lentement. Les prix étaient quelque peu plus haut que ce à quoi elle s’attendait, mais les menus proposés semblaient bien et dépassaient les poncifs pour proposer des en-cas plus classieux.

Après avoir passé commande d’un petit « Fruits de mer à la fraiche, s’il vous plait… », elle se reconcentra sur le jeu du musicien. Elle n’était pas là pour faire la cour à n’importe quel inconnu, ni pour chercher une aventure d’un soir, même si l’ambiance du quartier semblait très orienté sur ce genre de « chasse nocturne ». Donc seules les notes égrainées par l’instrument et l’artiste captaient son attention. En plus, sa table était bien positionnée pour ça, un peu dans un courant d’air, malheureusement, mais assez proche de la scène pour bien voir, sans l’être trop et la mettre mal à l’aise. Ou mettre mal à l’aise le violoniste qui se sentirait dévoré du regard et qui pourrait se méprendre. L’ambiance était si cosi qu’elle sentait qu’elle risquait de devenir une habituée du lieu, même si les prix sont assez haut.

Elle fut ramenée à sa table lorsque sa commande arriva. Loin de ces cafés concert qui ne servent que de la bière sur des tables hautes, là, on était assis correctement dans des chaises ou des fauteuils qui mettent à l’aise et attablés comme dans un restaurant. Tout ça mettait en confiance, mais ne l’avait pas préparée à la qualité de service et à la présentation. Dans les cuisines devait sévir un autre genre d’artiste, un cuisinier qui permettait au patron de justifier du prix des consommations et des plats. Sur une assiette d’un blanc clair dont le fond était tapissé d’une mayonnaise à l’ail légère, deux pics en bois tenaient chacun quatre gambas grillés à cœur au gros sel et aux herbes fines, le tout accompagné d’un verre de mojito aux feuilles de menthes fraiches. L’ensemble fleurait bon et ouvrait l’appétit de la Capienne. On peut se nourrir de sang et tout de même apprécier les arts de la table. Et ce soir, il lui semblait bien qu’elle se ferait un bon plaisir. La salive appelée par les arômes, elle commença tranquillement à manger. Bientôt, ce serait une truite au bleu qui allait lui être servie, et en dessert, une mousse de fuit de la passion avec une salade de fruit de saison. Ah, ce menu s’annonçait des plus sympathiques, même si elle mangeait en solitaire.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mar 10 Nov - 20:19
Le russe observait Gwihir du coin de l’œil et faisait semblant d’écouter la musique. Bien que fort virtuose, le violoniste ne l’intéressait pas, Leonid avait trouvé la proie du jour et il n’allait certainement pas la lâcher. Elle commanda quelque chose à boire ou à manger mais Leonid ne put pas entendre ce que c’était exactement. Comme il voulait en savoir plus sur la durée pendant laquelle elle allait rester ici, il leva son porte-monnaie avec sa main gauche comme le voulait le code qu’il avait établi avec le personnel du café-concert. Venant très régulièrement, il avait réussi à avoir les serveurs dans la poche, en laissant régulièrement des pourboires forts généreux et payant cher pour des informations qui semblaient insignifiantes au début. Ses demandes avaient été de plus en plus grosses au fil des jours mais jusqu’ici il n’avait jamais eu à subir un refus. Un serveur arriva rapidement à ses côtes et l’asura lui murmura à l’oreille :
    «Je veux savoir ce que cette dame a commandé et j’aimerai que tu vides les toilettes pour hommes pendant les 10 prochaines minutes.»

Il glissa un billet de 100 euro dans la poche du veston du serveur qui repartit sans rien dire. Ce dernier revient quelques minutes plus tard, avec un ticket pour les verres de vodka. Sur le verso était noté au crayon le menu commandé par Gwihir et « c’est ok ». Après l’avoir lu, le russe se leva de son siège, prit le ticket qu’il chiffonna et le jeta dans la poubelle la plus proche. Quelques secondes plus tard, il se dirigeait vers les WC, jetant un regard sur la capienne. Il continua ensuite son chemin en fixant la porte de cabinets pour ne pas faire disparaitre le tatouage qui était en train de se former. Lorsqu’il entra alors à l’intérieur, il constata que le serveur avait bien bossé, ils étaient complétement vides et il sourit diaboliquement, la chasse allait pouvoir commencer. Leonid retira sa veste de costard et sa chemise rapidement afin de voir le tatouage sur son dos qui devait être sous sa forme définitive. La configuration de la pièce faisait que deux miroirs étaient en face l’un de l’autre et il pouvait sans problème le voir. Il se réjouissait de connaitre la ou une des plus grande peurs de cette mystérieuse femme et de pouvoir l’utiliser plus tard pour lui faire vivre un enfer. Alors qu’il avait souvent été déçu par l’apparition d’un truc banal, du style une araignée ou la découverte que son mari l’a trompait, Léonid vu un trône vide dans une pièce somptueuse. Le meuble était richement décoré et à ses pieds, il y avait un tas de cadavres sans réel distinction, à une exception prête, une unique larme de sang coulait d’un de leurs yeux. Le russe dégaina son smartphone et prit une photo de son dos avant que le tatouage ne disparaisse. Il créa un nouveau dossier et classa la photo. Il se triturait l’esprit afin de connaitre la signification de cette image alors qu’il refilait sa chemise et sa veste de costard, sortit des cabinets cinq minutes plus tard et se rassit à sa place habituelle toujours songeur. Il commanda un verre de vodka, la nuit risquait d’être longue mais intéressante.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Ven 13 Nov - 13:11
Du monde, il y’en avait bien plus que prévu par Gwihir. Ce café-concert était visiblement un lieu couru par les mélomanes de tout genre. De partout, des verres tintaient alors que le repas était servi à toutes les tables. L’esprit reposé par cette pause, la jeune femme profita de son repas en prenant tout son temps. Après tout, la nuit était belle, la musique enchanteresse. Elle laissa ses yeux courir sur l’assemblée. Non pas qu’elle imaginait voir des visages connus, mais par pur curiosité. Ci-et-là, elle voyait des couples, majoritaires dans ce lieu, même si étaient aussi attablés des paires d’amis ou des solitaires, hommes en costard comme femmes en tailleurs. Elle admirait le travail du patron de l’établissement qui avait su mettre une ambiance aussi cosi dans un quartier qui pour sa part était tout entièrement tourné vers l’excès. À moins que ce lieu n’ait aussi une facette cachée, moins glorieuse. Peut-être des soirées plus privées, plus débauchées, mais elle en doutait.

Très rapidement, son entrée disparu dans ton estomac, puis ce fut le tour du poisson de subir un sort tout aussi funeste. Sa cuisson tout comme son accompagnement rivalisait avec les créations culinaires de certains restaurants bien réputés de l’Île, nul doute dès lors qu’Absinthe lui ai conseillé le lieu. Un cadre intimiste et sympathique, une musique tendre et vivante et une cuisine maitrisée de bout en bout, même dans le dressage des assiettes. Ce lieu devait avoir une part d’ombre et Gwihir savait bien quelle allait être cette dernière… La douloureuse. La facture de la soirée allait surement être à la hauteur des autres établissements du quartier, même de ceux plus orientés sur le « charme ». Mais à quoi bon faire attention à ses sous, elle avait décidé de se faire un petit plaisir, autant le faire jusqu’au bout sans trop regarder à la dépense. Surement qu’elle ira jusqu’au bout du délire, en commandant un taxi depuis le comptoir, non pas qu’elle ait trop bu, mais pour éviter de traverser tout le quartier Sexire en pleine nuit. Si elle pouvait éviter d’avoir comme seule ombre au tableau des avances un peu lourdes d’un touriste en manque de romance, ce serait parfait.

Devant ses yeux, l’ambiance se réchauffait sur l’estrade. Maintenant que tout le monde dans la salle avait commencé à manger, les discussions se faisaient moins nombreuses, plus discrètes, plus intimes. Alors ce fut le violoniste qui remplit le silence, le creux, le manque. D’un mouvement plus énergique, il sut mettre de l’ambiance. Et si sa musique était une reprise, elle n’en restait pas moins des plus vivantes et des plus énergisantes. Y’a pas à dire, Gwihir ne regrettait pas ce soir d’être venue écouter cet artiste. Et c’était visible, tant elle avait des étoiles dans les yeux en écoutant le musicien et tant elle n’avait que peu d’intérêt pour ce qui se passait autour d’elle, aux autres tables.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mar 17 Nov - 16:23
Alors que le violoniste s’était lancé dans une envolée lyrique digne d’un vieux rockeur sous acide, Leonid commanda son nième verre de vodka, il commençait à trouver le temps long et espérait que sa cible n’allait pas le faire poireauter pendant encore des heures. Il sortit un calepin, commença à prendre des notes sur le comportement de sa cible puis reproduisit le plus fidèlement le dessin qui était apparu dans son dos.

Lorsqu’il eut fini, il commanda un morceau à grignoter et comme il faisait partie des meubles, il fut servi très rapidement. Leonid connaissait tous les privilèges que pouvait offrir l’argent et il adorait en profiter. Il n’avait jamais eu à faire attention à la dépense lorsqu’il était en mission et ne comptait pas commencer maintenant, même en « vacances forcées ». Par manque d’originalité et d’envie, il avait commandé le même poisson que Gwihir. Bien qu’excellent, le plat ne lui fit pas passer le temps plus vite et il n’en profita guère, tant son esprit était pris par la préparation de la traque de cette femme dès qu’elle sortirait du café-concert. Il lui fallait maintenant une opportunité pour agir et la piéger. Leonid prit son mal en patience, sa longue expérience des enlèvements lui avait appris que rien ne sert de courir, il faut savoir saisir les opportunités qui se présentent à soi. Une de ces dernières se matérialisa lorsqu’il l’entendit Gwihir commander un taxi au bar. Comble de la chance, il connaissait le patron de la boite qui bossait habituellement avec le restaurent et il lui graissait abondamment la patte. Il pouvait alors prendre la place des chauffeurs habituels pour effectuer certaines courses et on ne lui posait pas trop de questions. Leonid sortit du café, comme pour fumer, il avait d’ailleurs sortit un paquet pour appuyer son alibi et téléphona au patron à l’abri d’éventuelles oreilles indiscrètes. Le personnel ne réagit pas et la note fut ajoutée à son ardoise comme d’habitude.
    «Salut Vlad, je crois que tu dois venir chercher une jeune femme au café-concert du quartier sexire non ? J’aimerais que tu dises à ton gars de prendre le véhicule habituel et qui me laisse gérer l’affaire. Ok ? Ouais. Bien sûr. Oui-oui au tarif habituel. Ok on fait comme ça.»

Leonid raccrocha et se dirigea alors au point de rendez-vous avec le chauffeur dans une ruelle sombre à l’abri des regards. Les deux hommes n’échangèrent aucun mot alors qu’ils s’échangèrent leurs vêtements et leurs rôles. La mécanique était bien huilée et le temps que cela pris pouvait être imputable à de la malchance au niveau des feux. Leonid entra dans le véhicule, vérifia que tout était en place et enclencha le contact. La voiture démarra au quart de tout et il se dirigea vers le bar où le concert arrivait bientôt à son terme. Pour finir, il se parqua à l’emplacement dédié aux taxis et attendit sa « cliente ».
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Ven 20 Nov - 1:44
La soirée était plaisante et le cadre réellement sympathique. C’était la première fois que l’Anglais mettait les pieds dans cet établissement et il fut reçu avec chaleur. On lui indiqua ce qu’il devait faire, combien il était payé, ce qu’il avait comme avantage lors de la soirée et surtout d’un éventuel futur contrat. Entendu, Sherlock alla dans les coulisses pour réajuster sa tenue : un simple costard, pas de fioriture comme le dernier casino qu’il avait fait, laissa son étui là et revint dans la grande salle. Il apparut sur la scène et regarda les clients. Sans demander son reste, il commença à faire chanter son violon. Qu’importe les notes qu’il créait, il y avait toujours de la tristesse et de la beauté ancrées dans ses trilles. Autant cet homme savait parfaitement comment maîtriser son langage corporel, ses yeux, ses mimiques, mais ne domptait absolument pas le ton de son violon : seules ses mains révélaient réellement qui il était. Pendant une heure et demie le violoniste ne démordit pas : il se laissait bercer par ses propres sons.

Cependant, le gentleman rouvrit brusquement les yeux. Il sentait au fond de lui quelque chose… de primitif, de caché, de retenu. De son regard aiguisé, il chercha la source de son trouble, ce trouble qu’il connaissait si bien et qu’il tentait depuis toujours d’étouffer. Ce trouble qui n’est d’autre que sa face cachée. Pour vous donner une idée, Sherlock l’humanoïde que vous connaissez est celui qui se balade librement dans les différentes parties de son esprit. Cependant, dans une toute petite pièce, matelassée, était menotté et camisolé un autre Sherlock. Un jeune homme qui ne ressemble que de physique à notre héro car son comportement était agressif et primaire. Il tirait sur ses chaînes avec la force d’un bandit, criant, hurlant qu’il voulait être libre. C'est ainsi qu'il traitait son côté Sexire. C’est par ce biais qu’il avait pris l’habitude de se retenir et surtout de comprendre quand est-ce qu’une réelle proie rentrait dans son périmètre. Il était très froid envers son côté Sexire, voire sadique. Depuis toujours, on l’avait critiqué, montré du doigt, injurié car il n’avait pas le comportement voulu : veuillez me pardonner mère de ne pas être un Asura comme vous l’êtes… Mais notre petit sujet est un curieux de nature et ainsi, chercha la Capienne qui avait réveillé ce quelque chose. Rapidement, il la repéra. Sa petite enquête n’avait pris que quelques secondes et sa mélodie n’en fut pas affectée.

Aussi discrètement qu’il put, le musicien observait la jeune femme, devinait ses traits et soudainement, il loupa une note. Quelques uns s’offusquèrent mais il reprit aussi vite que son cerveau veuillait : La princesse ! La nouvelle dirigeante des Capiens ! Il détacha son regard et se réfugia dans ses connaissances… comment s’appelait-elle donc.. ? Un nom étrange… Oh for the God sake ! C’est quoi son nom… Griw ? Wirg ? Deirf.. ? Frustré, il cherchait comme un forcené ce nom qui ne lui revenait pas. Il l’avait sur le bout de la langue… Roohh… Sherlock fronçait les sourcils et se perdait dans ces lettres en désordre.

Depuis combien de temps jouait-il ? Ses phalanges gauches commencèrent doucement à être douloureuses et endolories et son épaule droite commençait à le lancer. Il désarma son violon et il s’étira. Quelques applaudissements étaient audibles mais il n’en n’avait cure : il était encore concentré sur ce nom qui se cachait. C’était sur le bout de sa langue bordel ! Il s’énervait tout seul de sa propre incompétence. Ses pas dans le long couloir vers les coulisses l’apaisaient, pourquoi ce mettait-il dans un état pareil pour un simple nom… ? Finalement, il récupéra ses affaires et quémanda sa bouteille d’eau gratuite. Il but au goulot une bonne rasade : les spots, ça assèche.

D’un regard en coin, il vit la demoiselle alors qu’il était sur le point de ressortir. Une partie de lui hurlait, se battait, brûlait de rencontrer la gente dame, une autre, bien plus petite, était flemme. Il craqua et partit vers la nouvelle Princesse, sa petite mallette sur l’épaule droite. Il avait remis son long manteau noir sans le fermer et autour de son cou pendait son écharpe bleue.
    « Demoiselle Deirfiur. »

Dans son regard, on pouvait y lire du respect mais aussi de l’étonnement : il avait enfin réussi à sortir ce satané nom ! Protocolairement, il saisissait cette délicate main et la « sentit », un salut bien vieux mais toujours aussi classieux. Il savait que les Capiens étaient bloqués dans le même siècle que lui.
    « Princesse, c’est un honneur de pouvoir vous rencontrer. Je suis Sherlock Rechel, humble violoniste. J’ai tellement ouïe dire des bals d’Helldream que je ne pouvais quitter cette salle sans vous avoir présenté mes félicitations. »

Sa voix était chaude mais ses yeux froids comme la glace. Il était… étrange. D’un côté, il aurait bien conté fleurette mais d’un autre, il voulait rester lui-même. Il prit chaud assez vite et retira son écharpe. Cependant, l’anglais avait conscience qu’il ne pouvait s’incruster ainsi.
    « Je ne voudrais pas vous déranger plus que nécessaire. Sachez que je serai ravi de pouvoir un jour franchir les lourdes portes du manoir et y jouer mes mélodies. Je sais que vous triez les artistes sur le volet… »

Le Sexire lui sourit sincèrement et s’apprêtait à repartir. Il ne pouvait rester : il sentait que ses chaines ne tiendraient pas longtemps…

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Sam 21 Nov - 18:06
Le concert avait atteint sa fin. Le virtuose s’en était allé, terminant ainsi une soirée pleine de musique enivrante. Gwihir n’avait pas manqué de le regarder, d’admirer son art, la danse incroyable de l’archet sur les cordes. Mais comme toutes les bonnes choses, ce concert avait une fin. Celle-ci coïncidait avec la dernière bouchée de la salade de fruit, signe que le service en salle était bien rodé. Sous peu, elle payera, puis, le taxi commandé plus tôt l’emmènera à ses pénates, dans le quartier Capien, bien loin de cette vie nocturne faite de lumière et de musique. Une dernière gorgée de son verre, une poignée de billets et de pièces pour payer la douloureuse et voilà la Capienne prête à prendre le large, mais quelle n’est pas sa surprise lorsqu’elle entend une personne l’apostropher par son nom. Elle lève la tête, un sourire très diplomatique sur le visage, en attendant de voir qui était l’inconnu. Et là, ses yeux se posent sur un gentleman des plus polis en sus d’être le musicien qui l’avait faite rêver durant la soirée. Il était là, debout, devant elle, à lui faire un baisemain gracieux. Son sourire se fait plus honnête, moins politique et elle cesse de penser au retour à venir vers sa maison. Profitant d’être debout face à son interlocuteur, elle fait une charmante petite révérence, complètement anachronique, mais des plus réussies avant de répondre au musicien.

« Monsieur Rechel ! Je suis flattée que mon nom vous soit connue alors que je ne suis qu’une humble mélomane de passage. Laissez-moi vous présenter mes félicitations les plus sincères quant à votre représentation. J’ai eu l’occasion d’entendre de nombreuses fois des solistes, mais la chaleur du son de votre Stradivarius a su faire vibrer la fibre musicale de la néophyte que je suis. »


Afin de ne pas rester debout au milieu du passage et d’ennuyer les autres clients et les serveurs, elle se rassied sur sa chaise et désigne la place à son vis-à-vis.

« Monsieur, me feriez-vous le plaisir le partager un verre avec moi, afin que l’on discute un instant ? »


Surpris, ce dernier semble hésiter un instant puis accepte. Il retire son manteau et sa malette de son épaule avant de s’assoir face à la Princesse. Ses gestes sont mesurés, tout comme ses propos. Un gentleman comme on en fait plus, un pur produit de la Belle Époque. Afin d’accompagner la Capienne, il commande un cognac.

« Je dois reconnaitre que je suis impressionnée de voir que vous savez qui je suis. Je pensais que mon nom ne circulait que dans des cercles restreints regroupant des vieux croulants. Vous ne me dérangez nullement, et votre proposition de jouer lors d’une des réceptions du Manoir n’est pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Dès lors, j’ai envie d’en apprendre plus sur vous. Êtes-vous toujours un soliste, ou bien vous produisez vous parfois avec des collègues ? Quelle sont vos revendications pour vous produire durant une soirée ? »

Visiblement, pour la Capienne, l’aborder en mettant son titre dans la première phrase l’avait faite passer en mode professionnelle. Et si ses propos sont très polis et qu’elle souhaite en apprendre plus sur son interlocuteur de l’instant, elle aborde la chose d’un point de vue organisationnel et professionnel avant d’être personnel. Au moins, ce n’est pas trop intrusif et vu que c’est une rencontre des plus impromptues, mieux vaut battre le fer tant qu’il est chaud, avant de regretter de n’avoir pas pensé à des informations pratiques ou à demander une carte de visite.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mar 24 Nov - 16:01
Le duo était dans une faille temporelle : entre le baisemain du gentleman et la révérence de la gouvernante, on aurait pu se croire sur un tournage. Surtout que les répliques pouvaient réellement coller à cette étrange ambiance. Sherlock s’en délectait. Il a toujours été un peu bloqué dans le siècle dernier et savoir qu’il n’était pas le seul rendait le jeu intéressant. Enfin quelqu’un qui ne le regardera pas de travers en le traitant de snob ou de maniéré. Quand la demoiselle complimenta son art, il ne put retenir l’éclat de fierté de ses yeux : l’orgueil et la vanité l’habitaient, pour sûr et ce genre de discours caressait son égo discret. Ce qui l’intrigua encore plus c’est qu’elle avait reconnu au son (car elle était trop loin pour détailler le violon) la marque de son instrument : le Stradivarius.
    « Vous ne semblez pas si néophyte que vous le laissez entendre Princesse. »

La proposition du verre laissa l’Anglais un peu pantois : que dire ? Que faire ? Se laisser tenter ou bien rejeter en bloc cette curiosité qui l’habitait..? Depuis toujours ce trait de caractère le consumait, complexifiant chaque épisode sa vie et parfois, le faisait plus saigner que grandir. Mais c’était une pulsion, exacerbée par son éducation stricte et il accepta poliment. Il commanda un cognac : son alcool favori.

La gente dame parut vivement intéressée et cela ne lui déplu pas le moins du monde : surtout qu’elle se demandait comment un non initié savait. Partons du principe que Sherlock n’a pas volé son prénom et donc il se devait de connaitre les grands noms et les changements associés. Il orna son visage d’un sourire énigmatique et trinqua avec la politicienne :
    « La curiosité est un atout considérable pour ceux qui savent la manier… »

Tout en tournant le liquide dans son verre, pour en apprécier sa texture et sa robe, il continua.
    « Soliste ou dans un orchestre, je ne refuse que très rarement de m’exprimer. Je suis de ceux pour qui leur travail relève du loisir : si vous vous baladez dans les dédalles de Yasashi Koji, peut-être entendrez-vous mon art. Mais vous devez être très occupée et je comprends que ceci peut être une perte de temps. »

Le Sexire lança un regard entendu à la Princesse, toujours son petit sourire sur les lèvres. Il sentit l’ambre au fond de son verre et trempa enfin ses lèvres : un pur délice. Sherlock notait l’attention que la Capienne lui offrait et cela faisait pulser son cœur. Il se sentait terriblement bien. Voire trop bien et cela était étrange pour lui. Par pur réflexe, il jouait avec son verre.
    « Pour revenir sur la possibilité de jouer pour vous, j’ai entendu beaucoup de rumeur à ce propos. Premièrement que vous triez avec parcimonie les artistes sur leurs qualités musicales, ce que je juge nécessaire. Mais il y a des racontars qui évoquent un choix physique, que seuls ceux qui habitent dans ce quartier peuvent espérer le poste. Vivant dans Yasashi Koji même, puis-je me réjouir ou bien dois-je rester méfiant…? »

Comment tourner autour du pot : première leçon. Bah oui, il ne pas demander ‘Est-ce réservé aux Capiens ?’… Il voit assez mal un Humain débarquer dans leur banquet cannibale… Et puis, c’est aussi un moyen de voir comment réagit la jeune femme. A-t-elle assez de d’imagination pour répondre à cette question sans tomber dans l’interdit ou attirer la suspicion ? Il n’avait pas peur mais il aimait jauger ses compagnons… Ça le distrayait.

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mer 25 Nov - 12:37
Cet homme était charmant, poli, mais savait aussi poser les bonnes questions sans y répondre à moitié. Un gentleman, à n’en pas douter, autant élevé dans le respect des formes que dans le respect des mots. Ne pas parler pour ne rien dire, mais ne pas parler et trop en dire non plus. Étonnant comme les conseils et les enseignements sont souvent les mêmes, dans les cercles qui cultivent le secret. Cette question sur le choix physique finissait de balayer tous les moindres doutes qui auraient pu subsister. Elle n’est pas « que » responsable d’une partie de l’animation de cette ile, en charge d’activités pour touristes, mais aussi la représentante d’une caste, d’un peuple. Si certains humains l’appellent Princesse par jeu et amusement, peu le font par respect quant à sa réelle charge. Et il semblerait que ce brave monsieur lui faisant face était l’un d’entre eux. Il sait donc qu’elle est une Capienne. Et il sait aussi un certain nombre de choses, visiblement. Mais ce n’était pas dans le but de Gwihir de donner une réponse immédiate et claire. Sinon quel serait le plaisir de la discussion ? Elle sourit, d’amusement, se souvent des longues discussions de cours où tout le monde tourne autour des pots et distille leurs réponses lentement.

« La curiosité est un vilain défaut, mais la connaissance est une vertu cardinale. Le savoir est important… quand on organise des événements dans toute l’Île. »


Vint une petite remarque sur le fait qu’elle soit occupée ou en tout cas pas disposée à trainer de bord et de bâbord dans les rues de Yasashi Kôji. Elle ne put que relever une remarque, peut-être pas trop acide, mais bien sentie qui voudrait mettre une séparation entre elle et lui, entre elle et les « communs ». Une tentative de lui faire sentir son statut d’aristocrate, peut-être. Mais dans le but de le reprocher, comme à des fats dans leurs tours d’ivoire, ou au contraire comme une manière de se rapprocher, entre membres d’élites d’un autre temps, dont autant l’une que l’autre ont gardé les manies maniérées, là, c’était trop vague. Mais comme s’il sentait qu’il était sur un terrain dangereux, le Sexire recentra le sujet sur ses talents et ses disponibilités. Elle ne pouvait pas laisser couler, mais pouvait du coup donner réponse tout en restant dans un propos professionnel.

« En effet, je n’ai le loisir de courir les auditions, mais j’ai assez d’oreilles par de l’Île pour me faire parvenir les bons noms. Et assez de bouches qui m’encouragent à louer le service de virtuoses. Quant à vous réjouir ou rester méfiant, je vous laisse seul juge. Je n’ai pourtant qu’une seule parole et si je vous parle de l’éventualité, ce n’est pas dans un motif de flagornerie. Si nous avons des exigences, elles sont professionnelles. Les bals du Manoir sont des moments hors du temps et la musique se doit d’être à la hauteur. »


Souriant d’amusement, elle masque un peu sa bouche du revers de la main, avant de lancer une petite pique. Plus par amusement que par envie de faire peur ou autre.

« Craindriez-vous de n’aiguiser que trop certains appétits de nos jeunes participantes, souvent en pâmoison des nouveaux musiciens ? »


Appétits sensuels, appétits charnels, ou plus définitif, appétit des Capiens pour les petits jeunes au sang chaud, elle n’allait pas préciser sa pensée. Elle avait la certitude, de par la tenue de l’homme qu’il était un Sexire, et bien conscient des effets qu’il pouvait déclencher chez les autres. Tout comme n’importe quelle oreille indiscrète pouvait bien le croire. Sauf que ces dernières n’imaginent pas une éventualité sanglante. Murmurant à demi voix, elle souffla.

« Ne prêtez pas trop attention aux racontars, cher monsieur Rechel, je vous propose un travail musical, pas une occasion de rencontres. Nos manoirs sont bien assez grands pour ne pas mélanger plaisirs de la table et de la musique. Ou plaisirs intimes, bien sûr, même si certains de mes amis seraient surement heureux de vous voir partager avec vous l’un et l’autre. »


Elle avait un sourire large et amusé, mais ses yeux ne papillonnaient pas, restant bien fixés bien droit dans les yeux de son interlocuteur. Dans ses mains, son verre de mojito dansait doucement, son niveau descendant globalement très lentement. Cette discussion l’amusait vivement, surtout au niveau des non-dits.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mar 1 Déc - 14:37
Leonid s’emmerdait royalement dans le taxi, ben putain le respect n’est plus ce qu’il était, saloperie de jeunesse. Elle allait décider de se pointer la petite gonzesse ou quoi ? L’asura attendait donc nerveusement et s’occupait comme il pouvait. Il essayait de capter une chaine de radio russe et il parvient après quelques minutes à chopper les ondes d’un obscure radio donc les animateurs se croyaient encore à l’époque de la Grande URSS. Le Russe sourit, il aimait se replonger dans ses souvenirs de cette époque bénie où il torturait et manipulait presque au grand jour pour la gloire du Peuple. Ah le communisme et sa grande farce, il s’en moquait ouvertement mais il était libre de pratiquer ce qu’il aimait le plus, faire du mal aux autres.

Le temps défilait sur la montre digital du taxi et Leonid commençait à trouver le temps long, il klaxonna une première fois estimant avoir suffisamment attendu. Après tout, il ne faisait que signaler sa présence et il était d’accord d’attendre toute la nuit s’il le devait. La patience n’est pas la mère de toutes les vertus après tout ? Le Russe imagina alors toutes les souffrances qu’il allait faire subir et un sourire malsain s’inscrit sur son visage.

Leonid attendit encore 5 min avant de klaxonner une seconde fois car personne ne semblait réagir dans le café. Un employé du café sorti du bar après quelques instants, s’excusant auprès du Russe et lui tendant un billet de 20 euro.
    «Madame s’excuse mais elle désire rester encore un moment.»
    «Tu diras à madame que je l’attendrai le temps qu’il faudra mais que j’annule jamais une commande. Vielle tradition familiale, La patience est la mère de toutes les vertus.»

L’employé retourne alors dans le café avec le message de l’asura.
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Sam 5 Déc - 1:47
La Princesse confirma ses soupçons : seuls les meilleurs peuvent rentrer dans ce cercle fermé… Malgré les compliments de la demoiselle, Sherlock effleurait ce rêve sans trop de conviction : il ne pouvait accepter. Et oui, c’est un Sexire attiré par les Capiennes… C’est comme lâcher un loup dans une bergerie avec l’interdiction d’en dévorer un… Du masochisme quoi, et surtout, une future erreur magistrale : c’est le meilleur moyen pour se faire remarquer. Non, il est une créature de l’ombre… il ne peut ainsi aller sous les feux de la rampe… même s’il en rêve. Et puis, il se doit d’être discret pour soucis personnels. Mais la Capienne le tira de ses réflexions par une réplique bien serrée : elle savait. Son regard froid fixait la jeune femme devant lui, plusieurs sentiments se mélangeaient dans ce gris bleuté : un zeste de colère, de cuillérée passion mais énormément d’amusement. Il s’approcha un peu et murmura de sa voix chaude :
    « Si je passe le coche en tant que musicien, je ne ferai plaisir que par ce biais là, n’ayez crainte… Je ne suis pas une âme assoiffée… »

Dit-il avec légèreté mais lourd de sous-entendus. Il reprit de la distance avec la demoiselle : son cœur battait trop fort, pouvait-elle l’entendre ? Non, certainement pas, ne soit pas idiot Sherlock. Et il mourrait de chaud… ce n’était pas pour lui déplaire mais ça le gênait tout de même… L’Anglais regardait son verre avec lequel il avait cessé de jouer pendant ce petit aparté. L’alcool n’est sans doute pas une bonne idée… Il ne toucha plus ce contenant ainsi que son contenu. Il reporta son attention sur la régente des Capiens et vit, on ne sait trop comment (peut-être quand elle but ?), ses crocs. La tension en lui montait subitement d’un cran. Son regard s’assombrissait au fur et à mesure que ses pensées se teignaient de désirs. Il se sentait comme un lycéen qui passait devant la plus belle des élèves de son campus : reporter l’attention sur autre chose… vite… Vite !

Un serveur classieux vint auprès d’eux, informant yeux-d-émeraude qu’un taxi l’attendait depuis un certain temps et qu’il s’impatientait. Le musicien en profita pour reprendre le contrôle de son rythme cardiaque tout en gardant son masque. Avait-elle vu son trouble ? Seuls ses yeux parlent… Elle répondit à la requête du jeune homme :
    « Non non, pas attendre, c'est un truc à faire tourner le compteur dans le vide. Je paie pour le dérangement... voilà... 30€, et il est libre. »

Entendu, il partit en émissaire. Sherlock maîtrisait à nouveau ses émotions et s’était accordé un balayage de la pièce. Plusieurs détails clignotaient et étaient sujets à déduction, cela le détendit. Quand on est dans quelque chose qu’on maîtrise, on est dans du familier et dans de l’habituel, c’est un bon détressant.
    « Je ne voulais pas chambouler votre soirée ni vous retenir plus que nécessaire. Mais je dois admettre que je suis ravi que vous reportiez votre départ. Tout cela est… divertissant.»

Alors qu’il allait recommencer la conversation, le même employé revint à leur table.
    « Excusez-moi mais le chauffeur insiste, c’est une tradition familiale que de ne jamais abandonner une course. Il ajoute même : La patience est la mère de toutes les vertus. »

Et là, quelque chose fit tilt dans le cerveau noyé d’hormone de notre sujet. Quelques regards fugaces furent lancés à droite à gauche pour confirmer ses soupçons. Alors qu’il détaillait le serveur, Mlle Deirfiur enchaîna plus vite que lui :
    « Mon bon, si cette maxime est vraie, insister auprès d'une dame est d'une certaine impolitesse. Je suis tentée de refuser de but en blanc cette proposition. »

Puis elle se retourna vers notre héros et continua :
    « À moins que vous ne souhaitiez m'honorer de votre présence en mon manoir pour un dernier verre afin que l'on puisse continuer cette conversation sans frustrer le sens du devoir de cette homme ? »

Mais le Sexire n’avait entendu la remarque que d’une oreille distraite : son visage s’était voilé de mystère et un léger sourire retroussait ses fines lèvres. L’éclat de ses yeux était sans appel : il venait de trouver quelque chose. Il se redressa sur sa chaise et toisa le pauvre employé.
    « - Qui vous donne cet argent ?
    - Pardon ?
    - Qui vous paye ? Et je ne parle pas de votre patron. »

Le jeune homme était bouche bée. L’Anglais venait de le ferrer. Il bredouilla une réponse :
    « - J.. je ne vois pas de quoi vous parlez…
    - Oh que si vous savez, vous le savez parfaitement et ce nom est sur le bout de votre langue, dites le moi.
    - Vous n’avez aucune preuve. »

Gagné.
    « - Ce n’est qu’une question de temps mon brave et il nous est précieux. Soyez gentil, économisez-le nous et dites ce nom…
    - Vous bluffez ! »

Et là, Sherlock réagit au quart de tour et eut un débit de parole à faire pâlir un perroquet, de sa voix grave il prenait un malin plaisir à démonter le jeune homme. Il appuyait sa thèse par quelques gestes précis :
    « Jeune homme, vingt ans, qui gagne encore la confiance de ses collègues. Vous êtes ici depuis un certain temps mais pas assez pour avoir un compte en banque digne de ce nom. Or vous portez un costard de luxe que j’estime à… 8 000£. Bien que se soit votre outil de travail, il sort très largement du lot. Les autres employés sont bas de gamme en comparaison. À vos manières, vous ne venez pas d’une famille aisée et cela est confirmé en prenant attention aux détails : vous vous êtes mal rasé, avez de la farine au revers de votre col, une tâche d’encre sur votre manche droite et un magnifique faux pli dans le dos. Vous n’avez pas de parents assez digne pour vous offrir un tel cadeau, ni un métier assez satisfaisant, d’où le raccourcit que j’ai fait : D’où vient cet argent ? »

Le jeune homme fit la carpe : il ouvrait et fermait la bouche sans qu’aucun son ne sorte. Au fur et à mesure des explications, il devint blanc comme neige. L’Anglais s’impatientait réellement et se leva avec sa grâce habituelle.
    « - Un taxi qui insiste pour faire cette course particulièrement, un serveur corrompu et une cible politiquement imposante… Complicité pour tentative d’enlèvement et corruption… Si vous ne coopérez pas, vous avez de quoi croupir pendant un certain temps.
    - Je ne connais pas son nom…
    - Voilà qui est fâcheux…
    - J’vous le jure ! Même Bastien ne le sait pas ! Il vient toujours incognito ici, nous on obéit et on encaisse.
    -Il ? »

Le boxeur avait un regard déterminé à l’extrême, on dirait un prédateur prêt à se jeter toutes serres dehors sur le pauvre animal qu’il traquait et avait embusqué. Il jubilait : on pouvait le lire au fond de ses yeux, à travers son regard sévère. Un éclair d’amusement éclaira ses pupilles et il ajouta :
    « Never mind, il saura où me trouver. »

‘‘Si je ne le retrouve pas avant’’, pensa-t-il. Puis finalement, le violoniste se retourna avec douceur et retenu vers sa compagne de la soirée.
    « - Chère Princesse, je vous propose de me suivre pour sortir d’ici sans craindre de représailles. Je serai honoré de votre confiance. Il se retourna vers le serveur. La porte de secours je vous prie.
    - Par ici.»

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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Lun 7 Déc - 14:34
La jeune femme entend bien les mots mais surtout les sous-entendus du Sexire. Elle goûtait cette discussion faite de non-dits et de murmures à peine articulés. Ah, ces hommes, quelques que soient le quartier, ils ont toujours des promesses à faire. Et si l’homme dit ne pas être assoiffé, devrait-elle le croire. N’est-ce pas l’âne qui dit « Puit, je ne boirai pas ton eau ! » avant de mourir de soif ? A-t-elle envie de tenter l’homme pour voir jusqu’à quel point il tiendra cette promesse ou si ce n’était qu’une parole trop vite dite. Tant de petites choses qui aiguisent son intérêt que la Princesse avait d’ores et déjà oublié le lieu. Et elle avait gardé ses habitudes de bête libraire. C’est pourquoi lorsque Sherlock commence son interrogatoire, elle ne semble pas comprendre de suite.

Mais la gêne du serveur et le fait que les assertions du violoniste ne soient pas contredites mais au contraire confirmées lui font bien comprendre qu’il y a en effet un risque. Quelle crétine de ne pas être elle-même consciente de sa propre valeur politique. Devrait-elle toujours avoir un chien pour la suivre, un Capien comme escorte ? Devrait-elle accepter de voir ses petits plaisirs se faire bousculer par sa charge ? Avec réflexion… Non. Avec une escorte, elle n’aurait eu l’occasion de rencontrer cet homme entreprenant avec tant de faces d’ombre à découvrir. Comment la voyait-il ? Comme une perle en son écrin, à voir. En tout cas pas comme un monstre sanguinaire, même s’il savait ce qu’elle était. Soit, qu’il me protège, ce chevalier blanc. On verra bien ce qu’il fera. Intriguée par la situation, elle se laissa emporter par Sherlock.

« Je vous suis, sir. Vous avez ma confiance. »


Dans sa tête, elle réfléchissait à qui pourrait bien lui en vouloir. Certes, elle est princesse, mais à part pour les Mythes, elle n’est qu’une des animatrices responsable d’un quartier. Est-ce des hommes, des humains, qui la chercherait pour une rançon, pour une raison triviale ? Est-ce que ce serait un agent de Capiens mécontents de son arrivée au pouvoir ? Ou alors des opposants de l’Exilée qui n’aiment pas sa façon de voir la politique ? Trop de possibilités, trop de variables à prendre en compte. Alors autant faire le « colis » et attendre de voir ce qui se passera, ce qui va se décanter. En tout cas, c’est elle que le taxi attend, et donc c’est bien elle la cible, pas son compagnon. Ça, de doute, il n’y en avait pas. Alors elle accepta l’idée de le suivre par la porte de secours.



Après avoir passé la porte de service et que celle-ci se soit refermée sur leur passage, avant de quitter la ruelle sombre, Sherlock arrêta la Princesse. Sans trop de mots d’explications, il se passe deux doigts sur les lèvres puis les dépose sur les lèvres de la Capienne. Cette dernière, trop surprise pour réagir de suite, senti alors une impression étonnante lui courir l’échine. Des frissons, par-ci, par-là, comme des crampes naissantes. Elle ne savait trop à quoi s’attendre lorsque le Sexire réitéra l’expérience sur lui. Alors sous les yeux ébahis de Gwihir, elle vit le corps de l’homme se changer. Des cheveux blond, coupés mi-courts, voici que le corps même de l’homme change, rapetissant d’une trentaine de centimètres, la peau prenant une couleur plus claire. Si les habits ne changeaient pas, la façon de les porter rendait les deux personnes impossible à reconnaitre. Afin de cacher sa robe verte, elle portait le trench-coat de Sherlock alors que ce dernier était juste dans son blaser. Posant les yeux sur une vitre proche, Gwihir ne se reconnu pas… Arborant un teint halé au soleil, des cheveux à la coupe garçonne à la teinte paille et des yeux bleus, tout ceci en semblant avoir rajeuni la rendait méconnaissable. Aux yeux de n’importe qui, ils ressemblaient à deux jeunes adolescents en sortie dans un quartier bourgeois, voulant paraître plus que leur âge… Regardant Sherlock avec un petit sourire goguenard, elle ne put s’empêcher de dire…

« Vous avez… des talents uniques… Et intéressants, chez monsieur ! »
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Mar 15 Déc - 22:52
Juste après avoir indiqué la porte de derrière, l’employé courra vers le taxi et Leonid sut que quelque chose clochait. Il sorti de la voiture avec un étui de guitare.
    «Bon elle est partie où ?»
    «Par la porte de derrière monsieur, je n’ai rien pu faire, un homme inconnu m’a percé à jour, il semble très intelligent.»
    «Mhhhhh une nouvelle proie intéressante, bon voilà pour toi et fait toi discret pour un moment.»

Leonid lui tend alors deux billets de cent euros puis se dirige dans l’établissement. Le patron le remarque et hausse les épaules. Leonid lui fait comprendre qu’il ne lui en voulait pas et que la collaboration se poursuivrait surement. En passant, il posa trois cent euro sur le comptoir, que le directeur encaissa avec un sourire crispé. Leonid se dirigea vers la porte de derrière et émergea telle une fusée dehors du restaurant. Il put juste voir la fin de la transformation de Sherlock et Gwihir et senti le coup fourré. Après tout, il en avait vu des biens belles en Russie, alors ce pouvoir ne le choqua pas plus qu’autre chose. Il hurla aux deux tourtereaux.
    «Vous êtes là, vous m’avez bien fait chier, vous allez payer l’addition et je vous préviens elle sera salée.»

Le russe ouvrit alors sa mallette dévoilant une petite armurerie portative et il en sortie une lame longue comme une guitare, de style katana. Puis il fonça sur Sherlock pensa que c’était la cible la plus dangereuse. On pouvait voir qu’une haine froide déformait son visage. Étrange comportement pour un tueur pro me diriez-vous, mais cela s’expliquait car il était sûr de gagner. Enfin arriver à la hauteur des deux futures victimes, il abattit son arme sur l’homme.

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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Jeu 17 Déc - 22:26
La Princesse suivit notre enquêteur en herbe sans poser de questions : que de temps gagné ! Dès qu’ils furent seuls, il savait que le chrono était contre eux : ce dit serveur allait sans doute querir la nouvelle auprès de son supérieur.
    « Veuillez excuser ma rudesse mais je vous assure que c’est pour votre bien. »

Et Sherlock passa son index et son majeur sur ses propres lèvres avant de les déposer sur celles, plus délicates, de la Capienne. La surprise se lut sur son visage mais ils n’avaient pas le temps de palabrer. Pour sa part, il se contenta de retirer son manteau lors de sa transformation : il le tendit à sa comparse ainsi que l’étui de son violon. Il ne brisait les règles de bienséance que lors de crises et quand cela était justifié. L’étonnement passé, Mlle Deirfiur salua les compétences de notre héros. Celui-ci lui répondit avec un sourire mystérieux. Alors que les deux protagonistes étaient devenus deux têtes blondes, la porte derrière eux claqua violemment.

Un homme aux allures d’ours vociféra des insultes, sortit une épée de son coffre à guitare et se jeta à corps perdu contre Sherlock. Une voix grave imprégnait l’esprit du trentenaire : « Quand tu entames un combat avec une lame, part du principe que tu seras coupé. À toi de choisir où. N’oublie jamais, esquive, confusion, frappe. Tu dois être plus rapide que ta cible, plus intelligent qu’elle : regarde la se mouvoir, ses intentions… Une folie meurtrière est plus fourbe qu’une simple protection. » Combien de fois s’était-il battu contre son propre grand-père ? Non, formulons ça autrement : combien de fois a-t-il gagné ? Une fois ? Peut-être deux ? Pas glorieux sur 40 ans… Mais aujourd’hui, c’est différent et il a grandit, est mature. Aussi vif que l’ombre qui le suivait, l’Anglais reprit sa taille normale (car plus habitué à se battre dans ces conditions) et alla à l’encontre de la brute.

Alors que le fer fendit, il esquiva vers la gauche, dévia le bras de l’inconnu en frappant violement avec son avant-bras gauche, attrapa le poignet par sa main droite et asséna un brutal coup du dos de sa main contre sa tempe/oreille droite. Ainsi, la montagne était sonnée et assourdie du côté droit. Sans attendre que celle-ci reprenne ses esprits, le boxeur prit le poignet droit et le coude et abattit l’avant bras sur son genou : sinistre craquement… d’un geste fluide, le violoniste récupéra facilement le katana. D’un petit bond, il sortit du périmètre dangereux et se mit en garde, le sabre japonais en main. Cela avait prit trente secondes…


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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Ven 18 Déc - 19:02
La porte avait sauté sur ses gonds dans un bruit de tonnerre, laissant la place à un homme vociférant des menaces mortelles. Et tout se passa très vite, dans sa tête. Il ne semblait pas là pour la capturer, ni pour la kidnapper. Vu ses mots et son attitude corporelle, le seul objectif final semble être de semer la mort. Mais ce corps est entraîné pour le combat, visiblement. Un professionnel de la mort ? Face à ce genre d’hommes, il ne sert à rien de vouloir en apprendre trop. Soit ils ne savent rien, soit ils ne parleront jamais. Mais dans son esprit, une chose était claire. « Il est là pour toi, petite Princesse. » Une voix en drarvick résonnait dans sa tête. La Bête en elle, son alter égo, le chasseur qui vit en son âme. Elle le repoussa mentalement, gardant son esprit clair. Elle n’avait pas à devenir un monstre, pas ce soir, pas comme ça.

Elle regardait Sherlock combattre. Il avait l’air de savoir bouger son corps. Le gentleman devait être un adversaire solide, au corps à corps. Ses mouvements étaient nets, ses coups basés sur les poings semblent issus de la boxe plus que d’un art martial oriental. D’un coup net, même, il avait su désarmer son adversaire. Dans la tête de Gwihir, le combat était là terminé. Après tout, sans arme, face à un adversaire qui avait prouvé sa capacité de combattre, n’importe qui se serait rendu, ou au mieux aurait tenté de fuir, de mettre de la distance afin de revenir plus fort. Plus encore dans le cas d’un contrat. Cet homme ne semblait pas être là pour une haine personnelle, mais pour autre chose. Ils allaient devoir l’interroger, tenter de comprendre.

A trop se projeter dans l’avenir, à trop penser sur le lointain, Gwihir avait raté un changement dans la mentalité du Russe. Ce dernier n’était définitivement pas un homme normal. Au lieu de baisser les armes et de chercher un moyen de s’enfuir ou de limiter la casse, ce dernier posa son regard sur la Princesse et un voile haineux troubla son regard. Trop surprise pour réagir de suite, elle le vit s’élancer dans sa direction, une courte lame sortie d’un logement caché pointée dans sa direction. Plantée dans le chemin, la Capienne ne bougea pas. L’Anglais, par contre, s’élança. Mais s’il était habile de ses mains, et peut-être de ses lèvres, il l’était moins une lame en main. Il décrivit un arc de cercle avec le sabre subtilisé, mais ne fit que déchirer la chemise de l’assassin alors même que ce dernier faisait une estafilade de vingt centimètre sur le biceps de Sherlock grâce à sa petite lame.

Du sang. L’odeur métallique du sang. Le rouge carmin du sang. Filament carmin coulant sur la chemise de Sherlock, filament de sang. Les sens de la Capienne s’éveillèrent d’un coup. De son œil gauche, un filet de sang commença à poindre, puis coula sur sa joue. Plus forte que jamais, la voix tonna dans sa tête. « Il est là pour toi ! Il est Mort, il est Tuerie ! » Non… La Bête ne doit pas prendre le dessus… Elle veut savoir. Pourquoi lui, pourquoi s’attaque-t-il à elle ? « Tue-le, c’est une menace ! » L’odeur du sang était plus forte, plus intense. Même une petite estafilade peut faire couler beaucoup de sang. Mais Sherlock serait-il plus blessé ? Sa manche s’imbibe lentement de sang, prenant une teinte bordeaux, tirant vers le brun alors que ce dernier sèche dans les fibres. Dans sa tête, tonna à nouveau la voix. « Tue le ! Chasse. Seuls les faibles se font protéger ! » Dans le regard de Gwihir, troublé par le sang, dans son esprit, troublé par l’odeur du sang, un verrou sauta. Tant pis pour la discrétion. Et si l’Anglais finissait apeuré, elle évaluera après.

Un battement de cœur. Un instant d’éternité pris dans le présent. Une seule pensée, dans la tête de la Princesse. « Je suis la Chasseuse, pas la Proie ! » Un frisson la parcouru alors que tous ses poils se hérissaient comme sous une chair de poule. Son pouls s’emballa instantanément. Dans sa tête, quelque part, vivait la Bête, une créature incroyable, inconnue, puissante et primale. Cette dernière ruait, hurlait son envie de déchirer les chairs du Russe. C’était sa voix que Gwihir entendait… Mais l’esprit de Gwihir ne s’arrêta pas sur cet esprit. Elle se focalisa sur deux autres créatures vivant dans son esprit. Un félin, allongé et aux muscles pourtant bandés, et avec lui, un grizzli immense, au museau piaffant de l’impatience d’en découdre. Un second battement de cœur. Tout allait si vite. La Capienne senti son corps déborder d’une énergie animale, instinctive.


Un autre battement de cœur. Un autre instant de grâce. Léonid était concentré sur Sherlock, sur celui qui se mettait en travers de son chemin. Le gentleman, pour sa part, ne semblait pas en mener trop large. Et dire que ça ne faisait que dix secondes qu’ils s’étaient croisés à la sortie de l’établissement. Pas de témoins dans la rue. Personne qui n’écoute ou qui regarde. La porte derrière le vociférant s’était fermée. Risques limités, soit ! Bandant ses muscles, elle s’élança, à pleine vitesse, dans un mouvement l’amenant derrière Léonid. D’un bras extrêmement rapide, elle le saisi par le cou d’une main et le souleva. Les yeux de la Capienne étaient d’un froid, d’un détachement particulièrement inquiétant. Alors qu’elle serrait de sa main, le Russe articula une menace particulière…

« - Les miens me vengeront ! »


Sous le coup de la colère, elle le força à la regarder. A regarder... sa fin, sa mort, et celle qui l'incarnera. « C'est ça ! Tu es la Prédatrice, pas la Proie ! » Elle regarda au fond des yeux du Russe, mais elle n'y vit que haine et dédain. Alors la Capienne serra une dernière fois, de toute ses forces alors qu’un craquement sinistre résonna dans la petite ruelle… Elle laissa tomber le corps comme d’autres lâchent une canette. Son regard carmin, avec encore la trainée de sang se posa sur Sherlock dont la blessure l’inquiétait encore, mais selon son visage, il était plus choqué ou apeuré qu’aux portes du Styx. La Princesse refoula les sentiments animaliers de son esprit. Elle reprenait le contrôle de son corps. Ses yeux repassaient au vert, perdant cette impression de menace latente. A moitié pour ne pas voir le regard de Sherlock sur elle changer, elle baissa le regard et regarda le corps de leur adversaire. La nuque brisée, il était un pantin démembré, mais dans l’ouverture de la chemise déchirée, un tatouage était visible.

« Un… yakusa ? Un membre d’une mafia ? »


Écartant les pans de tissus, Gwihir découvrit non pas un irezumi, ni un tatouage d’une organisation qui aurait pu faire les gros titres dans les journaux, mais un motif qui lui parla directement. Sur la peau s’affichait un trône vide dans une pièce somptueuse. Le meuble était richement décoré et à ses pieds, il y avait un tas de cadavres sans réelle distinction, à une exception près, une unique larme de sang coulait d’un de leurs yeux. Alors qu’elle retenait son souffle en regardant le dessin, Sherlock sembla s’approcher pour voir à son tour. Un trône… Des crânes à la larme unique… des Capiens… Mais pourquoi ? Une menace ? Mais alors qu’ils regardaient le dessin, ce dernier commença à s’effacer… Il n’y avait aucun doute… Et il avait parlé des « siens »…

« Un… Asura... »


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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Dim 20 Déc - 23:08
L’adrénaline pulsait dans ses artères… Il se sentait bien. Il se sentait vivre. Mais son contentement lui avait fait perdre sa concentration : alors qu’il imaginait une rémission, la chose se jeta vers la Princesse. Savait-elle comment réagir ? Saurait-elle réagir assez vite ? Avait-elle de la force ? Mais quel bleu ! Comment avait-il osé laisser une telle ouverture ?! Et quel lâche ! Attaquer une pauvre femme, c’est tellement bas ! « Sherlock, you’re an idiot ! »

Ni une, ni deux, la colère dans l’âme, l’Anglais s’interposa comme il pouvait. Le boxeur abattit la lame mais n’avait pas la longueur de celle-ci dans l’œil : au lieu de toucher la chair, il ne fit que des confettis. Son erreur lui fit cependant grincer des dents : le coutelas le marqua sur une vingtaine de centimètres au niveau du bras droit. Sans attendre un instant de plus, ses instincts prenant le pas, il fit quelques pas en arrière, s’interposant physiquement entre la montagne et la Princesse. De la distance… il lui fallait de la distance… Et surtout lâcher cette épée ! C’est un danger public avec cette arme entre les mains ! Mais où ? Assez loin de lui pour pas qu’il la récupère… Dans la folie du combat, il ne fit pas attention à sa plaie, trop concentré et coupable de sa propre incompétence. Si déjà il est tatillon avec des inconnus, imaginez-le envers lui-même…

Mais quelque chose éveilla en lui une sorte de stupeur, il sentit une aura le happer et lui hérisser le poil… Subitement, la brute avait quitté le sol et un étau broyait sa nuque. Celui-ci semblait mousser de rage et laissa planer une menace. Mais la force inconnue lui brisa le cou sans attendre de quelconques explications ou supplications. Bouché bée, notre combattant se remit en garde, prêt à faire face à cette obscure machination. L’homme s’effondrât telle une marionnette brisée, une poupée désarticulée… Et ce n’est qu’à ce moment là que le ressenti trouva une signification en notre enquêteur : la Princesse. Elle se tenait là, droite, fière, dangereuse. Il tourna la tête pour vérifier qu’elle n’était effectivement plus derrière lui. Un frisson passa dans ses lombes, sa surprise était sans appel. Puis le regard écarlate se posa sur le sang frais et Sherlock raffermit sa prise, bien conscient qu’un Capien affamé pouvait être un adversaire redoutable. Son regard se fit froid et déterminé, répondant exactement à celui de la Régente. S’il devait la tuer pour vivre, il n’hésiterait pas. Mais d’un clignement, de sanguin, ses yeux redevinrent normaux. Spontanément, il se détendit mais garda l’arme au creux de sa paume. Ravalant ses instincts contraires, il se rapprocha du corps tout en gardant un œil sur la femme, et porta sa main libre sur la gorge abimée : plus de pouls… Plus de respiration… Rupture médullaire : le coup du lapin. Par pur réflexe médical, il regarda l’heure exacte pour constater la mort : 00h32. Toujours accroupi au dessus du corps, il rangea sa montre à gousset et retroussa la chemise.

Un trône surplombant une mer de cadavres implorants, une larme rouge sur chaque visage. Puis ce tatouage s’effaça. Un fourbe bonheur teinta ses pensées : au moins ce n’était pas sa propre peur qui était gravée. Bien qu’il la connaisse par cœur (vivre avec ‘‘les siens’’ depuis son premier souffle aide). Son regard croisa celui de la Capienne : elle venait de tuer un Mythe. Il opina quand elle annonça à haute voix la race. Les lèvres serrées et un visage indéchiffrable, il se releva avec la grâce qu’on lui connait. Son regard de glace sonda la Princesse encore déguisée puis il soupira en passant une main crispée dans ses cheveux.

Dans un silence lourd il alla chercher l’étui à guitare, le ramena près du corps et l’ouvrit. Ainsi, une mini armurerie se dévoila à eux. D’un geste fluide, il passa son pouce sur ses propres lèvres avant de l’utiliser pour fermer les yeux du mort : celui-ci commençait à rapetisser et à perdre du poids. Ses gestes étaient vifs et fermes : la mort ne l’intimidait pas, non. On pourrait plutôt dire qu’il en avait l’habitude et que c’était un automatisme. Bon nombre de gens partiraient en perdant leur sang-froid ou leur capacité de réflexion. Il n’était pas d’eux, toujours calme mais dynamique. Pendant ce temps là, il redevint entièrement lui-même en cherchant dans sa poche un mouchoir. L’Anglais l’humidifia avec sa salive et le passa sur sa plaie qui disparut sans laisser de trace. Ne croyez pas que c’est sa salive son pouvoir, non, le mouchoir est là juste pour nettoyer le sang. Alors que le cadavre avait terminé sa transformation, Sherlock prit le coutelas, l’essuya dans ce-dit tissu et d’un geste fluide, il fit l’exérèse des tissus sanguinolents de sa chemise/veste. Il bazarda les chutes dans l’étui, garda la dague pour lui, effaça ses empreintes digitales du katana en le frottant avec un autre mouchoir et le plaça dans l’étui. Ses mouvements étaient millimétrés et réfléchis.

Feu la brute avait rapetissé de 60 cm et avait perdu beaucoup de poids : il faisait environ 30kg. Cependant, le violoniste n’a d’accès qu’aux cellules vivantes, déformant le corps plus que le déguisant. Le trentenaire prit la chose et la plaça dans la boîte, forçant par moment pour le faire rentrer. Une fois le coffret fermé, l’Anglais tendit sa main vers la chasseuse :
    « Si cela ne vous dérange pas, je préfèrerai récupérer mon manteau pour ne pas à avoir à exhiber mon bras.»

Mlle Deirfiur s’exécuta et avec sa classe habituelle, il l’enfila et réajusta son col autour de l’écharpe. Ainsi, le lieu du crime était propre : pas de sang versé, pas de preuves, un moyen de locomotion discret, l’odeur du sang Sexire atténué par les parois de l’étui et plus de sang frais pour chatouiller les narines de la tueuse.
    « Je suppose que chez vous, vous savez comment cuisiner ceci..? Je vous rendrai votre visage quand nous serons dans un lieu plus sûr. Je vous suis. »

Et il envoya l’étui sur son dos, passant ses bras par les sangles et attendit un mouvement de la part de la meurtrière.



~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Une pause dans un café-concert ? [Terminé] Lun 21 Déc - 9:37
L’Anglais avait fait montre de talents des plus impressionnants. Le corps avait été rapidement soustrait à tout regard curieux, tout comme la blessure qu’il avait reçu était déjà soignée. Que son apparence soit aussi vaporeuse est changeante est une chose, qu’il puisse faire de même sur d’autres, que ce soit la Princesse ou sur un corps inanimé relevait du domaine de la magie et ouvraient des voies de réflexions dans l’esprit de la Capienne. Comment être maintenant sûre en voyant certains corps que ce n’est pas un inconnu, une mystification ? Ou pire, comment ne pas y voir un moyen de s’infiltrer là où il n’aurait rien à y faire ? Mais ce n’était pas ceci qui impressionnait le plus Gwihir à l’instant présent. Non, ce qui l’avait étonnée, c’était bien le flegme incroyable de Sherlock.

Elle était une prédatrice, une chasseuse. Plusieurs fois par mois, elle coursait des proies, au risque de se faire voir, au risque de les voir s’échapper, pour le frisson. Elle avait donc la mort comme compagne depuis longtemps. Mais elle ne voyait pas le Sexire dans ce monde et pourtant il avait eu une réaction posée, calme, médicale face à au décès du Russe. Mieux, il avait fait la part des choses rapidement et n’avait pas commencé à perdre son calme face à l’émergence, même temporaire, de la Bête. Soit il jouait bien la comédie, soit il était bien plus qu’un simple violoniste au corps sculpté pour le plaisir et pour éveiller les pulsions bestiales de ses compagnons de jeu, lors de nuits de folies. Ça méritait une petite enquête à l’occasion. Que ce soit les nuits de plaisirs ou la raison d’un tel flegme… Ses mots étaient calmes, presque détachés. Et ses pensées claires. Il ne jouait donc pas la comédie mais était effectivement maître de lui-même. La Capienne lui répondit, mais dans son corps modifié, sa voix avait changé, la surprenant un peu, tant sa voix était un peu plus aiguë.

« Oui, en effet… Il va avoir… des choses à nous apprendre. Laissez-moi vous inviter chez moi. J’aurai préféré une invitation plus… charmante, mais les aléas du moment… »


Elle invita Sherlock à la suivre. Ses pas prirent la direction du Quartier Capien. Là-bas, elle avait son manoir, son refuge, un lieu où elle pourrait en apprendre plus, comprendre, peut-être. Mais si les autres Asura étaient une menace, il fallait agir vite. Tout en marchant, elle sorti son téléphone cellulaire alors qu’ils étaient dans un coin sans témoins. Sa voix modifiée, elle choisit de parler en drarvick afin que sa correspondante l’identifie à coup sûr. Deux tonalités, même pas, et quelqu’un décrocha.

« - Princesse ?
- Absinthe. J’ai fait une rencontre qui mérite une enquête.

- Quelle genre d’enquête, Princesse ?
- Fait mander le Docteur, il va avoir un corps à étudier. J’arrive dans vingt minutes au manoir. Et pas seule.

- Ah. Ce genre. Des mesures à prendre pour votre accompagnement ?
- Non. Pas de suite. Il sera un hôte, le temps de comprendre.
- Bien, Princesse, je m’occupe de tout.
- Merci, Absinthe. »


Se retournant vers Sherlock, elle le regarda. Son air impassible, son sourire pincé, à l’anglaise, rien n’avait changé. Il ne semblait pas parler la langue, mais non plus pas si curieux que cela. Était-ce son flegme qui était aussi puissant, ou bien avait-il une culture de l’attente et de la réflexion qui faisait passer ses réactions instinctives au second plan ? Il y avait bien la possibilité que son calme vienne du fait qu’il eut été au courant de l’agression à venir, mais Gwihir repoussa cette éventualité. Pour l’instant, il avait sa confiance et avait même faire rempart de son corps pour elle. Ça méritait un respect et une confiance sans trouble. Elle lui expliqua alors que quelques de ses… « amis » seront là, chez elle… pour le « colis ». Peut-être pourrait-il aider la Capienne et ses amis à comprendre le pourquoi de cette agression.

La suite se passe ici...
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Une pause dans un café-concert ? [Terminé]

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