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Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé}

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Gemma
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MessageSujet: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mar 24 Nov - 20:16
Il faisait encore nuit lorsque Lauraline se réveilla toute nue et en sueur dans son lit. La nuit avait été mauvaise pour elle car elle avait cauchemardé toute la nuit. Elle s’était vu tenter de retrouver son père mais chacune de ses tentatives se soldaient par un échec, elle arrivait toujours trop tard pour le « sauver ». Le rêve se terminait irrémédiablement sur la même vision : une jeune femme seule en larmes agenouillée devant une pierre tombale. Lauraline se demandait si ces rêves pouvaient être prémonitoires et elle se mit à sangloter, elle avait peur de ne jamais connaître son papa. Il avait beau l’avoir abandonnée à la naissance, il restait son père et elle voulait pouvoir l’aimer un jour, au moins un jour, comme une fille peut aimer le sien.

Ce n’est qu’une dizaine de minutes plus tard qu’elle finit par trouver le courage de se lever. Sans prendre le temps de s’habiller, la sexire se dirigea sans bruit vers la salle de bain pour y faire sa toilette matinale. Elle décida de ne pas prendre une douche afin de ne pas réveiller son amie Lineth et se dirigea vers l’évier. Elle humidifia alors une éponge avec de l’eau bien chaude pour laver son corps consciencieusement. Elle adorait le contact de la mouche chaude sur son corps nu, doux comme une caresse sur sa peau et elle dut se retenir de gémir lorsqu’elle toucha ses parties intimes, de nouveau par respect pour sa copine encore endormie. Elle fit cependant durer l’opération plus longtemps que nécessaire, juste pour le plaisir que cela lui procurait.

Lorsqu’elle eut fini, elle se regarda dans le miroir et fut heureuse de constater qu’on ne voyait presque plus les vilaines marques et cicatrices qu’elle devait aux blessures occasionnées lors que son arrivée fracassante sur l’île. Lineth avait fait des miracles avec les soins qu’elle lui avait prodigués et Lauraline lui était extrêmement reconnaissante. La jeune femme termina sa toilette par une pointe de parfum à l’odeur de lime que la morany fabriquait elle-même naturellement. La sexire aimait particulièrement son odeur et s’amusait à dire qu’elle allait avec ses yeux verts. À force de penser à la femme-serpent, elle ressentit une envie presque irrépressible de la rejoindre dans son lit et finir la nuit contre elle à la caresser. Ce n’est que lorsqu’elle arriva devant la porte de la chambre que Lauraline revenu à elle, elle n’allait quand même pas la déranger au milieu de la nuit même si elle en mourrait d’envie. C’est finalement son estomac qui eut le dernier mot en lui rappelant qu’il existait en émettant un gargouillement sonore. Lauraline se dirigea donc vers le frigo pour se servir une grande tasse de lait avec cependant un grand sentiment de frustrations. Lauraline marcha finalement vers la table du séjour en sirotant son lait puis s’assit sur la première chaise à sa portée. Elle repensait aux cauchemars qu’elle avait faits la nuit et se demandait comment elle pourrait faire pour retrouver son papa. Elle n’avait qu’un nom et une vielle photo qui commençait à être sérieusement défraichie et pas beaucoup de connaissance de ce genre de pratique. Elle avait donc besoin d’aide mais elle ne savait pas à qui demander? Elle pensa un court instant aller voir la police mais elle rejeta très rapidement cette idée. Il était certain qu’elle était encore recherchée après sa fugue de l’hôpital psychiatrique, c’était déjà étonnant qu’on ne l’ait pas retrouvé depuis ce temps. Comme elle ne voulait pas embêter Lineth avec ses histoires de famille, elle exclut rapidement l’idée de lui demander ce service. Elle commençait à penser qu’elle ne retrouverait jamais son papa lorsque son regard tomba sur le porte-habit posé juste avant la porte de sortie de la belle maison dans les arbres. À ce dernier était suspendu un manteau qu’elle identifia directement, c’était celui de l’homme prénommé Sherlock. Elle s’était promise de lui rapporter rapidement et l’avait même apporté au lavage. Cependant, elle n’arrivait pas à trouver le courage de le faire tant leur premier rencontre avait été catastrophique. Il lui avait terriblement fait mal psychologiquement et elle avait fini par fuir son appartement en pleurs, juste vêtue de ce manteau, d’un string et d’un soutien-gorge. Il faut dire qu’elle avait été également très maladroite avec lui et elle le regrettait amèrement. Elle repensa à l’appartement où il l’avait amené pour lui apprendre leur véritable nature et principalement à l’utilisation particulière de son poste de télévision, on aurait dit le tableau d’indice d’un policier de roman ou de série, couvert de papiers et photos diverses simplement reliés entre eux avec des ficelles colorés. Elle se devait se rendre à l’évidence, elle devrait mettre ses craintes et angoisses de côtés pour aller lui demander de l’aide, elle était certaine de ne pas arriver à retrouver à temps son papa toute seule.

Comme elle voulait faire meilleure impression qu’à leur première rencontre, elle se rendit dans sa chambre pour s’habiller correctement (ce qui est suffisamment rare pour le signaler). Elle choisit les sous-vêtements les plus jolis qu’elle possédait. On ne se sait jamais, après tout. Elle se connaissait et elle savait qu’elle allait devoir se battre contre sa nature pour ne pas fini entièrement nue. Puis enfila une paire de bas pour ne pas avoir froid aux jambes, on était quand même en automne et les matinées commençaient à être fraiche. Elle se vêtit de ensuite sa robe rouge, celle qui avait le moins grand décolleté pour montrer qu’elle ne comptait pas que sur son physique pour plaire mais aussi sur son charme. Elle compléta finalement sa tenue avec des longs gants qui lui montaient jusqu’aux coudes. Afin de vérifier si l’ensemble était cohérent, elle se regarda dans le miroir et fut satisfaite du résultat. Elle fila à la salle du bain pour se maquiller légèrement avec juste un peu de rouge à lèvre, elle avait de la chance de pouvoir se passer de la majorité des produits de beauté. Juste avant de sortir, elle enfila un manteau bien chaud et prit celui de Sherlock sous le bras.

Lauraline traversa rapidement la forêt et arriva dans le quartier où habitait le sexire. En chemin, elle se demandait si elle pouvait faire quelque chose pour se faire pardonner de sa conduite mais elle ne trouvait que des idées farfelues ou alors juste pas avouable. Juste avant d’arriver au 221b, elle se rappela de l’état catastrophique dans lequel se trouvait son appartement. Elle entra donc dans le premier magasin venu afin d’acheter divers produits de nettoyage, des éponges, des brosses et un tablier pour se pas salir sa robe. Lorsqu’elle arriva enfin devant la porte de l’appartement, il était environ 9h du matin. Elle hésita quelques minutes avant de sonner à la porte une première fois mais devant l’absence de réaction et après avoir attendu une bonne minute, Lauraline frappa à la porte et utilisa à nouveau la sonnette puis attendit de nouveau.
    «Il doit être sorti», pensa-t-elle. «Je vais avoir un peu de temps pour nettoyer avant qu’il n’arrive.»

Lauraline prit alors la clé dans la poche du manteau et ouvrit la porte. Elle entra dans l’appartement avec la boule au ventre, elle espérait qu’il ne prenne pas trop mal le fait qu’elle soit entrée sans y être invitée. Juste après avoir suspendu son manteau et celui de l’habitant des lieux, elle referma simplement la porte en la poussant. Lorsqu’elle constata l’étendue de la tâche qu’elle avait devant soi, Lauraline émit un soupire mais elle se mit de suite au travail, elle n’avait pas de temps à perdre. Elle enfila le tablier par-dessus sa robe puis commença par s’attaquer à la pile de vaisselles sales qui trainaient dans l’évier et un peu partout dans l’appartement. Lorsqu’elle eut enfin fini, elle ramassa tout ce qui trainait par terre pour faire les fonds. Comme elle ne savait pas trop comment trier le « bordel » de Sherlock, Lauraline posa sur la table les feuilles et les livres qui trainement mais en gardant ensemble les divers tas sans détruire son « système de classement ». Elle décida dans un geste de bonnes volontés de vider les cendriers et de les laver. Pour finir, elle s’attaqua à la salle de bain. Fourbue et épuisée par son labeur qu’il lui avait pris une grande partie de la journée, Lauraline s’assit dans un des fauteuils pour souffler cinq minutes. Son ventre la torturait, après tout elle n’avait eu pour tout repas qu’une tasse de lait ce matin depuis son réveil. Elle se dit alors qu’il serait sympa si elle cuisinait un bon petit repas pour elle et Sherlock quand il rentrera. Elle enleva son tablier et le jeta tant il était sale. Elle ramassa ensuite la poubelle, prit les clés sur la table et sortit après avoir fermé la porte à clé. Après avoir déposé le sac d’ordure à l’endroit prévu, elle se rendit au magasin d’alimentation pour acheter de quoi faire une bonne salade mêlée, de l’émincé de porc avec une sauce citron-gingembre et du riz parfumé au jasmin. Pour finir le repas, elle prit de quoi faire des tartelettes au citron. Il était environ 17h lorsqu’elle rentra à nouveau dans l’appartement de Sherlock et commença à faire le repas, on pouvait alors sentir des bonnes odeurs dans l'appartement.
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Ven 27 Nov - 1:28
Il était 7h18 du matin, on pouvait le lire sur le réveil digital à LED rouges. La chambre était noire mais si on se concentrait, on pouvait entendre le rythme enjoué d’une respiration. Pas dans le genre lente et étouffée comme lorsqu’on dort, mais bien une bonne respiration d’une personne consciente et éveillée. En effet, Sherlock était réveillé depuis quelques minutes mais traînait dans son lit par simple plaisir. Ses yeux étaient grands ouverts sur le noir de la nuit et ces mains étaient regroupées sous sa tête. Il pensait, tranquillement, au chaud, un léger sourire sur ses traits. Depuis quelques jours, il se sentait terriblement bien, malgré avec la venue de l’Automne. On venait de passer le pas de sa porte mais en se retournant, on voyait encore la beauté de l’Été qui se profilait. L’Anglais avait été dans le creux de la vague il y a quelques temps, et en étant maintenant sorti du rouleau, il avait décidé de moins tirer sur la cigarette. Réellement, il n’en n’avait pas besoin et même si son pouvoir pouvait lui assurer une longue et belle vie, il n’avait pas percé tous les secrets : se serai tout de même dommage de mourir d’un cancer avec cette chance. Alors que son esprit se perdait encore dans les méandres obscures de ses réflexions, son réveille sonna les trente.

Tranquillement, il l’éteignit et s’assit sur le bord de son plumard. Son grand corps endolori était rouillé et il s’étira avec bonheur : d’ailleurs, son épaule gauche fit un bruit terrible. Sa convalescence se finissait aujourd’hui, pour son plus grand soulagement. Une fois un peu décrassé, il se leva pour de bon, ouvrit son volet, choppa son peignoir pourpre, s’en couvrit et alla en baillant vers la cuisine. Aujourd’hui est une journée spéciale : c’est la journée des premières fois. En effet, depuis que le musicien est sur l’île, il avait accumulé beaucoup de devoir sans avoir le temps réellement pour lui : aujourd’hui, il prend sa revanche. Car oui, se sera la journée des plaisirs : il allait reprendre la boxe et avoir son premier cours de tir. Le violoniste était excité comme une puce et avait hâte d’y être. Ainsi, il se prépara un bon petit déjeuné : œufs, pains grillés, beurre, confitures… et quand tout fut prêt, il mangea avec appétit tout en dévorant les journaux virtuels sur son téléphone. Une fois le repas fini, il passa dans sa chambre pour récupérer ses vêtements du jour et revint vers sa salle de bain : brossage de dent, parfum, rasage, une main rapide dans ses cheveux bruns cuivrés et un rapide habillage en règle : les sous-vêtements, la chemise avec les boutons de manchette, le pantalon et la ceinture après avoir coincé le haut et finalement, le veston. D’un geste classieux, il replaça ses manches et arrangea son col.

Le Sexire récupéra dans sa chambre un grand sac de sport qui était caché au dessus de son armoire : il souffla la couche de poussière et engouffra des affaires dedans. Vous savez, c’est le sac que tout le monde a, bleu et rouge avec un grand « DIMA » blanc dessus, qui vient des années je-sais-pas-combien et qu’on a tous gardé « au cas où ». C’est un rangement excellent et grand, et il se porte en bandoulière. Bon, soit, prenez-moi pour une folle. Bref. Ainsi, il amassa des changes, de quoi se doucher, ses baskets et partit chercher ses souliers dans le salon. Sa hâte l’avait boosté, le rendant trop efficace et ainsi, il était en avance sur son planning : que cela ne tienne ! Le perfectionniste cira ses souliers avec la précision d’un horloger suisse. La nouvelle saison allait être plus rude avec eux que la précédente. L’homme se chaussa finalement et sortit en enfilant de son éternel manteau noir et de son écharpe bleue. La porte claqua derrière lui, toujours cassée.

Premièrement, la salle de sport. L’ex boxeur l’avait choisi pour sa proximité mais aussi par son mérite : le dirigent était quelqu’un de connu dans cette branche. Frédérick Larmousse. Champion en France pendant quelques temps, il s’était réfugié ici en pensant perdre ainsi sa gloire et vivre normalement. Or, ce n’était pas dans les plans de notre héro. La bâtisse était grande, grise et froide, les portes étaient lourdes à pousser et l’intérieur était impersonnel. Sherlock pinça ses lèvres et s’avança dans cet espace vide et échogène. Il jeta un rapide regard à sa montre à gousset : il était pourtant à l’heure. Puis seulement au bout d’une ou deux minutes de flottement, il entendit des pas élastiques et une ombre se profila : aussi grand que notre homme, des cheveux blancs neige, des yeux plus gris et clair que notre challenger et une musculature à faire pâlir un Sexire. Son âge ? 36 ans.
    « - Salut, c’est toi le Rechel ?
    - Yop.
    - T’es plutôt française ou anglaise ?
    - English one.
    - Oh ! J’aime bien taper sur les Rosebeefs…
    - Et moi manger les Froggies. »

Les deux hommes se jaugèrent silencieusement et soudainement le champion rigola.
    « T’es un marrant toi, aller. Va te changer qu’on puisse se coller des tartes. Dépêche-toi. »

L’Anglais troqua son costard contre un jogging gris et un marcel blanc, il bandit ses mains et sauta dans ses baskets. Il laissa ses affaires dans les vestiaires et se rendit dans la pièce.
    « Hey minette, depuis quand en boxe on porte un haut ? T’es un complexé ? »

Ni une, ni deux, le Sexire retira son top et le posa sur un des chaises. Le prof siffla et il reçut un regard amusé de la part de notre sujet.
    « - Un petit cœur ? Rien que ça ?
    - Une erreur de jeunesse…
    - Avec cette tronche, c’est pas une erreur mais un pari perdu ! Comment tu oses vivre avec ça sur le bide ? Tiens, que je vois comment tu bouges, beauté. »

Blanche crinière lui balança une corde à sauter et le brun commença : c’était un des meilleurs exercices pour assurer souplesse et rapidité de mouvement. L’échauffement se passa sans souci, les réflexes revenaient très vite et le prof le sentait bien. Dès qu’il disait quelque chose, l’élève engrangeait et appliquait. Depuis combien de temps n’avait-il pas maltraité un sac-de-frappe ? Ça lui faisait un bien fou, se défouler.
    « Aller bouclette, j’en ai marre d’attendre, montre moi de quoi tu es capable. »

Sherlock posa son regard bleu sur lui et releva le défi avec un sourire franc. C’était à la fois un honneur et un exercice plaisant. Ils le faisaient sans gants, les mains ouvertes. Le silence était de marbre et les deux testostéroniques se tournaient autour, cherchaient une faille, se comparaient… Puis le Français lança la danse, l’Anglais esquivait et rappliquait dans la seconde : le combat était lancé. C’était le stade « tapette » car ils se mettaient que des baffes. Après une vingtaine de minute acharnées :
    « Ok, maintenant on va passer à la boxe pour adulte. » Dit-il en lançant des gants.

Le Sexire eut un regard fier : il le sentait à la hauteur… Et la suite fut des coups dans les côtes flottantes, des esquives plus ou moins acrobatiques, des ripostes explosives… On pourrait croire ces hommes complètement déments, se faire mal ainsi, c’est stupide… Mais de par le sport et de par la douleur, Sherlock avait le sentiment d’être vivant, de remplir ses journées, d’être, simplement. Cependant, il n’avait pas la carrure pour mettre le champion en échec : avec un uppercut serré, l’Anglais perdit ses appuis et se retrouva dans les cordes.
    « Et bah, t’as pas mal pour un buveur de thé. Mais t’es encore trop lourd sur tes appuis, t’es trop ancré pour avoir le temps d’être élastique… On s’arrête là. »

Le violoniste avait la tête qui tournait, à la fois à cause des coups mais aussi de l’endorphine qu’il sécrétait : il se sentait bien. L’Humain l’aida à se relever et lui frappa amicalement le dos de la main. Une autre silhouette était entrée dans la salle et attendait son cours particulier. Il retira ses gants et les rendit à son professeur. Il récupéra son haut et fila sous une douche bien chaude. Le test du bras gauche était passé avec succès : plus de séquelle si ce n’est une perte de force. Il était content du résultat… il était étrangement heureux. En sortant de la cage en plexiglas, il recouvra ses hanches d’une serviette et utilisa la seconde pour se sécher le haut du corps. Je vous passe toute sa toilette et vous fais grâce de son habillage ainsi que l’énorme kebab qu’il s’était enfilé par la suite. Vers 13h, il avait rendez-vous avec le tireur sauvé.

Du döner, il passa à la salle de tir, le sac sur le dos : le bâtiment était déjà plus chaleureux et les portent étaient recouvertes de pancartes. La porte s’ouvrit à son passage et une secrétaire lorgna sur le nouvel arrivant.
    « - C’est pour quoi ?
    - Je cherche M. Droy.
    - C’est pour quoi ?
    - Il m’avait dit que je devais venir ici et le quémander.
    - Et vous êtes qui… ?
    - Sherlock Rechel. »

La dame mûre devint blanche et ses globes oculaires risquaient de tomber de ses orbites. Le Sexire ne comprenait pas. Qu’avait-il dit ?
    « Monsieur Rechel ! Quel plaisir de vous voir ainsi ! Et quelle santé dites donc ! Votre bras est tout à fait rétabli, se doit être la jeunesse. Je n’ai malheureusement pas la même chance que vous. »

Effectivement, M. Droy avait encore une béquille pour l’aider à avancer. Ils s’échangèrent une poignée de main franche et le doyen lui ouvrit la voie :
    « C’est Charlotte, ne vous inquiétez pas. Depuis que je lui ai dit que j’ai été sauvé par un prompt jeune homme, elle vous imagine à chaque coin de rue. »

La remarque fit soulever un sourcil perplexe à notre sujet. Ici, c’était différent : stabilité avant tout, contrôle de la respiration, annuler les tremblements, jauger la distance, voir le vent et sa direction… C’était un travail hautement intellectuel et minutieux. Il s’entraînait d’abord avec une arme non chargée, se mettre en joue, manipuler une arme, comment l’utiliser, la graisser, mettre les cartouches… Son visage était serein et entendu mais son cœur battait la chamade, il était au summum de son bonheur personnel. La séance en elle-même ne dura que deux heures mais l’ancien policier tenait réellement à remercier le violoniste d’une autre manière. Ainsi, ils discutèrent simplement pendant les deux heures qui suivirent. Joseph était ébahit : son sauveur était une mine de question et de remarques intéressantes, il prenait en compte ce qu’on lui disait, tentait toujours de faire au mieux… mais il était une tête seule, un peu froide. Le trentenaire lui laissait un goût aigre-doux.

C’est en sifflant que notre joyeux larron rentra chez lui : il n’avait pas fumé de la journée et s’en félicitait. Ainsi Mr. Rechel passa le lourd hall de son immeuble, grimpa les escaliers quatre par quatre et arriva sur le palier : une douce odeur venait de l’étage et il ferma les yeux pour en deviner les ingrédients : citron, jasmin… de la viande aussi… Sans crier garde, il rentra chez lui, toujours en sifflant cependant il déchanta bien vite : son appart… ? Il se figea, l’avait-on volé ? Non, sa chaine Hifi était encore là, ses dossiers volants étaient disposés sur la table et il entendait le crépitant de la cuisinière. Larsson…

Hésitant à être furieux ou reconnaissant, il lança son sac sur le canapé, choppa son ancien manteau et se mit dans l’embrasure de la cuisine, s’adossant contre le mur porteur. Ainsi, il attendit que la jeune femme le remarque, un sourire énigmatique sur les lèvres et son masque indéchiffrable sur les traits.

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Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Lun 14 Déc - 15:44
Lauraline avait presque fini le repas lorsqu’elle entendit la porte de l’appartement s’ouvrir, Sherlock rentrait enfin chez lui. La jeune femme eu un petit instant de panique, réalisant qu’elle n’avait pas trop réfléchit à ce cas de figure et comment elle devait réagir. Elle s’en voulait un peu, à prêt tout, c’était déjà étonnant qu’il ne soit pas apparu plus tôt. Elle attendit un instant afin de savoir si ce dernier allait hurler au scandale et elle fut heureuse de constater que ce n’était pas le cas. Elle entendit un sac jeté sur un canapé puis une embrasure de porte de porte qui grinçait, comme si on s’appuyait dessus. Alors qu’elle s’attendait à des questions sur le pourquoi du comment, il n’eut qu’un silence relatif, en effet la viande cuisait dans sa sauce et la farce des tartelettes frémissait. Lauraline se demandait comment elle allait négocier pour faire avaler la pilule, elle se rendait enfin compte qu’elle en avait peut-être trop fait comme à son habitude. Elle se devait cependant de finir le repas, peut être que Sherlock entamerai la discussion, cela l’aiderai beaucoup. Elle goûta la viande et ajusta un peu l’assaisonnement. Elle fit de même avec le riz et comme il était bien cuit, elle éteignit le feu sous les deux casseroles. Une minuterie sonna, les fonds de tartelettes devaient être cuits, ce qu’elle contrôla puis elle éteint le four. La farce aux citrons était également prête, Lauraline fit en sorte que les plats gardent leurs températures puis se tourna lentement en direction de Sherlock, bien décidée d’assumer ses actes. Elle lui fit un petit coucou de la main et dit d’une voix légèrement hésitante.
    «Coucou Sherlock, tu vas bien ? Tu as passé une bonne journée ? Euhhhh tu dois te demander ce que je fais ici non ? Bennnn... je voulais venir te rendre ton manteau que je t’avais mhhhhhhhh... emprunté, je l’ai amené à la blanchisserie, il est tout propre. Euuuuuuuuuuuh... comment dire... je voulais m’excuser pour la porte et j’ai fait un peu de ménage. J’ai rien touché à tes dossiers, je les ai juste déplacés mais ils sont dans le même ordre que quand ils étaient par terre. Comme il commençait à faire tard, je me suis dit que tu serais content d’avoir un bon repas en rentrant, il y a une salade mêlée dans le plat sur le plat de travail, comme plat principal il y a de l’émincé de porc avec une sauce citron-gingembre, du riz parfumé au jasmin et comme dessert des tartelettes aux citrons.»

Lauraline reprit son souffle car elle avait dit cette tirade d’une traite, puis elle reprit d’une voix encore plus chevrotante.
    «J’es… j’espère que cela t’ennuie pas. J’aurai quelque chose à te demander durant le repas, on peut s’installer où ? Tout est prêt à être servit, il manque que les couverts. Enfin, si tu veux bien que je reste.»

La jeune femme finie par regarder ses pieds, perdant encore un peu plus la maigre assurance qu'elle avait au départ.
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 16 Déc - 23:00
La jeune fille était concentrée mais il sentit le léger frémissement de celle-ci à son approche. Elle s’avait qu’il était là mais ne trouvait pas le courage ou l’envie d’entamer une quelconque discussion. Que cela ne tienne, il disparut de l’embrasure de la porte, rangea le manteau, retira le sien et l’écharpe, chopa son sac et alla dans sa chambre. Mettant le linge au sale, il prit un temps pour voir à quoi il ressemblait dans son miroir. C’est à ce moment que les ustensiles battirent le fer des casseroles. Il revint à sa position initiale : entre le salon et la cuisine, l’œil malicieux et un léger sourire sur les traits. Mlle Larsson était hésitante et cela amusait notre Sexire qui croisa ses bras et s’adossa contre le cadre de la porte. Silencieux, il voulait entendre les raisons de sa venue...

La timidité et la gêne de la pauvre fille le distrayait, on pouvait le lire dans ses yeux mais il ne descella ni son visage ni sa bouche. Sherlock se remit sur ses deux pieds, ne répondit pas à la jeune femme, passa tout près d’elle et chercha deux assiettes, des couverts, deux verres banals et à pied dans un silence complet. Quand il eut tout mis sur un plateau (sauf un verre à vin), il ressortit, le mit sur la table où il déplaça ses dossiers pour les mettre à côté de la télé (enfin, si elle mérite cette appellation). Puis l’Anglais dressa la table et chercha une bouteille de vin dans un des rangements. En se redressant, il récupéra de quoi déboucher le nectar et après un ‘‘poc’’ appréciable, il s’en servit une lichette, le sentit, le goûta pour être sûr qu’il n’était pas bouchonné et se dirigea vers la tablée. Avec sa classe habituelle, il s’installa sur une des chaises et reposa enfin son regard sur la pauvre demoiselle. Encore du silence de sa part… Puis :
    « Pourquoi es-tu là ? »

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Jeu 17 Déc - 17:53
Le silence était pesant après que Lauraline eut fini de parler, afin pour la pauvre femme seulement tant l’hôte semblait s’en délecter. Alors qu’elle s’attendait à une réaction quelconque de Sherlock, il semblait ne rien en avoir à foutre de ce qu’elle venait de dire. Il passa à côté d’elle sans lui répondre ni même un regard. La jeune femme, par contre, le suivit des yeux et le vit mettre la table, goûter du vin puis s’assoir. Elle ne savait pas trop où se mettre, quoi faire et quoi dire. Il pourrait quand même l’aider un peu ce goujat, merde quoi il pourrait réagir ! Même violement et lui hurler dessus mais pas ça ! Pas cette indifférence ! Lauraline avait une grande peur, c’est d’être ignorée. Les jambes de la jeune femme commencèrent à trembler et elle regrettait de plus en plus d’être venue ici. La police semblait une option de plus en plus meilleure.

L’hôte du lieu brisa afin le silence en posant une question simple, « pourquoi était-elle ici ? ». Lauraline avait envie de lui dire qu’elle avait déjà expliqué qu’elle était venue amener le manteau et qu’elle avait voulu se faire pardonner pour la porte mais elle avait déjà évoqué autre chose et elle savait qu’elle ne pouvait plus reculer. Elle prit alors le plat de la salade et l’apporta sur la table, les jambes encore tremblotantes. Elle servit d’abord Sherlock puis elle ensuite, juste avant de s’assoir. Elle avait l’impression d’être dans l’antre du loup et qu’il allait la dévorer toute crue. Elle essaya cependant de reprendre courage, ce qu’elle réussit un peu après avoir mangé plusieurs feuilles de salades dans un silence de mort.
    «Je … suis venue pour … te demander de l’aide. J’ai … j’aimerais retrouver mon papa et … et j’ai l’impression que tu es le seul qui puisse m’aider. Je … je ferai ce que tu veux ou payerai ton prix mais aide-moi je t’en prie.»

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Lun 21 Déc - 0:13
La jeune femme ne répondit pas de suite, peut-être intimidée par ce long silence pesant. Il ne voulait pas réentendre ce qu’elle venait de lui déblatérer : ce n’était que des caresses dans le sens du poil, des futilités. Si elle était ici, c’était pour une raison bien plus ancrée en elle, bien plus importante que juste se faire pardonner. Il avait été suffisamment médisant la dernière fois pour lui faire passer l’envie de lui rendre des visites non intéressées. Mlle Larsson reprit contenance en leur servant de la salade et en grignotant quelques feuilles. Sans ciller, Sherlock entama l’entrée avec appétit. Quand enfin elle déballa le pourquoi du comment, un magnifique sourire éclaira les traits du jeune homme et toute sa malice se révélait dans ses yeux. Une enquête ! Le mystérieux hautain fit place au gamin curieux.
    « Voilà qui est intéressant… ! » Dit-il en posant ses couverts.

Sa main vint caresser son menton et sa joue alors que son regard se perdait dans le vide : il pensait à toutes les ouvertures que cela lui promettait s’il y arrivait. Même si l’histoire Peter Pan n’est pas finie, il saura trouver du temps pour rechercher cet homme. Le violoniste savait que c’était peu recommandé de courir sur deux chevaux en même temps… Mais l’occasion était trop belle. Son homonyme critiquait ouvertement ce genre de pratique or, n’étant pas M. Holmes, il en profitait pour envoyer bouler tous les enseignements de son parent. Cependant, avant de faire des plans sur la comète, il avait besoin de détails. Il n’était pas suicidaire non plus. Pendant qu’il parlait, il chargeait sa fourchette :
    « Il me faudrait l’âge, le métier, une description physique de la dernière fois où vous l’avez vu et le lieu. Je prendrais tous les éléments que vous voulez bien me donner, même les plus insignifiants. Laissez-moi le soin de faire le tri. »

L’Anglais savait très bien que les histoires de cette envergure étaient sujettes à controverse. Pour eux, certains moments sont banals et inintéressants alors que pour lui, se sont des mines d’informations. Et pour avoir ces informations, il faut savoir poser les bonnes questions : les gens cachent tellement de choses sans en avoir conscience… L’interrogatoire est un art à lui tout seul.

Étant habitué à manger sur le pouce, il mangea rapidement la part servie. Sans demander l’autorisation auprès de la cuisinière, il s’en resservit avec bonheur : sa journée avait été si pleine… et il n’était pas au bout de ses surprises… ! Au fond de lui, il a toujours été un grand gourmand.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Lun 21 Déc - 10:19
La discussion prenait une direction inattendue pour Lauraline, la jeune femme s’entendait à ce que Sherlock négocie sa prime ou émette un refus poli. Mais non, il semblait vraiment intéressé par cette affaire, il sourit même, ce qui embellit son visage. La Sexire cependant n’était pas dupe, elle sentait en elle que c’était plutôt le frisson de chercher qui le motivait plutôt que la volonté de l’aider, une partie d’elle néanmoins espérait qu’elle se trompait. Mais au final, n’est-ce pas la finalité qui importait ? Qu’importe les motivations de l’enquêteur tant qu’elle pourrait serrer son papa dans ses bras, rien qu’une fois.

La belle brune fini sa salade en écoutant l’anglais, il voulait un maximum de détails sur l’homme qu’il devait chercher. Le souci principal était que l’intéressée elle-même n’en avait pas énormément. Elle respira un grand coup pour reprendre contenance, elle en avait marre de cette voix non assurée et ses airs de petite gamine apeurée.
    «Je … je ne connais pas grand-chose de lui, tout ce que je sais vienne de son journal intime et d’une vielle photo, je te les laisserai après si tu penses en avoir besoin, je te demande juste d’en prendre soin. Il y explique sa vie sur une île en tant que comédien, je crois me souvenir qu’il eut un grand succès mais éphémère. Il raconte ensuite comment il est arrivé en Europe et … et … euuuuhhh»


L
auraline ressentit alors une grande gêne à évoquer la vie sexuellement débridé de son père comme si cela lui renvoyait sa propre image. Ses joues rosirent légèrement.
    «Ses multiples conquêtes … je ne connais pas la génétique liée aux mythes, mais je ne pense pas que je suis une Sexire par « miracle » et donc que c’est mon papa qui m’a donné ses gênes. Je ne sais rien de plus. Mis à part son nom, Stiog Larsson, il ne dit rien sur sa naissance et encore moins sur le rôle qui la amener à la gloire. Ma maman ne voulait pas parler de lui et ma « famille » non plus et comme il est partit avant ma naissance, je n’ai que ce journal fragmentaire.»

Lauraline fut heureuse de constater que son hôte avait de l’appétit et semblait apprécier sa salade. Elle s’en resservit également.
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Dim 27 Déc - 16:44
La jeune femme ne donnait pas l’air de connaître le sujet et cela inquiéta un peu notre enquêteur en herbe. Quand elle annonça qu’elle n’a qu’un journal manuscrit et une vieille photo, Sherlock déchanta de suite. Un petit espoir résistait mais fut abattu quand la Sexire dit qu’il était parti pour l’Europe… Hum… Et la suite fut sans révélation : si sa mère était Humaine, il est évident que son père est un Mythe. Le sourire de l’Anglais se pinça et son regard se perdit dans le vague, tandis qu’il jouait avec sa fourchette. Peut-être que le bouquin lui donnera plus de renseignement que les propos de sa cuisinière personnelle ? Il verra ça.

Il se refocalisa sur son assiette et la finit une seconde fois.
    « Je vous propose de profiter comme il se doit de ce repas. On en reparlera par la suite, quand j’aurais inspecté le journal de votre père. »

La jeune femme finissait à son tour son assiette et ils débarrassèrent la table. Lui remit des couverts propres et elle, sortait les plats chauds de leurs emplacements respectifs. Le violoniste proposa un verre de rouge à son hôte. Ainsi, ils se servirent à coup de « C’est bon », « Parfait » ou encore « Merci ». Les deux protagonistes reprirent place et commencèrent leur repas. Avant tout : les odeurs. Rien de mieux pour ouvrir l’appétit de notre gaillard. Les senteurs étaient multiples et appréciables. Il raccorda les parfums à la présentation du plat : le jasmin, le gingembre… Puis le boxeur attaqua le plat avec sa classe habituelle : à l’anglaise quoi. Puis, venant comme un cheveu sur la soupe :
    « Vous avez mis en pratique ce que je vous ai dit à ce que je vois… Vous voilà plus jeune. »

Mais la jeune fille eut une réaction contraire : normalement on rougit ou on assume, voire, on ne réagit pas. Or là, elle regarda le fond de son assiette, triste et silencieuse. Hum…
    « Ou pas… C’est le problème d’être une Sexire… »

Sherlock prit une lichette de vin pour cacher sa gêne naissante malgré son masque de fer...
    « Ce repas est… délicieux. Merci. »

Enfin le gourmand s'exprimait, maltraitant un peu son image de personne sévère et distante. On pouvait lire en lui qu'il était sincère, rendant le compliment d'autant plus valorisant.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Dim 27 Déc - 22:23
La soirée continuait sur des bons auspices pour Lauraline, Sherlock ne l’avait pas encore foutue dehors à grands coups de pieds au derrière. Il semblait même apprécier le repas qu’elle lui avait préparé. La salade, pourtant bien fournie, ne survécut pas à l’assaut des deux affamés. Après avoir changé des couverts, ils continuèrent avec le riz et l’émincé de porc. La jeune femme était particulièrement contente de sa sauce, elle était bien goûteuse mais pas trop forte. Elle mangeait avec appétit et appréciait le vin rouge que Sherlock lui servait en vrai gentleman. La sexire jouissait énormément de ces moments de partage culinaire. Alors qu’elle effleura la bouteille de vin, elle fut prise d’une vision et elle vu Sherlock goûter le vin avant de l’acheter, il complimentait sa robe, ses notes fruitées et tanique en bouche, il regrettait une odeur peu prononcée qu’il expliquait par la température ambiante, mais qui se révélait et restait longtemps en bouche.

Lorsqu’elle revint « sur terre », seulement quelques microsecondes s’étaient écoulées. Elle ne comprenait pas trop ce qu’il venait de se passer. Elle sembla être désorientée quelques secondes mais se ressaisit rapidement. Elle décida alors d’utiliser cette information à son avantage et complimenta le vin avec les mêmes mots que Sherlock lors de son achat. Elle avait lu quelque part que la plupart des gens aimaient qu’on partage leurs points de vue. Elle se demandait si le bel homme devant elle en faisait partie. Comment allait-il le prendre ?

A
lors que la soirée était enchanteresse, voilà que le roi des « gentlemen » mit les pieds dans le plat en évoquant une autre source de nourriture qu’elle aurait prise dernièrement. Il ne pouvait pas savoir que son interlocutrice était encore blessée par cette triste aventure, comme il ne pouvait pas savoir qu’il s’agissait d’un viol. Lauraline regarda son assiette et du mobiliser toute sa concentration pour ne pas s’effondrer en larmes. Le silence pesant fut brisé par Sherlock qui se resservit de vin et la complimenta sur plat. Elle lui adressa un modeste sourire.

    «Il m’a fait tellement mal, il était si violent.», chuchota la belle brune. «Mais je crois que ce qui m’a le plus blessée c’est que le juge ne m’a pas crue et l’a innocenté.»

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mar 29 Déc - 21:51
Quand la Sexire parla du vin, il posa sur elle un regard un peu.. Surpris. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle ait ce vocabulaire. Enfin, on va dire ça différemment : Sherlock n’imaginait pas que la demoiselle ait des connaissances en œnologie. Étonné certes mais positivement, il lui sourit en approuvant.
    « C’est un vin peu connu. Il vous plait ? »

Cependant, par la suite, après sa remarque déplacée, elle n’était plus sujette à rire ou encore à profiter de la soirée. Même s’il n’est pas l’homme le plus chaleureux du monde, il pouvait au moins être un minimum compatissant.
    « À cause de vos antécédents d’asile psychiatrique je suppose ? Un médecin est au moins venu pour juger vos capacités mentales ? Vous savez que cela peut-être bancale si toutes les manœuvres n’ont pas été faite ? Les viols sont monnaies courantes dans nos pays… La cours devrait pourtant être rodée sur les procédures… »

Puis il lui lança un regard transversal, l’air suspicieux :
    « Car vous étiez innocente n’est-ce pas ?»

Même si son visage était sérieux, au fond de ses yeux, on y voyait de la malice. Il aurait bien rajouté que vu leur dernière rencontre, cela ne l'étonnerait pas tellement qu'elle soit accusée... Mais il songea qu'il était préférable pour sa future enquête de ravaler sa langue. Certaines choses ne sont pas bonnes à dire et il n'était pas maso. Les juges, les cours, la jurisprudence, tout cela variait selon les différents pays et donc, il se devait de se remettre à niveau. D’ailleurs, faudra un jour qu’il y fasse un tour… En tant que visiteur, j’entends. Bien qu’il ne soit pas entièrement blanc, il n’avait encore jamais eu à affronter un jury. Touchons du bois pour que ça dure encore longtemps.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 30 Déc - 15:39
Sherlock lui posa des questions sur le procès et elle y répondu la plus honnêtement possible. Une doctoresse avait constaté la présence de sperme dans son vagin et plusieurs blessures dû à une pénétration violente lors du dépôt de la plaine. L’avocat du taximen avait expliqué cela en accusant la jeune femme de s’être littéralement empaler sur son client, se blessant elle-même et l’avoir garder en elle malgré ses multiples demandes. Elle avait contesté ces affirmations mais le juge ne l’avait pas crue. Pour le côté psychiatrique, il y avait eu bataille d’expert dans la première journée et elle avait perdu car son « expert » n’est pas aussi prestigieux que celui du chauffeur de taxi. Le rapport de la seconde journée avait fini de la couler définitivement. Elle était persuadé que son métier avait penché dans la balance et elle trouvait cela immonde.

Puis comme à son habitude, le « gentleman », si on peut encore lui donner ce qualificatif, mit les pieds dans la soupe. Il voulait faire de l’humour mais Lauraline n’était pas dans un état émotionnel pour apprécier ce second degré plus que douteux. Elle ressenti ce doute quant à son innocence comme un coup de poignard. Son vis-à-vis semblait se délecter de son malheur, on le voyait dans ses yeux. La jeune femme se demanda à nouveau pourquoi elle était là. Elle ne se rendit compte qu’elle s’était levé et avait baffé Sherlock que lorsqu’elle entendit le bruit de sa main sur la joue de l’Anglais. C’était une claque qui manquait cependant de convictions, plus bruyante que douloureuse.

    «Ça vous amuse de me faire du mal hein ?»
    «Ce n'est pas le but.», lui répondit-il mais elle l’entendit à peine.

La belle brune parti dans la cuisine pour ramener le dessert, quelques larmes coulèrent sur ses joues. Elle les essuya rapidement puis posa la farce aux citrons et les fonds de tartelettes sur la table. Au fond d’elle-même elle savait qu’elle avait besoin de lui et elle lui demanda d’une voix ferme.

    «Bon monsieur Rechel, est-ce que vous être d’accord de prendre en mains cette affaire ? Et surtout quel serait votre tarif ?»
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Sam 2 Jan - 19:57
Quand la Sexire expliqua les raisons de son inculpation, son acolyte tiqua : effectivement, elle n’avait pas bénéficié des meilleurs services. Aurait-il pu lui-même faire pencher la balance ? Non, il n’est pas avocat, il sait juste trouver des arguments et les balancer en pleine tronche. D’ailleurs, transition toute trouvée pour la suite : malgré le fait que se soit de l’humour (un peu cynique, mais de l’humour quand même), la jeune femme mit une baffe à Sherlock. C’était fluide et proche, il n’aurait pas pu esquiver. La « force » de frappe lui avait fait tourner la tête et sa joue se colora doucement, tirant vers l’écarlate. Par réflexe il porta sa main à la zone rougie et lança un regard froid à la demoiselle. Elle était en colère, s’était levée mais son acte manquait de rage. Son sourire pincé répondit à sa question alors qu’elle repartait pour la cuisine.

Bien que touché dans son égo, Sherlock ne montra aucun signe de colère ou de réactions violentes. Il était toujours posé sur sa chaise, ressassant ce qu’il venait de se passer. Les gens d’aujourd’hui n’ont plus d’élasticité d’esprit… Non, non, cessons de tout mettre sur le dos des autres : il avait manqué de tact et définitivement braqué sa future cliente : c’est une erreur de la plus haute importance. Comme quoi, rester distant et sérieux aurait été préférable. Quand elle revint, sa voix se fit sèche. Bien sûr, il nota les sillons laissés par des larmes sur ses joues ainsi que ses yeux rougis. Il ne s’attendait pas à une réaction de cette envergure. Le violoniste était un peu désarçonné et, ça lui arrive pas souvent, un peu honteux. Quand il répondit, il soutint son regard et garda sa voix calme :
    « Je prends l’affaire. J’ai pour coutume d’évaluer l’offre selon ce qu’on me propose et l’affaire puis, en discuter le prix. Mais, je prendrai ce que vous m’offrirez... Sachez que j’ai déjà été confronté à tellement de cas que mon esprit atrophie les autres vices…»

Est-ce une fleur qu’il lui accorde ou réellement qu’il n’avait pas besoin de son argent ? Je ne saurais que trop dire. On peut aisément remarquer qu’il ne roule pas sur l’or : son appartement est plus un taudis que réellement un lieu habitable, surtout niveau insonorisation. Malgré son cœur de fer, les larmes lui avaient fait du mal : il n’est pas insensible à l’émotion et particulièrement à celles des femmes. Mais il n’en montra rien, préférant garder ton masque et sa réputation cruelle.

En voyant le désert ainsi servit, il se leva et chercha dans le congélateur un bac de glace à la vanille qui trainait là. Même si ce n’était pas le meilleur parfum, au moins, ça s’accorderait tout de même avec élégance. Il l'amena avec une boule à glace et de l’eau chaude.
    « Vous voulez votre café en même temps que votre désert ? »

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Dim 3 Jan - 21:15
Lauraline remplissait les fonds de tartes en écoutant Sherlock. Sa colère et sa tristesse s’estompait petit à petit. Elle avait le sang chaud et réagissait souvent au quart de millimètre. Cependant, elle se calmait vite si on ne mettait pas de l’huile sur le feu. On pouvait la trouver parfois versatile et elle le savait. Elle essayait de limiter ce côté de sa personnalité mais c’était extrêmement dure pour elle.

Elle était donc soulagée qu’il prenne l’affaire. Malgré ses mauvais côtés, elle restait persuadée qu’il était l’homme de la situation. Elle le vit aller chercher quelque chose dans la cuisine et il revint avec un bac à glace, vanille à la couleur de l’emballage. La jeune femme sourit, elle aimait bien ce parfum bien qu’il ne se marierait pas forcément avec les agrumes. Elle tendit alors une coque remplie de farce aux citrons à Sherlock.

    «Vous qui aimez l’humour acide, ça devrait vous plaire. Car s’en était avant hein ?» dit-elle d’une voix sèche pour faire comprendre à son interlocuteur que bien qu’elle ait finalement compris son but premier, elle ne goutait pas à ce genre d’humour. «Bien ! Je suis heureuse que vous acceptez de travailler pour moi, nous discuterons de votre rémunération en fonction du temps que cela vous prendra. Et un peu en fonction des résultats bien sûr. Je ne roule pas encore sur l’or, mais je jure que tu auras une rémunération décente.»

Et voilà qu’elle retombait dans le tutoiement, manquerait plus qu’elle redevienne aimable après ce qu’il lui a déjà fait subir. Elle ne comprenait pas pourquoi mais elle n’arrivait toujours pas à haïr cet homme. Alors qu’il semblait tout faire pour ! Est-ce que parce qu’il était beau garçon ? Elle ne pensait pas. Que trouvait-elle chez lui ?

    «Je prendrai bien un express s’il te plait.», dit-elle encore en plein réflexion. «Et je te prendrai volontiers une boule de glace, c’est à la vanille hein ? J’aimerais bien un bol par contre s’il te plait, je ne suis pas certaine d’aimer le mélange citron-vanille.»

Elle se triturait encore la tête lorsqu’il revient avec une tasse fumante et un bol pour la glace, elle le laissa le servir en vrai gentleman. Un gentilhomme certes, mais qui semblait froid et distant. Elle comprit enfin ce qu’il l’attirait chez lui. C’était justement cette froideur, cette distance qui semblait infranchissable qu’elle prenait pour un défi.

Alors qu’elle buvait à petite gorgée son express, elle se sentit irrésistiblement attiré par la cheminée. Elle se leva pour s’appuyer contre. Elle avait la même sensation juste avant de boire le vin et elle la laissant l’envahir. Elle vit Sherlock rentra chez lui, claquer la porte, fumer cigarette sur cigarette puis comble de l’horreur pour la jeune Lauraline, elle le vit se droguer.

Lorsqu’elle revient de son « voyage », on pouvait voir qu’elle était choquée par ce qu’elle avait vu. Mais en même temps, elle se demandait bien ce qui pouvait pousser un être si brillant à se foutre en l’air.

    «Tu es quelqu’un de bien complexe.», laissa-t-elle échapper tout bas alors qu’elle se remit à marcher les différents objets qui « l’appelaient ».


E
lle frôla l’écharpe, accrochée alors au porte-manteau du salon. Elle vit alors une magnifique femme la tricoter puis l’offrir à Sherlock. On pouvait voir qu’ils s’aimaient à leurs manières d’agir, il lui semblait nettement moins froid et distant.

    «Ainsi tu éprouves donc des sentiments, on pourrait en douter. J’aurais tant donné pour être cette femme.», pensa-t-elle mais elle garda cette vision pour elle, le savoir c’est le pouvoir avait dit quelqu’un d’important.

Elle ressentait toujours cette même sensation et sortit la montre de Sherlock de la poche dans son manteau. Elle était très curieuse de ce qu’elle pouvait bien lui apprendre.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Lun 4 Jan - 23:54
Le cadre était chaleureux, propre, vieillot. Une pièce aux allures bourgeoises, aisées. Un feu de bois crépitait dans la cheminée et une table ouvragée proposait un service en cristal ainsi qu’un whisky haute gamme. On pouvait y voir deux protagonistes, le premier assis dans un voltaire jouant avec sa montre en or, une cigarette à la main, le second debout en face de lui : respectivement, un gentleman d’une vingtaine d’année, habillé de façon aristocratique de l’époque et un adolescent fringué de vêtements souillés. Le lieu ainsi que les accoutrements laissaient penser au début du XX°s. Aisément, on pouvait remarquer un lien entre eux : ils se ressemblent. Des frères ?
    « - Je t’ai déjà dis de ne pas m’appeler ainsi.
    - Vous n’êtes ni mon frère, ni Sir Watson, je vous nomme comme je le dois.
    - Impertinent ! Comment veux-tu que je te donne une éducation respectable avec cet entêtement ?
    - Vous ne me changerez pas ‘‘Papi Jack’’.
    »

Et une claque retentit… Le jeunot lança un regard menaçant à l’homme mur empreint de colère. Sherlock avait toujours eu cet esprit de rébellion et aimait la justice, la précision des mots. Ainsi, mentir sur l’identité de son parent allait à l’opposé de ses principes. Car oui, l’adolescent est Mr Rechel : on pouvait facilement reconnaitre ses yeux bleus-gris, ses bouclettes brunes cuivrées ainsi que la forme de son visage malgré son corps non formé et sa voix encore fluette.
    « - La familiarité est à bannir de ton vocabulaire. Tu dois avoir le flegme anglais. Tu dois être charismatique en toute circonstance… Regarde-toi, on dirait un souillon !
    - Les vêtements que vous m’imposez sont trop restrictifs, je ne puis me mouvoir avec liberté.
    - Et où étais-tu pour être dans cet état ? Encore chez cette gueuse je suppose ?
    - Je ne te permets pas !
    »

Claque. L’autre joue.
    « - Respecte-moi. La distance Sherlock, la distance. Dans tes relations, elle te permettra d'être maître de tes émotions et de ta réflexion. Ne compte pas fleurette, reste indépendant des autres pour ne rien devoir rendre et surtout, pour garder la tête froide en toute circonstance. Combien de fois devrais-je te le répéter ?
    - Je.. je ne peux pas… Je me sens mal quand je suis loin d’elle…
    »

Claque.
    « L'amour est le vice. Cette sensation n’est pas pour toi. Il n’a jamais été amoureux que je sache. Tu le sais aussi bien que moi. Ne la revoie plus jamais. C’est mauvaise pour ta formation.»

Sherlock baissa les yeux, il savait qu’il ne pouvait répondre sans répression. La discussion était close et s’il ne voulait pas encore vivre le courroux de son ainé, il devait réellement stopper toutes relations avec elle. Ou être plus discret…
    « - Et que t’ai-je dit à propos des cigarettes ? Pourquoi n’en vois-je pas ?
    - Je n’aime pas fumer, j’ai l’impression de m’étouffer. Savez-vous que plus on fume, plus on a des crachats ensanglantés ? J’ai fait cette constatation dans le quartier de Whitechapel. Et je ne veux pas finir comme ces vieux croulants avec l'haleine d’un chien décomposé… Où est le charisme dans la cigarette ?
    - C’est la tuberculose, ignorant. Et cela se dit hémoptysie. Ce n’est certainement pas lié à la cigarette. Whitech.. ? Je comprends donc pourquoi tu es revenu dans cet état ! Il n’y a que des vagabonds là bas… En y réfléchissant, ta place y est toute trouvée ! Alors écoute-moi si tu ne veux pas finir avec ces clochards : fais comme Lui, cesse de faire ton enfant !
    »

Le grand homme sortit sa blague à tabac et en tendit une à Sherlock. À reculons, il mit la cigarette dans ses doigts et tira quand il présenta la flamme. L’adolescent toussa vivement, les larmes aux yeux, sous le regard inflexible de son tuteur. La première bouffée fut un calvaire, la seconde un peu moins et la troisième, il prit le pli.
    « Fais en sorte d’aimer. Que je t’y reprenne plus. La prochaine étape te sera plus plaisante, je te l’assure… » Dit-il dans un rictus sombre.

Malgré son corps juvénile, on pouvait reconnaitre ses mouvements fluides et sa nonchalance. Tout en faisant des ronds de fumée il continua :
    « - Dites Sir Jack, c’était une bien jolie montre à gousset que vous aviez là. Puis-je la contempler ? Elle est nouvelle n’est-ce pas ?
    - Bon sens de l’observation mon petit, cela te récupère des bas fonds de l’incompétence chronique dont tu souffres. Tu en hériteras le jour où je serai fier de toi. Et actuellement, tu devras la récupérer sur mon cadavre.
    »

Jamais il n’a été à la hauteur… Cet être est insatiable, perfectionniste, tyrannique… Le dernier moment fut sur les yeux haineux de l’enfant…
--------♫--------
    « … moiselle Larsson ? Demoiselle Larsson ! Je vous serai gré de ne pas fouiller dans mes poches. »

Ainsi, le trentenaire récupéra sa montre à gousset en or et la remit dans son manteau avec délicatesse. Sa voix était juste un peu plus dure, mais il n’y avait pas de colère dedans. Bien que ses sourcils étaient arc-boutés… Mais son expression devint plus douce ainsi que son ton, voire avec une pointe de lassitude :
    « Finissons ce repas pour que je puisse me pencher sur votre cas en toute tranquillité. En ce qui concerne la rémunération, mon prix sera le vôtre. Êtes-vous sûr de ne plus avoir d’information à me donner ? »

Il revint près de la table où son dessert avait déjà été très bien entamé…
Tout ce qui est en italique est en anglais.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Sam 9 Jan - 16:18
Encore un peu choquée par les récentes visions qu’elle avait obtenues sur la vie de Sherlock, Lauraline ne réagit pas directement lorsqu’il reprit la montre et la remit à sa place dans la poche. Elle semblait dans la lune.

Ce n’est que lorsqu’il évoqua l’affaire en cours concernant son père que la jeune femme remit enfin les pieds sur terre.

    «Je ne voulais pas te la piquer, je te le jure … euuuuhhh je ne sais pas pourquoi je l’ai prise. Je … je ne fais pas cela d’habitude. Elle est très belle, tu dois en être fier. C’est un héritage ?» Lauraline avait alors les joues un peu rouges. Alors qu’elle marchait vers la table pour se rassoir, elle revient sur l’affaire du paternel. «Je crois t’avoir tout dit ce que je sais mais je peux essayer de répondre si tu as des questions précises.»

La jeune femme reprit sa place à la table pour manger, elle essayait de cacher ses émotions dues aux révélations sur l’Anglais. Comme souvent, il y avait plus de questions que de réponses. Pourquoi se droguait-il ? Elle ne comprenait toujours pas comment une personne qui semblait aussi brillante puisse sombrer dans une telle bêtise. Qui était cette magnifique femme ? Que lui était-il arrivé ? Était-elle encore vivante ? Elle en était jalouse à mort. Qui était ce vieux con ? Comment on pouvait être assez débile pour obliger quelqu’un de fumer ? Qui était-il réellement pour Sherlock ? Et comment on pouvait être aussi froid ? Elle trouvait dingue que Sherlock accepte sans broncher les claques. Et surtout elle ne comprenait pas comment il pouvait supporter un être aussi immonde à l’intérieur. Lauraline se sentait finalement mal à l’aise vis-à-vis de ce que qu’elle venait de faire. Elle avait l’impression d’avoir violé l’intimité de son hôte et obtenu des informations qu’il aurait préféré garder cachées. Malgré ses efforts pour les dissimuler, on pouvait voir que ces pensées et interrogations perturbaient la Sexire.
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mar 12 Jan - 19:57
    « Ça ? Je l’ai trouvée dans brocante un jour. » Répondit-il le plus naturellement du monde.

Finalement, elle revint vers lui alors qu’il finissait son dessert avec plaisir. D’un regard transversal, Sherlock remarqua le trouble de la jeune femme mais… Il était las de poser des questions et de devoir faire attention à tout à cause de ce caractère effusif. Il voulait être seul, profiter de cette fin de journée pour reposer son corps tortueux mais s’étirer l’esprit en lisant ce journal. Mais malgré sa flemme, cela attisa sa curiosité. Fuyait-elle son regard ? Et cette réaction de gêne..? Pourquoi était-elle allée au niveau de la cheminée puis directement vers son porte manteau ? Que cherchait-elle..? Son écharpe ? Pourquoi sa montre ? Peut-être qu’elle voulait quelque chose de plus… personnel ? Portefeuille ? Argent ? Son regard se fit un peu plus sombre, suspicieux. Cependant, Lauraline avait déjà eu accès à tout cela lorsqu’elle lui avait volé son manteau en plus des clefs de son appartement. C’était autre chose. Avait-elle déjà fait cette expérience ? : être venue ici sans qu’il ne le sache ? Non, impossible, il l’aurait su… L’Anglais se devait d’être plus prudent. Il ira vérifier dès son départ si tout est en place. Sa voix se fit plus grave et son regard plus insistant :
    « Pour ce qui est de l’enquête, je te ferai un rapport dans quelques jours et pour ça, il me faudrait un moyen pour te contacter. » Puis un sourire en coin s’esquissa sur ses traits. « Merci pour ce repas, il était délicieux. »

Puis d’un geste rapide, il fit pivoter sa chaise pour avoir la Sexire en face de lui, déplia ses longues jambes, posa un de son coude sur la table et fit reposer sa joue meurtrie sur ses phalanges repliées. Il la scrutait, augmentant potentiellement la pression qu’il y avait en elle. Il laissa un ange passer.
    « Que cherchais-tu ? »

Le tutoiement était tout à fait réfléchi : se trouver proche de sa proie, laissant croire une proximité confidentielle. L’Anglais ne la pensait pas dupe mais comme on dit : qui ne te tente rien, n’a rien. Pourquoi avait-elle attendu qu’il soit là pour faire ces actions ? Recherchait-elle une réaction de sa part ? Mais dans quel but.. ?
    « Que me caches-tu.. ? Et ne tente pas de me mentir, je saurai le déceler… »

Malgré la chaleur du tutoiement, son regard était froid, décidé à en découdre. Soudainement, la rougeur provoquée par la claque se dissipa comme un nuage de vapeur. Une menace sourde planait dans cette pièce silencieuse.

Il n’aime pas les secrets, surtout quand il en est le sujet.



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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Sam 16 Jan - 18:22
Pourquoi mentait-il ? Lauraline ne comprenait absolument pas pour quelles raisons l’Anglais voulait cacher ce point de détail de sa vie. Il aurait simplement pu dire qu’effectivement c’était un héritage de son papy, de son oncle ou n’importe qui d’autre. Mais non, il s’était obligé à inventer une histoire de brocante. Cela devait sans doute cacher un mal profond voir un secret inavouable. Dans la vision, le « Papy » avait parlé de la récupérer sur son cadavre. Sherlock était-il responsable de sa mort éventuelle ? Ou avait-il dû faire des choses qui lui faisaient honte afin d’avoir la considération de ce fameux « Papi Jack » ? Qui était finalement ce Mr Rechel, Lauraline savait qu’elle devrait percer les multiples mystères qui entouraient, telle une brume épaisse, si elle voulait pouvoir lui faire entièrement confiance. L’enquêteur semblait plus tendu depuis qu’elle avait fait son petit tour mais il semblait ne rien vouloir en laisser paraitre comme d’habitude. Il lui demanda alors simplement un moyen de la contacter.

    «Tu peux simplement me contacter à ce numéro.», dit la jeune femme en lui tendant un bout de papier sur lequel elle avait griffonné celui de son téléphone portable. «Si je ne réponds pas, tu peux laisser un message, je te rappellerai le plus rapidement possible. Je … je pensais que je pourrai participer activement à ces recherches. Je me serais trompée ?», la jeune femme fit alors une courte pause, sourit à son vis-à-vis puis reprit. «Sinon je suis heureuse que tu ais apprécié le repas.»

L’homme se tourna vers elle, la scrutant silencieusement. Lauraline sentait une pression presque palpable s’installer. L’Anglais fini par briser ce silence.

    «Ce que je cherche ? Ben mon papa pardi !», répondit au tac au tac la jeune femme avant de comprendre qu’il ne parlait pas vraiment pas de ça mais plutôt de son étrange comportement. Elle se demanda si elle devait jouer cartes sur table ou non. Comme souvent, elle décida de jouer la sincérité, surtout qu’elle avait l’impression qu’il ne mentait pas lorsqu’il affirmer déceler ceux de la jeune femme. «Je cherche simplement à comprendre le personnage complexe qui se cache sur cette couche de froideur.»

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 20 Jan - 13:54
    « Je préfère faire cavalier seul. Pour votre sécurité. » Répliqua-t-il le plus poliment du monde.

Surtout avec cette capacité à parler tout le temps ! Et puis, pour ce qu’il désirait faire, il avait besoin de diplomatie et de tact. L’homme qu’il allait rencontrer n’est pas un enfant de chœur. Il serait capable de la faire chanter pour obtenir son dû. Certainement pas de manières très légales… Et Sherlock savait utiliser ses talents pour obtenir ce qu’il souhaite sans y perdre gros… Et puis, il lui devait bien ça : il connaissait parfaitement cet énergumène, sa façon de penser, cette manie de parier. Ça lui donnera aussi l’occasion de lui montrer de quel bois il se chauffe. Ils ne s’étaient pas expliqués depuis l’Incident… Rien qu’à cette idée, son regard s’assombrit encore.

La réponse de la demoiselle le fit encore descendre dans son humeur. Parlait-elle de lui ou de son père..?
    « Je n’ai rien à vous rendre. Ce qui vous importe c’est que je retrouve votre paternel. Le reste n’est que du superflu. »

On chasse le naturel, il revient au galop. Le vouvoiement était la première chose qu’il eut appris en français. Donc bon… Et puis cette distance contribuait à cette froideur. Si elle s’intéressait à lui de cette manière… Est-ce que cela ne révélait pas quelque chose de plus profond…? L’Anglais chassa cette idée d’un revers de main : impossible. Mais il lâcha un sourire beaucoup plus joueur estampant son tempérament acariâtre.
    « Mais je suis bien curieux de savoir ce que vous avez appris sur moi et comment. Je vous écoute.»

Désinvolte au premier abord, on pouvait sentir qu’elle ne sortirait pas tant qu’il n’a ses réponses. Quand bien même, il saura trouver un moyen pour arriver à son but, qu’importe la façon.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 27 Jan - 20:41
Lauraline fut très déçue par la réponse de Sherlock quant à sa potentielle participation à l’enquête. Il faudra se contenter de rapports écrits ou oraux et cela frustrait énormément la jeune femme. Elle aurait voulu parfaire ses propres méthodes d’enquêtes qu’elle avait apprises par l’intermédiaire de livres. Elle était consciente que la théorie devait parfois faire la place à l’improvisation, le bon sens et elle ratait une bonne occasion de voir un «professionnel» à l'action.

Elle constata que ses précédentes réponses ne contentaient pas l’Anglais et qu’il commençait à être un poil tendu. Il était même revenu au vouvoiement ce qu’elle trouvait dommage. Elle jugea vexant et rétrograde sa volonté de vouloir la protéger.
    «Premièrement, je te remercie de m’inquiéter pour moi mais je sais très bien me défendre toute seule Sher’ !», dit la jeune femme en appuyant bien le diminutif. «Ce n’est pas parce que je suis une femme que je suis un être faible et sans défense.»

La jeune Sexire essaie d’imposer le tutoiement dans la discussion, elle se sentait plus à l’aise ainsi. Elle ne savait pas trop quoi répondre à la dernière question de son vis-à-vis sans qu'il abandonne l’enquête.
    «Ce que j’ai appris sur toi ? Et comment ? Je veux bien te dire ce que j’ai appris sur toi mais pas comment. Comme tu ne veux pas que je participe à ton enquête, surement pour garder tes techniques d’investigations secrètes, je ne vois pas pourquoi je devrais te dévoiler les miennes. De plus, je mets une condition à ses révélations, quoi que je dise tu chercheras mon père.»

Il vrilla son regard glacé dans celui vert pomme de sa partenaire. L'Anglais sembla réfléchir quelques secondes puis lâcha un "soit" résigné.
    «Bon, allons-y vu que tu y tiens. J’ai appris que tu as des habitudes encore plus mauvaises pour la santé que la cigarette, ces dernières étant même interdites par la loi. J’ai constaté qu’un certain Jack a ou a eu une très mauvaise influence sur toi. Pour finir, j’ai découvert un Sherlock attachant et pas froid et austère comme aujourd’hui.»
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Lun 1 Fév - 23:16
Sherlock se mit à rire : c’était à la fois à cause des dires de la demoiselle et du stress qui montait doucement en lui. Les sonorités étaient graves mais belles, comme du cristal. Son ton était plus que condescendant.
    « Vous ?! Savoir vous défendre ? Vous ne ferez pas peur à un Zéphyr éméché. Laissez les professionnels faire, que vous soyez une femme ou un homme. Ce n’est pas simplement des appels téléphoniques ou des cartes à distribuer. Et pour vous rassurer, je connais des femmes qui sont redoutables mais vous n’en faites pas partie. »

Son sourire moqueur ne le quittait plus mais il déchanta bien rapidement quand elle annonça ce qu’elle savait. Bon, il n’allait pas se battre quant à la véracité de ses affirmations : si elle ne pouvait l’accompagner c’est simplement pour éviter qu’elle ait à donner 5 litres de son sang pour retrouver son père. Et pour répondre à votre question intrinsèque : non une femme bien constituée n’a que 4.5L.

En recoupant les mouvements et les connaissances qu’elle venait d’exposer, il savait que la Sexire parlait de la drogue par la cheminée, de son grand-père par la montre et de son changement mental par l’écharpe. Maintenant, comment ces souvenirs sont venus à elle ? Le contact sans doute mais le moyen en lui-même… Son pouvoir oui, certainement, mais lequel ? Pas par le mental car il n’y pensait pas lors de leurs rencontres. Non, cela était détaché de lui, de son esprit. Puis soudainement, son visage exprima une surprise non contenue :
    « Ohw… Le temps… Le pouvoir du temps, c’est par ce biais que vous savez… ! Le temps… Son regard se transforma et devint plus perçant. Il vous faut toucher des objets pour savoir une partie de ce qu’ils peuvent raconter… Pouvez-vous le faire avec une personne.. ? L’avez-vous fait sur moi ? Non, sinon vous n’auriez pas dit ces informations… De méprisant, il était passé à fasciné. Sherlock s’était même un peu rapproché d’elle. Comment les voyez-vous ? Vous le vivez en tant que spectateur ? Vous ressentez ce qu’il vit ? Votre vision est-elle aussi longue que votre blocage dans le présent ? Mais… vous avez aussi accès à l’avenir… »

Ses yeux se perdirent dans le vide et son débit accéléra : il ne lui parlait plus à elle, mais à lui-même. Ses questions étaient rhétoriques, il ne faisait qu’énoncer ses pensées à voix haute.
    « Si vous avez accès au futur, c’est toutes les réussites qui vous ouvrent les bras, l’argent, les complots, les menaces, les bluffs… Vous êtes… Pourquoi êtes-vous ici alors.. ? Il suffit de remonter le temps jusqu’à avoir votre père de visu et de monter les années pour savoir où il est. Vous avez vos réponses mais vous vouliez vous rapprocher de moi… Mais vous n’êtes pas assez intelligente pour planifier les choses… vous ne vous serez pas pris ainsi pour me manipuler. Donc vous êtes soit plus stupide que je ne le pensais, soit vous ne maitrisez pas encore grand-chose et dans le second cas… »

Son regard se fit menaçant l’espace d’un court instant mais rapidement, son masque revint et l’Anglais s’adossa bien contre sa chaise, reprenant de la distance. Il fit embrasser les pulpes de ses doigts et reporta ses index contre sa lèvre supérieure. Son silence se fit pesant et son regard d’acier scrutait la demoiselle sans indication sur quoi ses interrogations portaient.

Cette femme est une bombe… pour tous ceux qu’elle fréquente. Et effectivement, Sherlock l’avait lourdement sous estimée.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mar 2 Fév - 22:06
Et voilà qu’il revenait désagréable … quel dommage que «l’intérieur» de ce si beau personnage soit si laid. Et ce n’était certainement pas qu’une image, entre les poumons noirs goudrons et les veines attaqués par la drogue, ça devait être bien moche à voir là-dedans. Lorsqu’il se moqua d’elle, Lauraline regarda ses dents et les trouva jaunies par la nicotine, mais peut-être qu’elle ne voyait que ce qu’elle voulait bien voir.

Elle écouta patiemment le monologue de Sherlock, comme d’habitude il tapait juste. Il avait rapidement compris une partie du pouvoir de la jeune femme alors qu’elle-même venait à peine de découvrir cette facette. Elle avait déjà expérimenté les bulles temporelles, toute seule dans son coin il y a peu de temps. Elle les maitrisait même presque à la perfection. Mais les visions du passés, c’est nouveau pour elle.

Puis vint le moment de la conclusion de l’enquêteur. Et elle le trouva extrêmement insultant, comme d’habitude. Comme souvent lorsqu’elle était vexée et bien qu’elle ne voulait plus donner d’indice à cet Anglais de malheur, Lauraline perdit son sang-froid.
    «JE NE SUIS PAS STUPIDE !!!», cria la jeune femme sous attendant qu’elle ne maitrisait pas son pouvoir. «Et dans le second cas quoi ?!? C’est exaspérant les gens qui ne terminent pas leurs phrases … Vous voulez jouer aux jeux des devinettes pour déterminer l’étendue de mon pouvoir ? Je n’en ai pas envie mais sachez que je suis loin, très loin d’être la faible femme que vous imaginez.»

La jeune femme se leva et se dirigea vers l’Anglais bien assis sur sa chaise aussi vive que l’éclair. Sans que Sherlock puisse réagir, elle retira le pantalon de son vis-à-vis et s’en servit pour attacher ses mains et ses pieds. Les nœuds étaient très bien faits, enfin un avantage à exercer un métier aussi ingrat que celui de pêcheuse. Puis elle lança un sort de bulle temporelle sur l’appartement de Sherlock car elle ne voulait pas être dérangée.
    «Et maintenant, tu ne me trouves pas redoutable ?»

Elle avait alors le curieux pressentiment qu'il n'arriverait pas de sitôt à se défaire de ses liens.

Halte la !


On s’arrête et on boit un thé ?


Uchronie ? What else !
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Jeu 11 Fév - 12:26
La vitesse des mouvements de Mlle Larsson était décuplée et même le cerveau, pourtant rapide de notre sujet, décrocha. Ce n’est qu’à l’instant final, quand elle eut terminé, qu’il put remettre les wagons les uns derrière les autres. Soit elle avait accéléré le temps autour d’elle, soit la Sexire avait ralenti le temps l'entourant lui : cela rendait de la même façon. Ainsi, même dans cette position fort inconfortable, Sherlock ne baissa pas les yeux ni ne rougit. Et bien évidement, ne marqua aucune surprise. Son regard était droit, inflexible mais au fin fond de ses pupilles, on pouvait y voir de l’amusement, voire un l’intérêt nouveau pour cette femme. Cependant, son ton ironique ne changea pas pour un sous :
    « Effeuillage et bondage… Tout ce qu’un Sexire de base doit savoir faire pour arriver à ses fins. Donc non, ennuyeux. Sachez que le repassage n’est pas mon activité favorite, je vous serai gré de ne pas recommencer… »

La dernière phrase était empreinte de moqueries légères. Le violoniste ne tira pas sur ses liens et ne demanda pas non plus à ce qu’elle le libère. Pourquoi faire ? Dégrader encore plus l’étoffe qui le retenait ? Peu pour lui : surtout qu’il a de moins en moins de vivres pour ce genre d’achat onéreux. Et puis… Il savait comment s’en sortir alors pourquoi se presser ? Autant profiter de l’instant présent. Assis tranquillement, il la regardait sans ciller attendant la suite.
    « Faible femme ? Effectivement, vous devenez de plus en plus intéressante… Murmura le trentenaire de sa voix grave. Mais avant d’émettre un avis quelconque je suis curieux de voir la suite. Qu'allez-vous faire ? Me torturer alors que je suis censé retrouver votre père ? Expérimenter votre pouvoir sauvage sur moi ? Me violer jusqu'à ce que je m'excuse et vous demande pardon ? » Dit-il, curieux, légèrement effronté.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 17 Fév - 19:49
C’était enfin au tour de la jeune femme de narguer cet Anglais arrogant.
    «Vous semblez sûr de vous, un peu trop d’ailleurs, un jour vous aller tomber sur un os et vous ferrez moins le malin.» dit-elle avec un sourire malicieux.
    «Je demande à voir...» répliqua-t-il, taquin.
    «Tu es fatiguant, tu le sais ?»
Sherlock lui lança alors un regard interrogateur et Lauraline soupira.
    «Laisse tomber …»
    «Détache-moi et parlons-en comme des gens civilisés. Ton pouvoir peut avoir de grandes retombées et être d’une utilité infinie. Faut juste apprendre à le maîtriser...»
    «Le maîtriser ? Je pense vous avoir démontré que c’est déjà le cas, vous voulez une preuve supplémentaire ?»
    «Apparemment, non. Il y a bien des facettes que tu ne domptes pas.»
Ignorant la dernière remarque, la jeune femme essaya de remettre la conversation sur les sujets qui l’intéressaient.
    «Bon, sinon tu comptes te libérer comment ? Ça m’interpelle. Et pour te répondre franchement je ne pense pas à avoir à te violer vu que tu seras consentant.»

    «Ah oui.. ?» murmura le violoniste de sa voix chaude. Comme elle s’y attendait, il réussit à se détacher mais pas en utilisant la force, il réduisit simplement le diamètre de ses poignets. Il voulut alors caresser la joue de la Sexire puis sa lèvre supérieure. Mais comme elle ressentit un coup fourré, elle tourna subtilement la tête pour qu’il rate son coup.

    «Pas de ça avec moi»
    «De ‘‘ça’’ ? Alors que tu me le quémandes depuis le début..?»
    «Tu voulais m’empoisonner…»

    «T’empoisonner ?» Un sourire en coin étira ses traits sereins. «Ne sois pas idiote , je n'ai pas de salive cyanuré ou de doigt enduit de Clostridium botuli... », dit-il, moqueur tout en approchant son visage de celui de la Sexire jusqu'à être très proche... Une de ses mains descendit le long du bras de la jeune femme.

    «Tu peux faire bien pire et je le sais. Mais sache que si tu t’y essayes, tu te retrouveras avec une seringue dans le bras et certainement pas comme il faut.», dit la jeune femme en reculant.
    «Qu'ai-je à craindre si elle est mal posée..?» La baladeuse glissa dans la poche de sa veste, gardant la distance que la demoiselle lui imposa.
    «Ben tu seras quand même drogué et le Sexire que tu désires tant cacher sortira comme un diable de sa boite mais je risque d'endommager un nerf.»
Le regard de l’ex-boxeur s’assombrit, encore quelque chose qu’elle venait de lire en lui ... Il sortit un chewing-gum de sa poche et l'apporta à sa bouche. «Pas de réactions... donc elle savait que cette action était safe... Anticipation... » pensa-t-il. Il fit quelques pas en arrière, récupéra son pantalon et continua en le mettant.
    «Soit. Tu m'as démontré que tu maitrises certains aspects de ton pouvoir. Et sans délai, je rechercherai ton père. Alors, que veux-tu de plus ?»

    «Beaucoup trop, j’en ai peur.»

    «Ohw no...» Ses idées étaient finalement fondées, cette fille s'intéressait réellement à lui et pas seulement à ses métiers... Il se tourna et se dirigea vers le feu. «Je ne puis accéder à ce genre de demandes.»
    «Je n’ai pas encore formulé de demandes …»
    «Mon travail est de jouer du violon et de me passer le temps en résolvant quelques... mystères. Je ne pense pas que tes envies entrent dans mon champ de compétence.» dit-il en décrochant son injection de la cheminée et jeta l'aiguille de sa seringue dans le feu avant de ranger ce qui lui restait.

    «Il ne faut pas être grand sorcier pour partager son ADN avec quelqu'un de l'autre sexe, c'est même très agréable !», dit la jeune femme en regardant son moyen de pression fondre dans les flammes. De toute façon, elle n'aurait jamais pu se résoudre à une telle extrémité.
Stupéfait, il resta interdit, comme paralysé. Il refusait de comprendre. L’Anglais fit face à la Sexire et lança un regard perçant en direction de Lauraline.
    «C'est à dire ?»
    «Je crois que tu sais parfaitement où je veux en venir.», dit-elle calmement et simplement.
    «… Et si je refuse..?»
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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Mer 24 Fév - 0:00
La jeune femme resta silencieuse, comme figée : beaucoup d'idées se heurtaient dans son crâne. Sherlock, lui, était braqué, renfermé. Son regard ne montrait plus une trace d’émotion, signe qu’il se protégeait. Le violoniste s'adossa à la cheminée, assez proche pour ressentir la chaleur sans pour autant en souffrir. On voyait bien qu’il ne réfléchissait pas, son idée était toute faite : il attendait simplement des explications. Déjà que cette femme venait de bafouer son honneur (et ce plus d’une fois), il n’allait pas en plus lui laisser voler ses principes. Lauraline soupira :
    « - Tu ne me croirais pas de toute façon.
    - Qui ne tente rien, n’a rien. Répliqua-t-il froid mais interpelé.
    - Tu sais déjà que j'ai fait une fausse couche, dit-elle difficilement : on peut l’entendre au timbre de sa voix et constater visuellement sur son visage que ces souvenirs lui étaient extrêmement douloureux. Ce que tu sais pas, c'est que ce n'était pas la première.
    - Et alors ? Enchaîna-t-il désinvolte.
    - Et-et alors ? Continua la brunette, au bord des larmes, j'aimerai être maman et la nature m'a volé 4 fois ce droit Pendant longtemps, j'ai cru ne jamais pouvoir avoir la chance d'enfanter. Mais le souci vient peut-être du fait que je ne suis pas humaine, al.. alors si je le tente à nouveau mais avec un Sexire, peut.. Peut-être que le bébé survivra. Finalement, elle s’écroula, en larme.
    - Ou bien le souci vient de toi car tu donnes une génétique erronée à ton embryon. Mais là n’est pas la question. Le fait que tu soies Sexire ne change rien à ta fertilité. Sinon, nous serions éteints depuis une belle lurette… Va au Luxire et trouve-toi quelqu’un qui voudrait bien de toi. Répondit-il cassant.
    - Je-je-je sais... Mais je je me vois mal aller dans un bar crier : ‘‘je cherche un Sexire pour m'inséminer.’’
    - N'est-ce pas ce que tu viens de me faire..? Dit-il sans une once d’humour.
    - Si mais je sais que tu en es un. Crier dans un bar c'est risqué, si je tombais sur un Humain ou pire, un Védin... »

Et elle continuait de pleurer par terre. Cherchait-elle la pitié de notre sujet… ? Cependant, c’était peine perdue car son équivalent mâle réplica avec dédain.
    « - Pourquoi les gens n’observent-t-ils pas… ?! La différence est pourtant évidente ! Puis il soupira, ennuyé de ce spectacle. Sors de chez moi. Et dégote-toi un autre mâle avec qui t'accoupler.
    - Tu n'as donc aucun cœur ?
    - Pour quoi faire ?
    - Je ne te demande pas de le reconnaître ni de t'en occuper.»

De la colère phagocyta instantanément le calme olympien de Sherlock. Ses mâchoires se crispèrent et ses yeux se voilèrent de violence. Sa voix était posée mais veloutée de menaces.
    «Dégage.»

Lauraline regarda Sherlock avec des yeux implorants. Elle se heurta de plein fouet à son ire.
    « Ne me force pas à me répéter. »

Son regard était brûlant : elle venait de dire LA chose qu'il ne fallait pas. Lui qui n’avait jamais connu son père et qui en avait souffert pendant une grande partie de sa vie… faire la même chose que ce lâche ?! À cause de ce type, sa vie avait été un calvaire. Le nombre de fois où l’adolescent avait prié pour sortir de cette cage grâce au retour de cet inconnu… Mais jamais, ô grand jamais, ce dégonflé ne l’avait recherché ou quémandé. Ce changement de comportement ne lui ressemblait guère, mais sa fureur et sa douleur étaient trop grandes pour qu’il sache les contenir comme il se doit. Cependant, si son esprit était embrumé de ces ressentis négatifs, son corps n’en laissait deviner aucune marque.
    « - Regarde-toi, quel magnifique spécimen tu es : qui ne pense que par son corps et qui se gargarise d'avoir le monde au creux de ses mains pour quelques rondeurs bien placées. Les gens comme toi me dégoûtent... Get. Out.
    - JE ... NE ... ME ... GARGARISE ... PAS ... » Fit la furie.

Le gentleman en perdition soupira, consterné. De sa poche interne, il sortit son téléphone. Mais constata amèrement qu'il n'avait pas de réseaux et que l'écran était brouillé... Dans un rictus pincé, il le remit à sa place. Son corps était tendu et son âme, en ébullition. Dans un réflexe nerveux, il alluma une cigarette et tira goulûment dessus.
    « Monsieur a besoin de sucer son pouce ? » Provoqua-t-elle, dédaigneuse.

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MessageSujet: Re: Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé} Sam 5 Mar - 18:05
L’anglais ne semblait pas relever la dernière pique de la jeune femme et cela la vexa un peu.
    «Bon je me casse mais seulement si tu me promets que je peux participer pleinement à l’enquête et pas besoin de me dire que je suis trop faible, ce n’est pas vrai.»
    «Impossible.»
    «Et pourquoi ?!?», cria la jeune femme
    «Vous voulez revoir votre père ? Alors ne venez pas avec moi.»
    «Ça ne donne toujours pas le pourquoi Monsieur "je sais tout mieux que tout le monde".»
    «En plus de mettre en péril les tractations, vous risquez de perdre la vie.»
    «En quoi je risquerai ma vie ?»
    «Car il vous la demandera.»
    «Qui ça il ? Et il me demandera de me suicider ? Ou de faire qqch de dangereux ?»
On pouvait entendre de l'exaspération dans le ton de la jeune femme. Sherlock soupire et pense très fort «Quelle tête de mule» puis reprend.
    «Cet homme tient tous les mythes sous sa coupelle, jouent avec eux, leur vie et leur entourage. Facilitez-moi la vie et ne venez pas. Je ne prendrai pas l'enquête si vous venez avec moi.»
    C’est bien parce que j’ai besoin de toi que je me couche pour cette fois. Mais saches que cela ne se passera pas toujours ainsi.», dit Lauraline en cassant son sort de bulle. Sherlock la regardait traverser son salon, impassible, tirant sur sa cancerette tel un drogué. Elle sortit ensuite de l’appartement en claquant violement la porte mais elle ne casse pas cette fois. La jeune femme tomba nez à nez avec la voisine.
    «Voyons ma petite dame, ce n’est pas des manières.»
    «Parce que c'est mieux d'espionner aux portes peut être ?!?», lui hurla la jeune femme.
La Sexire l’ignora ensuite et sortit seule dans la nuit.
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Stiog Larsson, mythe ou réalité ? Partie 1 (feat. Sherlock Rechel) {Terminé}

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