AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Capien
avatar
Age : 19

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Dim 3 Jan - 15:09
«Trois mois, six jours et huit heures.»

Cela fait exactement trois mois, six jours et huit heures que Léo entend sans cesse ces voix. Trois mois, six jours et huit heures que Léo ne dort pas plus de quatre heures par nuit et encore ça c'est quand il y arrive. La plupart du temps il passe ses nuits à errer dans son sinistre manoir, à jouer du piano à des heures où n'importe quel passant penserait que cette demeure est hantée. Ces des nuits entières à se fracasser la tête contre les murs de sa battisse. Même en faisait tout sont possibles pour ne plus entendre ces voix elles reviennent toujours. De plus en plus forte. Allant du simple murmure aux hurlements infernaux et cela pendant des heures.

Mais ces voix ne sont pas qu'une malédiction pour Léo. Non, il les considèrent comme les débuts de la renaissance de ses pouvoirs d'antan. Certes ils ne sont pas réapparus de la meilleure des façons mais il le sait au plus profond de lui, ces voix ne sont pas uniquement les tourments d'un vieil homme tourmenté. Non, il s'agit là d'âmes tourmentées. Des âmes prisonnières de l’au-delà et Léo sait de quoi il parle quand il parle de l’au-delà.

Le soleil se lève à l'horizon créant un magnifique ciel peint de différentes variantes de rose et d'orange. La pollution racontent certains. Alors qu'il se fracassait une petite dernière fois le crâne contre l'un des murs Léo se stoppa en plein mouvement. Figé, il fixa le mur pensif.

« Si ces voix sont vraiment le début de la manifestation de mes pouvoirs d'antan pourquoi ne se manifestent-ils pas comme ceux que je possédais avant. En ayant la capacité de vivre les derniers instants de vie d'une personne décédée ? Pourquoi ?!»

Déterminé à avoir une réponse Léo parcourut toutes les bibliothèques de sa demeure pour en rassembler les écrits qui parlaient de voix provenant de l'au-delà. Il n'en trouva que trois, trois misérables livres qui parlaient d'étranges voix venant de l'au-delà. La majorité de ses ouvrages expliquaient surtout les arts macabres de la nécromancie et tout ce qui avait pu concerner un tant soit peu son ancien pouvoir mais presque rien qui parlait de voix venant d'un autre monde. Mais ne croyez pas que Léo possède uniquement des livres qui parlent de cadavres en décomposition ou de rituel macabres, non, Léo possède aussi de nombreux ouvrages sur d'autres thèmes bien différents de ce là.

Au fond de lui il savait qu'il ne trouverait rien de bien intéressant. Après tout si une quelconque personne aurait eu le malheur d'écrire un tel livre au XVII siècle elle aurait immédiatement était internée. Mais cette recherche lui a tout de même permit de découvrir qu'en général les personnes entendant des voix comme les siennes seraient dotées de capacités de médiumnités.

Il savait maintenant sur quoi se renseigner. « Se renseigner »... Oui. Un bien grand mot pour Léo quand on sait qu'il ne sort de chez lui uniquement pour travailler. Alors oui il voulait bien se renseigner mais le problème était à qui ? Forcément, il ne connaissait pas grand monde. Ses collègues de boulot étaient des cadavres ou des flics. Demander à un policier s'il peut arrêter les voix dans votre tête ne semble pas vraiment une bonne idée. N'ayant pas d'autre choix il se devait de sortir de chez lui pour obtenir des réponses. Et comme cela était en quelque sorte un événement spécial pour Léo il se vêtit d'une splendide chemise blanche, une cravate noire autour du cou et vint s'ajouter par-dessus un costume noir et un pantalon légèrement plus clair. Devant la porte d'entrée il inspira une grande bouffée d'air, saisit sa canne préférée celle avec une poignée en forme de crâne humain en argent véritable qui lui avait coûté un bon prix et tourna enfin la poignée de la porte.

Le soleil vint caresser le visage ridé de Léo. Le plus dur était fait il était sortie de chez lui. Il devait maintenant se mêler à la foule. Demander de l'aide à des humains. Il grogna à cette pensée. Heureusement pour lui il savait que les gens déguisés en Vampire étaient pour la plupart des capiens. Pour ce qui est des autres mythes il ne soupçonne pas leurs existences. Pour lui ils ne sont que de simples acteurs déguisés.

S'approchant d'un groupe de capien avec sa démarche habituelle qui montrait très clairement qu'il avait fait partie de la noblesse :

« Bonjour Messieurs, Mesdemoiselles.» dit-il en regardant chacun des hommes dans les yeux puis en adressant une rapide révérence aux demoiselles.

«J'aimerais savoir où se trouvent les lieux de savoirs et de connaissance sur cette île.»

Léo entendait par là une éventuelle librairie ou même une bibliothèque.
L'une des jeunes demoiselles s'avança de quelques pas pour être face à Léo.

«Bien sûr très cher. Vous pourrez trouver un très grand et au combien splendide manoir du nom de «manoir des mille et une pages » dans le quartier. Il vous suffit de prendre cette rue en face de vous, puis de tourner à droite ensuite continué sur une dizaine de mètres, tourné de nouveau à droite puis à gauche et vous y serait. Vous ne pourrez pas le manquez soyez en sûr.»

«Je vous en remercie jeune demoiselle.» Il lui adressa un clin d’œil, la jeune femme lui sourit en retour

Léo n'était certes plus tout jeune et cela se voyait mais ne dit ton pas que les personnes mûres possède un certain charme. Léo semblé s'en convaincre mais son cœur étant déjà pris et séduire ne l’intéressait plus, c'était surtout pour se garder en forme.

Léo salua le groupe de Capien et partit chercher ce fameux « manoir des mille et une pages » au moins le nom avait l'avantage d'être claire. Accompagné par le claquement incessant de sa canne contre le pavé mais aussi par les nombreuses voix et cris qui semblaient se battre pour être le plus bruyant. Il suivit fidèlement les indications de la jeune femme. Il prit la rue en face de lui, tourna sur la droite, continua sur dix mètres, tourna une nouvelle fois à droite puis sur la gauche. Effectivement il ne pouvait pas le rater. Comme l'avait dit la demoiselle ce manoir était tout simplement splendide rien à voir avec la ruine sinistre qu'avait acquit Léo.

Les yeux écarquillés par tant de beauté et de verdure Léo ne remarquait pas qu'il fonçait droit dans la porte. Manquant de tomber à la renverse il se rattrapa tant bien que mal à l'aide de sa canne. Il se dépoussiéra et franchit le seuil de la porte. Il fut choqué par le changement de décor entre l'extérieur et l'intérieur. Léo avait presque l’impression d'être retourné au XVII siècle. Les vitraux en hauteur étaient magnifiques, les arches, les étagères tout étaient splendides. Décoré par plein de petits détails saisissants. Sans s'en rendre compte Léo fit glisser ses doigt sur les boiseries pour en apprécier toutes leurs complexités. Il devait certainement passer pour un vieil homme étrange à toucher les moindres recoins des étagères et des arches.

Il s'enfonça ensuite dans les rayons admirant les différents ouvrages qui s'y trouvaient. Il fut si fortement captivé par les boiseries et tous les livres qu'il voyait que, pendant un court instant, il crut que les voix, les cris et les lamentations qui se battaient dans sa tête avaient disparu. Mais aussitôt qu'il y pensa elles revinrent plus fortes et plus nombreuses. Peut-être aurait-il dû consulter un médecin plutôt que d'être allé dans une bibliothèque ? Mais les livres sont bien plus bénéfiques pour l'esprit qu'un médicament dont on ne connaît presque rien.

Léo erra dans les rayonnages qui semblaient être sans fin et cela à sa plus grande joie. Une heure devait être passée et Léo ne semblait avoir exploré qu'une infime partie de ce temple de connaissance. Explorer était une bonne chose mais cela ne l'apaiserait pas durablement. Il devait trouver ce pour quoi il était venu : des livres ou de quelconque écrits sur ce pouvoir de « médiumnité ». Il retourna à l'entrée de la bibliothèque pour y trouver quelqu'un pour l'aider dans sa quête. Personne. Il attendit une dizaine de minutes tout en s'autorisant le droit de consulter les différents documents qui ce trouvait sur le comptoir de l’accueil. Rien de bien intéressant malheureusement. Il se permit de les remettre en ordre en faisant de belle piles bien symétrique.

Comprenant que personne ne viendrait voler à son secours il dut se décider à trouver lui-même le un employé. Il chercha entre les différents rayonnages mais sans succès. Demander de l'aide n'était pas son fort mais en plus s'il devait demander à un humain... c'est pour cela qu'il s'approcha d'une jeune demoiselle toute de vert vêtue et qui visiblement était en train de ranger des ouvrages sur une étagère.

«Certainement une employée.»Pensa-t-il.

Léo déteste les humains oui mais avant d'être humaine une femme est avant tout une Femme avec un grand « F » contrairement à leur opposer les hommes qui eux ne sont que des bêtes sauvages. Bien évidemment Léo n'entre pas dans la catégorie des hommes puisqu'il est capien. Logique tordue je vous l'accorde.

La jeune demoiselle ne semblait pas avoir remarqué Léo qui s'approchait. Alors en parfait gentleman qu'il est et pour ne pas qu'elle soit trop surprise il s’adressa à la demoiselle d'une voix calme et posée :

«Pardonnez-moi jeune demoiselle, Etes-vous une employée ?»
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 4 Jan - 12:20
La femme se retourna, un livre encore dans les mains. Elle avait les cheveux longs, d’une couleur de jais tenus par une broche de tissu mauve pâle où était accroché un jade taillé. Sa taille était ceinte d’une robe corsetée vert de chrome, avec des lacets virides et des froufrous jaune de Naples. De l’ensemble se dégageait une impression de classe maitrisée, de tenue longuement réfléchie entre ouvrage facile à porter mais pas trop simple. Ses yeux, assortis à ses vêtements, sont d’un vert émeraude profond. Elle dépose son regard sur l’homme d’âge mûr qui se tient devant elle, et lui sourit.

« - Bien le bonjour, monsieur. Pardonnez-moi, je ne vous avais pas vu ! »


Elle dépose son livre sur son chariot, au milieu d’autres livres qui attendaient d’être rangés à leur tour, puis la Capienne reporta toute son attention sur son interlocuteur.

« - Voilà, je suis à vous. Je suis en fait la patronne de cet établissement, mais que puis-je faire pour vous être agréable ? »


Son sourire était sincère et son regard, franc. Elle attendait d’en savoir plus sur ce visiteur afin de pouvoir l’aiguiller ou le conseiller au mieux sur ses besoins, ses lectures. En attendant sa réponse, elle le détaillait, l’observait, afin de tenter de deviner l’environnement dans lequel il navigue. Costume-cravate, sûrement pas un touriste en goguette. Plutôt classieux, il tenait dans ses mains une canne ouvragée, un objet devenu bien rare à cette époque. Il ne semblait pas être un jeune qui se donne un genre, plus une personne avec une certaine classe assumée. Quelle pouvait bien être le besoin de cet homme ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Asura
avatar

CV
Quartier d'habitation :: Dans le lit de Shallia
Métier :: Fan de Shallia
Pouvoir :: Le puant en puissance
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Dim 10 Jan - 15:18
Il était une fois, dans les ruelles les plus pauvres de l'île de Yasashi Koji, une petite demoiselle qui tentait désespérément de vendre ses boîtes d'allumettes. Malheureusement pour elle, bien que nous fussions en hiver, tout le monde connaissait déjà les chauffages économiques, écologiques et électriques. Pas de bol, petiote, tu pourras pas ramener du blé à ton père violent et alcoolique ! …Enfin, ce pseudo-conte aurait pu se terminer comme ça, si notre clochard n’avait pas montré le bout de son nez débordant de crottes.

« Monsieur, des allumettes… Prenez mes allumettes. Elles sont pas chè… »

Pas une ni deux, Leylans ne demandait jamais aux gens de répéter ! Il arracha les cinq boîtes d’allumettes des deux mains de la demoiselle et partit au son de ses sanglots, sans même se retourner. Il n’avait pas dit merci mais, en même temps et très franchement, la politesse d’aujourd’hui n’était plus respectée ! Il mit les multiples boîtes dans ses diverses poches et continua son chemin, son sourire séducteur aux lèvres et ses paroles permanentes toujours audibles.

* *
*

Accroché aux lierres, l’albinos tentait tant bien que mal d’escalader le mur de l’aile est renfermant la bibliothèque. Après sa rencontre avec la gamine aux allumettes, il avait croisé des personnes et des personnes qui portaient des bouquins en tout genre. « On va les offrir aux mille et une pages[/i], ils les accepteront sûrement : personne ne les a jamais lus après tout, ils sont en bon état »[/i], disaient les liseurs les plus proches de lui. Encore des gros pollueurs des deux de Leylans ! Ce dernier avait donc suivi, non sans bruit et sans se cacher derrière des buissons sur le chemin, les trois sans cœurs aux bras chargés de bouquins. Il était alors tombé sur une immense bâtisse, un manoir phénoménal aux murs magnifiques chargés de plantes en tout genre. Il avait laissé entrer les trois enflures et s’était posé derrière un arbre. Il fallait absolument qu’il pénètre à l’intérieur du lieu… Il en allait de la survie du pauvre hêtre derrière lequel il se tenait ! Ouais, pas de la vie tout court car, même si on arrêtait d’écrire des livres, aucun humain ne laisserait les voitures disparaître de sa liste des moyens de confort. Ah, l’arrêt d’activité, qu’est-ce que c’était jouissif !

« En avant, aventurier ! »

Grâce à sa masse quasi-inexistante de digne anorexique, il avait pu empoigner les tiges et les feuilles vertes sans tomber du mur. Il avait gravi les échelons, s’était écorché les membres ici et là mais au final… Il avait atteint une fenêtre ouverte ! Ah, mais bien sûr ! Lire n’était pas que néfaste pour les plantes, ce verbe attaquait le cerveau aussi ! Bouquiner sans s’arrêter, ça donnait des maux de tête et des vertiges ! Et, d’après un membre appelé « Connard », un mal de tête était contré par une ouverture de fenêtre. Leylans la passa vite fait et, se prenant pour un espion, il décida de changer de nom. Plusieurs personnes se trouvaient déjà dans la pièce mais seulement quelques-unes le regardèrent de travers. Troisième raison pour arrêter de lire : ça te bouffe toute ton attention ! Bordel, après ce post, tu en seras convaincu : lire, c’est mal !
Entouré de ces bêtes sauvages, le clochard ne se sentait pas à sa place. Mais, comme d’habitude, il ne pouvait s’empêcher de rire, sourire et parler. Bien qu’à ce moment, il n’émettait que des murmures destinés à sa propre personne. A genoux derrière une poubelle moins large et plus courte que lui, il entendit un petit bruit. Quelque chose était apparu à côté de lui.

« Mon Dieu, serait-ce un conseil ?! Ah bordel de chierie, je savais que vous me donneriez une mission, une épreuve qui me conduira à voler votre place ! Mowahahhahahaa !!! Je suis génial. »

Leylans s’empara de la boîte tombée du ciel (d’après lui) et, capturant un bout de papier de la poubelle, il craqua une allumette de ses doigts, ensanglantés par sa précédente escalade.

« Brûle, brûle petite flamme ! »

Il jeta la boulette de papier enflammée sur une des étagères pleines de livres.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Capien
avatar
Age : 19

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 18 Jan - 18:31
La demoiselle se retourna. De splendides cheveux noirs tombaient sur ses épaules. Léo remarqua une jolie broche où se trouvait une pierre verte, un jade, ce qui montrait qu'elle possédait une certaine fortune. Vaniteuse ou coquette ? Les yeux émeraude de la demoiselle étaient de pair avec sa robe à corset. Une robe qui rappelait celle des dames de la belle époque, la tenue d'une véritable femme selon Léo. Pas comme ces textiles ultras moulants dont s’attifent les traînées pour attirer l'« amour ».

« - Bien le bonjour, monsieur. Pardonnez-moi, je ne vous avais pas vu ! »

« - Il n'y a pas de mal, ne vous en fait pas chère demoiselle. » Répondit Léo.

La jeune demoiselle déposa ensuite un livre sur le chariot à ses côtés puis reprit ;

« - Voilà, je suis à vous. Je suis en fait la patronne de cet établissement, mais que puis-je faire pour vous être agréable ? »

Le visage de Léo se crispa une fraction de seconde suite à un cri strident qui surgit sans prévenir dans son esprit puis son visage redevint normal à la vue du sourire de la demoiselle en vert. Un sourire assez pointu d'ailleurs. Une capienne ou simplement une femme avec de jolies canines ?

Donc elle était la gérante de ce manoir, Léo fut surpris. Surprit parce-qu’il ne pensait pas qu'une jeune femme, d'une vingtaine d'années semble-t-il, pouvais posséder une si belle et grande battisse. Cette information ne fit que renforcer son hypothèse selon laquelle elle posséderait une fortune importante. Non pas qu'il en est après son argent non il n'en a que faire en réalité, il est juste intrigué par cette demoiselle.

Elle voulait bien l'aider à soigner les voix qui le torturaient, même si pour elle il ne s'agissait que de lui conseiller quelques livres.

« - Chère demoiselle tout d'abord je tiens à vous dire que cet endroit est remarquable tant par la quantité d'ouvrages qui s'y trouvent que par son aspect intérieur et extérieur. »

Un second cri surgit dans son esprit. Pour se soulager de la douleur mentale que lui infligeaient ces voix Léo les injuria en Drarvick. Pensant qu'ainsi la jeune femme en face de lui ne le comprendrait pas et donc qu'elle penserait simplement qu'il se racle la gorge ou quelques choses dans ce genre-là. 
Ces voix ne lui laissaient aucun répit, ne pouvant même plus converser quelques secondes avec une demoiselle.

Il devait maintenant lui demander si son établissement possédait des écrits concernant d'étranges voix venues d’un autre monde. Dit comme ça il passerait immédiatement pour un fou. Mais il pouvait très bien dissimuler cela en prétextant des recherches médicales pour l’un de ses patients car oui Léo ne s'occupe pas uniquement de cadavres, parfois certaines personnes viennent le voir pour lui parler de leurs problèmes, un peu comme cher un psy mais en beaucoup moins chère.

« - Ensuite, j'aimerais savoir si votre établissement possède des écrits qui citeraient des capacités de médiumnité ou juste des voix provenant de l’au-delà car récemment un patient est venue me voir à mon cabinet et m'a confié qu'il entendait des voix dans sa tête. Celles de personnes décédées d'après ses dires, alors j'aimerais lui venir en aide. » Sa voix était calme et naturelle mais il savait au fond de lui que cette demande paraissait plutôt étrange même pour un médecin.

« Aider un humain ? » Léo émis un faible rire à peine audible à cette pensée puis reporta son attention sur la demoiselle en vert.


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Mar 19 Jan - 15:58
Voilà que devant la Princesse se tenait un homme d’âge mûr des plus polis. Il semblait avoir quelques tics étonnants, se crispant parfois, ayant de temps en temps comme des petites sautes d’humeur. Plus étonnant encore, le voilà qu’il jurait aussi à mi-voix en Drarvick ! Au moins, s’il était médecin, il devait se sentir assez proche de ses patients ! A cette idée, Gwihir ne put cacher un sourire sincère… Mais la plus élémentaire des politesses repris rapidement le dessus lorsqu’il lui parla de son impression du manoir.

« - Je vous remercie, monsieur. Ce lieu est un peu ma fierté ! Et savoir qu’il répond aux attentes de mes visiteurs, que ce soit par l’aspect ou les livres me comble d’honneurs. »


Alors qu’il commençait à expliciter son besoin, ce qu’il cherchait, Gwihir « sentit » * quelque chose. Depuis son agression dans une ruelle au début de l’hiver, jamais elle n’avait cessé de rester en éveil. Ainsi, elle avait pu dire sans le moindre doute que Léonidor était un Capien, un être à l’âme « sanglante », mais ce n’était pas ça qui l’avait dérangé sur le coup. Non, mais elle avait bien senti l’âme d’un « morceau de peur » assez « intense » et « dur » se déplacer dans le coin. Un jeune Asura ? Que faisait-il ici ? Et vu son déplacement, le voilà qu’il entre par effraction à l’étage même de la bibliothèque, dans le manoir ? Sans perdre un instant, elle dit rapidement à Léonidor…

« - Pardonnez-moi, deux secondes. »


Puis d’un signe de la main, elle attire l’attention de l’un des hommes dans la salle. Celui-ci la regarde mais elle ne dit rien. Elle se contente de faire huit signes de la main. Ni une ni deux, l’homme s’élança alors en direction du couloir donnant sur l’escalier, là, un autre homme était en train de lire, assis sur une chaise et lorsque le premier lui passa à côté, se leva et lui emboita le pas. La discrétion de ces deux hommes ne semblait pas être leur point fort, mais au moins, ils agissaient vite. Dans la salle, les autres lecteurs, les touristes et les clients ne semblaient pas s’émouvoir plus que ceci de ce qui venait de se passer. La Princesse reporta alors toute son attention sur son interlocuteur…

« - Pardon, je suis à vous. Vous cherchez des ouvrages sur la Médiumnité ? Entendre des voix, donc ce n’est pas pour comprendre d’un point de vue sceptique, mais plus pour attaquer sur des symptômes médicaux ? Ne serait-ce pas un cas de schizophrénie, ou d’entente des voix ? Hum… Je dois reconnaître que je ne suis pas moi-même une personne qui y croit… mais… suivez-moi… »


Elle l’entraina alors à sa suite, dans un coin de la bibliothèque dédiée à la médecine. Il y avait là de tout, autant des ouvrages vieux comme Hérode que d’autres à la pointe de la recherche. Ils sont rangés par thématique, comme la neurologie, la chirurgie, l’homéopathie, certains dans d’autres langues, comme l’anglais ou l’allemand. Ils longèrent ainsi plusieurs étagères jusqu’à arriver dans un groupe de bibliothèques rangées sous l’appellation « médecine hypothétique ».

« - Hum… ici sont regroupés les ouvrages que je possède et qui traitent de sujets médicaux ne faisant pas consensus dans la profession. Je peux vous conseiller leur lecture, mais je ne peux vous conseiller d’en appliquer les idées… Pour ceci, je laisse votre sens logique choisir… Docteur… ? »


Elle n’avait pas encore entendu son nom, en effet. Derrière elle, sur le sujet de l’au-delà et de la communication se retrouvaient des thèses du Dr. Julio Perez, de la Dr. Marlène Nobre ainsi que certains ouvrages de Jean-Jacques Charbonier.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Védin
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: ??
Métier :: Herboriste
Pouvoir :: Le lierre
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Mer 20 Jan - 19:53

La salle de lecture N°1 du manoir des ’’milles et unes pages’’, voila un lieu que la jeune Védin commence à connaitre, à force d’y venir pour faire ses recherches sur les Moranys. Le gros livre bleu étant bientôt terminé, Atérys se dépêche de le finir pour demander quelques indications et explications à la princesse.

Ayant même prévu son propre thermos de thé, la femme-lierre semble s’être installée pour la journée dans son salon privatif. Personne ne passe dans le couloir qui accède aux salles, ou alors, ils sont très silencieux. Mais cette fois, il y a deux hommes qui passent et ils doivent avoir une compétence négative en discrétion.

- Elle t’a dit quoi la princesse ?

- Elle nous a demandé d’aller à l’étage, elle a senti que quelqu’un y était entré par effraction et craint pour la sécurité de ses affaires personnelles, vu que son bureau est à l’étage. Elle nous demande donc de vérifier si il y a vraiment quelqu’un là-haut.

- Elle a dit tout ça avec seulement huit signes de main ?

- Disons que c’est la version littéraire de ce qu’elle m’a dit.

Et oui, quand on s’arrête discuter devant les salles de lectures, qu’il y a quelqu’un dedans, et qu’on parle fort, forcement les gens à l’intérieur peuvent entendre. La jeune Védin à donc très bien entendu le discours des deux hommes mais n’y a pas prêté attention… Ce n’est pas comme si ils avaient lancé une alerte au feu. Enfin pas encore car quelques minutes plus tard un cri venant de l’étage s’est fait entendre au niveau des salles de lectures. Il était tout juste audible et personne dans le reste de la bibliothèque à du l’entendre.

- A L’AIDE, AU FEU !!!!!

Ayant entendu cet appel à l’aide, Atérys est sortie de son salon privatif, a verrouillé la porte et s’est dirigée vers l’escalier au bout du couloir et menant à l’étage. En arrivant en haut, elle a ouvert la porte qui donne sur un somptueux couloir et a de nouveau entendu un appel à l’aide. Elle s’est dirigée à l’endroit d’où venaient ces cris et a atterri dans un grand bureau d’études, avec des bibliothèques plein les murs dont une dévorée par les flammes.

- Mais qui êtes-vous ?

- On s’en fiche ! Sauvons ces livres !!!

C’est alors que quelque chose a attiré l’attention de la jeune Védin. Quelque chose de la taille d’un enfant, tout blanc et complètement taré… Et habillé cette fois, heureusement. Elle s’est approchée de ce truc nommé Leylans et s’est adressé à lui.

- Alors mon petit, tu te souviens de moi ?

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Asura
avatar

CV
Quartier d'habitation :: Dans le lit de Shallia
Métier :: Fan de Shallia
Pouvoir :: Le puant en puissance
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Ven 22 Jan - 15:04
A peine l'albinos avait-il balancé la boule enflammée pour entamer la célèbre chanson « Allumer le feu » (Johnny, quand vas-tu mourir ?!), que deux hommes s'étaient écroulés sur lui. Ah bah ! Ils avaient agressé la mauvaise chose, à mon avis. Ils auraient dû s'en prendre à la boulette, ces amateurs, au lieu d'écraser mon personnage ! Au son des brusques bruits de l'incendie, les deux messieurs s'étaient précipitamment relevés pour fuir comme des lâches et crier plusieurs fois comme des gonzesses. Bien entendu, les liseurs les avaient rapidement imités, laissant tomber leur matériel de pollution dans les flammes. Le feu avait super bien pris et léchait à présent le haut de l'étagère sur laquelle il avait rebondi. Leylans était resté devant le brasier, comme fasciné par toutes ces couleurs qui montaient, s'abaissaient, dansaient, tantôt orange, tantôt bleutées. Il leva soudainement les bras pour faire des pirouettes autour de la cheminée improvisée, en riant, émerveillé. La chaleur ainsi que la fumée allaient sans doute finir par l'étouffer mais, à ce moment-ci, c'était le cadet de ses soucis. En effet, la merde venait seulement d'arriver.

« Alors mon petit, tu te souviens de moi ? »

Devant un tel spectacle, n'importe qui aurait vu le clochard comme un fantôme vengeur et se serait enfui les jambes à son cou. Ses cheveux et sa peau contrastaient avec les couleurs vives derrière lui et son sourire de psychopathe accentuait son observable folie. Malgré tout, la personne détestable qui se tenait devant lui semblait calme. On aurait même dit qu'elle avait affaire à ce genre d'événement tous les jours. De profil, Leylans prit le contrôle de ses yeux indomptables pour fixer cette meuf qui l'avait mis en taule le mois dernier. Saleté. Tout était haïssable chez elle, à commencer par sa taille ! Qui était aussi grand de nos jours ?! En plus, elle faisait partie du sexe faible et ramenait à chaque fois sa fraise. D'où elle s’immisçait dans les rp's sans « Pv » celle-là ?! C'était mes miens à moi que j'ai ! Leylans s'approcha un peu plus des flammes en montrant grossièrement du doigt son interlocutrice emmerdeuse.

« Bien sûr que j'me souviens d'ta sale tronche, frangine ! Dis, tu crois que si je reste là, je vais finir par bronzer ? »

En vrai, il voyait pas du tout son visage. Ses yeux n'avaient bizarrement pas été créés dans ce but et les différentes nuances colorées de la pièce ne l'aidaient pas du tout à se concentrer. Surtout, il ne pouvait pas fixer les choses plus de trois secondes, sans compter son taux de distraction anormalement élevé et permanent. Malgré tout, le ton qu'avait employé la madame l'avait bien saoulé. Elle se prenait pour qui pour l'appeler « mon petit » ?! Il ne savait pas quel âge il avait mais il était persuadé qu'il était plus vieux qu'elle ! Y avait qu'à regarder ses cheveux blancs, bordel. Ah ces jeunes, toujours aussi irrespectueux envers leurs aînés !!

« J'vais tellement t'casser la gueule tout à l'heure, tu peux pas imaginer... Mais tu peux l'faire pour moi si tu veux. »

Sans attendre la réplique de la mocheté d'en face, Leylans chopa des bouquins à moitié en train de cramer pour les lui balancer à la tronche. Malheureusement, sa force était démesurément... Faible et les livres n'avaient fait que s'écrouler à côté d'autres étagères pleines de leurs congénères... Qui brûlèrent à leur tour. Sans crier gare, une alarme incendie faillit détruire les oreilles sales du gamin qui ouvrit grands ses yeux.

« NAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!! DE L'EAU VA ENCORE TOMBER DU CIEL !! »

Il se mit à courir et sauter n'importe comment et n'importe où. Ils avaient pas dit des conneries dans la Bible : Dieu foutait vraiment des bâtons dans les roues. Le salaud.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Capien
avatar
Age : 19

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 25 Jan - 21:17
« - Je vous remercie, monsieur. Ce lieu est un peu ma fierté ! Et savoir qu’il répond aux attentes de mes visiteurs, que ce soit par l’aspect ou les livres me comble d’honneurs. »

La demoiselle en vert remercia Léo pour ses compliments sur son établissement. Elle était visiblement très fière de sa propriété, Léo en était presque jaloux.

Pendant un instant la demoiselle semblait ailleurs, regardant l'étage au-dessus comme si elle pouvait voir au travers du plafond. Aussitôt après elle semblait préoccupée par quelque chose. La demoiselle s’excusa rapidement puis fit d'étranges signes à un homme en fond de salle. Sans même prononcer un mot l'homme au fond et la gérante semblaient se comprendre, l'homme exécuta les... «indications» données par la demoiselle. Il s’élança dans un couloir ou un autre homme, en pleine lecture, se leva rapidement et le rejoignit dans sa course. Cela fait la demoiselle reporta son attention sur Léo.

« - Pardon, je suis à vous. Vous cherchez des ouvrages sur la Médiumnité ? Entendre des voix, donc ce n’est pas pour comprendre d’un point de vue sceptique, mais plus pour attaquer sur des symptômes médicaux ? Ne serait-ce pas un cas de schizophrénie, ou d’entente des voix ? Hum… Je dois reconnaître que je ne suis pas moi-même une personne qui y croit… mais… suivez-moi… »

Comme l'avait prédit Léo la demoiselle pensa comme la majorité des gens, une simple psychose... Après tout, entendre des voix veut dire être différent et quand quelqu'un est différent il est forcément fou... Triste réalité (qui s'applique aussi IRL). Mais au moins elle crut à son histoire de patient malade, ce qui était en partie le cas puisqu’il était en quelque sorte lui-même son patient.


« - Oui c'est cela j'aimerais "attaquer" ses symptômes médicalement. Il est vrai que ses symptômes peuvent être liés à un début de psychose ou bien causé par un choc brutal mais entendre des voix ne veut pas forcément dire être fou jeune demoiselle. Vos livres m'aideront à soigner ce mal, je l'espère.»


« - je ne suis pas fou... je le sais. » Se murmura-t-il à lui-même pour se convaincre qu'il ne l'était pas. Mais peut-être l'était-il … ?

La gérante l’emmena ensuite dans la partie dédiée à la médecine.

Devant eux s'étaler nombre d'ouvrages concernant ce domaine, certains plus anciens que d'autres.
Quelques-uns lui semblaient familiers, peut-être que certains lui avaient appartenu dans son ancienne vie. Léo remarqua aussi d'autres livres concernant la médecine moderne, la chirurgie, la neurologie etc. Dans cet amas de connaisse il devait forcément se trouver le remède à ses maux. À son époque rien ne valait une bonne saignée... Ah, les saignées...

Et il pourrait en même temps renouveler sa bibliothèque avec de nouveaux écrits parce que de son temps publier un livre sur le thème de l'occulte ou même du domaine médical ne vous apporter rien de plus que des injures, des jets de pierres et parfois même (avec de la chance) votre tête dans un joli panier. La belle époque, quoi ?

« - Hum… ici sont regroupés les ouvrages que je possède et qui traitent de sujets médicaux ne faisant pas consensus dans la profession. Je peux vous conseiller leur lecture, mais je ne peux vous conseiller d’en appliquer les idées… Pour ceci, je laisse votre sens logique choisir… Docteur… ? »

« Ne pas en appliquer les idées et laisser son sens logique choisir », lui conseilla-t-elle... Le mal se soigne par le mal jeune demoiselle. Un bon tisonnier brûlant dans la gorge peut tuer une mauvaise toux (ou vous-même) en un rien de temps ! Et vous foutre un sacré mal de gorge mais les médocs modernes possèdent eux aussi des effets secondaires alors faites pas vos mijaurées. Elle finit ses dires sur un « docteur interrogatif ». Léo en partie absorbé par la recherche d'ouvrage pouvant l'aider ne comprit pas tout de suite sa question puis réalisa qu'il ne s'était effectivement pas présenté. Il prit aussitôt une posture droite puis exécuta une révérence digne de son ancien rang de noble tout en se présentant...

« - Docteur de catalyse. Léonidor de catalyse pour être plus précis. Et si ma mémoire ne me fait pas défaut il me semble ne connaître le nom de la maîtresse de ces lieux, je ne pourrais pas vous remercie comme il se doit sans cela. »

Car oui cette demoiselle l'avait certainement sauvé de la folie et de cela Léo comptait bien la remercier même si elle était certainement humaine.

Une légère odeur acre dansait dans l'air, emplissant ses poumons. Une odeur de fumée. Mais fumer était normalement interdit dans les lieux publics. Inquiet pour la sécurité des livres et non pas de celles des humains qui se trouvait là eux aussi, Léo demanda...

« - Vous acceptez les fumeurs dans votre établissement ? »

Peu après une alarme se déclencha. Une alarme qui accompagnait les hurlements qui le torturaient sans cesse créant une mélodie atroce dans sa tête. Une mélodie digne de la kermesse de primaire (oui souvenez-vous de cet horrible moment à chanter complètement faux avec vos triangles et vos cymbales et à la fin vos parents ils font  « Woaw c'était super mon chéri ». Oui petit, c'est bien du sang qui coule de leurs oreilles.)

Mais le problème, et il y en avait visiblement un, était que si un incendie s'était déclenché dans établissement, les réponses qu'il cherchait désespérément risqueraient d'être dévorées par les flammes ou complètement imbibées d'eau et ça jamais il ne le supporterait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 1 Fév - 12:59
« Léonidor de Catalyse »… Ce nom ne lui disait rien, à froid, ainsi. Mais les noms à particule ne courent plus les rues à cette époque devenue si moderne. La Capienne vit alors son esprit se faire titiller. Elle était intriguée par cet homme, ce médecin. Et quel genre de médecin serait-il ? Un psychanalyste ou un psychologue, le plus vraisemblablement, mais s’il cherchait un ouvrage de référence, peut-être est-ce qu’il serait du domaine chirurgical ou généraliste et souhaiterait améliorer ses connaissances face à un problème hors de son expertise ? Des médecins qui continuent à se former sur leur temps libre existaient encore, alors ? C’en est admirable. La patronne du lieu répondit poliment.

« - Pardonnez-moi, je manque à tous mes devoirs. Je me nomme Gwihir Deirfiur, enchantée de faire votre connaissance. »


Puis la question suivante la prit quelque peu par surprise, n’ayant senti l’odeur des cendres et de la fumée. Serait-il fumeur, fait rare pour les membres du corps médical, ou alors aurait-il été incommodé par un autre usager qui ne respecterait pas les règles ?

« - Non, bien sûr que non. Comme tous les lieux publics, la fumée est interdite ici. Il y a un petit coin fumeur un peu plus loin, si vous souhaitez que je vous le montre. C’est par ici, vous… »


Mais elle fut interrompu par l’alarme incendie. Ainsi voilà ce qui avait fait poser cette question. La Capienne tourna rapidement la tête vers le plafond, afin de mieux entendre… La sonnerie était hachée, non régulière… Trois sons courts, deux longs… La salle des archives juridiques ! Elle jura intérieurement, ça venait de là où se trouvaient aussi bien l’Asura que ses employés… et une Védin ? En se concentrant, elle put identifier Atérys. Celle-ci serait surement montée pour donner un coup de main. Bon, au moins ce serait l’occasion de voir l’efficacité des protections incendies que les architectes ont vendus à prix d’or. Lors des démonstrations, et lors des tests annuels, les portes coupe-feu se ferment toutes seules, isolant chaque pièce complètement, ne laissant que les couloirs de libre et le lieu du sinistre. Vu que ça sonnait déjà, ce voulait dire qu’à part les archives juridiques, toutes les autres pièces étaient maintenant fermées par des linteaux lourds et résistants à un brasier… Une bonne nouvelle… Par contre, la salle où se tiennent les autres sera bientôt sous l’attaque des sprinklers… Décidant de laisser Atérys et ses employés gérer le feu là-bas, ainsi que l’Asura pyromane, elle se retourna vers les clients qui commençaient à lever les yeux vers le plafond, rassemblant leurs possessions et la regardant avec inquiétude. Elle dit rapidement à son vis-à-vis…

« - Je suis désolée, mais il semblerai que je doive vous demander de revenir un autre jour, il y’a un léger imprévu… »


Puis, tapant dans ses mains pour attirer l’attention, elle leva la voix afin de se faire entendre de tous.

« - Messieurs-Dames, un problème mineur a lieu actuellement à l’étage. Ne vous inquiétez pas, les sécurités fonctionnent parfaitement. Mais pour votre sécurité, je vais devoir vous demander d’évacuer dans le calme. Laissez les livres là où vous êtes, rassemblez vos affaires et dirigez-vous vers la sortie. L’établissement sera fermé pour le reste de la journée, mais rouvrira ses portes dès demain, aux heures habituelles. »


Gwihir n’avait pas choisi ce manoir par hasard pour en faire sa bibliothèque. Elle payait des impôts fonciers de folies, calculé sur l’empreinte au sol de l’établissement, mais le bon côté était que les murs de granit de 55 centimètres, normes héritées d’une époque passée depuis longtemps résistaient particulièrement bien au feu. Et si ce n’est que du papier qui brûle, comme ce sera le cas, même la pièce pleine ne suffirait pas à initier des départs de feu dans les salles mitoyennes… Au moins, acheter des vieilles maisons avait ce bon côté-là… Pour l’évacuation de l’eau des sprinklers, ce ne serait pas simple, mais un souci à la fois. Elle laissait les autres gérer le problème de l’étage, pour sa part, elle allait veiller à ce que tous ses clients partent sans se blesser… Elle retourna donc vers eux et s’occupa de contrôler qu’ils n’oubliaient rien, qu’il n’y avait pas de bousculade…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Capien
avatar
Age : 19

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Dim 7 Fév - 18:20
« Gwihir Deirfiur » Un nom et un prénom très original. Incapable de dire de quelle origine provenait ce nom comme ce prénom Léo se contenta de simplement lui sourire en réponse et surtout pour éviter d'avoir à maudire à hautes voix ces voix qui le tourmentent

La jeune demoiselle n'avait pas remarqué la légère odeur de fumée qui circulait dans l'air alors elle pensa que Léo était un fumeur, ce qui était le cas mais là n'était pas ça véritable question. Puis quand l'alarme retentit elle comprit ce que Léo voulut dire.

Quelle douce symphonie que cette alarme incendie qui lui déchirait les tympans mélangés à ces doux hurlements dans sa tête, Ah... splendide ! La demoiselle tourna rapidement la tête en direction du plafond cherchant à voir à travers comme un peu plutôt. Ses yeux verts lui permettaient peut-être de voir au travers des matières. Un pouvoir qui pourrait être très utilise à un chirurgien ou a un mineur.

Juste après son observation du plafond la gérante s’excusa auprès de Léo et lui demanda de revenir un autre jour.
Mais cela était inconcevable pour lui. Il avait passé trois mois avec des voix qui parlaient et hurlaient sans arête dans sa tête alors si elle pensait qu'un misérable incendie aller le faisait fuir. Mais il ne pouvait pas risquer de finir brûlé vif et surtout il n'avait pas le temps de se prendre la tête avec une demoiselle qui essayait simplement de sauver ses clients.

Alors que la Gérante venait de taper dans ses mains pour attirer l’attention des autres personnes autour d'elle, Léo s’empressa de chercher un livre, peu importe le titre ou le sujet. Il tenta sa chance avec une sorte de carnet en cuir usé et craquelé fermé par une lanière de cuir plus épaisse mais tout aussi usé. Du vol ? Non, puisque avant de détaler comme un rat poursuivit pas un torrent d'eau dans les égout Léo sortit un chèque qu'il signa d'un joli « Léonidor De Catalyse » mais le laissant vierge de tout montant, au dos, il gribouilla rapidement une note :

« N'ayant eu le temps de vous remercier comme il se doit pour votre aide je vous laisse ce chèque auquel vous pourrez y inscrire le montant nécessaire à la réparation des dégâts causés par l’incendie, ainsi que pour le livre que j'ai emportés avec moi sans votre accord.»

Une fois finit Léo déposa le chèque dans l'un des placards du bureau de l’accueil, parmi d'autres papiers clairement inutiles, espérant qu'il ne finisse pas en cendres et continua sa fuite bousculé par des humains en panique auquel il offrit quelques coups discrets avec sa canne. Certains gèrent leur panique ou leur angoisse en se cachant sous leurs couvertures ou en mangeant, Léo, lui ils frappent les gens.

À l'extérieur, de la fumée s'échappait d'une fenêtre de l'étage. Il était trop tard pour revenir en arrière, il entendit au loin les sirènes des pompiers. Le feu aller être maîtrisé et tout redeviendra comme avant. Il l’espérait du moins mais qui sait ce qui avait pu déclencher cet incendie et s'il pouvait être maîtrisé. Certains regardaient la scène paniquée d'autres s’enfuyaient encore plus loin par peur d'être blésé. Léo quant à lui ne pouvant rien faire d'où il était alors il se contenta de laisser la place aux camions et aux pompiers qui arrivaient.

Cette sortie n'avait pas été des plus calmes, Lui qui devait juste chercher quelques réponses s'est finalement retrouver avec un carnet en piteuse état pour seul source de réponse et avec un incendie qui se déclare. Léo se souvenait maintenant pourquoi il ne sortait plus de chez lui... mais au moins si cette bibliothèque finissait dévorer par les flammes il aurait sauvé l'un des ouvrages. Un ouvrage qui pourrait peut-être le sauver lui par là-même occasion.

Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Védin
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: ??
Métier :: Herboriste
Pouvoir :: Le lierre
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 8 Fév - 17:49

Le ’’mon petit’’ n’a pas trop plu a Leylans qui a voulu casser la gueule à la Védin. Enfin ce n’était que des paroles car ce n’est pas avec sa taille de gnome des montagnes et sa force de mouette malade qu’il allait faire mal à un arbre. Mais en menaçant la jeune Védin en voulant lui envoyer des livres enflammés, il a réussi a mettre le feu à d’autres étagères, ce qui a déclenché les sprinklers, au grand désarroi du clochard qui pour surement la première fois de sa vie était de prendre une douche.

Juste au moment ou Atérys s’apprêtait à le capturer, il s’est mit à courir dans tous les sens et à sauter comme une fille à un concert de Justin Bieber.

- Reviens ici Leylans, et rends-toi avant que j’utilise la manière forte !!!

Mais bon, comme il y a l’alarme plus les sprinklers, il n’a pas du entendre ce que lui disait la jeune Védin et comme il continuait de bouger et de sauter, la femme-lierre n’a pas eu d’autre choix que d’utiliser son pouvoir qui a inspiré tant de mangakas pour certains de leurs ouvrages… particuliers

Voila donc Atérys bardée de lierre et prête à attraper le plus puant de tous les hommes soit Leylans. En utilisant son pouvoir, elle tente de barrer la route à la puce excitée tout en se postant devant la porte de la salle, afin de lui barrer la route et de lui couper toute envie de s’échapper par cette issue. Les arroseurs automatiques faisant leur travail, l’incendie diminuait en intensité, pour surement le plus grand bonheur de la maitresse des lieux, qui sera certainement satisfaite que seulement une faible partie de ce que contenait cette salle est partie en fumée. Le travail des employés a aussi grandement aidé pour la sauvegarde des ouvrages. Mais pour le moment, Atérys se concentre sur la capture de l’homme odorant. Espérons qu’un des lierres de la jeune Védin stoppera Leylans.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Asura
avatar

CV
Quartier d'habitation :: Dans le lit de Shallia
Métier :: Fan de Shallia
Pouvoir :: Le puant en puissance
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Mer 10 Fév - 17:53
Wouah. Quelle situation ridicule ! Essayez de vous imaginer une brute immense et verte courser un gamin hystérique imprévisible, le tout dans un univers humide et sur un sol glissant. Ouais, on dirait le début d'une blague pourrie. Écrasé par ses vêtements mouillés, Leylans avait tout de même mis sa capuche sur la tête sans cesser de galoper, effrayé. Non, il n'avait pas peur de l'eau (et encore moins de la plante !), il était bien trop génial pour ça !- il était juste... Intimidé par ce qui la suivait généralement, du moins dans une pièce fermée. Après la mouille, c'était le blanchissage au savon quoi, et le problème, c'était qu'un albinos était assez blafard comme ça ! On lavait pas ces malades, c'était porter atteinte à leur intégrité et s'foutre d'leur tronche, voilà ! Les quelques gouttes qui avaient pu frôler la peau de Leylans étaient retombées noires sur le sol, dégueulassant ce dernier sans pitié. (Et une petite pensée pour les femmes de ménage, une !) Son visage et ses mains étaient peut-être protégés mais ses pieds nus ne pouvaient éviter les attaques répétées de ces enflures de sprinklers. Voilà pourquoi il ne cessait de courir et de sauter dans les flaques inévitables, faisant plusieurs fois le tour de la pièce, passant devant les deux chiens abasourdis de la maîtresse du manoir, zigzaguant entre les tables et les chaises pour s'éloigner de quelques mètres de la Védin emmerdante. Malgré sa hâte, il avait réussi à faire tomber quelques étagères dans les flammes à coup de lancers de sièges.

"COURS SANCHEZ, COURS !!"

M'demandez pas pourquoi il avait choisi ça comme nouveau nom, j'vous répondrais modestement que c'était sans doute parce que la plupart des typés espagnols hyper cool des enquêtes policières s'appelaient comme ça dans sa tête. Carlos Sanchez, ça tapait sa maman ! Ils mourraient souvent à la fin quand même, les Carlos... Bref ! La Védin hyper moche (c'est gratuit) avait commencé à attaquer, mettant son corps dénué de sensualité devant la grande porte d'entrée. Ce qui était, ma foi, une grossière erreur... La première branche atteignit de plein fouet une étagère et fit tomber les livres qui la remplissaient, réduisant en cendre quelques pages cramées, déchirant les autres mouillées dans leur chute. La seconde s'entoura autour d'une des jambes du gamin, la maintenant pliée contre son dos. Ah, Leylans, cet unijambiste ! Il se péta la figure et esquiva la troisième attaque par le même coup : ça s'appelait la classe ça ! Il se releva avec grâce (haha !) et continua sa course en sautant à cloche-pied. Bon, fallait l'avouer, il avait pas assez de "matière" pour tracer sa route avec une vitesse hallucinante mais, grâce à la peu... L'intimidation de l'eau, son pied semblait pourvu d'ailes. Alors qu'il allait feinter la plante verte et lui balancer une chaise à la tronche, ses yeux se posèrent sur LA porte de sortie !

"Dites à Shallia que j'l'ai jamais aimééééééée !!!!"

Qui était Shallia ? Pas le temps de se le demander : l'albinos se défenestra. Eh ouais bande de gens !- dans la panique, qui aurait pu fermer cette fenêtre ?! Pas les liseurs, ils étaient bien trop absorbés par ces bouffeurs de crâne nommés "livres". Aah, dégu'lasse ! J'ai menti, l'unijambiste n'avait pas réussi à sauter assez loin pour atteindre le sol aussi facilement et n'avait donc pas pu faire de son corps une purée d'intestins vides et parfumés. Dommage dîtes-vous ?- z'avez pas d'coeur ! Il s'était pris dans les lierres du mur du bâtiment et dégringolait de cet escalier de racines par à-coups. Au final, il finit "en douceur" par terre, la tête la première. Enfin libéré de cette pluie soudaine et battante, il se sentait renaître. Après une chansonnette improvisée et une rigolade exagérée, il réussit tant bien que mal mais assez rapidement à se remettre sur (un) pied pour entamer un nouveau sprint. Ben quoi, fallait que ses vêtements séchassent plus vite ! Il ne savait pas où il allait mais peut-être tomberait-il sur les clients de la bibliothèque avant que la Védin ne le rattrapât... Enfin, vue sa taille, qui devait compenser autre chose, le clochard n'allait pas sauter trop loin.
Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Lun 22 Fév - 15:33
La Capienne n’avait tourné la tête qu’un instant, le temps de regarder les clients partir rapidement vers la porte et voilà que son interlocuteur de l’instant avait décidé de prendre la poudre d’escampette, non sans avoir emporté un livre avec lui. Elle nota mentalement le vol, bien qu’elle s’en ravisera bien vite lorsqu’elle verra le chèque, mais ce n’était pas le moment. D’un pas assez calme mais attentive à quoi qu’il puisse se passer. Pas d’autres alarmes ne se mettaient à sonner, le feu était donc limité à une seule pièce. Elle étendit sa conscience afin de vérifier que personne ne restait derrière, que personne n’avait été oublié dans la bibliothèque avant qu’elle ne sorte. Dans la rue, les sirènes s’approchaient, des gens nombreux arrivaient vite, des âmes… jeunes, puissantes, majoritairement des hommes… Surement les soldats du feu. Très bien, il n’y avait personne… Elle décida donc de sortir dans la rue. Alors qu’elle passait la porte, elle sentit l’Âme de l’Asura partir, s’enfuir… Bon, un souci à gérer plus tard. Elle s’élança vers les pompiers afin de les guider…

« - Messieurs ! Par ici ! »


Un homme en costume complet se détacha de ses collègues afin de s’approcher. « - Madame. Quelle est la situation ? »

« - Un départ de feu, là, dans la pièce à l’étage… j’y ai des employés qui sont en train de faire de leur mieux pour le limiter… Vous pouvez y accéder par la fenêtre ou par l’intérieur. A part mes employés, il n’y a plus personne dans la bâtisse. »


L’homme n’en demandait pas plus comme information et reparti rapidement vers ses hommes pour leurs donner les consignes et les coordonner face au sinistre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Védin
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: ??
Métier :: Herboriste
Pouvoir :: Le lierre
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Mar 23 Fév - 20:07

Réussissant tout de même à entraver l’odorant pyromane pendant quelques temps, le faisant même chuter, ou plutôt se péter la gueule contre le parquet, la jeune Védin pensait pouvoir le neutraliser à nouveau. Malheureusement pour elle, après s’être entravé, le clochard a préféré s’enfuir, sans aucune classe, se défenestrant et se prenant le pied contre l’Atérys… Pardon, le lierre qui pousse le long de la bâtisse de la princesse. Une fois au sol, il est parti en courant sautillant dans une direction imprécise. Lors de la chute du puant, la jeune Védin a pu voir depuis le haut de la fenêtre, la réception approximative de Leylans et la direction dans laquelle il est parti.

Mais il y a toujours un incendie dans la pièce où elle se trouve. Heureusement que les sprinklers sont efficaces ce qui a permis de réduire l’incendie mais l’arrivée des pompiers dans la pièce a rappelé que le travail de la femme-plante et des deux employés de Gwihir n’est pas d’éteindre les incendies. L’évacuation des 3 derniers civils du manoir est donc de mise. Une fois dehors, Atérys se dirige vers la propriétaire des ’’mille et une pages’’. Ca se voit sur elle qu’elle vient de passer les dix dernières minutes au milieu d’un incendie. Elle est couverte de suie et une légère odeur de brulé la suit. Après une légère révérence, la femme-plante s’adresse à la princesse.

- Bonjour miss Gwihir. Veuillez m’excuser d’être montée dans les étages privés mais la situation urgente a fait que je me suis accordé ce droit. De plus, je connais l’identité du pyromane, il s’appelle Leylans. Il est petit, blanc, complètement taré et il pue c’est immonde ! J’ai fait ce que j’ai pu pour l’attraper mais il est plus difficile à capturer qu’un savon sous la douche. Maintenant si vous le permettez, je vais rentrer chez moi, j’ai eu mon quota héroïque pour la journée. Si vous le permettez princesse, je me retire. Je viendrais récupérer mes affaires demain, j’ai gardé la clé de la salle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Asura
avatar

CV
Quartier d'habitation :: Dans le lit de Shallia
Métier :: Fan de Shallia
Pouvoir :: Le puant en puissance
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Mer 24 Fév - 21:27
Finalement, le clochard avait bondi sur un pied pendant un long trajet, sous les « pin pon » réguliers et toujours plus lointains des camions de pompier. Personne ne l’avait coursé, tout le monde était ébahi par les sirènes et le pâté de gens qui s’amassaient devant le manoir. Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Un incendie ? Mais comment ? Par qui ? Etait-ce terroriste ? Oh mon Dieu, il fallait faire attention ! Du coup, il avait réussi à sortir comme il était entré : on ne savait comment. Ses vêtements étaient toujours aussi mouillés et lourds à porter, et l’extrémité de ses membres était ensanglantée. Ses mains avaient été coupées par le lierre pendant son escalade et sa chute. Son pied avait goûté aux petits cailloux du sol, ceux qui étaient à peine visibles, bien ronds et bien enfoirés ! En tout cas, grâce aux gouttes d’eau qui l’avaient touché, il avait vite retrouvé sa crasse habituelle et c’était bon signe !

« Monsieur…Qu’est-ce que vous faîtes attaché comme ça ? Vous saignez en plus, vous allez bien ? »

Bonne… La meuf qui venait de l’accoster était bonne. Une poitrine parfaite, peu de vêtements malgré la fraîcheur ambiante, des cheveux épais et lisses, tombants en cascade sur ses épaules ni trop larges ni trop étroites… Ah… Le rêve. Même si ses couleurs de peau et de cheveux étaient bizarres… Pis… Y avait juste deux problèmes à énoncer : la vue pourrie de Leylans et la tache masculine qui figurait aux côtés de la demoiselle. Bah, le clochard voulut répliquer vulgairement, comme à son habitude, mais il ne put qu’arborer un léger sourire tout en posant violemment son fessier sur le sol. Il en pouvait plus, il en suait et en haletait, comme un obèse qui venait de reprendre le sport. Sauter à cloche-pied, c'était bien mais seulement cinq minutes ! Sans crier gare, le copain de la meuf sortit un couteau de sa poche et coupa le lierre qui entravait les mouvements de l'albinos. Celui-ci ne put même pas se débattre, il l'avait vraiment pris de court. Alors que Leylans leur criait sa joie en sautant et en leur serrant tour à tour les mains, l'inconnu demanda un Kleenex à sa bien-aimée avant de se moucher avec hargne. Sa petite copine ne tarda pas à l'imiter avant de faire un petit geste soudainement très rapide d'au revoir au gamin. Ce dernier avait vite fait de dégager, intéressé par une nouvelle chose lambda.

« Génial, je suis génial ! »

Dans sa course, il prit une dame dans ses bras, fit quelques pas de danse en l'emportant dans sa bonne humeur avant de repartir comme un malade. Avec ses deux jambes libres, ses vêtements qui n'allaient pas tarder à sécher et la nouvelle crasse qui se collait à ses pieds, l'albinos était tellement heureux qu'il avait envie de franchir la mer Méditerranée à la nage, se marier et jouer au basket en même temps. Voilà : un bon incendie de fait !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Sang-Pure
avatar
Age : 34

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Conteuse, bibliothécaire
Pouvoir :: Affinité d'âme
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé) Jeu 25 Fév - 16:21
La Capienne est au centre de la place, pas trop loin d’un officier des sapeurs-pompiers, en train d’expliquer l’agencement du manoir et de parler de ce qui va se passer dans les prochaines heures. Un couple de policiers sont là aussi, ce qui était tout à fait normal, car après un incendie, il y’a toujours une enquête, que ce soit pour identifier la source de l’incident et attribuer des responsabilités pour les assurances. La conversation était assez posée car les rapports des combattants du feu présents dans l’établissement étaient encourageant et annonçaient une fin proche du sinistre. Lorsque la Princesse vit la Védin s’approcher d’elle, elle se sépara du groupe afin de lui parler en tête à tête et loin des oreilles indiscrètes car elle avait vu l’Asura responsable. Elle sourit poliment à la première phrase.

« - Ne vous inquiétez pas, je pense bien que ce fut par la force des choses que vous soyez allé à l’étage. J’espère que vous n’avez pas été blessée lors de cet incendie ! »

« - Non, personne n'a été blessé, sauf peut-être le pyromane lorsqu'il s'est défenestré pour s'enfuir. »


Puis, mentalement, elle nota les informations d’Atérys… Leylans ? Ce nom ne lui disait rien, mais elle saurait s’en rappeler… et demander des explications à la responsable des Asuras. Ça commençait à faire beaucoup de soucis dû à cette ethnie. Elle remercia avec un visage très sérieux les informations concernant le pyromane, qui seront d’ailleurs données aussi à la police avec une plainte ad hoc déposée demain, puis elle sourit, surement à cause des nerfs qui se détendaient enfin…

« - Tout à fait, je comprends. Reposez-vous bien et merci encore pour votre aide inespérée. Ne vous inquiétez pas pour vos affaires, prenez votre temps. Je vous suis redevable, Mlle von Markov, et je saurai m’en rappeler. »

« - Je vous remercie princesse. »

La jeune chasseresse politicienne s’inclina poliment face à cette déclaration et ne rajouta pas beaucoup plus de mots que ceux dus à la politesse, puis le tourbillon de l’effervescence englouti à nouveau les deux femmes, alors que les pompiers et les policiers s’approchaient d’elles, certains pour avoir des informations, d’autres pour s’assurer qu’ils n’avaient, Atérys et les autres employés, pas respiré trop de fumées. C’est donc sans avoir eu trop le temps de se dire au revoir que les deux interlocutrices se séparèrent. L’une pour rejoindre son antre et un repos bien mérité, l’autre pour s’enfoncer dans les méandres de l’administration judiciaire humaine et dans l’organisation d’un « après » à un incendie…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé)
Revenir en haut Aller en bas

Comment faire taire les voix dans sa tête pour les nuls. (Terminé)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Comment faire evoluer Elektek --> Elekable?
» comment faire evoluer insecateur?
» Comment faire un escalier ?
» [TUTO] Comment faire des arbres
» comment faire une haie ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yasashi Koji :: Zone RP :: Quartier Capien :: Helldream-