AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Lun 21 Déc - 16:00
Suite de cette histoire…

Un couple venait de quitter le quartier Sexire et s’engageait dans les ruelles sombres et tortueuses du quartier Capien. Certaines se seraient contentés de suivre la grande Avenue des Espoirs, qui relie le cœur des deux quartiers, mais ces deux jeunes gens, ou ce qu’il semblait, passaient de ruelles en ruelles, de chemins de traverse en venelle, traversant les allées, passant d’alcôves en alcôves, évitant les lieux trop courus. Leurs pas résonnent sous les tavaillons, sur les pavés inégaux des rues. Leur déplacement est arythmique, saccadé, car à chaque angle de ruelle, à chaque tournant, ils raccourcissent le pas, écoutant les bruits, tendant l’oreille dans le vent. La femme ouvrait le chemin alors que l’homme, portant un étui à violon ainsi qu’une autre valise la suivait discrètement.

Les pas les amenèrent à un manoir, une grande bâtisse dont la façade était légèrement couverte de lierre. Si les fenêtres étaient encore visibles, c’était surtout dû à une taille régulière et abondante. Le toit, d’ardoise, rendait la bâtisse sinistre. Donnant sur une cour intérieure, une double porte cochère était ouverte et permettait de voir un fiacre attendant. Quelques lumières, surtout au rez-de-chaussée étaient visibles. Sans hésiter un instant, le couple traversa la rue et s’engagea dans la cour intérieure. Une femme vêtue de noir et aux yeux aussi dorés que ses cheveux étaient blonds les héla.

« - Ceci est une propriété privée, vous n’avez rien à faire là !

« - C’est moi. » Répondit la Princesse, en drarvick. « Mon ami ici présent m’a rendu méconnaissable. »
Dans une révérence, et parlant en français, la blonde accueilli Sherlock. « - Merci, monsieur, d’avoir aidé… ma Dame. »
La Capienne maitresse des lieux repris, en français cette fois, afin que Sherlock comprenne. « - Il sait que je suis la Princesse. Et il m’a aidée et protégée. »

Après un petit moment… Ses yeux se posèrent sur la seconde valise et elle reprit ses idées. Il fallait savoir, vite, comprendre et peut-être anticiper autre chose.

« - Le Docteur est arrivé ?
- A l’instant, c’est son fiacre. Il nous attend à l’intérieur, que s’est-il passé ?

- Un homme, un assassin, m’attendait et a tenté de me tuer. Il a murmuré que les « siens » le vengeront. Je veux savoir qui il était, et pour qui il travaillait.

- Un homme ?

- Un… Asura. Mais je veux comprendre avant de contacter mon homologue chez eux. Si c’est la guerre ou si autre chose se cache sous cette affaire.

- Et votre compagnon présent ?
- Il aura peut-être des pistes ou des idées. J’ai confiance dans sa capacité de déduction. Et le temps que l’on ait fait la lumière sur ce cas, sa vie est peut-être menacée. »


Tout en discutant, ils se dirigent vers la porte du Manoir, vers un troisième Capien surnommé « Le Docteur »… Entre ses mains, on dit que tous les corps finissent toujours par parler. De leur vivant, ou après leur décès…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 22 Déc - 15:25
Les deux protagonistes se mirent en route pour les quartiers de la demoiselle. Sherlock ne laissait rien transparaître mais il était inquiet. Non pas à cause du mort, non pas à cause de la Bête mais à cause de lui-même. Il n’avait jamais mis les pieds dans cette zone, sachant pertinemment son talon d’Achille. Une Capienne, c’est gérable, deux Capiennes, faut se concentrer, plus… C’était sa propre Envie qui prendrait le dessus, ce qu’il détestait par-dessus tout. Cela détruisait tout ce qu’il construisait avec soin… Après quelques ruelles passées, la Princesse appela une tierce personne et parla dans une langue inconnue. Comment des mots aussi barbares pouvaient-ils passer les lèvres si délicates de la jeune femme..? Qu’importe, ce n’était pas son problème. Quand la conversation téléphonique se termina, elle expliqua le pourquoi de l’appel et la suite des opérations. Derrière son masque de fer, son appréhension grandissait : pourvu que se soit des mâles… !

La gestuelle de la demoiselle amusait beaucoup notre scientifique : on sentait tout le poids du stress et de la préoccupation en elle. Au moindre bruit, elle s’arrêtait, tentait de découvrir d’où il venait et, avec douceur, reprenait son chemin. Le flegme de notre violoniste contrastait réellement avec l’attitude tendue de la jeune femme. À force de vouloir être discret, on en devient voyant. Elle était l’animal traqué, lui était l’homme insouciant. Cependant, pas si désinvolte que ça. On pouvait sentir un contrôle mental brutal sur son corps, il n’arrivait plus tellement à faire passer cela pour du naturel : trop de sensation en lui, trop de curiosité, trop de provocation. Plus ils avançaient dans les boyaux helldreamiens, plus son corps se crispait et ses attitudes se voilaient d’interdit. Comment cela se voyait ? Simple : au début de la route, il avait demandé à la demoiselle s’il pouvait fumer, mais au fur et à mesure qu’il avançait dans ses démons, la cigarette se rapetissait de plus en plus vite. Stress ? Frustration ? S’occuper l’esprit et les mains ? Lui-même ne pouvait répondre à cette question. L’Anglais espérait que leur chemin allait se terminer dans les plus brefs délais… Il commençait à se sentir chèvre…

Finalement, leurs pas les menèrent à une grande masure rongée par des lierres et, à sa plus grande insatisfaction, une femme ouvrit la porte. Crap. Sherlock garda le silence et la salua hochant la tête. Sans attendre, il désactiva son pouvoir sur Mlle Deirfiur, lui rendant son apparence 'naturelle'. Cependant le trouble s’insinuait en lui comme une maladie et il resta plus en retrait en écoutant d’une oreille distraite leur conversation. De là où il était, il pouvait aisément apprécier le corps de l’inconnue et son regard se stoppa sur sa nuque : ses cheveux blonds étaient relevés. Caresser cette peau si sensible… la dévorer de baisers… les soupires et les murmures… L’esprit de Sherlock knock-outa le Sexire qui devenait trop présent pour lui et il reprit le contrôle de son corps. Heureusement que ‘‘le Docteur’’ était un homme, sinon, il n’aurait pas donné cher de sa peau. Encore une fois, le Capien dévisagea le Sexire, se demandant ce qu’il foutait là. T’inquiète mec, il se posait exactement la même question au même moment. Ils s’enfoncèrent dans le manoir pour arriver dans la salle « autel » ou de torture. Sans attendre la moindre injonction, l’étranger posa l’étui à guitare et sortit le corps pour le poser sur une table. Puis, fit quelques pas en arrière et s’adossa contre le mur froid, tentant de se calmer comme il pouvait. Son cœur battait la chamade et il mourrait de chaud cependant, il ne pouvait retirer son manteau, la décence l’exige. Mais il desserra son écharpe voire la retira d’un geste pressé pour en mettre un bout dans sa poche : elle ne tomberait pas ainsi. Parlaient-ils ? Avait-il commencé ? Il rêvait d’une cigarette… ou d’une caresse… ou d’un baiser… du plaisir…

Un combat violent s’effectuait dans son âme : le Sexire était affamé et n’hésitait pas à faire des coups bas à son homologue : il détruisait sans relâche la concentration que l’autre créait. Il devait penser à autre chose, il devait s’occuper l’esprit et son corps au lieu de ressasser sans cesse. Tendu, il s’avança vers le corps et se mit à l’ausculter lui-même. Que faisaient les autres ? Il s’en foutait et si le docteur lui mettait des bâtons dans les roues, il l’enverrait sur les roses. Mais celui-ci était partit pour rassembler ses outils. Peu à peu sa réflexion revenait, ses automatismes se mettaient en place et son cœur se calma. Ses doigts arrêtèrent de trembler et son esprit s’éclaircit. Même en ayant rapetissé le corps, les cicatrices n’en étaient pas moins visibles et sujettes à description. Énervé qu’on lui pique son travail, surtout de la part d’un profane, le Capien dit avec acidité :
    « - Alors, docteur, vous trouvez de quoi faire ?
    - Je.. c’est que…
    - Je vous écoute. »

Toute sa concentration s’était évaporée avec l’intrusion brutale de cet homme, décontenançant notre pauvre héros. Il bafouilla encore quelques syllabes puis ferma les yeux, se soupira et enchaîna :
    « - Heu… cet… Ce jeune Asura était un robuste combattant, venant sans doute d’un pays froid (Russie, Scandinavie par exemple) et ayant participé à la Seconde Guerre Mondiale. Certainement recruté pour sa robustesse, il connaissait un rayon sur le combat et fut repêcher plus d’une fois d’une mort certaine.
    - Vos preuves ?
    - Son nez replacé un nombre incalculable de fois, les cicatrices dans son dos et sur le reste du corps indiquent une maîtrise et une utilisation de ses facultés de combat, et cette cicatrice ci montre qu’il a au moins frôlé la mort une fois vu sa position péri-cardique. Ici et là, voyez, les empreintes digitales et les brûlures indiquent des pertes par le froid, indiquant un climat vivifiant. La chaleur ne donne pas ces effets prolongés et surtout uniquement sur les extrémités distales du corps. Et ce qui est pour la Seconde Guerre Mondiale, voyez la marque de balle sur son épaule, très reconnaissable par sa mauvaise résorption pour cause de mauvaise hygiène mais avant tout, par la forme des points que la suture a laissé. Donc, cet individu, malgré le fait qu’il soit un Asura, a au moins vécu quatre-vingt ans. Cependant, cela ne colle pas…
    - Pardon ?
    - S’il avait des aptitudes de combat poussées à ce point, pourquoi s’était-il lancé à corps perdu contre deux personnes ? Il a été tellement facile de le neutraliser… Était-il là en tant que chair à canon ? Un kamikaze pour envenimer les relations entre les deux quartiers ? Était-il juste insouciant et perdu ? Un soldat en vacances ? Dû moins à l’odeur, il n’est pas alcoolisé et je n’ai vu aucune plaie d’injection, donc avait toutes ses capacités mentales… »

Sherlock s’enferma dans ses réflexions et laissa sa place au spécialiste qui ne pipa un mot : comment un non initié pouvait-il savoir autant de choses ? D’énervé, il passa à stupéfait. Dans un silence religieux, l’ex-médecin fouilla les poches du cadavre et en sortit un porte feuille, un passeport russe, un permis de conduire et de la monnaie. Cependant il fut vite bloqué : l’alphabet cyrillique.
    « Ah… voilà qui est fâcheux… Quelqu’un sait lire ceci ? »

La monnaie était de l’Euro, rien de bien intéressant. Et aucun reçu… En ouvrant la boîte de pandore, il chercha dans sa poche gauche ses gants en cuir : s’il se coupait maintenant, il finirait dévoré. Surtout que le sang Sexire est bien connu pour être un nectar… Passons. C’est avec délicatesse et minutie qu’il sortit les différentes lames et armes. Après, il toqua à chaque surface, compara les bruits, chercha un défaut dans le velours et finalement, il retira un faux fond : un magnifique sourire victorieux se dessina sur ses traits. L’enquêteur en herbe en sortit de l’argent et une foultitude de passeports (Suisse, Français, Tchèque, Chinois, Japonais, Anglais et Américain): tous sous le nom de Vladimir Oulitch Koulianov. Il paraissait de plus en plus évident que cet homme avait des choses à cacher.
    « Aucun reçu bancaire, du liquide, ces passeports… Vu les nationalités et ses blessures, il ne peut qu’être russe en recoupant les éléments : c’est le seul pays froid. Cet homme ne vit pas dans la légalité… Et je peux vous certifier qu’il n’a pas fait ses papiers avec le fraudeur le plus connu des Mythes. Quelqu’un ou quelque chose lui a permis de vivre dans la plus grande des libertés. Allez savoir s’il s’appelle réellement Vladimir. Mais là, je laisse ce soin à notre cher Docteur. Cependant, je pense pouvoir certifier que ce n’est pas une bataille entre Mythes : il n’utiliserait pas le même nom à chaque fois, or ici, seul change ses nationalités… il est un espion quelconque mais pas certainement pas rattaché à un suzerain mythique. Sinon c’est son âge, son nom et sa nationalité qui changeraient. Mais ce qui m’interpelle réellement, c’est un manque… où sont ses clefs ? A-t-il au moins un point de chute ? Pas de portable non plus… Et puis, cette photo, sa femme et sa fille (je suppose), cela montre qu’il avait un ancrage, une raison de vivre, pourquoi les avoir abandonnés de cette manière ? Pourquoi ne met-il pas son alliance ? Sans doute des ordres qu’il ne peut contredire…»

Ce cliché était mignon, la fille était bien jeune et la femme, souriante. Son propre cœur se serra à cette pensée : l’abandon. Que vont-elles ressentir lors de l’annonce ? Se relèveront-elles ? Il posa le tout sur une table annexe, le regard dans le vague, les pensées occupées…

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mer 23 Déc - 18:27
La Capienne retrouva son apparence, sa taille et même le timbre de sa voix en un instant. Définitivement, ce talent était bien pratique et serait d’une utilité incroyable, s’il n’était entre les mains de quelqu’un sur qui elle n’avait, jusqu’à preuve du contraire, aucune prise, aucune autorité. Il l’avait suivie par… loyauté ? Devoir ? Pourquoi, en fait ? En suivant le flux des événements ? Non, on ne suit pas un flux en emportant un corps, l’air de rien. Non, il était intelligent, sans le moindre doute, bien plus que ce qu’il montrait, même quand il étalait sa science. Il est fort, dans son domaine, mais aussi en déduction. Il est de ceux qui naviguent entre deux eaux. Il avait relevé l’heure de la mort, il avait de bonnes connaissances médicales en sus de celles du combat. Plus le temps passait, plus elle en apprenait et plus elle avait de nouvelles questions. Et en même temps, plus elle avait envie d’en apprendre plus, comme lors des premiers amours, lors du jeu de la séduction, où l’on souhaite tout savoir de l’autre. La Princesse écoutait tout le monde, bien sûr, elle enregistrait, aussi, mais son attention était focalisée sur les signes corporels de Sherlock. S’il eut voulu la tuer, la trahir, la monnayer ou lui mentir, il en aurait eu bien souvent l’occasion. S’il eut voulu maquiller le corps, la Capienne est presque sûre qu’il aurait pu cacher l’une ou l’autre des cicatrices, fermant certaines portes de recherche. Donc il n’était pas « avec lui ». Il ne semble pas non plus être « contre elle », l’ayant protégée, lui ayant évité peut-être un destin funeste. Mais alors… Pour « qui » joue le Sexire ? Quelle est sa place dans cette partition ? Serait-il un soliste non invité et qui change la mélodie en fonction de ses envies propres, sans influence extérieure ? Peut-être. Oui vraiment, elle n’en savait pas assez sur lui. Elle lui faisait confiance, certes, mais jusqu’où ? Combien de temps ? En tout cas ses réflexions avaient bien aidé la recherche, la compréhension de ce qu’il s’était passé. Elle écoutait les informations « physiques »…

« - La Russie ? Hum. Un vieux combattant, donc. En effet, sa mort est des plus étonnantes. Un homme qui était là… pour une raison. Ni boire, ni fumer, ni le plaisir. Un chasseur. Et un traqueur qui semble bien avoir été sur ma piste. »


Elle vit Sherlock buter sur les documents en cyrillique. Une écriture que l’on ne croise pas couramment sur l’île, mais qui est connue de la lettrée. Elle vint prendre les documents des mains de Sherlock avec un petit « Permettez-moi. ». Toujours le même nom. Sur les pages du passeport, un seul tampon, celui de l’arrivée sur l’Île. Les pages précédentes ont été découpées. De l’autre document en russe, on ne trouve que le nom, toujours le même. Vu le caractère du bonhomme que l’on peut déduire de ses « traces », surement un faux nom tout comme l’adresse commune à tous ces documents en russe.

« Ce sont son passeport russe ainsi que son permis de conduire. Ici est notée une adresse, mais je pense que ce ne sera qu’un cul de sac. »
Puis elle désigna une croix orthodoxe en or qui fait partie du « butin »… Montée en collier, elle est un bijou assez courant, mais pour autant avec des significations. « Il est orthodoxe. Russe… Donc surement pas Tchétchène ni du Daguestan. Ce n’est donc pas dans une mouvance terroriste qu’il travaille, mais dans une vision différente, soit politique, soit issue du banditisme. S’il eut été Géorgien, Abkhaze ou Ossétien, il se serait attaqué à des citoyens russes en vacances, pour des revendications politiques humaines. Or, il s’est attaqué à moi. Une pièce manque dans ce puzzle. »

Elle regarda Sherlock. Ce dernier semblait garder ses distances. Logique, quand on y pense. Lorsqu’on vient d’être témoin d’un meurtre de sang-froid, quelles qu’en aient été les raisons, on peut s’attendre à une telle réaction. Lorsqu’un prétendu « Docteur » étale des outils faits plus pour la torture que pour la taxidermie ou la chirurgie, normal aussi que le sang reflue quelque peu. Lorsque l’on se sait au milieu d’une réunion de créatures dont l’aliment de base est l’être pensant, la « brebis » a le droit de trembler aussi. Alors la combinaison des trois pourrait très bien expliquer la propension de Sherlock à se maintenir en retrait, à parler beaucoup, mais sans regarder les Capiens, toujours avec quelque chose entre les mains, toujours avec quelque chose à regarder ou montrer. Mais la Capienne avait besoin de ses capacités de déduction, de son esprit posé, pour comprendre. Il fallait trouver un moyen de le mettre à l’aise.

« Oui, il est hors des intrigues de l’Exilée. Comme si nous avions besoin d’une nouvelle corde à cet instrument déjà bien mal accordé. Il va y avoir des actions à entreprendre, et vite. Mmh… Oui, en effet, ce manque est notable ! L’alliance, soit, s’il s’attendait peut-être à devoir faire du charme à des femmes, garder une alliance est une difficulté en plus. Mais pour le reste. Mmh… Désireriez-vous que nous en parlions, les deux, dans un lieu où un corps ne repose pas sans vie ? »

Le corps ne la dérangeait pas. Mais Sherlock semblait mieux réfléchir dans des environnements qu’il maîtrisait. Alors pourquoi ne pas tenter de briser son malaise, ce qui semble le faire se tenir à l’écart ? Se méprenant sur les raisons réelles du comportement de Sherlock, elle lui proposa uniquement un moment... « à deux » dans le manoir. Pour réfléchir. Elle savait bien qu’il n’y verrait rien d’autre, vu la situation. Elle fit signe aux deux Capiens, le temps que Sherlock réfléchisse à la situation.

« - Doc’. Explorez cet homme. Je veux savoir ce qu’il a mangé ces derniers temps. Ça nous donnera peut-être des pistes à relier à des restaurants visités. Je veux savoir quelle est cette boue sous ses chaussures. Va-t-il à la plage, en forêt ? Et ses chaussettes ? Poussières ? Paillettes et confettis ? Quartier des spectacles ou quartier miteux ? Où a-t-il enlevé ses chaussures ? Je veux tout savoir et même plus.
- À vos ordres, Princesse.
- Absinthe, pendant ce temps, j’aimerai que vous laissiez vos oreilles trainer. Un russe qui ne boit pas, c’est rare. Je veux savoir ce qu’il se dit. Courait-il les filles ? En a-t-il courtisé une ? Un homme ? Ou alors n’a-t-il vécu que pour sa mission. Regardez aussi si une concierge un peu trop tatillonne ne s’inquiète pas du non-retour d’un de ses locataires. Ne négligez aucune piste. Nous ferons le point demain.
- Oui, Princesse. Ce sera tout ?
- Oui… Reposez-vous. Demain, votre journée sera longue. »


Elle allait partir quand elle se retourna, un sourire sur les lèvres… Elle murmura, doucement…

« - En fait non… demain, je souhaite que vous me prépariez deux lettres pour des locataires de l’Exilée. Une responsable qui ne sait pas gérer ses « enfants » qui va devoir me montrer patte blanche, et une « spécialiste de l’hébergement » qui ne sait pas ce qui se passe dans ses rues, si vous voyez ce que je veux dire. J’écrirai les lettres demain.
- Je vois très bien, Mlle Gwihir. »
Répondit la Capienne à sa Princesse.
- Tout se paie, même les erreurs les plus petites. Que diront-elles ? Hum… »

Son sourire était visiblement amusé, mais pour toute personne un peu observatrice, comme l’est surement Sherlock en ce moment même, durant trois battements de cœur, ce sourire était surtout carnassier, menaçant. Visiblement, la Capienne avait facilement une dent contre les gens et aimait secouer celles et ceux qui ne font pas leur travail au niveau qu’elle attend d’elle-même. Si les Capiens marchent droit et respectent « leurs » lois, la raison ne devait pas être cherchée plus loin. Son sourire redevint naturel, moins menaçant, lorsqu’elle regarda Sherlock et lui dit.

« - Alors ? Souhaitez-vous rester pour l’autopsie, ou m’accompagner pour discuter dans un cadre moins oppressant ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Lun 28 Déc - 21:15
Non pas qu’il en doutait mais la jeune Princesse lui fut tout aussi utile que le Docteur : son savoir sur les ethnies et religions du grand Nord permis d’affiner le profil du soldat maladroit. Sherlock était persuadé que ce personnage n’était pas lié aux manigances intra-insulaires. Trop peu visible comme revendication… Il sombrait doucement dans ses théories, s’enfermant dans sa bulle et oubliant (enfin !) le monde qui l’entourait. Mais, alors qu’il entamait une réflexion sur son maniement d'arme, la Capienne le tira de ses pensées : elle lui proposa d’en discuter seul à seul. L’Anglais avait sur le bout de la langue ‘Ce n’est pas ce corps qui me dérange…’ mais masqua sa mesquinerie derrière un masque maintenant assez solide. Rester, et prendre le risque de craquer, ou partir et abandonner cette magnifique énigme..?

Il jeta un regard fugace au Doc’ qui avait tous les outils nécessaires pour faire une séance de torture en bonne et due forme : à cet instant précis, il enviait le calme olympien de cet homme et surtout le droit de fouiller encore plus en détail l’intimité d’un corps encore chaud. S’il n’était pas si faible, se serait lui qui analyserait les souillures de ses chaussures ou encore la composition de ses vêtements. Mais il ne pouvait rester en présence d’autant de Capiens sans en devenir nerveux ou bizarres (bon, un peu plus, un peu moins…). Gardant toujours le silence, le boxeur écouta les injonctions de la Régente et estampa un sourire quand il entendit l’allusion à la concierge : si un jour quelqu’un voulait en apprendre sur lui, c’est Marie-Rose qu’il faudrait kidnapper et non sa propre personne. Mais s’il tirait trop sur la corde, il savait parfaitement que cette brave dame pouvait en pâtir et ça, il ne l’accepterait pas. Autant, se mettre personnellement en danger ne le dérangeait pas, autant provoquer des dommages collatéraux le rendrait… fou-rbe. Son regard s’assombrit en même temps que ses pensées…

Le Sexire posa son regard sur la demoiselle et, l’espace d’un instant, son sourire trahissait la réelle personne qu’elle était : une Prédatrice. Elle attendra La faille pour frapper en plein cœur avec une insensibilité frisant la démence. Calculatrice et patiente, elle saura cultiver une potentielle revanche à la hauteur des actes commis… voire plus. Sherlock détourna violemment le regard et ferma les yeux : ses pensées lui jouaient encore des tours et le désir qui s‘était calmé se ravivait… Cependant, elle lui ré-adressa la parole et il se devait de réagir. Il passa une main lasse sur ses yeux, mimant de la fatigue… Puis brava de ses yeux de glace l’interdiction qu’il s’imposait :
    « Je n’accepterai que sous deux conditions. Une, que nous soyons strictement que deux… et son regard glissa sur la servante blonde. Et de deux… Il lâcha un beau sourire gêné : je n’ai pas eu l’occasion de dîner ce soir et je me demandais si vos cuisines étaient encore ouvertes… »

Certes, la première demande était un peu… étrange. On pourrait croire que c’est lui le futur assassin… Mais ainsi, il pourrait se contrôler si la situation reste strictement professionnelle. Il aura l’esprit libre et son corps ne l’entravera pas. C’est pas qu’il n’apprécie pas les parties à trois mais… dans d’autres contextes. Et pour la seconde, à la fois pour réellement manger mais aussi pour expliquer ses réactions parfois un peu… distantes. En hypoglycémie, on rase plus les murs, on fait de l’économie de mouvements… Toussa toussa… Ne le croyez pas si fragile : le nombre de fois où il a sauté un/plusieurs repas. Le jeun lui connait de plus en plus. Bref ! Gwihir sourit, amusée de la réaction tellement naturelle, qui peut sembler décalée dans cet environnement.
    « - Pour la première, il en sera ainsi. De toute manière, Absinthe a bien assez de travail pour ne pas avoir à nous tenir compagnie. Et pour la seconde, je demanderai à ce qu'un repas chaud soit préparé… Je peux prendre donc ceci pour un oui à l'invitation ?
    - Tout à fait Princesse. J’en suis honoré.» Dit-il avec une petite courbette.

La Princesse se mit en route et le trentenaire la talonna. La cave laissait place à un boyau de pierre bordé de part et d’autres de quatre portes. Certaines pièces étaient ouvertes mais ne présentaient rien de bien intéressant, d’autres étaient fermées. Ils montèrent par la suite un escalier orné d’une rambarde en fer forgé pour arriver au rez-de-chaussée. Le Hall était immense et présentait bien, amenant des odeurs familières comme d’autres plus sujettes à question. Des escaliers jumeaux serpentaient vers l’étage supérieur, beaux, massifs, d’un autre temps. D’un balayage de la pièce, il vit la double porte qui menait vers l’extérieur, tout aussi bien ouvragée que le reste, ainsi que sa sœur opposée qui menait à une salle de réception que le violoniste aurait aimé visiter.

Tentant de garder les plans de son crâne, de satisfaire sa curiosité et de ne pas se perdre (ça fait beaucoup…) il suivait la maîtresse des lieux avec entrain. Ainsi, ils prirent un des escaliers pour monter au premier étage où un long corridor s’offrit à eux, bordé, à espace régulier, de portes et de boiseries. Elle indiqua la droite et sans réclamation aucune, il la suivit. Quelques regards lancés, quelques déductions à l’emporte pièce et une appréciation du tapis plus tard, la Capienne invita son hôte à prendre place dans un bureau bien plus cosy. La pièce était de taille raisonnable, flanquée de bibliothèques remplies à ras bord. Puis le mobilier en lui-même : bureau, canapé, chaise et… un fauteuil !

Sherlock fureta discrètement, lisant des titres, bien qu’une partie lui soit inaccessible par des alphabets inconnus, épia le bureau et les outils associés : une plume dans un encrier, un sceau qui trainait pas loin, de la cire à chauffer… Des ouvre-lettres en argent… Tout était impeccablement rangé, lavé, soigné : il ne se retrouvait pas tellement dans cet environnement aseptique et ordonné. Mais cela transpirait un caractère carré, ancré dans un siècle qui n’est plus, tellement de choses qui pouvaient être sujettes à déduction…
    « Voilà une bien belle masure. » Dit-il après avoir reporté son regard sur la demoiselle.

Les deux protagonistes s’assirent l’un en face de l’autre. Spontanément, le trentenaire se mit à l’aise : étendit ses longues jambes et ajusta son manteau qu’il avait toujours. Oubliez pas que son costume (encore un !) est délabré. Il retira son écharpe de sa poche et la posa sur ses genoux : pas qu’elle traîne par terre.
    « Que puis-je pour vous Princesse ?» en posant son regard bleu givré sur la demoiselle.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 29 Déc - 10:59
Gwihir regardait l’homme en face d’elle. Il était bel homme, ça, sans le moindre doute. Un corps sculpté par un entrainement sportif constant, surement, donc les effets se sont montrés payant lors de cette embuscade imprévue. Et pourtant il avait aussi de ses mains douces, gracieuses, visiblement faites pour caresser l’archet d’un violon et sûrement faites pour caresser bien d’autres choses aussi. Et en même temps, il avait aussi ce regard évaluateur, ces yeux inquisiteurs qui sans cessent observent, jaugent et cherchent des informations là où d’autres ne chercheraient qu’à admirer. Tant de contradictions dans un seul être, ça ne pouvait qu’intriguer la Capienne. De même que son flegme, son calme ne cessait pas d’impressionner la maitresse des lieux. Elle sourit en regardant la pièce autour d’elle, et répondit, avec un petit sourire…

« - Je vous remercie du compliment… Mais… » Et elle ajouta, d’une manière évasive… « … vous n’avez encore même pas vu toutes les pièces… » Et pourtant, loin de se démonter, ou d’être désarçonné, l’Anglais répondit presque du tac-au-tac, d’une voix posée « Avec un peu de chance, un jour ce sera le cas. ». Oui vraiment, il était visiblement rodé, habitué à ces situations, et avait une langue bien agile, tout comme un esprit vif. Gwihir allait commencer à entrer dans le vif du sujet lorsqu’elle se rappela la seconde demande de son invité. Elle saisit une clochette d’argent posé sur le bureau et sonna un coup. Un unique mouvement du poignet, faisant résonner un petit son clair, mais discret. Moins de vingt secondes après, une femme apparut dans l’embrasure de la porte. Une personne nouvelle, que Sherlock n’avait jamais rencontrée, une servante vêtue dans un uniforme d’un vert profond doublé d’un tablier vert plus clair.

« - Madame a sonné ?
- En effet, Elise. Veuillez nous apporter des rafraichissements. Et pourriez-vous préparer un repas pour mon invité ?

- Oui. Avez-vous une demande particulière ?
- Le menu que nous avons eu samedi sera très bien.
- Magrets de canard dans une sauce au chocolat noir, gingembre et cannelle, avec quelques asperges de saison cuites avec du thym ? Et avec ceci ?

- Mmh… Monsieur Rechel, êtes-vous plus Bordeaux ou Bourgogne ? Haut Médoc ou Nuit Saint Georges ? »

Ce dernier sembla très sûr de lui lorsqu’il annonça « Le Nuits Saint Georges, s’il vous plait. Merci. »

La Princesse fit un signe et congédia la servante, les consignes ayant été passées. Sous peu, une bouteille d’un Bourgogne de 2009, fera son apparition, un très bon millésime. Elle s’enfonça dans le fauteuil un peu mieux, se mettant à l’aise. Les yeux de la Capienne pétillaient de joie. Elle avait bien vu à quel point l’esprit de Sherlock était fait pour les déductions, et à quel point cet homme semblait savoir beaucoup de chose. Dès lors, par jeu, elle avait décidé d’en tester les limites. Bien sûr que ce menu n’avait pas été servi précédemment, et que celui-ci n’était qu’un code, convenu d’avance. La servante l’avait d’ailleurs bien compris. Le canard a une symbolique forte de félicité conjugale, même si c’est surtout dans les cultures asiatiques. Les accompagnements, qu’ils soient dans la sauce ou que ce soient les légumes, ont un point commun, mais visiblement Sherlock ne l’avait vu. Par contre, le personnel de maison ira préparer, en sus de ce repas, une chambre propre pour leur maîtresse au cas où tout se passerait selon ses vœux. A moins que le Sexire ne soit encore plus doué pour cacher ses émotions. Un « Nuits Saint Georges », du nom du saint patron de la vaillance. Des nuits vaillantes ? La Capienne pense que le sous-entendu a passé non remarqué aux oreilles du gentleman. Elle se serait attendue à une réponse moins claire, moins « alimentaire » s’il eut tilté, ou un regard appuyé, voire quelque chose dans la gestuelle. Mais non, pas cette fois. Très bien, il était savant, mais n’avait pas non plus toutes les cartes en main, il avait des limites… Mais aussi des attentes, surement. Alors elle commença par répondre à sa question, non sans glisser quelques sous-entendus de-ci de-là.

« - Ce que vous pouvez pour moi ? Oh, j’espère que nous pourrons faire quelques choses l’un pour l’autre, mais aussi sa réciproque. Je n’oublie pas que je vous suis redevable pour votre aide providentielle… »


Elle n’allait pas entrer dans le vif du sujet aussi vite… Non non, d’abord, poser un cadre simple, prendre son temps, montrer que l’on n’est plus dans l’urgence, qu’on réfléchit à tête reposée. Et aussi, elle voulait savoir ce qu’il pensait, ce qu’il avait retenu de sa visite du manoir, s’il s’était forgé une impression de l’hôtesse et si elle était positive ou négative. Ça définirait la manière de discuter, le type de négociation et surtout… s’il y aurait plus que juste une discussion sérieuse, plus tard.

« … j’ai pu admirer votre esprit de déduction. Et votre sens de l’observation, dans le même temps. Et si je vous demandais de me brosser l’image que vous avez de moi, actuellement, et si elle a changé depuis le moment de notre rencontre, que répondriez-vous ? Car je ne peux cacher… que vous m’intéressez, sous bien des égards… »


La fin de la phrase, fut dite d’une voix plus douce, moins forte, mais tout à fait pleine de sous-entendus. Quelle sera la réaction de cet homme après une approche moins subtile que le canard ? Ah… ce que Gwihir aimait à jouer avec les fils, tendre des petits pièges dans ses propos, voir les réactions…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 29 Déc - 19:00
Sonnette, attente et apparition d’une servante. Sans ciller, il sut que cette ‘Elise’ était une Capienne et il admira avec quel entrain elle était venue servir sa maîtresse. Mais il ne s’appesantit pas et puis même, il n’en aurait pas eu le temps : après la commande, elle s’était volatilisée. Imperceptiblement, il se détendit.

Jamais il n’aurait demandé autant, n’ayant pas réellement faim. Mais devant un plat de cette envergure, elle viendrait sans souci. Bah, si on lui avait proposé un sandwich, il aurait fait mine de… Mais nous n’allons pas médire sur ce gage de qualité : il était dans un manoir tout de même ! Et vu sa superbe, on peut imaginer que les propriétaires n’ont pas de soucis d’argent. Cependant, il tiqua : c’est quoi cette manie de mettre du gingembre partout ? Mlle Larsson lui avait cuisiné un plat similaire. Et puis des asperges… Oh wait… Serait-il possible que..? Ses yeux s’assombrirent. Surtout que la suite confirma ses soupçons : la jeune femme commençait à faire des allusions intéressantes. Puis, elle demanda quelque chose de bien particulier : d’utiliser ses facultés de déduction sur sa personne. Un sourire en coin orna son visage alors qu’Elise revenait avec un plateau, deux verres vides et la bouteille fermée. Elle la présenta à sa maîtresse et à Sherlock, l’ouvrit avec dextérité, le fit goûter à Mlle Dreifiur et, avec son accord, remplit son verre et celui qu’elle apporta à notre sujet.

L’Anglais jouait avec son verre, aérait le breuvage sans l’avoir encore goûté. La maid quitta la pièce et après que la porte fut claquée et les pas diminué :
    « Vous êtes une jeune femme, un peu au dessus de la vingtaine. Vous ne semblez pas affilié à une quelconque personne si ce n’est à vous-même. Princesse du quartier des Capiens, vous avez hérité du manoir et de sa fortune : vous ne souffrez pas de dettes financières. Dans vos heures perdues, vous êtes régente d’une bien coquette bibliothèque que je n’ai pas encore eu le loisir de visiter. Donc la lecture est votre plus proche amie et à voir les titres, la romance antique est ce qui fait battre votre cœur. Mais votre esprit se tourne plus vers des registres traitant le devoir, le jugement et les responsabilités. Cela en dit long sur votre façon d’être en plus des indices que vous disséminez. »

Il reporta son regard sur son verre et sentit plusieurs fois le vin. Le violoniste continua dans un sourire, les yeux rivés sur la robe pourpre :
    « Je pense, sans mal, pouvoir affirmer que vous venez d’Europe, des environs des Alpes vu vos goûts de canevas mais je ne saurais dire de quel pays exactement, votre accent est trop parfait. Je ne peux me résoudre à dire que vous êtes Française. Par élimination, je parierai sur l’Autriche. Mais là, je m’égare. »

‘‘Je ne t’ai pas enseigné des savoirs pour que tu fasses des devinettes sans fondement ! Idiot ! Utilise ton cerveau !’’ Telle était la réaction de Jack quand il osait dire ce genre de chose : comme quoi, il en gardait des séquelles. D’un geste élégant, il désigna une épée dont la garde était sertie de 3 colliers : deux en ivoire usé et un en jade :
    « Dans d’anciennes traditions roumaines, on pouvait savoir le rang des personnes au sain d’une famille grâce à ce genre de bijoux. Ces deux colliers identiques représentent vos parents décédés (sinon ils les porteraient encore). Étant une femme, vous étiez prédisposée à avoir celui de jade : promesse de mariage et de prospérité. Or non, vous arborez avec fierté la parure de rubis, signe d’hérédité et de passation. Donc, il y avait bien un mâle dans votre famille par lequel vous avez pu le récupérer. »

Puis son regard se porta sur un cadre avec un gribouillage enfantin :
    « Mais ! Un détail a attisé ma curiosité et c’est ce cadre-ci : un dessin d’un certain âge fait par un enfant. Au vu de votre âge, je ne pense pas que se soit le votre et vu que vous n’avez plus de famille, je suppose que c’est soit un cousin, soit vous êtes marraine. Je penche, encore une fois, pour la seconde solution car, avec difficulté, on peut y lire un SMA. À ma connaissance, il n’y a que les Mac Aedan qui peuvent avoir ce genre d’initiale : un enfant ne s’embêterait pas avec un middle name. Une Sophie si ma mémoire est bonne…? Mais pourquoi, alors que cette famille habite sur Yasashi Koji, vous n’avez que ce vieux dessin ? Vous devez les voir régulièrement et donc, recevoir des présents. Peut-être que vous êtes nostalgique de ces moments passés où votre filleule était candide et insouciante..? »

Perplexe, il joua à nouveau avec son verre.
    « Pour ce qui est de votre psychologie, j’ai pu voir le tatouage laissé par notre agresseur maladroit : peur d’être une souveraine absente, conduisant son peuple à la mort et à l’oubli. Rien de très extravagant. Derrière votre masque de politesse et d’étiquette, vous avez en vous un sentiment très ancré de justice et de droit, comme le démontre les livres qui nous entourent et vos réactions quand aux fautes des autres. À croire que s’en est jubilatoire… »

La fin était plus grave, plus ajusté, plus lourd de sous-entendus. Enfin, il goûta le vin et un sourire d’appréciation se dessina sur ses traits. Puis son regard glacé et pourtant sombre, se vrilla dans celui émeraude de son hôte :
    « Et, pour finir de répondre à votre question, ce que je pense de vous est totalement personnel. »

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mer 30 Déc - 13:56
Gwihir se posa au fond de son canapé, son verre à la main. Elle avait elle-même demandé à se faire observer, ce n’était pas pour rater le rapport. Son regard, au moment où Sherlock commença à parler changea presque imperceptiblement, même si la pression de cette attention était sensible. Sa tête s’était inclinée vers l’avant, le verre avait été posé de manière stable et les yeux regardaient directement Sherlock. Elle connaissait assez sa maison et passait assez de temps dans chaque pièce pour les connaître dans les moindres recoins. Sans compter son esprit très carré. Chez elle, « chaque chose a une place, chaque place a sa chose ». Ce n’était pas pathologique, mais suffisamment inscrit en elle pour que l’agencement de son manoir soit connu sur le bout des doigts. D’ailleurs, la moindre chose qui n’était pas à sa place était repérée de suite, ce qui était une plaie pour les serviteurs lorsqu’ils passaient la poussière et ne rangeaient pas tout exactement. Mais c’est un autre sujet. En tout cas, elle resta très concentrée sur la gestuelle, sur les propos de son invité du soir.

Son discours commença sur des pistes assez faciles à identifier. Son aisance sociale, son rang et ses capacités financières. Certes, il était dans le juste, mais ce n’était pas exactement ce qu’elle attendait d’un homme qu’elle voyait comme au-dessus du lot. Pour elle-même, elle dit doucement… « Va plus au fond des choses, montre-moi ton talent… » Il glissa sur les livres. Que ce soit les cycles de romances tragiques ou les romans néoromantiques, il avait su reconnaître en eux une inspiration possible, mais il avait aussi su porter attention aux autres livres, ici et là, tels que « Crime et Châtiment » de Dostoïesvski, ou les romans juridiques de Michael Connelly ou de John Grisham. Surement même qu’il avait dû voir l’impressionnante collection de codes de loi venus de différents pays, avec leurs jurisprudences propres. Oui, au moins, il avait le sens de l’observation, on ne pouvait pas le lui enlever. Il devait aussi avoir quelques connaissances en langues, vu que tous les ouvrages sont dans la langue de leur auteur, mais alors qu’il n’est pas entré dans les détails, difficile de savoir à quel point ses connaissances sont étendues dans ce domaine. Elle se prit à sourire un instant, alors qu’une pensée lui traversait l’esprit… « Et dans quelle langue crie-t-il au creux de la nuit ? » Mais elle repoussa bien vite cette idée afin de se concentrer.

Première déception, légère, mais il en fallait une. Il avait vu les tableaux, les paysages et s’il fut capable de reconnaitre les Alpes, sûrement par l’étude de l’architecture des mayens et des chalets représentés, ce qui était déjà honnête, il n’avait pas su reconnaître le Wildspitze ou le Grossglocker, les montagnes représentées dessus. Alors qu’on identifie très facilement le Matterhorn… le Cervin, pardon… dans les tableaux représentant la Suisse, ou le Mont Blanc pour la France, les montagnes Autrichiennes n’ont pas été reconnues. Mais la déception n’était pas due au manque de connaissance, car personne ne peut décemment connaitre toutes les montagnes d’Europe, mais bien par la teneur de ses propos. Il avoue avoir réfléchi par élimination, et pire, il « parie », selon ses propres mots. « Un pari ? C’est donc sans certitudes et pourtant il fondera un avis dessus ? Ce n’est pas loin, mais ce n’est pas ce j’attendais. »

Mais la suite de la réflexion du gentleman attira l’oreille de Gwihir. Et si elle était surtout attentive, au moment où il effleura de ses propos l’existence d’un mâle dans sa famille, elle se raidit légèrement. Ce n’était pas trop apparent, et pourtant l’espace d’un instant, l’Anglais put sentir le regard de la Princesse se faire aussi froid que la glace alors que ses iris le transperçaient, cherchaient au fond de lui ce qu’il savait de cet homme, de ce frère qui ne portera jamais plus le rubis familial. Est-ce pour cette raison, à cause de cette pression que Sherlock changea rapidement de sujet d’étude, qu’il se concentra sur sa filleule ? Elle ragea intérieurement de, peut-être, instinctivement, avoir laissé une vieille haine refaire surface dans sa manière d’interagir. « Calme-toi, crétine. Il ne sait pas, ne fait que réfléchir. Pour toi. Alors écoute-le. Respecte son talent. » Elle se concentra, remarqua d’ailleurs que si Sherlock en savait beaucoup sur l’Île et ses habitants, il ne semblait pas avoir non plus une connaissance absolue, confondant le prénom de sa filleule, Sophia, par Sophie. Une différence mineure, certes, mais importante. Elle savait qu’elle avait un peu trop été coulante avec cette dernière, voici peut-être pourquoi ce prénom était connu. Mais les assertions de Sherlock étaient justes en tout cas. « Hum… il a l’œil, en tout cas… »

Puis il aborda le point de la psychologie… Par l’aspect de la phobie. Une phobie qu’elle assume, car avant de devenir Princesse, elle avait déjà une certaine peur au fond d’elle. Celle de ne pas avoir été assez là pour voir le danger qui mena sa famille à la mort. Mais maintenant elle avait une responsabilité, une charge et un devoir et jamais plus elle ne fermera les yeux. Non, jamais plus elle ne laissera un risque grandir trop, quitte à rougir ses mains du sang de ceux qu’elle devra condamner à mort pour leur conduite. De là à dire que rendre la justice est jubilatoire… Non. La Chasse l’est, oh oui, un Chasse de Sang, encore plus, car la proie est plus rare, plus douée, mais non, ce n’est pas rendre la Justice qui est jubilatoire. Ce n’est qu’un devoir, un cadre. Chaque personne a des devoirs et des droits, et c’est à elle de s’assurer que tous les respectent. Un peu carrée dans sa tête, c’est tout. Mais de plus, il ne dit pas tout… il garde une partie de ses remarques en lui-même. « Le coquin, après m’avoir tant parlé de l’extérieur, il ne s’ouvre pas de ses pensées pour l’intérieur ? Amusant. » Elle se reposa au fond de son canapé, laissant un moment passer, pas plus de deux trois battements de cœurs, à nouveau. Une unité de mesure du temps qu’elle affectionne, puis elle reprend la parole, doucement. Visiblement, elle a aimé le portrait dressé, mais elle n’hésite pas à noter les erreurs.

« - Oh, je vois que si vous avez attiré mon attention, ce n’est pas uniquement dû à ce corps qui donnerait envie de faire bien des choses. Même si je ne suis insensible à cette idée… » Ajouta-t-elle à mi-voix. « … mais aussi pour votre esprit acéré. J’ai apprécié votre vision de moi, qui est assez fidèle à l’idée que je me fais de moi-même. Je précise, pour votre information que je suis en effet Tyrolienne d’origine. » Elle se garde bien pourtant d’utiliser le terme d’Autrichienne, pour une raison qui échappe à Sherlock. « Par contre, je dois vous dire qu’il y’a eu quelques erreurs mineures dans votre présentation, mais je les mettrais sur le compte de l’impréparation et de ma demande quelque peu cavalière qui a dû vous surprendre. Je m’excuse pour cette demande particulière. C’est… que j’ai bien des idées vous concernant, quelques offres à vous proposer, mais je me dois de vous jauger avant, si vous ne m’en tenez pas ombrage… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mer 30 Déc - 20:21
Alors qu’il faisait son discours, il sentait en lui l’attention croissante de la demoiselle, ses moindres tics, ses réactions. Ainsi le violoniste savait quand il avait raison mais aussi quand ses affirmations étaient bancales voire fausses. Ce genre de chose se fait plus dans un dialogue car les interactions sont elles-mêmes riches en informations. D’ailleurs, il nota le léger saut d’humeur alors qu’il parlait du frère. Ah… ? Encore quelque chose à creuser… ? Sherlock n’avait pas la prétention d’avoir la science infuse et aimait découvrir encore et encore… Pas grand-chose n’a de mystère pour lui mais ceux qui le ménagent l’attireront irrémédiablement. Joueur et autodestructeur, il n’hésitera pas à se mettre en danger pour le savoir.

Sa description finie, un petit ange passa. Le contact visuel ne se coupait pas… La tension entre les deux montaient imperceptiblement et ce, depuis leur rencontre. Ils étaient clairement dans la phase de séduction, se tournant autour, se jaugeant, ou encore se déstabilisant. Les failles, les réactions, les sous-entendus… tout était passé au crible. Qui allait craquer en premier ? Jusqu’où sont-ils capable d’aller ? S’en était délicieux. Le duo était lié grâce à ce même frisson : quelque chose les rapprochaient, cela était sûr. Et puis, à présent, ni l’un ni l’autre n’étaient dupe.

La remarque de la Princesse eut pour effet d’assombrir le regard du Sexire ainsi que de créer un léger sourire. Il gardait le contact visuel, assumant les dires : il n’était pas du genre à être gêné. Entendre une Capienne dire les choses ainsi faisait ronronner le mythe qui était en lui : à la fois de fierté et de désir. À présent, ses gestes et sa voix étaient imprégnées inconsciemment d’un peu plus de grâce et de chaleur. Le trentenaire se lova dans le canapé et croisa ses longues jambes. Il ne cessait de jouer avec son verre. Le fait qu’elle valide qu’elle soit Autrichienne le fit jubiler intérieurement : son souvenir de l’endroit était si effacé, il avait au moins trois décennies… Cependant elle annonça des erreurs sans les corriger : il cessa d’aérer avec son breuvage.

Alors qu’il allait entamer une phrase, quelqu’un toqua à la porte. Elise entra avec un plateau qui embauma spontanément toute la pièce. Et effectivement, la faim arriva aussitôt. D’un geste félin, il se leva pour prendre le plat des mains de la servante :
    « Je vous remercie mademoiselle. » Dit-il avec sa politesse anglaise.

Elle fut surprise du fait qu’il se leva pour le récupérer : normalement, elle le pose sur les genoux et elle disparaît. Ce qu’elle fit. Ai-je rêvé ou a-t-elle rougi ? Perplexe, Sherlock se plaça convenablement dans le canapé et apprécia visuellement le plat.
    « Je n’en n’attendais pas autant… Craignez-vous réellement que j’eusse besoin de ce genre d’aide..? Vous avez une bien mauvaise estime de ma personne. Me voilà blessé…»

Que nenni : ses yeux pétillaient, l’ironie était dans ses traits. Sans attendre, il entama son repas. Alors qu’il coupait un morceau du magret :
    « Êtes-vous comblée Princesse… ?... »

Il roula une tête d’une asperge sur sa fourchette.
    « … Ai-je assouvi votre curiosité ?... »

Il mit de la sauce sur sa bouchée d’un coup de couteau ajusté.
    « … Ou attendez-vous encore quelque chose de ma part ? »

Et il glissa sa fourchetée en bouche avec malice.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Jeu 31 Déc - 13:37
Gwihir le regardait manger son repas. Elle le matait avec intensité, mais non pas seulement comme un homme à admirer ou comme un compagnon de soirée, mais aussi avec les yeux d’une prédatrice, qui regarde une proie, qui en estime chaque morceau, et qui se demande ce qui sera le plus savoureux. Elle le désirait, oui, mais la réciproque était tout aussi vraie. Un jeu de charme à lire entre les lignes, à regarder les réactions de l’autre, à les anticiper. Ils étaient assis l’un en face de l’autre, un plateau-repas entre eux. Il était ainsi un peu coincé au fond d’un fauteuil et retenu dans ses mouvements par le plateau. Et si elle en jouait… après tout… Hum ?

« - Si j’en attends ? Bien sûr. Je n’ai pas pour habitude d’inviter des gens chez moi pour leurs beaux yeux. » Puis elle regarda dans les yeux du Sexire directement et ajouta doucement… « Même si pour certains, c’est une des raisons… »

Elle l’estimait… Pour garder son calme, il jouait de son humour, utilisait la nourriture comme exutoire. Mais elle n’était pas dupe, elle sentait bien qu’une certaine tension naissait chez son invité. Sa carotide pulsait légèrement plus vite, ses mouvements se faisaient moins précis parfois… alors… Elle qui avait deux idées en tête, pourquoi ne pas les mêler l’un à l’autre afin de voir quelles seraient ses réactions ? D’une voix mielleuse, elle commença à parler tout en se penchant quelque peu en direction de Sherlock, sûrement pour le regarder dans les yeux…

« - Mmh… pour ce qui est de ma curiosité, je suis assouvie, en effet… Même si je serai bien peu honnête pour dire que j’ai vu tout ce que je voulais voir… » Elle se rapprocha, et de sa main tendue, elle vint presque effleurer la joue de son invité alors qu’il venait d’enfourner un morceau de canard. « … je comptais bien mettre à nu… plus de vos talents… » Et alors qu’elle sentit que l’excitation est en train de prendre dans sa cible, elle retira sa main, non sans avoir laissé une caresse tendre sur la joue et le cou, puis elle se rassit à distance honorable, comme un lion qui regarde les zèbres de loin, sans trop s’approcher. Et c’est d’une voix toujours autant douce, mais moins soufflante qu’elle ajouta… « … Car je dois reconnaitre… avoir bien envie de m’attacher vos services. De vous engager… »

La pression était retombée… trop vite ? Trop lentement ? L’Anglais reprenait le dessus sur ses sens, lentement, même si son regard brillait un peu plus qu’avant. Dans le regard de Gwihir, il était à nouveau homme, et plus cible… Mais sa voix continuait… « … même si… vous engager pour des sévices et se faire attacher… à un charme en soit que je dois aussi reconnaître… » Et la danse reprit, comme une marée qui monte et qui redescend. Cette fois, elle se leva de sa chaise, semblant se diriger vers son bureau tout en parlant. « … le peu que j’en ai vu, m’a fait envie… » Parlait elle de ses talents à lui, ou de son sang qui imprégna la chemise ? Selon la discussion, normalement, elle parlait de ses capacités… mais alors, pourquoi ce sourire gourmand illuminait-il ce visage ? Jouant sur cette ambivalence, elle continua de sa voix. « … et je compte bien en voir à nouveau… ».

Puis elle se rapprocha de l’endroit où Sherlock était assis. Son repas était en train d’être dévoré à la vitesse de l’éclair, signe de sa nervosité qu’il égalisait par une certaine concentration et un appétit sérieux. Elle passa alors dans le dos du fauteuil et laissa ses deux mains se poser sur les épaules de l’Anglais qui se tendit sous le contact, à nouveau. Elle approcha sa tête de l’oreille du gentleman pour murmurer. « … car je souhaite bien partager certaines choses avec vous… » L’une de ses mains resta en place alors que l’autre glissa le long de l’épaule et caressa la naissance de la chevelure… « … mais aurais-je à faire assouvir d’autres besoins que ceux de ma curiosité ? Aurais-je d’autres… envies à accomplir… avec vous ? » Elle mit de l’emphase sur ce dernier mot, le soufflant au creux de l’oreille plus que l’articulant. À peine un souffle, juste un soupir, même pas. Et déjà la voilà qui refluait, la voilà qui repartait vers son siège, laissant à l’Anglais uniquement le parfum de ses cheveux en souvenir et la sensation de ses mains sur ses épaules, sur sa joue… Alors qu’elle s’écartait, elle dit… « … car je suis aussi bien des choses, avec bien des envies… politiques, bien sûr… avec des besoins de talents… seriez-vous de ceux qui s’y intéressent ? »

Puis elle s’assit dans son fauteuil à nouveau. Elle voyait bien que son interlocuteur avait de plus en plus de peine à cacher son envie. Avait-il vu qu’elle parlait en même temps de deux choses différentes ? Elle n’en était pas sûr… Quelle serait sa réponse à ses deux questions ? Elle ne le savait pas, mais ce petit jeu de la séduction l’amusait. Elle ne prenait pas l’initiative physique, non, elle ne faisait qu’encourager l’esprit de son invité à s’égarer… Elle continua doucement… « … ou seriez-vous de ceux qui s’intéressent aux besoins de la femme que je suis ? » Gwihir regarda le plat… Quasiment vide, moins d’une bouchée… Il était temps pour elle de faire son dernier mouvement, et elle verrait bien de quoi sont faits les nerfs de cet Anglais. « … pensez-vous… pouvoir combler ces attentes ? » Parlait-elle de ses besoins de femme politique, ou de femme tout court ? Quelle réponse attendait-elle, de suite ? Mais son sourire se fit large, lorsqu’elle se pencha légèrement au-dessus du plateau-repas pour se mettre à moins de vingt centimètres du visage de Sherlock et souffler sa dernière phrase… « Seriez-vous celui qui fera de moi une femme comblée ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Dim 3 Jan - 1:02
Plus ils avançaient, plus les allusions n’en étaient plus. La demoiselle s’approcha du Sexire qui eut un mouvement ralenti mais reprit ses petites affaires tout en regardant sa partenaire. Sa voix était plus suave et il savait que cela ne présageait pas forcément quelque chose de bon : ne pas oublier que c’est une Capienne, ils peuvent avoir l’esprit tordu… ‘‘Ne tombe pas sous le charme des femmes… Il va te perdre.’’ Mais s’était tellement bon… Et il n’était pas un Asura ! Cependant il devait résister, garder la tête froide. Quand elle entama le mouvement, il stoppa le sien, méfiant. Le violoniste ne s’attendait pas à une caresse, mais elle fut délicieuse : sa peau était douce, chaude et parfumée : il aurait pu dessiner le chemin qu’elle avait tracé tellement cela lui échauffait le sang. Mais il tenta tant bien que mal de cacher son trouble, essayant de garder les idées claires… Essayant… Raaaahhh ! Surtout que les paroles étaient choisies à la perfection pour le faire basculer du côté Sexire… Breathe in, breathe out… Keep calm…

Sa fréquence cardiaque décroissait inversement proportionnel à la distance entre Mlle Dreifiur et lui. Sherlock se détendit et reprit son repas. Mais il n’était pas au bout de ses peines. La pression redescendit alors qu’elle parlait d’une relation professionnelle (qui l’intéressa vivement !) mais remonta aussi sec quand elle attaqua pour la seconde fois. Le coup était plus ajusté, plus précis et enfoncé jusqu’à la garde : elle mit ses mains sur les épaules robustes du boxeur qui se contractèrent à l’unisson… Sa voix chaude dans son oreille, ses sous-entendus délicieux, la douceur du moment… Quand elle glissa sa main vers sa nuque, il ne put réprimer un frisson. Dans quel état le mettait-elle ? Elle jouait avec ses nerfs, ses sensations, il était entre le paradis et l’enfer : pourquoi lutter contre ces instants si… délectables ? Les chaînes se brisaient doucement, laissant de plus en plus de mouvement au Sexire affamé. Devait-il vaincre ses envies..? Montrer qu’il est au dessus de cela ? L’est-il vraiment ? ‘‘Use your brain !’’ Oh shut up ! Leave me alone...

Ça y est ! L’homme ne tenait plus son regard qui glissait sur les courbes de la noiraude (quand elle avait le dos tourné bien sûr !), il reflétait pour une fois entièrement son âme et surtout son désir. Le plat se finissait de plus en plus vite : il avait de moins en moins de saveurs, ou peut-être qu’une autre faim montait..? Ç’en devenait un automatisme, couper, piquer, manger… Fade, terriblement fade… Il réajusta son manteau : il avait terriblement chaud et même cette sensation là ne le dérangeait pas.

La fin aboutit à une question (voire plusieurs) ainsi qu’à des non-dits exquis. L’Anglais ne pouvait plus lutter, laissant le Sexire doucement prendre les rennes sans pour autant perdre sa classe. Vous voulez jouer Princesse ? Alors jouons… Sherlock laissa la question en suspend, se leva avec en main le plateau et fit tinter une unique fois la petite cloche, comme lorsqu’ils commandèrent le vin. Ni une, ni deux, Elise arriva promptement mais sentit aussitôt qu’il y avait quelque chose de lourd dans cette pièce : la tension y était palpable. Le trentenaire lui tendit le plat :
    « C’était délicieux, félicitez vos cuisiniers pour moi. Cependant, je reste malgré tout sur ma faim… Réfléchissez à remplacer la sauce par un coulis de fruit de la passion ou encore y incorporer des huîtres pochées, cela serait du plus bel effet. »

La servante prit le plateau et partit en promettant de transmettre. Yeux-glacés resta près du bureau, laissant ainsi plus de distance entre elle et lui... lui laissant la possibilité de réfléchir à son aise... Il s’y adossa et croisa ses jambes interminables. Son regard était direct, sombre :
    « Même si je suis honoré d’avoir été choisi avec une telle minutie, je n’en reste pas moins frustré : j’espère bien que mes qualités mentales dépassent de loin mes attributs corporels… Et effectivement, vous n’avez vu qu’une partie de mes aptitudes, je gage que le reste vous fera vibrer avec autant de béatitude… J’ai plus de quatre cordes à mon violon.»

Sa voix était posée mais chaude, pas de fièvre, toujours retenue : il se maintenait encore un peu. C’est alors qu’un nouvel objet entra en scène, venant de sa poche. Le jouet de la Capienne commença à agiter la dague qu’il avait récupérée auprès du corps…
    « Je suis capable de bien des choses Princesse, assez pour remplir les envies et les impératifs les plus surprenants. Aucun client n’a été lésé et avec le temps, j’ai eu une clientèle passionnée et convaincue de mon talent. »

Le coutela était très bien aiguisé, il le sentait quand l’affutage rentrait dans sa couche cornée.
    « … Il suffit de me dire… » En faisant dangereusement rouler la lame sur ses doigts… « …Ce que vous attendez réellement de ma personne. »

Et une larme pourpre s'écoula.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Dim 3 Jan - 11:59
À une larme pourpre répondit une autre, carmin, ainsi qu’un sourire se faisant plus animal… Alors que le long du doigt de l’Anglais coulait une petite goutte solitaire, son odeur imprégna les sens de la Capienne. Cette dernière ne s’y attendait pas et sur le coup de la surprise, laissa couler de son œil gauche la preuve de son appartenance à cette ethnie de buveurs de sang. « Ainsi, il reste sur l’offensive ? J’aime cet esprit combattif ! », Pensa-t-elle. Alors, sans avoir trop à faire attention à son apparence, elle sourit, d’un sourire presque carnassier alors que ses canines se firent visibles.


D’un mouvement félin, elle vint se pendre au cou de Sherlock, de ses deux bras. Ses yeux ne quittaient pas son reflet qui brillait au fond des iris du gentleman. L’odeur métallique commençait à lui emplir les sens, exacerbant son envie de mordre, là, maintenant, mais elle tenait bon tout de même. Elle avait un regard légèrement embrumé par l’envie de mordre, presque fiévreuse de passion. D’un mouvement du cou, elle aurait pu embrasser l’Anglais mais ce dernier ne se laissa pas démonter. Ainsi, il susurra…

« - Give and take only, Milady… »


Un échange, selon ses propos ? Quelle promesse de miel, à ses oreilles. Une nuit avec un Sexire, tous deux se laissant aller à leurs passions, que ce soit celle de la soif de sang ou la faim de chair ? L’idée avait de quoi séduire, sans nul doute. Profitant de sa position, toujours pendue au cou de son interlocuteur, elle avança la tête pour venir déposer un chaste baiser sur le trapèze, et de sa voix elle souffla doucement…

« - Faut-il tout dire distinctement, ou bien est-ce que vous pourriez… deviner une partie des attentes ? »


Bon dieu ce qu’elle avait envie de planter ses crocs, là, de suite, sans trop de cérémoniel. Il correspondait assez à son genre de proies, et même plus, il avait ce petit quelque chose qui donne envie de passer plus loin, d’avancer à la découverte de l’autre. Mais non, pas ici, pas au salon… Après tout, une chambre avait été préparée dans l’optique d’un tel dénouement, autant en profiter. Et vu comme la peau de sa proie frissonnait sous la caresse, il devait en avoir tout autant envie. Elle desserra son étreinte doucement, comme à contrecœur, mais sa voix resta pleine de promesses non dites lorsqu’elle reparla… Et malgré l’envie de clore la discussion rapidement, elle continua de parler par sophisme.

« - Puisqu’il faut tout avouer, j’ai envie de ces yeux, de ce qu’ils voient tout comme j’ai envie qu’ils se posent sur moi toute entière. Ainsi que j’aime votre esprit et compte bien profiter de ses créations à l’avenir… »


Malgré son envie de boire, de goûter son sang, elle restait maîtresse de son esprit et dès lors, elle fera toujours de son mieux pour masquer dans ses propos les deux propositions qu’elle fait, les deux envies qu’elle a envie de voir assouvies. Mais cet homme sera-t-il tenté d’y répondre par la positive ? Il semble maintenant indubitable qu’il a envie d’au moins une partie de cet échange promis, alors, sans reculer trop, elle lança une dernière petite pique, une dernière invitation. Qu’il réponde par assentiment et elle pourra considérer qu’il a mis un pied dans sa toile, qu’il refuse et dès lors, il ne leur restera qu’à se quitter en bons termes.

« - Que diriez-vous… d’en parler dans un lieu plus adapté à nos… attentes et envies ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Lun 4 Jan - 0:20
Quand la femme se pendit à son cou, il retint son souffle. Le Sexire plongea son regard azur dans ceux émeraude de sa partenaire. Il écarta sa main blessée pour ne pas souiller la demoiselle mais de l’autre, il la plaqua doucement contre lui, au niveau de ses hanches. Le rouge jurait avec les tons verts qu’elle utilisait. Ainsi avec minutie, il retira la larme pourpre qui zébrait cette peau harmonieuse. Il sentait son cœur s’emballer et ses pensées s’affoler. Ils étaient si proche… ils pouvaient enfin se contempler, se toucher, se sentir… D’un côté, la frustration descendait d’un cran alors que de l’autre, ils se retenaient encore de se dévorer l’un l’autre. Un pas en avant pour deux autres en arrière… Cependant, il voulait être clair sur ses intentions : à cause de la fièvre qui le tenait, il en perdit son français : l’échange équivalent, un prêté pour un rendu… qu’importe la formulation : l’idée était là.

Allait-elle partir ? Ne voulait-elle de lui que son sang ? N’était-ce qu’un jeu ? Encore une femme qui voulait abuser de ses derniers sursauts de candeurs ? Si tel était le cas, il en ressortirait d’autant plus froid… Tellement d’idées se bousculaient dans son crâne. Avait-il fait le bon choix en restant ici ? Pourquoi était-il ici ? Oh… ! Au lieu de le mordre, elle embrassa ingénument son cou, ce qui balaya d’un coup sec ses interrogations et ses peurs. Ce n’était pas le moment de penser… Oh que non… Sa voix grave et rauque n’était qu’un murmure doux et chaud.
    « Les choses les plus évidentes le sont plus encore quand elles sont dites Princesse.»

Oh, oui, dites moi que vous me désirez, ce que vous voulez de moi... que vous avez autant besoin de moi que moi de vous... Mais le violoniste sentait l’étreinte qui s’étirait, laissant du leste avec sa propre main, voire, la retira. Il pinça ses lèvres, un peu amer de perdre cette proximité délicieuse, enivrante. Leurs regards étaient encore fusionnés, enflammés par un désir partagé, retenu… Plus le temps s’écoulait, plus cela promettait d’être particulièrement intéressant. Le manque et la frustration ne sont-ils pas les meilleurs catalyseurs de plaisirs..? Il continua, de l’ironie dans la voix et du malice dans les yeux.
    « Un bureau, inadapté à un entretien..? Je vous en prie, guidez-moi. »

Le duo se décolla l’un de l’autre, sans réel entrain, enfin, pour sa part. Il emboita son pas après avoir récupéré son écharpe et son violon. Alors qu’ils étaient dans le couloir, Sherlock porta sa blessure à la bouche, méfiant de voir débarquer un Capien attiré par l’odeur du sang Sexire : reconnu pour être encore plus attirant. Bon, ils devaient être bien nourris ici mais, prudence est mère de sureté. Cependant, le corridor était vide, pas une âme qui vive. Ils repassèrent devant les escaliers qu’ils avaient utilisés tantôt et ainsi, il put découvrir l’aile opposée. Encore quelques foulées et une porte était ouverte sur une chambre.

Yeux-de-glace ferma derrière lui tout en admirant la pièce : aucune hésitation sur les intentions de la Princesse : la nuit allait être torride et courte. De taille respectable, elle n’avait que pour mobilier un énorme lit rond comportant quatre oreillers et des draps pourpres à l’endroit, rosé à l’envers ainsi qu’un dressing. Luxueux par la place offerte, il avait une touche de modernisme dans la forme du lit ainsi que par la teinte des murs. La tapisserie y était bleu nuit ainsi que les rideaux. Les lumières étaient douces, tamisées…
    « Être régente d’un peuple a bien des avantages… » Alors qu’il s’avançait dans la pièce.

Sa blessure s’était tarie entre temps et le sang avait été nettoyé par la superstition de Sherlock. Il alla vers le dressing pour y déposer son écharpe, son violon et enfin retirer ce manteau ! Il se sentait respirer, plus libre de ses mouvements… Autant, il n’avait plus rien à sauver avec son costard et sa chemise mais le manteau était encore utilisable : autant ne pas le souiller. Alors qu’il rangeait ses affaires :
    « Alors, ce contrat.. Y’a-t-il des closes à respecter… ? » Quand il se retourna et s’approcha d’elle.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 5 Jan - 11:26
Les voilà tous les deux dans cette chambre préparée de frais par les serviteurs, ils avaient suivi les consignes avec diligence et s’étaient bien effacés sur le trajet, faisant presque croire que le manoir était vide. Ce n’était pas la première fois que Gwihir ramenait un « repas » à la maison, mais ce n’était pas non plus courant. Après tout, elle n’avait jamais décidé de faire de l’un de ses nombreux invités un Calice. Loin de là, la plupart des invités n’étaient jamais revenu par la suite, qu’ils fussent été hommes ou femmes. Mais cette fois, elle avait envie de plus, elle convoitait l’homme tout autant que son sang, et si ce dernier lui faisait tourner la tête, elle n’en restait pas moins maître en son esprit. Sherlock était là, chez elle, dans sa chambre, en train d’utiliser le dressing pour se mettre à l’aise, pour se libérer d’un surplus de tissus. Il se retourna ensuite et vint s’approcher d’elle, sans jamais non plus passer une distance de sécurité, toujours dans le jeu de la séduction. La Capienne le regarda alors, avec un sourire en coin, tout en lui répondant…

« - Être princesse n’a rien à voir avec mon train de vie, très cher… Et si vous pensez ce dernier inféodé à ma place dans la société des miens, vous vous méprenez. Avant de réussir à me hisser où j’en suis actuellement, j’avais déjà réussi à faire mon nid ici… Même si avec le rang vient certains avantages, bien sûr. »


Non, elle était fière de ce qu’elle était devenue. Fière de cette Capienne aisée voire même riche que lui renvoyait en image son miroir. Elle aimait à savoir les autre Capiens assujettis à sa loi, bien sûr, mais avant d’en être arrivée là, elle avait dû travailler durement, d’une part pour récupérer l’héritage de sa famille, le faire fructifier, l’investir intelligemment, acheter cette bâtisse et la faire transformer à ses goûts, puis encore courir le monde à la recherche de livres, d’investissements pour sa bibliothèque. Non, définitivement, ce n’était pas la Princesse qui avait fait la Bibliothécaire, mais bien l’inverse. Et bien peu de nobles Capiens pouvaient nier ses succès. Contrairement à une bonne partie d’entre eux, elle n’était pas assise sur un héritage incommensurable, mais à la tête d’une fortune qui travaillait, via des investissements répartis à travers le monde. Peut-être même qu’il fallait y voir là la vraie source de cette tentative de meurtre, mais l’esprit de la Capienne n’y pensait déjà plus, laissant à d’autres, à ses serviteurs et amis, le soin de travailler sur cette enquête. Ce soir, cette nuit, elle avait bien l’intention de s’intéresser à un seul sujet, un homme qui n’était pas un de ses sujets. Le sera-t-il un jour ? Surement jamais, mais peut-être qu’il acquerra ce soir un statut particulier aux yeux des Capiens. Mais le souhaitera-t-il ? Elle se déplaça lentement, comme sur la pointe des pieds, et fit le tour de son invité, sans pour autant rompre le contact visuel. De sa voix douce, elle dit simplement…

« - En effet… je propose un contrat… Avec des clauses, des engagements… et des promesses, autant pour vous que moi… Mais… souhaitez-vous rester debout ? »


Au gré de son déplacement, elle avait ainsi placé le Sexire entre elle et le lit. Son invité la suivant du regard, il tournait donc le dos au lit, et voulant visiblement laisser cette petite distance de sécurité, cette distance à laquelle l’excitation ne lui rendait pas le cerveau inutile, il reculait petit à petit. Profitant de ceci, la bibliothécaire avançait tout en parlant. Et lorsque les mollets de Sherlock butèrent contre le bord du lit, elle le poussa légèrement sur le lit afin de le faire s’y assoir. Mais elle ne lui sauta pas pour autant dessus, restant proche, et pourtant à distance. Elle continua doucement, expliquant tout, même s’il était visible qu’elle aurait préféré rester laconique, dans les doubles-sens. Mais vu que sa proie voulait tout comprendre et que cet esprit était l’une des choses convoitées, elle se donna la peine d’expliquer, même si sa voix était plus caressante que juridique.

« - Je vous propose d’être… de devenir, un de mes Calices. C’est… un statut au sein des miens. Un statut... pour ceux qui ne sont des miens mais sont proches de ces derniers. »


De sa main, elle joua avec le col de la chemise de Sherlock, un sourire amusé sur le visage alors qu’elle laissait les informations couler au fond de la conscience de l’homme en face d’elle. Elle le tira ensuite par le licol, comme pour l’embrasser, mais se contenta de coller sa bouche contre l’oreille droite de l’Anglais, murmurant...

« - Proches, très proches, j’imagine… que vous voyez… le genre de proximité ? »


Puis elle relâcha de sa main l'empiècement de sa proie, sans pour autant changer de position, forçant son interlocuteur à jouer de ses abdos s’il ne voulait ni se coucher sur les draps ni rester dans cette proximité sensuelle, à portée de crocs de la demoiselle. Cette dernière jouait de cette contiguïté, continuant de parler à Sherlock alors que chaque mot, chaque souffle caressait la peau du Sexire.

« - Ce n’est pas pour autant… un mariage, ni même un… contrat d’exclusivité. Les Capiens tout comme leurs… Calices sont… libres. Même si… nul Capien ne touchera jamais aux Calices d’un autre… »


Chasse-gardée, propriété, on pouvait lui donner bien des sens. Était-ce une forme de jalousie qui était reconnue par cette Loi immuable et antédiluvienne, ou alors une manière d’assurer qu’un patrimoine de proies reste immanquablement pur, réservé à l’usage du Capien contractant ? Elle ne saurait le dire, ni le juger. Et est-ce que Sherlock avait vraiment envie d’en savoir autant sur le fonctionnement des lois capiennes ? Sûrement que plus tard, oui, mais là, maintenant, alors que ses abdos étaient aussi en feu que sa maitrise en déliquescence, sûrement pas.

« - … même si chaque Capien et chaque Calice vivent ces relations de proximité selon… leurs modes, leurs envies… et… leurs passions, cher Sherlock… »


Fallait-t-il tout dire ? Être honnête complètement ? Elle n’en avait pas plus envie que cela, mais par respect pour l’être qui lui faisait face, par égard envers celui qui pourrait signer de son âme un contrat, elle se devait d’être correcte. Alors elle sourit, lui laissant un peu d’espace afin que ses pensées ne soient pas obnubilées par l’odeur de sa peau de pêche, mais par ses propos. Même si lele gardait une distance bien moindre à ce que la décence demanderai entre un homme et une femme.

« - … nous partagerions ainsi la passion, les péchés mignons, toutes les fièvres pleines d’impétuosité de l’autre… même si nous serions libre de papillonner ailleurs, au gré de nos envies… Mais par loyauté, je dois aussi vous dire… je j’espère au fond de moi plus qu’une brûlante passion nocturne, même répétée à foison, à l’envi. »


Et s’ils commençaient maintenant à dévorer ce fruit défendu ? Et si le discours était gardé pour après ? Elle en avait envie, elle le voulait, là, lui, maintenant. Mêler leurs corps ? Partager leurs sens, alors que ses crocs se plantaient dans cette peau frissonnante, se lancer à corps perdu dans une nuit de folie charnelle, voilà ce qui occupait bon nombre des envies de la Capienne, bien loin de l’impression de maîtrise qu’elle souhaite dégager. L’Anglais est-il mystifié ? Surement pas complètement, lui-même jouant tout autant le jeu de la séduction… Elle se retint de le mordre, encore et continua…

« - … je ne cherche pas… d’hommes de compagnie, d’outils qui se prélassent entre les draps de satins et de soies. Je ne désire pas que votre corps, que le miel qui coule en vous, mais aussi vos yeux, qui verraient pour moi, votre tête, qui penseraient pour moi, en sus de penser à moi… Comprenez-vous, maintenant… que j’ai tout annoncé ? »


Avec une de ses mains, elle prit appui sur le lit alors que de l’autre, elle poussa Sherlock, le forçant à se coucher sur le lit. Dans un mouvement plein de sensualité, elle s’avança, se posant presque au-dessus de lui, sans pour autant se coucher sur lui, grâce à un genou faisant appui sur l'édredon. Elle le surplombait ainsi lorsqu’elle clôtura sa discussion par une question…

« - Maintenant que tout est dit… êtes-vous intéressé ? Ou préféreriez-vous que cette nuit reste à jamais magique par son unicité ? Humm… ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 5 Jan - 17:41
Jouez ma Princesse… jouez… Amusez vous de moi, de mes réactions, mes désirs, mes soupirs. Alors que vous pensez que la souris est tremblante dans vos griffes, elle saura retourner la situation et vous mettre en déroute… Car je ne suis pas un simple objet de plaisirs, oh que non…

Voilà ce que disait les yeux de l’homme avec lequel elle batifolait, mais elle le savait et l’avait incorporé. Son regard n’avait pas infléchit, ses mains étaient de part et d’autre des hanches leur propriétaire, distantes, froides. Mais quelques peu… crispées ? Ce qu’elle disait, malgré l’environnement enivrant, était… intéressant… alléchant… Exaltant… ! Il s’abreuvait de ses paroles, tentant tant bien que mal de freiner encore quelques secondes le Sexire qui se débattait comme un pauvre diable. S’il avait bien compris le principe, il deviendrait un Calice, une personne destinée à la Princesse, promesses de nuits comme il les aimait, sans restriction aucune : pas d’allégeance, pas de fidélité mais attention à celle ou celui qui osera planter ses crocs en lui sans l’autorisation préalable de la Régente. Donc plus d’ébats avec les filles des rues aux envies sanguinolentes… Soit. Sherlock ne chassait de toute façon pas dans ces rues. Mais cela ne le lierait donc pas entièrement à elle ? Et ses mouvements dans le monde helldreamien ? Un statut reconnu de toute une race ? Un nom susurré..? En sus de son envie de l’engager…
    « Cela promet d’être captivant… » Dit-il en amenant une main douce sur la joue gauche de la demoiselle.

Décemment, il cajola sa peau si douce, puis descendit sur l’angle de sa mâchoire et ainsi atterrit au niveau de son cou. Le violoniste continua avec douceur, descendant toujours plus bas… la gorge, la naissance des seins mais chastement, sa main chemina plutôt au niveau des côtes, partant latéralement. Son regard suivait sa caresse…
    « Cependant. »

Il fit sèchement pression vers la droite au niveau de sa main et de son genou gauche, déséquilibra prestement le point fixe de la demoiselle. Sans forcément comprendre ce qu’il se passait, la femme se trouva sur le dos et le Sexire, en décubitus latéral :
    « Même si ce contrat et ses clauses sont plus qu’alléchants, ils méritent de légères modifications pour qu’ils me soient optimums… »

Sans attendre de quelconques réclamations, il tira sur le lacet qui enserrait le cou de la tendre. Ses mouvements étaient précis, efficaces… Malgré le détachement qu’il semblait dégager, parfois, sa main se perdait à caresser la peau de la belle.
    « … Je suis un homme d’habitudes et de libertés, ne comptez pas sur moi pour vivre auprès de vous. Si je ne puis jouir de mes évasions, je fanerai et deviendrai encore plus irascible que je ne le suis déjà… Ce qui ne convient ni à vous, ni à moi… »

La gorge ainsi dégagée, il laissa ses longs doigts éprouver la douceur de cet endroit si unique… Sa partie préférée chez la gente féminine. Sa voix se fit plus ronronnant :
    « … Si je deviens votre Calice, j’imposerai un silence total sur mon identité. Pour ceux qui savent déjà, faites leur un pacte de votre cru. Je ne veux pas que mon nom soit murmuré ni même connu… »

En un coup d’œil aiguisé, il sut où devoir travailler pour détendre les fils de cette robe certes magnifique, mais dérangeante dans le cas présent. Encore une fois, il fit jouer sa dextérité et sa rapidité.
    « … Je ne vous appartiens pas, je ne vous suis pas assujettit. Tout ordre qui émanera de vous sera soumis à ma propre intelligence et mes envies. Il sera accepté ou refusé sans justification. En cas d’écarts, je n’hésiterai pas à vous le rappeler. Ainsi, j’enchaîne sur notre engagement plus… professionnel… »

Les lacets étaient retirés, découvrant des parcelles qu’il n’avait pas encore eu le loisir de contempler… La décence ne tenait qu’aux mouvements restreints de la Capienne. Pour son plaisir, il récupéra la main de la demoiselle et y déposa un baiser. Puis le gentleman s’assit sur le bord du lit et retira ses chaussures.
    « … Si vous m’engagez pour cette sordide affaire, je signe de suite : ma curiosité a été piquée à vif. Mais si vous voyez déjà plus loin, sachez que je prends les affaires au coup de cœur et ainsi, vous ne pourrez toujours rien m’astreindre. »

Avec toujours autant d’aisance, le trentenaire déchaussa la femme qui occupait ses pensées et revint auprès d’elle mais cette fois-ci pas à côté mais bien au dessus, à quatre pattes. L’homme se rapprocha en prenant appuis sur ses coudes et non plus sur ses mains et glissa avec ses hanches pour avoir une position agréable sans pour autant écraser sa partenaire. Sa voix n’était plus qu’un murmure rauque et chaud :
    « Pour revenir à cette histoire de Calice, je ne vous imposerai encore qu’une seule chose. Veuillez ne pas m’embrasser, sur les lèvres j’entends. »

D’habitude, il sort la plus vieille règle du monde ‘‘On n’embrasse pas une prostituée’’ mais vous comme lui savez que cela ne rentre absolument pas dans ce contexte. M’enfin, il n’a pas envie de se faire tordre le cou comme le gaillard de tout à l’heure… Ses lèvres frôlèrent son cou…
    « Cependant, une question me taraude… » Il vint embrasser le creux de ses clavicules. « Qu’adviendrait-il de moi si je brise ce contrat.. ? »
PS : C'est le poste qui m'a donné mon 200ème Xp.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mer 6 Jan - 15:32
Elle sourit au moment où il la bascula sur le dos. Il continuait de prendre l’initiative, mais c’était pour mieux se ferrer lui-même. De ses propos, il ressortait qu’il était intéressé, qu’il n’était pas opposé à l’idée… Voire qu’il ne manque pas grand-chose pour le prendre complètement dans ses filets. Elle profita d’être surplombée par le Sexire pour glisser ses deux mains dans le dos de l’Anglais, entre la chemise et le veston du costume. Des mains douces, bougeant avec lenteur alors qu’elle parlât.

« - Ai-je parlé d’ordres ou d’appartenance ? Je n’ai besoin de serviles larbins… tout comme je n’aime imposer mon idée, car c’est bien votre esprit libre… qui m’a donné ces envies… certaines plus coupables que d’autres… »


Ses mains continuaient de caresser, de passer le long des muscles. Le boxeur s’entrainait souvent et le fil de ses muscles était facile à suivre du bout des doigts, mi-caresse mi-effleurement, sensuel alors que les yeux de la Capienne ne quittaient pas les billes d’acier de Sherlock. Un moment, elle sourit, et son regard changea moins d’une seconde, prenant un rapide reflet brun avant de revenir au vert d’émeraude. Sherlock aurait pu s’en étonner si ceci n’avait pas coïncidé avec le bruit d’un tissu que l’on déchire… Dans son dos, de ses deux mains développant une force qu’on ne pouvait imaginer dans des bras si frêles, elle venait de déchirer en deux la veste du costume de Scherlock, le long de la couture dorsale. Elle se releva à la seule force de ses abdominaux pour forcer quelque peu son interlocuteur à se redresser et ainsi laisser passer les deux parties de veston le long de ses bras. Le visage de l’artiste prit une petite touche d’étonnement, petit plaisir au cœur de Gwihir, avant qu’un sourire amusé n’apparaisse sur le visage de l’homme qui se laissa faire. Une fois libéré de ce carcan de mohair, l’Anglais suivit le mouvement de la Capienne qui se recouchait entre les coudes de sa proie.

Âme de l'Ourse


« - … alors le silence n’est qu’un faible prix pour attirer si joli papillon hors de sa chrysalide… Tout ce que j’attends… ce sont… de régulières visites… en ces murs… du manoir pour un repas… ou de cette pièce, pour d’autres médianoches… »

Mais la question de trahir ce contrat, ces attentes fut levé... Seuls ceux qui ne sont pas sûrs de leur volonté y pensent avant même l'accord, selon Gwihir, son regard s'obscurcit un peu, et c'est d'une voix légèrement plus cassante que désiré qu'elle répondit, sobrement...

« - … sans confiance, pas de rencontre, sans envie, pas de partage. C'est aussi simple que cela. Vous ne semblez pas vouloir acquérir un statut, ni une place ici… donc ce contrat sera bien libre… Mais si j'apprenais que d'autres Capiens que moi bénéficiaient de vos dons, je saurai montrer ce que jalousie signifie… »

De sa main gauche, elle vient caresser les flancs du Sexire, alors que l’autre vient jouer avec les lambeaux de la chemise mise à nu. Elle se glisse par intermittence dans l’ouverture, pour caresser la peau blessée précédemment qui n’a pas la moindre cicatrice. Puis, alors que la Princesse termine sa tirade précédente, cette main remonte sur le tissu… Caressant l’épaule… le trapèze… courant sur l’omoplate, puis suivant la courbe du cou jusqu’à rejoindre la joue dans une caresse pleine de promesses. Puis l’index se pose sur les lèvres de Sherlock, comme pour les sceller…

« - … alors ces lèvres resterons scellées, soit… tant que les miennes peuvent saisir le goût de miel de votre peau… de sel de votre sueur dans l’effort… Mais ne parlons pas de servitude où il ne devrait y avoir que plaisir et liberté… beau papillon… »


Elle ponctua cette phrase d’une caresse tendre de sa main gauche, qui se glissa presque maladroitement entre les boutons de chemise de Sherlock. Désiré, ce mouvement ? Visiblement oui, car au moment où le mot « beau » passa ses lèvres, elle fit sauter tous les boutons de la chemise de Sherlock qui s’ouvrit alors comme une fenêtre sur un paysage charnel. Elle ne se gêna pas, toute Princesse qu’elle fût, d’admirer l’alignement gracieux des muscles du violoniste. De ses mains, ses caresses se firent encore plus tendres, visiblement désireuses de découvrir encore d’autres pans de chair à mettre à nu, lorsqu’elle soupira doucement… sensuellement…

« - … vous ai-je… convaincu ? Sortirions-nous de nos cocons d’étoffes… afin de goûter aux promesses hédonistes que nous promettent nos sens enfiévrés ? »

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Jeu 7 Jan - 9:56
Les mains de la demoiselle enhardissaient son corps et déformaient ses pensées… Combien de temps arriverait-il à rester le gentleman qui l’a attirée ? Ces caresses gratuites sur son corps tendu, délectables… Et quelle jouissance quand elle répondit à sa provocation ! Une possessive..? Une jalouse dangereuse… Encore de quoi jouer, de quoi frissonner : lui et sa capacité à se mettre dans des situations inextricables. Mais s’ils se liaient, il n’avait aucun intérêt personnel à briser ce pacte : cette promesse de stabilité et de plaisirs l’arrangeait. Mais qui dit convoitise, dit attachement. Alors qu’ils n’avaient passé que quelques heures ensemble, la demoiselle marquait déjà sa propriété et la défendrait : la jalousie n’est-elle pas la preuve ultime de la passion ? Cela le fit sourire malgré les menaces tues. Brave fille...

Sherlock rapprocha son corps maintenant en partie dévêtu de sa partenaire, sentant la chaleur émaner de ce corps frêle, cette l’odeur entêtante. Il l’embrassait, la couvrait de baisers : des clavicules à la mastoïde. Il se nourrissait de cette texture si caractéristique des femmes, cette peau mélangée à un peu de graisse qui faisait cette consistance délicieuse, chose que n’ont pas les hommes. Mais tout cela était si… si chaste, si fade, frustrant. Il ne voulait jouer à son Saint Nitouche et augmenta d’un cran : sa main droite glissa dans la courbure de sa nuque et engloba son crâne, le tirant vers l’arrière, découvrant ainsi des parties encore inexplorées et incorporant plus de désirs et de passion dans cet échange. Son autre main s’infiltra le long de sa colonne thoracique, rendant l’étreinte encore plus chaude, grisante. Il avait faim… il la convoitait… il la veut.

Qui l’aurait cru ? Un être aussi froid, distant et intellectuel s’avérant être un amant doux et attentionné ? Depuis le temps qu’il aurait pu descendre sa braguette et réclamer son dû. Mais non, il profitait de l’instant, de cette liaison charnelle, de ces moments langoureux. Attentif à ses gestes, il observait toujours les réactions des femmes entre ses bras, cherchant à faire mieux, à faire plus, à faire à l’optimal. Il étudiait les soupirs, les pincements, l’éclat des yeux, cherchait à trouver le type de femmes : plutôt soumises, tantôt dominantes, qui aiment être un peu maltraitées, celles qui sont carrément masochistes, les tendres, les distantes, les gênées, les passionnées… Lors d’échanges de cet acabit, la personnalité de chacun ressort ainsi que les fantasmes les plus enfouis. Qu’était Mlle Dreifiur ? Le violoniste expérimentait, voyait les caresses qu’elle aimait, les endroits qui la faisaient réagir en bien ou en mal, évaluait encore et toujours, ne laissant jamais son esprit se perdre dans les abîmes du plaisir… Toujours du contrôle…

Le Sexire gardait toujours sa main sous la tête de sa conquête mais l’autre se faisait plus baladeuse. Non pas les zones érotiques, ni même érogènes, au dessus de son vêtement, dessinant des courbes, explorant les parties encore intactes : il la voulait toute entière. Finalement, il se décolla, libérant la Capienne et entreprit de retirer ce tissu qui l’incommodait. Jouant de sa dextérité, il retira les manches et alors qu’il descendait vers les pieds, l’enfiévré déposa des baisers le long du chemin. Ainsi, il tira avec douceur sur les jupons de la demoiselle et laissait son regard s’assombrir en voyant les nouvelles parties de son corps à présent, quasiment nu. Habituellement, il aurait l’envoyé valser en dehors du lit maiiiis, on était tout de même en présence d’une Princesse et même ce vêtement méritait du respect. Ainsi, l’amant posa pied à terre, défroissa la robe et la rangea en quelques secondes dans le dressing quasiment vide.

L’Anglais revenait à elle, sa démarche était féline et il passa une main dans ses cheveux cuivrés… avec cette chemise ouverte sur son corps désirable… Bon Dieu, même moi je craque ! Et ce regard… Qui était-il ? Le violoniste qui l’aborda ? Le combattant qui se blessa pour elle (ouais, bon, blesser est un grand mot mais éraflure est moins prestigieux) ? Le fumeur qui transporta une mallette avec un contenu contestable ? Le timide enquêteur de la cave ? Le gentleman qui se repaissait des sous-entendus dans son bureau..? Multiples facettes, plus élaborées les unes que les autres… Et ce mystère qu’il cultive autour de lui, ce nom qu’il veut taire, ce titre qu’il ne désire pas… Était-il un simple violoniste qui égayait sa vie en résolvant quelques enquêtes par-ci par-là ? La vérité est bien plus profonde…

Sans plus de cérémonie, il revint sur le lit. Il ne voulait pas retirer sa chemise, montrant qu’il n’était pas pressé et qu’il laissait ce plaisir à la femme allongée. C’est ainsi qu’il passa son regard sur les nouvelles parties visibles. La robe de la demoiselle faisait bustier et donc, elle ne nécessitait pas d’un soutien-gorge. Et puis, avec cette taille, elle n’en n’avait nullement besoin. Ronds, fermes, étaient-ils tendus par le froid ou par le désir…? Sherlock embrassa son sternum, ne touchant absolument pas à sa poitrine : laissons la frustration monter encore d’un cran. Le gentleman caressait les côtes, ce ventre plat, ses hanches si bien dessinées et profita de sa lordose lombaire pour faufiler ses mains le long de ses scapulas, l’amenant vers lui. Il lova sa tête dans son cou et pu sentir avec délice la poitrine de la Princesse sur son torse.

Il mourrait d’envie de commencer les allers-retours, donner des coups de reins, entendre ses cris si doux à ses oreilles, sentir sa température monter tout comme son plaisir, se savoir maître d’orchestres de sa fièvre… Mais non, doucement… Préliminaires, faire éclater comme un ballon la résistance de la demoiselle, qu’elle se donne à lui, confiante. Depuis toujours, il avait une vision différente des autres Sexires. Pour eux, c’était le plaisir qui devançait tout. Pour lui, c’était la jouissance de sa partenaire : ce qui n’est rigoureusement pas la même chose. Les incubes des temps modernes se nourrissent de la sensualité de leurs proies : il tenait cela pour maxime : la satisfaction de sa binôme était au dessus de tout, même de la sienne. Sherlock la dévorera toute entière, ne lui laissant aucune possibilité de séquestrer une partie de ses plaisirs. Il saura débusquer chaque fantasme, chaque orgasme…

Ne vous ai-je pas déjà dit qu’il était joueur ? Tout comme elle est possessive, lui aime marquer ses ‘‘victimes’’ (qui sont très consentantes.. !) d’un suçon. Ce qu’il entreprit de faire à sa partenaire, l’enserrant dans ses bras forts.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Ven 8 Jan - 16:13
Aux mots plein de promesses succédèrent les gestes plein d’attentions. Il n’y avait plus besoin de paroles pour ce qui allait suivre, pour ce moment de partage entre deux êtres à l’écoute de leurs passions, de leurs envies coupables. Dans les premiers instants, les pensées étaient timides, retenues, car les deux amants en étaient à la découverte de l’autre, à l’exploration timide de acres de peau douce à caresser, au jeu d’effleurement lointain suivi de quelques caresses légères. Avant que les cœurs ne s’emballassent, ils étaient ceux de jeunes adolescents à la recherche de leurs émotions. Toutes les expériences précédentes n'étaient rien face à ce moment de rencontre, ce moment d’échange timide, avant qu’ils ne prissent leurs marques. Quelques baisers furent échangés, presque chastes, alors que les peaux frissonnaient sous de telles attentions.

La sensualité du moment se fit plus crue alors que les vêtements disparaissaient petit à petit, à force de mouvements doux, de caresses légères, où les mains s’emmêlaient dans les plis et coutures, volontairement, afin d’effeuiller les deux jeunes gens. Nul ne prenait plus l’initiative que l’autre, préférant surement ménager l’autre, profiter de l’échange sans avoir à faire dans l’urgence. Ils avaient tout ce qui restait de la nuit et Sexire ou non, ce serait surement bien assez pour aller parler à la lune plusieurs fois encore. Gwihir profitait de ces moments où délacer et dégarnir occupaient encore plus de temps que les attentions charnelles, pour courir avec ses doigts le long des dessins que formaient les muscles de l’Anglais, prenant plaisir à les découvrir, encore et encore, à les sentir rouler lors de ses mouvements, vibrer parfois dans certains efforts. Elle aimait à explorer ainsi tous les muscles de l’autre, dessinant dans son esprit le corps de l’autre, l’explorant, l’idéalisant tout en imaginant tout ce qu’elle allait y faire, de ses mains comme de sa bouche…

La fièvre monta légèrement plus vite, maintenant que seule la pudeur les habillait encore, même si cette dernière fut rapidement mise en charpie par les caresses de l’une répondant aux baisers de l’autre. Passionné moment d’échange que celui qui n’était pas fait de mots et de verbes, mais de caresses, de soupirs et de petits bruits qui s’échappent sans l’assentiment de leur auteur. Dans cette chambre sobre à l’ameublement spartiate, on n’entendait plus que le bruit étouffé du satin glissant sous les mouvements des jeunes gens, que quelques mots à peines articulés, juste soufflés dans une intimité totale et que nul ne souhaiterait écouter. Les serviteurs de la maison étaient tous allés s’occuper ailleurs, chastement, prestement afin de ne pas ni déranger ni être indiscrets. Si la maitresse de maison chassait souvent, presque tous les jours, il était extrêmement rare qu’elle amenât une proie chez elle. Lorsque ça arrivait, c’était souvent qu’elle espérait bien nouer un contact durable avec sa moitié du moment.

Lorsque les mains de Sherlock commencèrent à pousser la porte du jardin secret de Gwihir, quelques mordillements répondirent à l’excitation suscitée. Il n’était plus temps d’être timide ou retenue, le moment du premier partage était venu. Aux mains légères et tendres suivaient quelques doigts enhardis par les doux soupirs de la Princesse aux joues rosies par l’effervescence de ses sens, par les palpitations qui enserraient sa poitrine. Et plus que tout ceci, la fougue de l’artiste qui lui mettait le feu au corps, attisant le brasier de ses attentes par ses baisers osés, par ses visites intimes, par toutes ces attentions cumulées, par l’exaltation de ses émois. Au plus fort de la passion, entrecoupés de ces petits gémissements qui ne laissaient aucun doute quant au plaisir ressenti, la Capienne ne put se retenir plus et vint plonger ses crocs le long du cou du gentleman, sans violence, sans trop de douleurs, uniquement un baiser charnel, intense. Un mince filet de sang perla quelque peu, laissant la demoiselle dans un embrasement de ses sens encore plus intense alors que de sa langue elle venait goulûment récolter le nectar, caresse des plus indécentes alors que de ses mains, elle enveloppait l’ithyphalle de sa proie, le mignardant de mille douceurs.

Ce n’était que le début de la nuit, et pourtant au goût de miel de la peau d’albâtre du Sexire se mélangeait petit à petit, le goût marin de l’effort. Sur la peau de pêche de la Capienne, les frissons d’excitations montants et descendants, fidèles à la marée des sens qui faisait vibrer son corps, qui faisait trembler sa voix, se mêlaient maintenant la danse de ces muscles inconnus, réveillés par les sensations bestiales, par les envies animales de ce corps de répondre aux sollicitations. Dans la nuit qui englobait de son silence cotonneux le manoir, l’impudent mal dégrossi pourrait entendre quelques cris ou gémissements briser le calme de la nuit, étouffés par les murs épais du manoir, scellés par les baisers safres des deux amants nocturnes. Au plus haut de l’excitation, à l’apothéose de l’étreinte non accomplie, formée que de caresses et d’attentions, qui, si elles ne furent jamais très chastes, restèrent loin des actes pleins de lascivité que l’on aurait pu attendre de suite, un gémissement plus fort sembla souhaiter passer les lèvres de la Capienne, mais il fut étouffé d’un baiser intense de ses quenottes qui mordirent avec une certaine force la chair même de l’Anglais. La nuit était encore jeune, et pleines de promesse pour ces deux créatures en costume d’Eve.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Lun 11 Jan - 9:15
Finally... Tel un soulagement, elle avait craqué et réveillé par la même occasion toute la hargne et l’envie de cet homme. Si peu de femmes pouvaient espérer lui faire ressentir ce frisson… Et il s’en délecta. Ces crocs qui s’enfonçaient dans son cou, cette légère douleur, cette langue gourmande qui ne laissait pas l’ombre d’une chance au gâchis, cette étreinte si caractéristique… Son esprit se perdit encore plus dans les limbes du plaisir. Non… ne craque pas… contiens-toi…

Toutes les femmes sont des instruments dont les hommes doivent comprendre le fonctionnement. La façon de caresser les pièces d’ivoire, de remplir la colonne d’air, de pincer les cordes… Tout avait une utilité et donnait une âme à cette symphonie unique. Il faut ajuster le doigté pour le faire chanter, en prendre soin, l’accorder avec ses pensées et ses envies… La difficulté réside dans l’accomplissement d’une partition minutieuse avec des instruments à chaque fois différents : si la gente féminine était constituée de flûtes à bec, se serait connu. Mais quel défi et honneur quand on réussit à tenir le rythme avec un violon ou une contrebasse. Si la femme détient en son sein le désir, c’est bien l’homme qui émoustille les sens.

Quand la première jouissance vint pour la Princesse, Sherlock se laissa aller au plaisir partagé. Doucement, les deux corps se synchronisaient, ressentaient la même envie, la même effervescence et s’envolaient vers le même but. Les sueurs se mélangeaient, les souffles s’accéléraient, les ronronnements devenaient anonymes… Les corps se fondaient l’un dans l’autre, dans des étreintes plus ou moins décentes, toujours plus enhardissant, plus enivrant. Cependant, alors qu’il sentait qu’il perdait Gwihir dans cette ascension, le violoniste tentait de garder les idées claires malgré ses envies toujours plus pesantes. Les mains se crispaient, les caresses laissaient des sillons écarlates sur leurs chemins, les baisers devenaient mordants, les étreintes étouffantes… La Capienne le perçait de plus en plus, se repaissant avec gourmandise de son sang, et plus l’accord final s’approchait, plus ses yeux se nuançaient. Il serait tellement bon de se laisser aller, simplement, profiter du moment… Mais il ne le pouvait pas. Il ne se le permettait pas.

Quand les deux êtres furent enfin en symbiose, Sherlock sentit qu’elle se resserrait autour de lui et l’ultime note mit fin à ce mouvement charnel. Et si elle avait fini en apothéose, lui cependant, laissait un bémol dans cette partition pourtant enchanteresse. Il se sentait si bien… au chaud, ayant une femme aux anges dans ses bras. Ou bien était-ce lui qui se protégeait dans les bras de cette Capienne, cherchant un abri à son passé pendant ces quelques secondes de perdition… ? Et quand bien même, il ne s’était pas autorisé cette fantaisie.

Il ouvrit les yeux, cherchant doucement son souffle, encore enfiévré par les hormones qui submergeaient son cerveau. La Princesse était en transe, comme droguée par le plaisir. Les joues rosies par ses sensations vertigineuses, les cheveux emmêlés par les mouvements abrupts, cette odeur si caractéristique du coït : mélange de sueur, de fluide et de phéromones, et ce corps qui frissonnait encore sous ses caresses à présent plus douces. Le Sexire brisa cette étreinte avec lenteur et amertume : on ne revenait que violemment de ce monde d’insouciance. Il roula sur le côté finissant sur le ventre et engloba un coussin de ses bras. Les petites attentions étaient à présent finies, il redevenait l’homme distant… mais laissait son regard se perdre dans l’émeraude si pur de son amante.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mar 12 Jan - 12:18
Cette première cavalcade nocturne avait eu la douceur vaporeuse de ces moments de grâces que l’on n’oublie jamais et que pourtant l’on ne sait se rappeler avec netteté. De ces moments de contacts intimes partagés, elle savourait encore la fièvre qui redescendait doucement, lovée dans les bras de son amant du moment. Ce dernier avait fait montre de son talent, tout à fait à la hauteur de la réputation des siens et même bien plus. Ces muscles roulants et ce corps taillé pour l’effort avaient su déployer une passion intense à même de faire découvrir à la Capienne de nouvelles limites au ciel. Elle couvait d’ailleurs de son regard émeraude ce corps allongé à ses côtés. Les marques de crocs, là où ses baisers avaient été trop intenses, là où la soif et la passion s’étaient mêlées, étaient visibles. Là où d’autres marquent leur territoire d’une trace de rouge à lèvre, la Princesse, elle, dessine des motifs scarificateurs de la pointe de ses dents. Si d’autres en aurait eu honte, ou des remords, il n’en était rien pour Gwihir qui les voyait comme des manifestations physiques de la passion partagée, une passion… dévorante. Et sous les yeux de la Capienne, elle avait la preuve du statut de Mythe de son compagnon, si jamais elle en doutait encore. En effet, ce dernier semblait avoir rajeuni, il débordait de l’énergie de la jeunesse, semblant avoir entre vingt et vingt-cinq ans. Gwihir deviendrait-elle une cougar, d’un coup, malgré elle ? Cette idée la fit sourire largement.

Allongée dans les bras du Sexire, elle eut envie d’initier l’une de ces conversations sur l’oreiller, un de ces moments particuliers où l’on se dit tout et où tout se demande… Trouvant amusant le déroulement de la soirée, commencée par une agression, suivie d’une enquête, pour finir par une étreinte, elle murmura doucement…

« - Alors… Qu’est-ce qui vous a attiré dans ce piège de satin ? »


Le Sexire commença à articuler une réponse, mais à la seconde syllabe, il se rendit compte que sa voix était celle d’un jeune adulte. Il s’interrompit sous la surprise, puis sous les yeux de Gwihir, il changea à nouveau son apparence pour redevenir le trentenaire mûr et sûr de lui. Adieu la cougar, pensa-t-elle… Puis il lui répondit…

« - Piège ? Si cela mérite ce terme, je me laisserai plus souvent usurper… »


Elle sourit sous la remarque, notant tout de même que la réponse était une jolie reculade, une réponse qui n’en était pas tout à fait une, masquant d’un compliment le refus de répondre directement. Mais elle n’en pris pas ombrage, elle aimait ces discussions faites de non-dits, de murmures semi-vrais, légèrement arrangés. La conversation continuait tranquillement, sur des platitudes, des échanges sans réelle saveur, afin d’endormir la vigilance de l’homme. Gwihir savait bien qu’après cinq six questions sans importance, l’esprit des hommes commence à répondre de manière mécanique… Et lorsqu’elle pensa avoir atteint ce moment, elle lança doucement…

« - Serais-je une passade ou une passion ? »
Avec une certaine innocence dans le propos, mais avec l’œil pétillant. Le Sexire ne se laissa pas avoir cette fois-ci non plus, répondant doucement…
« - Vous êtes un contrat intéressant me permettant de me nourrir tout en restant discret. Car ni vous, ni moi ne voulons être repérés par nos « proies ». Mais je dois avouer que ce n'est pas dénué d'intérêt et que cela m'est bien agréable. » Ponctuant cette phrase d’un sourire malicieux.

Il avait donc toute sa tête, et tout son esprit, se dit-elle. Ça lui plaisait. Avoir des hommes abrutis par le désir assouvi n’était pas plaisant, et si c’est pour les voir s’endormir à peine leur acte d’éclat accompli, c’est encore plus navrant. Non, cette cible-là méritait toute l’attention de la Capienne… Et peut-être même quelques nouvelles attentions, d’un autre genre. Elle se rapprocha de lui, ses mains se faisant moins passives, caressant le bas des reins, effleurant le membre viril qui ne se gêne pour répondre aux attentes. Dans un murmure plein de promesses gourmandes et accompagné d’un sourire coquin, elle dit…

« - Et n’avez-vous pas peur… de vous faire dévorer par la vilaine louve ? »

C’est par un ronronnement qu’il répondit… « - J’hésite encore sur qui dévore qui… »

Il n’en fallut pas plus pour relancer la machine. Le moment dédié aux mots disparu comme il était venu alors que Gwihir fit glisser son compagnon sur le dos. La chorégraphie de ses mains courant sur la peau reprit, comme un tango enfiévré. La sérénade des baisers si peu chastes en un lieu qu’Adam même cachait redonna violence au corps de l’Anglais. A peine le bruissement du satin se fut quelque peu tut, que déjà le seul ramage que pouvait entendre un impudent était de ces duos symphoniques aussi vieux que le monde, une mélodie travaillée à l’instinct, uniquement écrite par ces corps secoués par les envies, ballottés par les passions. Finissant sa cravate de notaire, Gwihir remonta sur le torse de Sherlock afin de venir planter ses crocs dans le cou tendu avant de s’assoir, en position d’Andromaque. De son fier étalon, l’amazone découvre avec plaisir un sourire sybarite accompagné de mains saisissant sans honte les fruits de l’amour. La poésie de ces corps découvrant à nouveau le ciel étoilé ne pourrait être décrite avec des mots, alors seul l’esprit peut donner une idée de ce qui se passa durant cette chevauchée vers les Élysées. Ce n’est que bien plus tard que Gwihir, s’endormit doucement sous le regard brillant du devoir accompli d’un Anglais…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Admin Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Mer 13 Jan - 9:54
‘‘La gourmandise est un vilain défaut’’, seuls les jaloux proclament cette phrase à haute et intelligible voix. Jamais ces racontars n’aurait existé si tous avait vécu ces moments si exquis. Oh que non… et qu’il était bon de laisser parler son corps qu’il bridait quotidiennement. L’intelligence n’allait pas de paire avec le platonisme, cet amour dénué de désir charnel. Quelle idée saugrenue… Et Sherlock se sentait d’autant plus pousser des ailes que la Princesse prenait des initiatives… provocantes. Ses petites attentions n’étaient pas dépourvues de savoir-faire et quand elle vint planifier elle-même sa voie vers le plaisir, il ne pouvait que l’encourager. Ainsi, ils passèrent encore une heure à se nourrir mutuellement, à coup de sang… à coup de rein.

Finalement la Capienne fut repue, allongée à ses côtés, les yeux clos et pour seul mouvement, la lente ascension de son thorax. Cette femme était belle, douce… Qui aurait parié qu’en son sein résidait une telle bestialité ? Son visage angélique faisait baisser toutes les gardes, la rendant d’autant plus dangereuse. Un fauve qu’il a su faire ronronner bien plus que le temps d’une nuit. Mais ces êtres de la nuit sont si versatiles… S’il a pu s’en sortir une fois, rien n’est gagné pour la prochaine qui se profile… et cela le fit sourire. Plus tendrement qu’on aurait pu attendre de lui, il caressa avec douceur la joue de la demoiselle endormie et remit une mèche de cheveux derrière son oreille. Ce regard… depuis combien de temps ne l’avait-il pas eu ? Deviendrait-il affectueux.. ? Avait-il succombé au charme de la Princesse ? Ne soyez pas naïf. Si une femme réside en son cœur, ce n’était certainement pas cette inconnue.

Silencieusement et le plus discrètement du monde, l’Anglais se retrouva sur le plancher des vaches. Il eut cependant un léger malaise en se redressant aussi vite. La gourmande… Le vertige se dissipa aussi vite qu’il fut venu et les traces sanguinolentes de son corps disparurent spontanément. Sans attendre, il enfila son caleçon et son pantalon, mit son manteau et récupéra toutes ses affaires avant de sortir de la pièce comme un voleur. Ses pieds nus appréciaient la douceur des tapis alors qu’il se dirigeait à l’aveugle dans ce corridor trop long. Le violoniste passa les lourds escaliers, vit le bureau où les sous-entendus étaient rois mais continua encore et encore jusqu’à tomber sur une porte à double battants. Avec dextérité, il la passa sans bruit et continua son petit bonhomme de chemin. Alors qu’il scrutait chaque serrure en quête d’une lumière vacillante, un courant d’air froid lui chatouilla les orteils. L’amant en fuite s’approcha de la porte, et sentit qu’ici, une fenêtre fut négligée : en fin Automne et à cette heure ci ? Le silence lui apporta la preuve suffisante à ses doutes : personne n’était dans cette pièce et ainsi, il fit jouer la poignée.

L’endroit était à l’image du reste : des livres, un bureau, une cheminée, mais surtout et avant tout, une large fenêtre en battant et un lourd fauteuil comme il les aime. Il posa délicatement ses chaussures et son violon près de l’âtre et fit jouer ses muscles pour rapprocher le fauteuil du puis de lumière blafarde. Malgré son amour pour la chaleur, il ouvrit en grand les battants de verres et respira un bon coup cet air vivifiant. Il resta ainsi, quelques instants, à regarder la lune qui se meure. Sherlock ferma les yeux, se laissant caresser par la bise automnale…

-----♫-----

    « - Mathieu.. ?
    - Humm… ?
    - Est-ce que… heu... tu préfères les Capiennes à moi… ? »

L’espace était confiné mais chaleureux, mêlé à la fois d’un touche masculine et de la beauté féminine : les meubles étaient rustiques mais efficient, la décoration dénotait une vie de couple accomplie mais le ménage présumait deux êtres peu soucieux de la propreté : des jeunes. Mais la forme du ‘‘studio’’ ne laissait aucun doute : une roulotte. Allongés dans un lit une place, un duo tendre. La demoiselle avait de longs cheveux noirs ondulés et emmêlés, sa peau était hâlée et ses yeux d’un noir profond. Elle respirait la jeunesse et l’impétuosité ainsi qu’une énorme tendresse à l’égard de l’homme contre lequel elle était lovée. L’Esertari jouait avec les bouclettes cuivrées de son homme, un peu soucieuse. Lui, avait un regard d’acier mais chaleureux, affectueux, le genre de regard que l’on comprend dans n’importe quelle région du globe : ces êtres étaient amoureux. Éperdument. Ce regard ferait rêver toutes les femmes de la planète, ce regard qui était la preuve de cet attachement intense, qui les fait sentir femmes… qui les fait se sentir aimées. Personne ne pouvait le copier ou le déformer, la gente féminine sait quand il est vrai.
    « Sans doute. »

La réponse claqua et la demoiselle se renfrogna. Mais le beau jeune homme fit parcourir un doigt le long des lombes nues de son amante avant d’englober sa joue avec douceur, la forçant à capter son regard.
    « Mais elles n’auront que mes pulsions. Je ne pourrais que leur donner mon désir et mon corps. Tandis que toi… Tu as à la fois mes nuits et mon esprit. Non, elles n’auront jamais ce que je t’offre. Jamais je ne pourrais les aimer comme je le fais avec toi, Anah. Pas avec cette tendresse là, pas avec cette puissance là… » Dit-il en rangeant une mèche rebelle derrière son oreille avec douceur.

Émus, ils s’embrassèrent.

-----♪-----

Était-ce une larme ou sa peau qui reflétait le halo fade de la lune..? D’un revers de main rapide, Sherlock brouilla les preuves et reprit ses émotions en main. Malgré tout, ses mains tremblaient quand il alluma sa cigarette. Il s’affala dans le canapé, les pieds sur le rebord de la fenêtre, pensif mais plus aucune trace de sentiment sur son masque maintenant bien en place. Dans ce silence nocturne, il entendit cependant des bruits de pas et son corps se crispait au fur et à mesure que ceux-ci se rapprochaient de sa cachette. Gwihir.. ? Non, le balancement était trop lent pour sa taille et le bruit présageait un poids plus important…

Quand la silhouette passa la porte, l’Anglais était adossé à la fenêtre, la lune dans le dos, à contre ‘‘jour’’, le manteau battant par la bise, dans sa main, un pistolet chargé et un regard menaçant et froid.
    « - Voyons jeune homme, je me serai pris différemment pour vous porter préjudice. Veuillez baisser cette arme. Je suis Alfred, domestique de la Princesse. Je vous apporte de quoi vous vêtir.
    - Charmante attention, je vous remercie… » Dit-il en désarmant son bras, sans surprise dans la voix.

Instantanément, Sherlock reprit son apparence de trentenaire : foutue race et s’avança pour récupérer son dû. D’une sobre révérence, l’homme se retira avec distinction. La Régente avait ses mensurations dans l’œil : tout lui allait parfaitement. Sans attendre une seconde de plus, il parcourut les couloirs, s’attarda quelques minutes devant le bureau puis descendit les escaliers et traversa la cours interne en relevant le col de son manteau, une cigarette en main, fuyant ce manoir… hanté.


~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé] Jeu 14 Jan - 13:22
La nuit enveloppa le manoir de ses bras, emportant les résidents vers des rêves cotonneux. Le temps fila, vers le lendemain. Il faisait encore nuit lorsque Gwihir se réveilla, peu avant l’aube. Un clocher dans le lointain faisait résonner ses cloches… Sept coups. Encore en costume d’Ève engoncée dans les draps de satin, elle se retourna lentement… Le lit était vide, elle était à nouveau seule. Un sourire s’afficha sur ses lèvres, alors qu’elle rit doucement… « Sexires ou hommes, tous sont bien prompt à rentrer chez eux… » Elle attendit un moment, fixant le plafond de ses yeux émeraude, réfléchissant à la soirée tout autant qu’à la nuit passée. Puis, avec lenteur, elle se leva de son sommier, saisit un peignoir qui était pendu à portée et alla ouvrir les fenêtres afin d’aérer la pièce, la libérant de son odeur de musc et de fauve.

La journée était jeune, le soleil ne dardait pas encore ses rayons sur la ville, mais il n’était pourtant pas question de trainer au lit. Elle se dirigea vers sa salle de bain afin de se prendre une douche presque bouillante, réveillant ses sens en faisant circuler son sang. La chaleur l’apaisait alors qu’elle pensait encore à cette nuit torride à faire la bête à deux dos. Elle en avait eu pour son plaisir aussi, ayant bu plus de raison, emportée par la passion. Mais s’il avait pu s’enfuir comme un petit voleur, c’est qu’il n’en avait pas trop souffert. Faudrait-il plus en boire encore pour qu’il reste captif toute la nuit ? Elle ne put s’empêcher de rire à cette idée, se promettant de le mordre et de se sustenter à sa carotide de manière plus importante la prochaine fois. Quand sera-ce ? Elle n’en avait aucune idée, mais dans tous les cas, elle avait le temps, la patience pour elle. Et surtout, elle allait avoir d’autres choses pour s’occuper l’esprit. Elle sorti de la douche et alla se préparer dans sa chambre. Choisir sa toilette, lisser ses cheveux après les avoir séchés, une touche de maquillage et enfin elle était prête à commencer sa journée.

Se dirigeant vers les cuisines, elle vit que la porte de son bureau n’était ni ouverte ni fermée, juste entrouverte. Étonnant… Elle s’y pointa et jeta un coup d’œil à l’intérieur. Elle était maniaque, un peu, mais ses serviteurs le savaient et agissaient en conséquence. Or, là, devant ses yeux, un cadre n’était pas droit, ainsi que sa plume, pas rangée complètement dans son écritoire. Qui aurait bien pu toucher à ses affaires ? L’Anglais, sans nul doute ! Elle se rapprocha, rangea correctement la plume puis redressa le cadre. Il n’y avait nul mot griffonné sur le bloc-notes du bureau, elle cogita… pourquoi toucher au cadre ? Un petit éclair de lucidité la toucha et elle souffla sur le cadre pour en faire de la buée. Et là une écriture aussi maladroite que celle d’un médecin se révéla. Heureusement que la Princesse était rodée dans l’écriture et la lecture de textes compliqués, de hiéroglyphes, d'hexagrammes, de kanji et autres caractères improbables, car ces lettres bien que françaises tenaient un peu de tout ça ensemble. Maudits soient les médecins et les secrétaires qui ont leur propre manière d’écrire le monde. Et pourtant, ce n’était pas de la sténo, juste… un gribouillis… Mais elle su en lire le sens assez facilement tout de même.

« À très vite Princesse »
Tels étaient ses mots. Sobres, mais clairs. Et une promesse de revenir bientôt. Elle sourit, nettoya le cadre du dessin de Sophia puis pris le chemin de la cuisine à nouveau. Lorsqu’elle en passa les portes, une odeur douce de bacon grillé, d’œufs brouillés au persil, de pain juste toasté et de marmelade à l’orange vint lui chatouiller les narines. Elise tenait en ses mains une cafetière italienne encore fumante. La routine de leurs matinées était immuable et les heures de réveils aussi… Ainsi tout était déjà prêt pour l’arrivée de la Princesse. Devant les casseroles, Alfred veillait à ce que rien ne brûle. Il était à lui seul un spectacle étonnant, vêtu d’un costume Giorgio Armani il avait, pour protéger ce dernier, un tablier sobre noir passé par-dessus. Un homme qui représentait la classe, avec sérieux, même lorsqu’il taquinait des œufs dans une poêle à sept heure trente du matin. Les deux serviteurs saluèrent leur maitresse dès son entrée dans la cuisine.

« - Bonjour, Princesse.
- Bonjour, Madame.
- Bonjour à vous deux.
- Avez-vous passé une bonne nuit ? »
Demanda le serviteur…
- Dé-li-cieuse. » Répondit dans un sourire la Princesse, sans même en rougir. Aussi bien Elise qu’Alfred sourirent à leur tour, preuve de leur proximité avec leur maitresse. Ils n’ajoutèrent rien de plus, Et très vite, alors qu’ils mangeaient tous les trois ensemble en même temps, la discussion se fit plus sérieuse.

« - Votre prochain rendez-vous est pour dans trois heures, la famille de Karl de Vallois. Ensuite, vous avez un entretien avec Mlle Zarena Elekëa, pour son prochain récital…
- Et sinon le Docteur est disposé à vous rencontrer à votre convenance pour parler de ses découvertes.

- Très bien. Je note. Ai-je reçu du courrier ?
- Non ma dame, rien actuellement en tout cas. La livrée de dix heures aura peut-être plus de choses.

- Pas même une rose ou un bouquet ? Les politesses se perdent… »
Ajouta Alfred, cachant mal un sourire amusé.
« - Je doute d’en recevoir, mon ami. Mais qui sait… » Répondit sans se démonter la Princesse avant de continuer. « … Et comment lui allait les vêtements ?
- Très bien. Il porte assez bien les costumes signés Ralf Lauren. Il est parti sans emporter la cravate, par contre. Il n’a pris que le costume, les chaussures et la chemise.

- Ah ? Peut-être est-ce un message me disant de ne pas tenter de lui mettre la corde au cou.
»


Les trois Capiens sourirent… Visiblement, le lien maitre-serviteur n’est pas aussi coincé dans ce manoir que dans d’autres lieux. Et pourtant nul témoin ne pourra jamais le savoir tant les trois gardent en tout temps un masque de distance lorsqu’il y’a quelqu’un d’extérieur à la maisonnée. Gwihir masqua un sourire… mordit dans un morceau de pain sur lequel fondait une noix de beurre salé… Encore une nouvelle journée qui commençait, et sous peu, ce serait déjà la routine. A part cette enquête à mener…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé]
Revenir en haut Aller en bas

L'enquête sanglante... [feat Sherlock][Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» De nouveaux horizons [ feat Hakuryuu ] [TERMINÉ]
» Un nouveau voyage [ feat. Hakuryuu ] [terminé, suite archipels]
» Changement de programme. feat Eran ( terminé )
» Casse tête! ~ feat Evelyn [Terminé]
» Un vernissage inoubliable... [feat Sakura] [Terminé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yasashi Koji :: Zone RP :: Quartier Capien :: Manoir hanté-