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Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé}

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Capien
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MessageSujet: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 14 Jan - 18:19
Encore une nouvelle après-midi à faire de l’administratif. La routine, encore et encore. Certaines choses ne changeaient jamais, comme la propension des Capiens à lui envoyer un nombre indécent de lettres, d’invitations et de faire-part, comme si elle était assez douée pour se scinder en quinze et savoir rejoindre toutes les fêtes ayant lieu sur Yasashi Koji. Mais elle savait aussi qu’en tant que Princesse, elle était invitée de partout surtout par politesse, et quelque fois par intérêt politique. La lettre qu’elle attendait le plus, la réponse à sa plainte officielle envoyée à la responsable des Asura, n’était pas encore arrivée. Elle ne savait même pas si elle devait en attendre une, même si la moindre des politesses serait de s’en donner la peine. Les Asura n’auraient ils aucune éducation ? Elle n’en savait rien, mais commençait à croire surtout que ces derniers, pour une raison qui lui échappait, nourrissait une haine particulière, soit à son encontre, soit envers la charge qu’elle représentait. Entre l’agression et le pyromane dernièrement, son attention était fixée sur cette ethnie qui avait un certain passif avec la Princesse.

Absinthe était là, avec elle, à lire le courrier, à répondre et conseiller la monarque dans ses choix de réponses, dans l’ambiance douce qui était devenue routinière entre les deux femmes devenues amies. Les plumes grattaient le papier, doucement, répandant l’encre dans des arabesques gracieuses et maitrisées. La conversation était légère, détendue, parlant de tout et de rien, légèrement décousue car interrompue parfois lorsqu’une missive demandait plus de concentration. Des histoires de réceptions, les nouvelles du monde, quelques potins sur telle ou telle famille, sur tel fait divers qui animait le quartier. Une après-midi laborieuse rythmée par le travail de bureau, animée par une conversation simple, tout ce qu’attendait la Princesse, mais ceci n’allait pas durer. Un carillon résonna au rez-de-chaussée, un visiteur qui passait par le Manoir ? Étonnant à cette heure-ci. De loin, Gwihir entendit la voix d’Alfred interroger le nouveau venu. Ils parlaient trop doucement pour que la Princesse ne puisse les écouter, mais dans le bureau, la discussion s’était arrêtée à peine la cloche avait sonné. Dans un silence attentif elles continuèrent leur écriture, jusqu’à ce que des bruits de pas leur parviennent depuis le couloir. Deux personnes approchaient. Elles posèrent leurs plumes et pointèrent leurs regards vers la porte qui bien vite laissa le passage à un homme vêtu à la mode des humains accompagné du majordome de la maison. Le nouveau venu s’inclina bien bas avant de prendre la parole.

« - Princesse, Lady Feuerbach, recevez mes respects.
- Recevez mes respects, Guillaume. Que me vaut le plaisir de votre visite ?
»


L’homme tritura ses doigts un instant, semblant hésiter, mettant son poids sur un pied, puis sur l’autre, le regard légèrement fuyant. Puis il se lança…

« - Princesse. Vous… m’avez demandé, … recruté, ainsi que deux frères… pour… »


La Capienne l’interrompit, de sa voix douce. Elle n’était pas énervée, ni tranchante, elle montrait juste qu’elle savait bien ce que faisait « ses » Capiens, et qu’elle n’avait pas besoin d’un rappel pour la forme.

« - Je sais, Jean, Yohann et vous avez eu la mission de suivre et surveiller M. Rechel. Pas de le tenir à la culotte, mais plus de faire des pointages afin de voir si ma confiance en lui était bien placée. Quel est le problème ? Vous-a-t-il repérés ?
- Non, Princesse. Nous n’avons jamais été… c’est différent. »
Il regarda Absinthe, comme pour y trouver un soutien, mais cette dernière avait le même regard dur, attentif que la Princesse. Alors il se jeta à l’eau.
« - Depuis le dernier pointage, hier, vers dix-neuf heures, nous l’avions perdu de vue. Nous savons qu’il s’était rendu chez la Mac il y'a plusieurs jours, et que depuis, il semble fouiller la ville… Or hier, il s'est approché d'un regroupement de personnes, dans une rue du Quartier Sexire. Il était aux aguets et dès lors, afin de ne pas prendre le risque de nous faire découvrir, nous avions décidé de reprendre la filature et les pointages le lendemain, aujourd’hui. »


La Princesse le regardait de manière plus acéré encore. Elle voyait bien qu’il y avait anguille sous roche, qu’une information importante n’avait pas encore été articulée. Elle aimait ceci dans les discussions, mais beaucoup moins dans les rapports, surtout lorsque ça concerne quelqu’un dont elle est proche, l’un de ses Calices, une personne qui avait été blessée en la protégeant. Elle poussa l’homme à avancer dans son récit.

« - Et donc ? Vous avez repris contact avec lui ce matin ?
- Pas exactement. Il n’est pas rentré à son appartement de la nuit. Yohann était en planque dans l’appartement en face de la porte d’entrée, il ne l’aurait pas raté. Nous pensions… qu’il était resté chez une femme pour la nuit, sans faire plus de recherches.

- Et ? »


L’homme sembla avoir un petit regard implorant en direction des deux femmes, hésitant à donner ses informations. Il semblait pas loin de fuir, mais il avait un devoir et savait qu’il allait devoir bien à un moment se jeter à l’eau.

« - A neuf heures ce matin, nous avons initié le protocole de recherche, en contactant les… agents dormants. L’un d’entre eux nous a contacté il y’a peu. M. Rechel… est hospitalisé. »


Sous la surprise, Gwihir serra les poings bien fort, à s’en faire blanchir les jointures. Sa voix se fit glaciale malgré elle quand elle posa la question suivante.

« - Que s’est-il passé ?
- Nous… nous ne le savons pas encore. Il semblerait qu’il ait été attaqué…

- Des hommes ? Armes à feu ?
- …

- Ne crains rien, je ne vous avais pas demandé de le protéger, juste de le surveiller de loin. Dis-moi ce que tu sais.

- Un seul. Selon toute vraisemblance… un… Védin. Ou un Mythe avec des pouvoirs sur les plantes…
- … Et… comment va-t-il ?
- Il est… inconscient, dans le coma.
»


La Princesse n’ajouta rien, semblant réfléchir. Un moment passa, puis un autre. Enfin, elle releva la tête, fixant le pauvre Guillaume dans les yeux. Dans les siens, il n’y avait pas de reproches, pas de punitions à attendre, du coup, il se détendit légèrement. Puis elle parla.

« - Merci, Guillaume. Tes frères et toi avez fait du bon travail. Vous pouvez lâcher les surveillances de sa maison et de son lieu de travail. J’ai confiance en la sécurité de l’hôpital, il devrait rien y risquer…
- … Euh…
- Oui ?

- … Son… son combat, ou son agression… a eu lieu… à l’hôpital.
»


La Princesse serra les dents… La menace pouvait encore planer sur ce Sexire, sur son Calice, mais ce dernier avait clairement dit qu’il ne souhaitait pas que son statut de Calice soit connu. Les Capiens le surveillaient comme ils le faisaient pour toute menace possible envers la Princesse, ni plus ni moins. C’est ainsi qu’elle avait présenté la chose. Mais ordonner une protection était différent, et elle ne voulait pas ne pas respecter une des seules demandes de Sherlock. Elle hésita un moment, puis desserra les dents, souriant presque au jeune Capien.

« - Merci Guillaume. Je vais m’occuper des suites à donner. Tu peux te retirer, vous avez fait du bon travail. J’attends le rapport écrit pour dans deux jours.
- Oui, Princesse. Merci. »
Dit-il en se retirant, après une dernière révérence envers les deux dames.
« - Que comptes-tu faire, Gwihir ? » Demanda Absinthe à peine l’homme fut-il sorti.
« - Rien… Rien qui n’implique notre peuple pour l’instant, mon amie. J’ai besoin de comprendre et de savoir ce qui se passe. Mais… »
Puis elle tourna sa tête en direction de son majordome resté là.
« - Annulez mes entretiens de chaque jour entre seize et dix-huit heures. Et demandez à Elise de reprendre mes heures d’astreinte à la bibliothèque durant cette période.
- A vos ordres, Princesse.
»
Dit-il en se retirant, laissant les deux femmes seules.
« - Si… tu as besoin de moi, mon amie, n’hésite pas.
- Merci, Absinthe. Je n’y manquerai pas. Ceux qui s’en prennent à moi et à ceux qui sont liés à moi… Qu’ils prient pour une mort rapide…

- Ce sera ma joie de t’assister, mon amie, ma Princesse. »
Sourit-elle, d’un sourire carnassier. Elle n’était pas une des Juges Capiens sans avoir un certain plaisir à apporter une forme de justice « définitive »… Sans oublier qu’elle était une des trois seules personnes à connaitre le véritable lien qui lie le Sexire à sa Princesse.
« - Merci, je n’oublierai pas. »

Dans la pièce, le silence revint… Elles savaient qu’un jour, quelqu’un allait devoir payer… Et pas d’une once de chair, comme pour le Marchand de Venise, mais un prix bien plus cher… Et une douleur qui fera regretter longtemps de ne pas être mort de suite…


[petite ellipse]

Voilà une semaine que chaque jour, elle venait à l’hôpital, durant deux heures, pendant les heures de visites, pour voir Sherlock. Ce dernier avait tant changé. Lui qui faisait tant attention à son apparence, le voilà mal rasé, les joues émaciées. On dirait qu’il a pris presque vingt ans. Sans compter les innombrables tuyaux, tubes et cathéters qui le maintiennent en vie et le font surtout ressembler à un cyborg dont la berceuse serait une cacophonie arythmique de « bip bip » et de « toc toc ». Chaque jour, elle est venue, la première fois avec un bouquet de fleurs, des chrysanthèmes violets dont le parfum embaumait la pièce. Mais depuis, elle venait les mains vides, parlant à elle-même des fois, lisant d’autres fois. Mais plus le temps passait sans bonnes nouvelles et plus son humeur devenait massacrante…

Mais ce jeudi, son esprit était encore plus empli de rage. Voilà une semaine qu’elle n’avait eu de réponses de la part des Asura. Si l’agression de Sherlock ne semblait pas être de leur fait, la Capienne ne croyait pas aux coïncidences. Après une agression de la part d’un Asura armé, voilà que la personne qui l’avait protégée se faisait agresser à son tour. Puis un autre Asura venait bouter un incendie chez elle. La rage la prenait au corps et pour une fois, alors qu’elle était seule avec Sherlock dans la chambre d’hôpital, elle ne se gênait pas pour la laisser complètement prendre le contrôle. Elle était ainsi debout, vêtue d’un ensemble de saison, légèrement plus chaud que sa robe émeraude, face au lit. Mais ce n’est pas le visage de Sherlock qu’elle voit, elle regarde plus loin, elle cherche le visage de la personne qui tire les fils. Et ses yeux sont plein de rage, plein de haine envers celui ou celle qui serait responsable de cela. Son sourire est inexistant, juste un trait colérique sur son visage alors qu’au fond de ses iris, un reflet brun brille par intermittence. De ses deux mains, elle se tient à l’armature d’acier du lit d’hôpital, mais ce dernier n’est pas fait pour supporter la violence aveugle qui se déchaine dans le corps de la Capienne et le métal se voit compressé par les mains, jusqu’à en avoir le motif imprimé dans la structure.
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Ven 15 Jan - 15:01
Han !


Perdu, Sherlock regarda à droite, à gauche, où était-il ? Que ce passait-il ? Mais une main douce lui caressa la joue, cette chaleur… il la reconnaitrait entre mille. Spontanément, son corps se détendit et se laissa aller à ces petites attentions. Le décor lui était familier : la roulotte. Sous sa tête, les genoux de la femme qui fait battre son cœur, et ses longues jambes étaient étendues dans le lit une place qui leur servait. Heureux, il ferma les yeux et la voix d’Anah le berça :
    « - Et bah, tu as mis du temps à revenir à toi !
    - Revenir… ?
    - Tu te souviens de rien ? Avec tout ce que tu as pris, normal que tu sois dans cet état. Faudrait que tu apprennes à t’arrêter de temps en temps.
    - On était chez Mme Tharys ?
    - Yep et ses fameux cocktails…
    - Je comprends mieux pourquoi je me sens en vrac. Rires. Et qu’est-ce qu’on y faisait ?
    - Même ça tu as oublié ?! N’aurais-tu pas essayé les…
    - Les cigares de M. Thompson ? Sans doute.
    - T’es incorrigible ! Je comprends mieux pourquoi tes baisers puaient !
    - Dommage que je ne me souvienne pas de cette nuit car dans cet état je suis très… demandeur. Je ne t’ai pas fait de mal au moins ?! Dit-il inquiet.
    - Le jour où tu me feras mal, les poulpes auront des dents. T’es un gentil toi, même éméché tu ne me feras jamais mal… Elle ajouta sur le ton de la confidence : Et puis, je t’avoue qu’un peu de brusquerie ne me dérange pas…
    - Ahhhhh ! Je le savais ! T’es une masoooo~
    - Tais toi toi, c’est pas vrai ! En lui donnant un coup de coussin. Ils rigolent.
    - Non mais, plus sérieusement, on y était pour quoi déjà ? »

La demoiselle mit dans le champ visuel du Sexire sa main gauche, l’annulaire en évidence.
    « - L’homme qui te l’a offert a bon goût.
    - Normal, il m'a choisie.»

Ils s’embrassèrent, sourire aux lèvres. Puis elle continua, boudeuse.
    « - Tu ne te souviens même pas de l’annonce de nos fiançailles… Maintenant qu’elle me va bien, je l’ai montrée à tout le monde ! Beaucoup était encore suspicieux et un bon nombre de filles espéraient encore. Je crois que tu vas réparer des cœurs dans peu de temps…
    - Ça tombe bien, j’ai toujours aimé la cardio…
    - Regarde ! SR & AN, 01/01/92. » Fit elle en retirant l’alliance et mon montrant les gravures.

Le regard de l’homme s’assombrit immédiatement, sa voix repassa à celle qu’on lui connaissait plus, moins roucoulante.
    « - Anah… D’où…
    - Tu connais bien cette date, non… ?
    - Anah, je peux t’expl… Arhg ! »

Dans la main qu’il n’avait pas vu, un couteau de cuisine attaqua sa chair, sans ménagement… plusieurs fois.
    « Tout est de ta faute !!! Ta faute !! TA FAUTE !!! »


-----♫----

Doucement, la fréquence cardiaque s’élevait, ainsi que le nombre des cycles respiratoires écrit en chiffres jaunes. La buée de son masque se faisait de plus en plus tenace alors que les courbes s’affolaient sur le scop. Même fermés, on pouvait remarquer que ses globes oculaires bougeaient, accompagnés de temps en temps par un léger mouvement de la tête. Son corps se rebranchait doucement à sa conscience embrumée par les psychotropes. Un œil qui s’ouvre, puis se referme, tentative de faire les deux en même temps sans réelle fixation du regard… Il émergeait. Son visage, si calme quand il dormait, se déformait de plus en plus : les maux étaient au rendez-vous. Le chaos des bips sonores l’agaçait et plus il avançait dans le monde des vivants, plus montait en lui une irritabilité douloureuse. Pas de tabac, un esprit entravé, la torture d’un corps affaibli et cette Capienne, si proche. Le Sexire le ressentait, il connaissait cette sensation. Sa tête roula d’un côté et finalement, son regard d’acier se posa enfin sur elle, enfiévré, confus, sans éclat. Où était passée toute sa prestance ? Son flegme ? Son aura mystérieuse… ? Là, il n’était qu’un homme troué, aussi simplement que ça.

Ses bras tendirent les contentions qu’on lui avait mises, une fois, puis une seconde fois, plus fortement… mais ils retombèrent mollement sur le lit. Doucement, il referma les yeux. Tous ses gestes étaient minimes, ‘‘réfléchis’’ par souci d’économie d’énergie. Alors qu’il ne payait pas de mine à l’extérieur, en lui, brûlait un feu sauvage. Il avait faim… Une faim dévorante, lancinante, paroxystique. Cette femme, si loin, il en avait besoin. Son corps la voulait, désirait cette Capienne qui chatouillait ses envies et exacerbait son appétit. Dans son esprit, c’était la panique : gérer ses pensées, ses envies, sa douleur, l’abrutissante morphine, son désir et, avec un peu de chance, son corps. Une accumulation de quelques semaines de jeun, une semaine de coma et de soins intensifs et une drogue euphorisante… Cocktail explosif et trop dur à gérer, même pour Sherlock. Ses muscles se bandèrent, encore une fois, maltraitant les sangles et les cathéters implantés dans ses veines. Sa voix déformée par la semaine de silence murmura dans un souffle…
    « Get out… »

L’avait-elle entendu ? Entre le masque et la symphonie de signaux sonores…
    « Please… Get out… »

Il est capable de lui faire du mal et ça… il ne le veut pas.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Sam 16 Jan - 11:00
La Capienne était là, à attendre le réveil de l’un de ses Calices depuis à peu près une semaine, pour ça, elle avait dû supporter les regards des équipes médicales, et même avait été convoquée au commissariat de Yasashi Koji pour répondre à des questions intrusives. Mais tout ça n’avait rien été, rien par rapport à la possibilité de savoir ce qui se passait autour d’elle. Elle voulait comprendre ce qui rendait cet hiver si conflictuel. Mais maintenant que Sherlock s’éveille, ses premiers mots, ses premiers mots pour elle, n’étaient pas de ceux qu’elle avait envie d’entendre.

« Please… Get out… »


Ainsi, à peine sorti de son coma, sa première demande était de lui demander de partir ? Déjà qu’elle n’avait pas le sourire sur son visage, cette première déception fini de lui donner une humeur massacrante. Ses yeux devinrent deux fentes menaçantes une fois qu’elle eut bien compris les mots, qu’aucun doute ne subsistait dans son esprit. Elle se rendit compte que la rage continuait à monter en elle quand elle entendit l’armature de métal du lit crisser sous la pression de ses mains. Elle inspira profondément, faisant le calme dans ses idées, mais son visage resta fermé, son regard chargé de violence mal retenue. Elle qui espérait pouvoir soutenir Sherlock, qui voulait entendre le fin mot de cette affaire, voilà qu’il la repoussait. Elle se recula un peu, de cinq-six pas, tournant le dos à l’Anglais pour faire face aux fenêtres… Là-bas, le monde continuait son chemin, et parmi toutes les fourmis qu’elle voyait courir dans les rues, une partie d’entre eux faisaient partie d’une conspiration. Et elle comptait bien savoir qui. Et leur arracher les intestins à mains nues… Elle souffla alors que dans sa voix résonnait encore un peu un fond de menace. Et le vouvoiement passa aux orties…

« - … Est-ce ce que tu veux, vraiment ? Que je parte ? Je ne me retournerai pas, si c’est le cas. »


Elle n’était pas du genre à s’attacher inutilement, ni à pleurer en cas de rejet. Tout au plus, suivant les mots qu’il lui dirait, elle pourrait retourner le lit. Mais si Sherlock voulait rompre les liens, soit. Il n’est pas un larbin, il n’est pas un esclave, il est libre. Elle espérait mieux, elle espérait plus, de la confiance, de la loyauté, mais elle ne pouvait pas l’imposer. Que pouvait en être la raison ? Avait-il honte de sa défaite dans un combat ? Avait-il peur des Russes et ne voulait plus être impliqué dans leurs affaires maintenant qu’un Védin avait rejoint l’équation ? Peut-être était-ce ceci, il craignait pour sa vie. Soit ! La Princesse s’arrangera elle-même avec ceux qui la chassent, ça ne fera qu’un reproche de plus à transformer en douleur…
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mer 20 Jan - 14:22
Partez… Je vous en prie, partez… Je ne veux pas que vous me voyez ainsi… Partez… Je n’arrive plus, je n’ai pas la force… Pitié partez… partez… par…

Cette désinvolture, cette politesse, ce flegme… tout était fait pour rester distant finalement, pour cacher ce qu’il était au plus profond de lui : un Sexire. Celui qui attire ses proies par ses mouvements et ses paroles, celui qui dévore et viole ce qui a de plus intime, l’être qui détruit psychologiquement ses victimes pour s’en nourrir avec avidité. Plus on y réfléchit, plus on se dit que Sherlock se battait contre cet aspect de son être, refusant de se l’admettre… Mais à force de vouloir contenir l’Envie, elle en devient pernicieuse. Elle attendait le meilleur moment pour prendre le contrôle et assouvir ses pulsions les plus refoulées. Tellement d’années de restrictions… il était temps de lui rendre la monnaie de sa pièce. Au fond de lui, cette âme maltraitée par son corps espérait que la Princesse comprenne ou le tue sur le coup. Les Capiens ne sont pas si loin des incubes actuels : eux aussi sont rongés par la folie en temps de jeun, pouvant parfois provoquer un bon nombre de mort. Combien de fois les journaux ont parlé d’un parent qui a assassiné de sang froid toute sa famille ? D’explosions dans les salles de concerts ? C’était l’étouffement des Mythes qui provoquaient ces scénarii toujours plus catastrophiques et improbables.

Le bruit de draps qu’on déplace et les signaux sonores exacerbés firent tiquer la jeune femme qui se retourna : Sherlock est devant elle, droit, debout, les cathéters arrachés pour la plupart. Dans ses yeux, pas l’ombre d’un doute : ce n’était pas l’homme qu’elle avait connu mais juste un Sexire affamé. Inflexible, elle chercha en lui l’étincelle d’intelligence, l’esprit qui perdait le contrôle d’un désir trop envahissant. Mais elle se laissa faire quand il retira avec plus ou moins d’agressivité son bas et quand il la plaqua contre cette dite fenêtre, les mains sous ses cuisses la maintenant fermement. Non, ce n’était pas son amant soucieux de douceurs et d’attentions… Il était brusque, impatient. Comme pour se venger, la victime planta avec puissance ses crocs dans sa chair : mais cela ne l’arrêta nullement, à peine ralenti par la douleur vive. En y regardant de plus près, ses coups de reins n’étaient pas si agressifs, et ses paumes, pas si douloureuses. Quelque chose tentait de rendre ce moment moins dévastateur qu’il ne devrait être. À la fois en le raccourcissant au maximum et en tentant de respecter la dame qu’il avait dans les bras. Comme quoi, l’âme de Sherlock n’était pas si lointaine finalement.

L’instant ne dura pas, et sa jouissance vint très rapidement, chose que la Princesse n’avait jamais connue. Ses jambes lâchèrent mais d’un mouvement vif, il engloba sa tête de ses doigts longilignes pour la protéger du rebord de fenêtre et de la rencontre avec le mur. Il la plaqua ainsi contre lui, essoufflé. L’Anglais cacha son visage dans la nuque de la demoiselle, trop honteux pour braver son regard. Elle venait de voir l’aspect qu’il détestait le plus de sa personne. Dire qu’il était désolé, gêné, qu’il s’en voulait pour ça, haïssait cet aspect de lui, tout ça à la fois ne suffisait pas à exprimer un centième de son trouble. Par le passé, cet état ne s’était déclaré que deux fois : la première fois où il sut ce qu’est le désir et la seconde pour punir quelqu’un. Maintenant, c’était la troisième fois en 106 ans…
    « Pitié Princesse, dites moi que vous êtes sous contraception… »

Le violoniste était à nouveau de ce monde mais dans un état bien plus désastreux que prévu. Son visage n’avait pas perdu une ride malgré cet incident : il n’avait fait qu’endormir le désir qui enflait en lui. À regret, il sortit de sa cachette osant rencontrer le regard inquisiteur de son amante. Il ne savait quoi dire : aucun mot n’était assez précis pour décrire ce qu’il ressentait.
    « Je suis… touché de vous voir ici… » Dit-il, sincère.

Et la porte claqua derrière eux : une infirmière et une dame au sex-appeal infini.
    « Merde ! Evelyne, prends le en charge. Demoiselle, vous allez bien ? Nous sommes confus.. Je.. Hu… »

La Sexire (car ce ne pouvait être que ça) attrapa Sherlock par le bras et l’embarqua dans la salle de bain. Lui, ayant l’habitude de l’hôpital, la suivit. L’infirmière, voyant la larme pourpre, se rassura et alla vers la Capienne :
    « Au moins je n’ai pas à vous expliquer sa réaction… J’ai vu trop tard qu’il s’était réveillé et le temps de chercher Evelyne… Je suis terriblement navrée. Vous n’avez rien..? Je peux vous aider en quelque chose..? N’était-il pas censé être attaché..? Venez, je vous aide… »

Effectivement, les sangles étaient parfaitement fonctionnelles. Pas de casse, pas de fêlures…

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mer 20 Jan - 14:55
Le regard de la Princesse, posé sur le Sexire n’avait pas cillé. Bien sûr qu’elle connaissait la souffrance infinie qu’était la Soif, elle savait aussi combien il était dur de devoir se retenir de mordre dans les périodes de jeûne, mais voir l’animal qu’il était devenu sous cette impulsion l’avait déçue quelque peu. Dans son regard, il pouvait lire tout le jugement qu’elle se faisait de lui, de la force avec laquelle elle voyait en mal ce moment de faiblesse de son corps. Les privations n’agissent pas chez tout le monde de la même manière, tout comme elle ne savait pas comment « fonctionnaient » effectivement les Sexires, si ce n’est une base théorique assez vague, mais tout de même. Et qu’est ce qui la blessait le plus ? Le fait d’avoir été prise de force ? Que n’importe quelle femme ai pu faire l’affaire ? Ou ce regard implorant après cet acte, comme une dernière reculade, une dernière envie de piétiner ce qui lui restait d’honneur… Ce qui lui fit lâcher dans un sourire presque tendre, si seulement ses deux yeux n’étaient de glace, avant que l’infirmière ne l’emporte…

« - Je crains bien que non… mais vous êtes homme à assumer… vos erreurs, n’est-ce pas ? »


Avant qu’il ne puisse rétorquer quoi que ce soit, l’infirmière Sexire l’emmena dans une autre pièce. Chanceux, le bonhomme, d’avoir un personnel hospitalier capable de donner du leur à ce point, en tout cas. Puis Gwihir regarda l’autre infirmière, celle qui était restée avec elle et qui était en train de se confondre en excuses et en propositions d’aide. Gwihir regarda sa robe partiellement déchirée… Ses mains passaient le long des déchirures pour estimer les dégâts, puis… une main passa sur son intimité forcée encore souillée de fluides. Elle releva la tête, fit face à l’interne médicale et lui demanda simplement…

« - Y’a-t-il moyen que je puisse prendre une douche ? Et peut-être vous emprunter un ensemble de robe de chambre, afin de m’habiller en attendant que des habits propres me soient amenés ? »


Laissant le temps à son interlocutrice pour répondre, elle dégaina rapidement son téléphone. Un numéro préenregistré fut composé. Moins d’une sonnerie résonna quand une voix d’homme répondit.

« - Princesse ?
- Albert. Vient me livrer un jeu de vêtements complets à l’hôpital, je te prie.

- Un souci, Madame ?
- Je ne souhaite pas en parler au téléphone.

- Bien, je fais au plus vite. »


Puis elle raccrocha. Rapide, efficace, son majordome serait là sous peu, le temps de traverser la ville. Vingt minutes ? Trente ? Peut-être moins, mais en attendant, elle ne pouvait ni ne voulait sortir de cette chambre d’hôpital, pas dans cet état. Elle regardait toujours l’infirmière, mais au fond de ses yeux, il n’y avait pas de signe de peur ou d’imploration, juste une rage sourde et froide.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mer 20 Jan - 15:04
Une voix reconnaissable s’éleva. Cependant, ces accents et les prononciations plus anglicisées heurtèrent leurs oreilles, que se soit sur les mots transparents ou sur les mots bien français déformés :
    « Je vous laisse la douche Princess... Veuillez apporter du shampoing, évitez la bétadine je vous en serai reconnaissant, et une nouvelle serviette de bain. And my medic file... » Finit-il dans un soupir.

Il s’adressait à la demoiselle qui était avec lui avant d’ouvrir la porte, une serviette sur les hanches. Il n’avait perdu que quelques années et son visage révélait une fatigue intense. La façon dont jouait sa tempe insinuait aussi une souffrance sourde… Ses gestes étaient ralentis, minimalistes. Il était loin le droit et fier homme en costard. N’entendant aucun mouvement derrière lui, il claqua des doigts pour attirer son attention et fit de manière plus autoritaire :
    « Hey, did you hear me ? Faites ! »

L’Anglais reposa son épaule contre le cadrant de la porte, ferma les yeux quelques instants et passa une main lasse sur ses yeux chauds. L’infirmière qui l’avait emmené dans la pièce sortit inquiète, mais partit sans attendre un signe de son amant de quelques minutes. L’irritabilité dont il faisait preuve ne lui ressemblait pas, lui qui est d’habitude si calme et retenu… Son masque ne résistait donc pas à une douleur vive, qu’elle soit mentale ou physique. Sa voix fut un souffle quasiment inarticulé :
    « Vous ajouterez dans mon dossier qu’il ne faut pas se contenter de contention au poignet. Si cette configuration se reproduit, c’est autour du cou qu’il faudra m’attacher. I’m… Je n’ai pas forcément l’intelligence de dégager la sangle dans cet état là… »

L’autre infirmière vint à lui, soucieuse. Il donnait l’impression qu’il allait s’effondrer, se briser en mille morceaux. Mais Sherlock refusa toute aide d’un geste franc de la main. Son regard se posa dans l’émeraude de la Capienne, embrumé mais droit.
    « Toutes les excuses du monde ne vous rendrons pas votre fierté Princess… Nor mine. »

Puis la porte principale s’ouvrit mais pas pour faire rentrer la Sexire, mais un homme avec une blouse blanche, un stéthoscope autour du cou et une paire de lunette sur le nez. Celui-ci rayonnait de joie et s’exclama après avoir fermé la porte :
    « - Ah Sherlock ! Alors, t’as toujours pas changé de prénom ? Tu m’feras pas croire que c’est ta vraie identité.
    - Docteur Rivaille… What a pleasure…
    - Tiens habille toi, sinon c’est toi qui va te faire culbuter. »

Le médecin balança un pyjama de l’hôpital que le violoniste réceptionna avec ses réflexes aiguisés : on pouvait aisément lire le méprit dans son regard pour ce personnage qu’il connaissait déjà que trop bien. Non, il n’avait pas choisi d’avoir ce prénom et s’il avait eu le droit d’influencer sa naissance, toute son énergie serait partie dans cette veine là. Péniblement le patient mit le pantalon alors que la conversation continuait :
    « Pourquoi tu voudrais ton dossier ? De toute façon, tu sais déjà tout donc lire des lignes pour lire… Ou peut-être que tu nous mens depuis le début ? Tu le reconnais enfin ? Et puis elle est passée où ta super-régénération ? Ton ‘‘méga’’ métabolisme ? J’le savais… Toi et tes connaissances, c’est que du vent. Là en est la preuve ! »

Trop fatigué pour le renvoyer sur les roses avec une phrase de son crue, il tendit simplement sa main : il voulait son dossier. Sournoisement, le jaloux lui balança les feuilles volantes à la tête avec une moue ‘oups, j’ai pas fait exprès’ et sortit, encore plus rayonnant qu’à son arrivée. À force d’être hautain et méprisant, les autres n’attendent qu’une seule occasion, aussi basse soit-elle. Alors qu’il entama un mouvement pour récupérer son dossier éparpillé, son équilibre malmené par les psychotropes le fit atterrir sur les genoux, une main sur la côté pour ne pas entièrement flancher. La douleur fut vive et son visage se tordit alors que l’infirmières vint à lui. Il refusa à nouveau sa sollicitude.

Effectivement, il était loin le Sherlock de la nuit des Calice…

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mer 20 Jan - 15:11
Gwihir regardait le spectacle sans en perdre une miette. Le docteur ès « courant d’air » ne semblait pas plus inquiet pour la santé de son patient, tout au plus donnait il l’impression d’être venu pour se moquer. D’un geste désinvolte, il lança même le dossier médical de Sherlock à ce dernier le faisant se répandre aux pieds des gens présents dans la salle. Un homme surement des plus plaisants à rencontrer et avec qui discuter… Une telle politesse et un tel respect, surement un homme qui fait honneur à sa corporation. A moins qu’il n’ait une colère particulière envers l’Anglais. Piquée par la curiosité de papivore, Gwihir jeta un coup d’œil sur les documents répandus au sol, sans vraiment rechercher une information en particulier. Le poison qui aurait pu le mettre dans cet état ? Des informations quant à des faiblesses ou des allergies ? Nul ne sait ce qu’elle cherchait vraiment ou si elle-même savait ce qu’elle regardait. Puis ses yeux tombèrent sur une des remarques d’ordre général de la page de garde de son dossier.

    Sensibilité de Sexire : Selon les observations du patient et de l’équipe hospitalière, les Capiennes.


Tient, tient, tient. Ainsi, sa faiblesse naturelle serait l’ethnie de la Princesse. Une pulsion non maitrisée de ses sens pour eux ? Voilà qui remettait certaines choses à leurs places. Pas besoin de sentiments, juste de quelques réflexes animaux. Son accès de rage précédente est surement à remettre dans ce contexte. Pas d’amour frustré qui explose, non, juste un instinct débridé par manque de volonté. L’avait-il suivie chez elle pour la même raison, uniquement par instinct copulatoire, sans autre raison ? Elle ne voulait pas le croire, mais ce petit doute s’immisça plus loin dans son esprit. Elle qui avait admiré la volonté et la maitrise de cet homme, le voilà qui s’en montrait bien loin… Qu’est ce qui avait bien pu se passer entre temps, entre ces deux moments ? Elle n’en avait aucune idée mais comptait bien le découvrir. Qu’est ce qui pouvait bien avoir mis son premier Calice dans cet état ? Elle hésitait encore sur ce qu’elle allait faire quand elle redressa la tête et la tourna vers la fenêtre comme si elle avait entendu un son, mais tout était silencieux. Dans sa barbe elle murmura…

« - Toujours aussi rapide, mon ami… »


Elle avait en effet « senti » * l’arrivée prochaine de son serviteur. Vu l’éloignement, elle avait le temps de se jeter sous la douche et lorsqu’elle en sortira, les habits auront été livrés. Elle regarda les deux infirmières, et leur dit simplement…

« - Je vais aller me laver, si vous permettez. Un des hommes de ma maison ne devrait plus tarder et m’apporter des habits propres. »


Les deux femmes n’ajoutèrent rien, opinèrent du chef et lui laissèrent le passage. Une fois dans la salle de bain, elle se dévêtit complètement, puis glissa sous l’eau chaude. Son contact détendit quelque peu la Capienne, feutrant les conversations qui se déroulaient de l’autre côté de la porte. Elle entendit bien Sherlock demander pour des patchs à la nicotine ainsi que pour un autre produit dont le nom ne disait rien à la Princesse. Puis l’eau coula, elle n’entendit rien durant un moment… Jusqu’à ce qu’elle entendit la porte s’ouvrir, laissant un pas familier entrer…

« - Madame, j’ai fait au plus vite.
- Merci Alfred. Vous avez trouvé facilement ?

- Les infirmières m’ont bien aidé. Dois-je rester ?

- Non, mon bon. Je dois parler en tête à tête. Attendez-moi à la voiture dans une heure, nous rentrerons au manoir ensemble.

- Très bien, Madame. »


Elle entendit la porte se fermer et ce fut le silence aqueux à nouveau. Elle finit tranquillement sa douche puis en sortit et commença à se sécher. Elle entendait toujours une des infirmières discuter avec Sherlock. Bon, ils ne seront pas seuls… Elle s’habilla enfin puis sortit de la salle de bain pour découvrir le gentleman sur le lit, avec une mine toujours usée même si son regard avait retrouvé un peu d’acuité. Dans ses mains, son dossier médical, et à côté de son lit, une infirmière, seule, assise sur une chaise. Des derniers mots échangé avant son irruption dans la pièce, il semblerait que la femme attende le bon vouloir de Sherlock pour récupérer le dossier médical et s’en aller… La Capienne ne fit aucun effort pour cacher sa présence et vint s’assoir sur une autre des chaises qui faisaient face au lit…

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mer 20 Jan - 15:19
Double pneumothorax en trois points, perforation aortique et gastrique, dissection de l’artère subclavière gauche, arrachement du plexus brachial gauche et multiples contusions sans point de sutures ainsi que des brûlures… En lisant et en interrogeant son infirmière, il sut que pour se dégager de son carcan naturel, ils durent utiliser un chalumeau d’où les marques sur son corps. Il siffla en voyant sa propre radio.
    « - À mes débuts, un homme pareil n’avait aucune chance. Vive le progrès… ! Lança-t-il dans rictus cynique. Qu’est-il advenu du Védin ? Demanda-t-il en rangeant les feuilles volantes.
    - Je ne sais pas, je vous ai récupéré ainsi il y a une semaine. Vous demanderez à votre médecin. Il saura vous répondre.
    - Ne me dites pas que je suis rattaché à cet incompétent… Rétorqua-t-il, presque menaçant.
    - Non, non ! Lui n’attendait qu’une chose : que vous vous réveilliez. Il me harcelait…
    - Ahw… Sherlock se laissa glisser dans son lit puis regarda tous les pousse-seringues. Reposez-moi un cathéter et remplacez tout ceci par du sérum physiologique… Il ne faut pas qu’ils se doutent de quelques choses. Cependant laissez-moi celle-ci. Et pourquoi pas celle-là…
    - Avec vos antécédents de toxicomanies ?
    - Vous êtes au faîte… J’aurais au moins essayé. Dit-il avec un sourire moqueur.
    - Mais…
    - Si vous me faites une batterie de tests, vous verrez que je suis aussi neuf qu’un bambin de vingt ans. On va dire que j’ai… un bon potentiel de soin.
    - Mais que vouliez-vous dire par ‘‘ils’’ ?
    - La Police pardi ! Si j’ai des contentions ce n’est pas pour le plaisir du bondage… C’est pourquoi je n’ai rien soigné de superficiel. Combien de temps suis-je censé rester ici officiellement ?
    - Six semaines. Le visage du Sexire s’assombrit, déjà harassé de cette longue, stérile et fade attente…
    - Veuillez me laisser. Je suis fatigué et j’ai besoin de parler à la Princesse. Il capta enfin le regard interrogateur de sa soignante et il ajouta, amer : Non, ce n’est pas un surnom mielleux : par votre incompétence j’ai violenté la Régente des Capiens…»

De normaux, les yeux de l’infirmière passèrent à deux soucoupes. Il lui tendit son dossier médical qu’elle prit par réflexe. Ainsi, elle quitta la pièce, toujours sous le choc. L’Anglais se posa confortablement dans le lit, se laissant quelques minutes pour fermer ses yeux lourds… Mais la journée n’était pas finie et il sentait le poids d’une paire d’émeraude sur lui. Depuis combien de temps était-elle là ? A-t-elle tout entendu ? Bah, de toute façon, rien n’était secret. Elle attendit l’attention du blessé et rentra dans le vif du sujet. Si la Capienne a l’œil, elle pourra voir que sa vilaine morsure n’était déjà qu’un mauvais rêve.
    « - Les Russes ? Ou bien est-ce plus compliqué ?
    - J’aurais préféré les Russes. Dit-il dans un rire jaune. Non, sous ordre de la trainée qui me sert de représentant hiérarchique, j’ai dû me lancer dans une enquête sur un Védin prénommé Ifaël. Il s’est avéré que je l’avais déjà rencontré par le passé mais sans savoir qui il était réellement. Mêlé à de l’if… mon ennemi le plus direct. En jouant finement, j’ai compris qu’il savait qui étaient réellement les Mythes et vu ses aptitudes de combat, je ne m’étonnerai pas s’il vient directement de la Kimatsu. Les Védins sont intemporels : avec cet aspect de vieille branche, on ne peut dire s’il a cinq ou bien cinq cents ans… De plus, par son analphabétisme, je pense qu’il est né avant les lois Ferry et son absence d’accent me fait penser qu’il est Français pure souche. C’est un combattant redoutable mais sans honneur. »

Et il posa son regard d’acier sur elle.

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 21 Jan - 14:55
Elle écoutait la conversation entre le patient et l’infirmière d’une oreille attentive. Elle espérait quelques informations croustillantes mal gardées, mais elle en fut pour ses frais. Rien de trop nouveau. Elle savait déjà qu’il était sous surveillance policière depuis qu’elle fut convoquée au commissariat. Puis elle nota qu’il partagea avec l’infirmière l’information de son rang. Le regard de cette dernière changea quand elle posa ses yeux sur elle. Crainte ? Peur ? Elle ne le savait pas et s’en moquait un peu, mais elle allait devoir veiller à ce que cette affaire reste secrète. Non pas qu’elle en soit blessée, mais elle ne comptait surtout pas voir ce sujet ressortir à une réunion capienne. Puis l’Anglais répondit à sa question une fois la femme partie. Le ton était redevenu sérieux, il n’était plus l’heure de badiner ou de tourner autour du pot.

« - Hum. L’analphabétisme continue de frapper des gens, même en France, je crois. Mais vous pensez qu’il est un vétéran de cette guerre ? Si c’est le cas, et ce que je suis disposée à croire, il va falloir agir avant qu’il ne « chasse » d’autres Mythes. »


Puis elle réfléchit un instant. Au moins le nom était connu, vu que même les policiers avaient cité ce nom. Mais pourquoi demander à un homme seul de le surveiller s’il y avait un doute ? Devait-il juste enquêter ou aussi faire taire la menace ? Si c’était le cas, il aurait dû être aidé, encadré, ne serait-ce que pour assurer un travail discret, loin des yeux des éventuels témoins.

« - J’imagine que pas tout ne s’est passé comme prévu. Mais avez-vous pu rendre un rapport circonstancié à votre… cheffe ? Est-ce que l’Exilée est au courant de vos découvertes ? Ou bien n’est-ce le cas et vous comptez sur mon aide dans ce domaine ? »


Elle eut un sourire mi-figue mi-raisin…

« - Je n’ai vu votre cheffe passer à votre chevet, avez-vous eu un moyen de la contacter ? »


Elle usait aussi de ses subordonnés comme elle le souhaitait, mais par contre, jamais comme chair à canon dont elle pouvait se séparer en cas d’échec. Et elle n’aimait pas voir que dans d’autres quartiers, les chefs s’arrogent des pouvoirs de vie et de mort sur leurs concitoyens. Ce n’est pas ainsi que les Mythes pourraient faire face à une nouvelle Kimatsu. Il fallait de l’organisation !
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Ven 22 Jan - 11:55
Ce qui est bien avec elle, c’est qu’elle comprend la situation sans explications fastidieuses : cela plaisait énormément à notre intellectuel. Souvent, on ne le suit pas ou on lui pose des questions inutiles et cela l’irrite. Elle, elle avançait à son rythme, relançant le débat avec justesse et dextérité. Que demander de plus..?
    « Certes, mais un illettré actuel ne parlerait pas avec cette qualité et s’il était trop jeune pour l’avoir appris, il n’aurait certainement pas utilisé le vouvoiement. Mais statistiquement parlant, vous êtes dans le vrai. »

Heuuu, vous vous souvenez de ce que je viens d’écrire juste au dessus ? Je le retire… Sherlock lança un regard condescendant à la demoiselle :
    « Dites moi quand aurais-je pu alors que vous avez assisté à mon réveil.. ? Il ne m’a pas laissé une minute de battement, sinon, soyez en sûre, j’aurais fait mon rapport. Et ne comptez pas sur elle, cette… femme, dit-il comme dégoûté, n’en a cure de ma santé. Je pense que ma mort l’aurait plus arrangée que ma survie actuelle. »

Il avait un sourire cynique sur ses traits et l’on toqua à la porte.
    « - Ah, Evelyne, vous êtes dans un parfait timing ! Je vous remercie.
    - Cependant je n’ai pas encore récupéré ce que vous m’avez demandé, il n’y en a pas dans ce service.
    - Allez le quérir à la pharmacie même et mettez le sur ma note. Je ne veux pas que l’hôpital prenne en charge cette dépense.
    - Je vais voir mais je ne vous promets rien. »

L’infirmière Sexire avait ramené deux feuilles blanches et un stylo. Elle repartit tout aussi rapidement. Jouant avec les boutons du lit, le violoniste se redressa dans son lit, ramena la tablette à lui et se mit à rédiger. Rapide, efficace, belle mais… quasiment illisible. Écriture de médecin oblige. Pendant qu’il mettait tout sur papier :
    « - En venant ici, vous allez sans doute être interrogé par la Police. Il faudrait que nous nous accordions sur les réponses…
    - Mais j'ai déjà été interrogée. De manière superficielle, soit-dit en passant. »

Sherlock fut surpris, ne cacha nullement son trouble et posa un regard perplexe sur la Princesse :
    « Vous.. me rendiez visite ? »

Elle sourit, d'un sourire amusé. La moquerie et la froideur disparurent de son regard un instant.
    « Tous les jours, en effet. »

Le cinquantenaire fit la carpe et sembla vraiment perturbé par cette révélation. Pour se redonner consistance, il continua son rapport avec véhémence. Après quelques secondes, son masque éclipsa ses émotions et il reprit le plus naturellement du monde :
    « - Et que vous ont-ils demandé ? Ainsi que vos réponses, il en va de soi.
    - Oh, des banalités... Quels étaient nos contacts... Contractuels et professionnels. Comment je vous connaissais, de par votre métier... Quel était-il, violoniste et soliste. Il tiqua. Des choses simples. Et ils m'ont parlé de ce Védin, Ifaël, savoir si je le connaissais et si j'avais une idée de ce qui avait pu vous mener tous les deux dans une chambre d'hôpital...
    - Voilà qui est malencontreux… mais je saurais réajuster le tir. Merci pour votre sincérité Princesse. »

Son perfectionnisme lui permit de plier les deux lettres exactement au tiers et il marqua avec de nobles arabesques l’adresse de réception. Sobrement, Sherlock signa d’un SR et les rangea dans un coin de sa tablette.
    « Effectivement, j’ai besoin de vous Princesse. Cette histoire n’est pas prête de se finir dans la joie et l’allégresse. Si je ne puis le faire taire, je devrais envisager des éventualités plus… radicales. Mais pour cela, j’ai besoin d’informations. Et c’est là où vous m’êtes utile : vous serez mes yeux et mes oreilles du monde extérieur vu que je suis enchaîné ici. Puis-je compter sur vous ? »

Malgré son corps encore faible, en son regard brûlait la flamme de la détermination et de la force. Il avait fait une erreur magistrale mais il comptait la rattraper coûte-que-coûte. Sa motivation était sans faille et il n’était pas homme à reculer ou ne pas assumer ses actes. Sa fierté en dépendait ainsi que son honneur. Il préférait mourir dans cette affaire que laisser du sang couler par son incompétence chronique.

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Ven 22 Jan - 14:56
Ah, que n’aurait-elle pas donné pour voir à nouveau cette grimace de surprise sur le visage du Sexire, si naturelle et pourtant si rare. Elle s’en trouva intérieurement amusée et ça allégea son humeur. Les humains l’auraient crue en disant que ses contacts étaient purement professionnels alors qu’elle venait ici tous les jours ? Bien sûr qu’ils pouvaient douter, et pourtant, jamais elle n’avait menti, après tout, un contrat de Calice avait bien été accepté par les deux parties et ce dernier pouvait s’habiller de bien d’oripeaux. Il aurait fallu pour les policiers demander plus d’informations, creuser un peu plus, mais ils n’en avaient eu ni l’envie ni les compétences, à voir. Elle remarqua aussi que Sherlock tiqua lorsqu’elle eut dit quel métier elle avait annoncé. Peut-être que son métier annoncé dans les registres du Commerce n’était pas celui-ci, mais elle ne pensait pas à mal et aurait été bien mal venue de répondre autre chose… Dommage pour l’Anglais que cette culture du secret ne lui joue des tours, mais elle ne pouvait pas inventer ce qu’elle ne savait pas. À lui de s’ouvrir mieux la prochaine fois. Elle le regarda écrire ses missives et demander un coup de main. La prendrait-il pour une postière ? Non, surement pas… mais alors, quelle aide ?

« - Compter, oui, bien sûr, dans les limites de mes moyens et de ce que me permette ma fonction. Qu’attendez-vous de ma part ? Et si je puis me permettre, pourquoi offrir votre loyauté si elle est si mal récompensée ? »


La question était dite sans malice, sans vouloir blesser, juste… avec une grande envie de comprendre. Car chez les Capiens, si les gens marchent droit, connaissent et respectent les règles, c’est bien parce qu’en échange, ils auront protection, aide et assistance de la part du Conseil. Si un Prince est inique, s’il néglige la vie de ses sujets, il sera rapidement déposé, comme ce fut déjà le cas dans de nombreuses cours. C’est là tout l’art de la politique. Offrir et recevoir, « give and take », comme disait justement le gentleman. Ça s’applique aussi bien entre les gens que vis-à-vis d’une autorité, quelle qu’elle soit…
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Lun 1 Fév - 1:53
Son regard se troubla. De quoi parlait-elle ? Était-elle en train de le réprimander sur "la mésaventure", comme il l'appelait si pudiquement ? Pourquoi mettrait-elle sa loyauté en lui après ça ? C'est ça sa question ? Non, non, elle ne serait pas si mesquine... Il a dû mal comprendre. Comme quoi, malgré son masque d'assurance, il était rongé par le regret et parfois entendait des choses qui de devraient pas être. L'Anglais se renfrogna :
    « Comment pourriez-vous me faire confiance après cet incident ? Sachez que j'aurais préféré qu'il n'ait pas eu lieu... Car je l'ai subit tout autant que vous. Cependant, puis-je vous rappeler que vous me devez une faveur ? Si je dois l'utiliser pour espérer avoir vos compétences, alors soit. »

Sherlock semblait désappointé et laissa à nouveau de la distance entre eux, plus froid. Il aurait pu plaider sa cause, lui demander de le pardonner, d'oublier voire de se faire racheter mais il avait de la fierté (disloquée mais tout de même). Tout ce qu'il pouvait faire, c'était de laisser le temps faire son œuvre et que la réflexion de la demoiselle fasse son chemin. Mais la réaction de la Princesse le laissa perplexe : elle aussi fut déçue de cette réponse et répliqua avec autant de chaleur que lui :
    « Je n'aime pas qu'on me rappelle ainsi mes dettes et devoirs. Comprenez qu'un service et un payement sont deux choses bien différentes. »

Le violoniste posa son regard glacé sur elle. Déjà qu'il n'était pas doué en relations "humaines" dans son état normal, alors imaginez après la journée voire la semaine qu'il vient de passer : tout verni s'était dissout. L'irrespectueux fronça ses paupières, réfléchissant à grande vitesse sur le pourquoi et le comment. Soudainement, l'évidence le frappa de plein fouet :
    « Ohw... Je vous demande de pardonner mon impertinence. La fatigue me rend idiot. Ma loyauté envers vous, j'espère vous l'avoir prouvé de bien des manières. Et sachez que vous êtes l'unique personne qui ait eu l'idée de me rendre visite. Cela prouve que vous êtes plus attaché à moi que je ne le pensais... Et pour cela, il me semble que la populace ressent de la reconnaissance... »

Manière bien cavalière de dire que c'était au dessus de lui mais que cela le touchait tout de même. Puis il revint à la question initiale :
    « Vous ne comprenez pas Princesse...?! À cause de mon erreur, il n'est plus question d'une quelconque fidélité. J'ai mis en danger tous nos équivalents car ce "Ifaël" sait ce que je suis : j'ai dû utiliser mes facultés pour sauver ma vie. Le sachant virulent, il a sans doute déjà raccordé sa pensée à mes actes. Donc, il n'y a pas que mon sang en jeu mais cela est bien un pari sur une nouvelle Kimatsu. Ne me croyez pas assez influençable pour le faire pour elle et ses beaux yeux : je ne suis pas de ce filon. Mais je suis un homme d'honneur et quand je fais une erreur, il en vient de ma responsabilité de la résoudre. Qu'importe le moyen... »

Toujours cette flamme de détermination dans ses yeux malgré ses traits tirés.... et le dégoût pour cette femme. Le boxeur fit embrasser les pulpes de ses doigts et reporta ses index à sa lèvre supérieure. Ainsi, il continua :
    « Ce que j'ai à vous demander n'a rien de très extravagant. Je souhaiterai une carte de l'île et avec ceci, un ordinateur portable. Pour le reste, j'ai besoin d'informations au préalable. Je vous demanderai aussi de revenir demain. Enfin, si cela ne vous dérange pas... »

Sherlock ne le dira jamais mais il est réellement touché par le geste de la Capienne. On pourrait dire qu'il est égocentrique ou imbu de lui-même, qu'il la traite comme toutes les autres mais vous serez dans le faux. Il ne le fait pas exprès. Sa vie est si pleine que beaucoup de choses lui passent au dessus. Il vit toujours seul et donc ne peut comprendre ce que certains appellent le "bon sens".

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mar 16 Fév - 10:46
Au fond du regard de la Capienne une flamme verte brillait. Rage ? Colère ? Surement un peu des deux, mêlées à de la fierté froissée, qui brillaient dans ce regard émeraude. Si la Princesse était une femme assez ouverte et capable de bien des accords, de bien des apaisements, le Sexire avait su pincer la seule corde qui avait le don de la faire monter sur ses grands chevaux, la seule fibre de son être qui lui fait monter les tours, celle de lui rappeler, sans délicatesse, une dette passée ou un service dû. Elle qui imaginait sa relation avec son Calice différemment avait eu, au détour de la conversation, une bonne douche froide. Une relation donnant-donnant, c’est tout ce qu’il désirait ? Soit, elle pourrait s’en accommoder, bien sûr. Les propos de la Princesse se firent cinglants, et la réaction désolée de l’Anglais lui mit du baume au cœur, légèrement, mais cet accès de rage interne était loin d’être calmé. Mais il y avait plus grave pour l’instant, une menace plus sensible, celle d’une nouvelle Kimatsu, ou d’un forcené tueur qui se remette à faire couler le sang des Anciennes Races. Dans les deux cas, il fallait éviter ceci. Elle prit une bonne inspiration, et reprit la parole. Sa voix était posée, mais légèrement froide encore.

« - Une carte de l’Île et un ordinateur ? C’est facile à obtenir, en effet. Je vous les apporterai demain, lors de ma visite. Je me sais surveillée par la police, donc ma venue, habituelle, ne sera pas sujette à interrogation de leur part. Besoin d’autres choses ? Et non en effet, ça ne me dérange pas. »


Elle mit bien de l’emphase sur le verbe. Souhaite-elle montrer là à quel point la distanciation du gentleman après leurs contacts pouvait lui faire mal ou combien la négation de tout bon sens pouvait briser des liens naissant entre eux deux ? A moins que ce ne soit pour elle une manière de montrer qu’il pourrait compter sur elle pour combattre la menace, pour éviter une nouvelle Kimatsu. Mais est-ce que c’est la bonne manière ? Visiblement, elle est moins habile pour jouer avec les mots lorsqu’elle est énervée, et surement moins bonne pour transmettre ses volontés.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mar 16 Fév - 18:50
Imperceptiblement, Sherlock se détendit : elle acceptait. Pour un ordinateur et une carte, la Capienne le suit… mais s’il demande plus, continuera-t-elle.. ? Un très léger sourire teinta ses traits fatigués et vieux : encore de quoi jouer.
    « Oui Princesse, j’aurais aussi besoin de vous pour remettre mes rapports à l’Exilé comme à la Mac. Pas forcément en main propre, mais ce devrait être fait dans les plus brefs délais. Avec un peu de chance, j’arriverai à avoir de meilleurs moyens ainsi que des informations insoupçonnées. »

Puis l’on toqua à la porte : l’infirmière mythe mais non Sexire.
    « - Le médecin refuse de vous donner des patchs de nicotine. Il pense que c’est le meilleur moment pour vous sevrer…
    - Soupir. Soit… Dites moi, quelles sont les horaires de visites ?
    - Le matin entre neuf et onze et l’après-midi, de seize à dix-huit.
    - Très bien, faites passer toutes les visites au matin : j'utiliserai mes talents d'acteurs. Pour le créneau de l’après-midi, n’acceptez personne si ce n’est Mlle Dreifiur ci-présente et ses amis. Inventez des soins, des siestes, des contrôles… Vous avez assez de jugeote pour.
    - Je ne vous promets rien… et je ne suis pas toujours dans ce service.
    - Faites passer le mot, quitte à l’écrire dans mon dossier. J’ai besoin de ces horaires pour travailler.
    - Je verrais ce que je pourrais faire…
    - Mais aussi, dès que la police viendra, je compte sur vous pour m’apporter une cruche ainsi que deux verres. J’ai… quelques petites idées pour alléger ma tâche.
    - N’aggravez pas votre cas…
    - Indolore, inodore, imperceptible. Cependant je requière toute votre coopération ainsi que votre confiance. Ils n’auront rien. Je ne ferai que les pister pour savoir leurs mouvements et par ceci, remonter à la clinique où notre Védin crèche.
    - Encore quelque chose.. ?
    - Vous pouvez disposer. Merci. »

L'infirmière partit, un peu aigrie par son patient. Il imposait toujours ses désirs... Il reporta son attention sur la femme à son chevet. Une tension grandit en lui et le violoniste tendit le bras pour augmenter la dose d’un des pousse-seringues. Il en avait besoin… À nouveau, on toqua à la porte :
    « - Après une fouille entière de l'hôpital, j'ai trouvé ce que vous m'avez demandé !
    - Evelyne, comment pourrais-je vous remercier ? Donnez la à la demoiselle ci-présente. Vous pensez bien que ce n'est pas pour moi...»

La nurse vint et remit une pilule unique à la Princesse.
    « Comme dit Princesse, je suis un "homme à assumer ses erreurs"...»

La pilule du lendemain. Un regard taquin rencontra un autre plus effusif.

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 18 Fév - 12:50
Gwihir regarda l’homme finir de plier les documents qu’il avait écrits durant le peu de temps calme qu’il eut depuis son réveil. Si elle devait bien reconnaître une chose, c’est que cet homme ne négligeait pas ses devoirs ni ses responsabilités. Par contre, soit il codait ses documents soit il avait une écriture particulièrement infecte à lire, ou alors un doux mélange des deux, ce qui réduirait d’autant la lisibilité des documents… L’effet des médicaments, peut-être ? Elle ne le savait pas et s’en fichait quelque peu. Pour toute autre personne, elle aurait profité du temps de la livraison pour en lire le contenu, mais son honneur de Capienne l’obligeait à certains respects, en particulier envers un de ses Calices. Ces deux lettres arriveront à bon port et en main propre dans la journée, à n’en point douter et sans que le sceau ou autre système de fermeture ne soit forcé.

« - Très bien, je m’en occuperai en sortant d’ici, en personne. »


Elle ramassa sa veste qui depuis son arrivée dans la pièce trônait sur le dossier de la chaise et plaça les deux lettres dans les replis de tissus, se préparant à partir, à rejoindre son serviteur et à aller faire son devoir de maitresse tout comme de Capienne, toutes les deux demandant des actions rapides. Que ce soit un simple devoir de livraison et d’achats de deux trois outils commun pour l’une, ou préparer certains de ses hommes à un embrasement en cas de conflit ouvert avec les Védins pour l’autre, elle allait avoir du pain sur la planche. Son cerveau commençait déjà à réfléchir à la suite, à ce qui allait advenir… Les Védins, à nouveau sur le chemin de la guerre ? Elle ne savait que penser de ce « Ifaël », mais elle avait déjà dans son esprit d’autres Védins qui seraient des cibles à éliminer avant une explosion de violence… Comme une éventuelle maire même si pour le moment elle lui a offert sa confiance… Elle allait devoir y réfléchir. Le temps semblait couler entre ses doigts comme tant de grains de sable, bien trop vite. Elle allait prendre congé lorsque l’infirmière arriva. S’en suivi un échange puis cette dernière lui tendit un médicament, que Sherlock pris… visiblement… plaisir à expliciter ? La Capienne, si normalement posée eut une violente bouffée de rage intérieure en croisant le regard taquin de son amant occasionnel. Est-ce que cette situation l’amusait à ce point ou était-ce sa manière de se distancier de son acte ? La Princesse eut son regard qui changea le temps d’un battement de cils, s’habillant d’un reflet brun. Dans le même instant, sa main serra de toutes ses forces, et lors qu’elle ouvrit à nouveau la main, une petite poussière blanche en glissa, emportée par le vent… Disparue, la gélule. Elle regarda l’Anglais dans les yeux, avec un sourire qui semblait hésiter entre le carnassier et l’amusé, et d’une voix très calme, trop calme, elle dit…

« - Je n’en doute pas. Et me réjouis de voir ceci. Sur ce, permettez-moi de me retirer. »


Et sans attendre de réelle réponse, que ce soit de l’infirmière ou du malade, elle se retourna dans un mouvement et ouvrit la porte. Derrière celle-ci, son serviteur attendait, visiblement, il n’avait quitté l’environnement de sa maitresse durant tout ce temps. Il s’inclina sur son passage puis lui emboîta le pas. Ainsi partit la Capienne. Son visage, lorsqu’elle s’engagea dans le couloir de l’hôpital était redevenu ce masque de porcelaine, cette apparence lointaine, comme si déjà ses pensées étaient toutes tournées vers un autre but, vers une réflexion lointaine, sur des plans à échafauder… Dans la pièce qu'elle venait de quitter, une voix masculine laissa échapper un petit mot avant que la porte ne se referme. Un simple : « - Merci. » De la Capienne, il ne vit aucune réaction, elle continua sa marche, l'avait elle entendu ? Alfred, pour sa part inclina la tête en direction de la porte, sans ajouter le moindre mot... Puis la porte se referma, laissant l'Anglais seul avec l'infirmière... Les Capiens étaient partis.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 18 Fév - 17:17
Qu’imaginait-il en donnant cette pilule à cette femme si fière ? Rien à vrai dire. Comme il a l’habitude de dire, qui ne tente rien n’a rien. Donc, il ne fut pas plus surpris de la colère et ni de la violence de la Princesse. L’infirmière, elle, réprima un frisson de peur. Non, ce qui importait à ce moment précis était tout autre.

Ce ‘‘Merci’’, ne le prenez pas pour un signe de faiblesse. Lui aussi est quelqu’un de très fier et d’indépendant. Dire ce genre de mot lui arrache la bouche et plus que vous pouvez l’imaginer. Cependant, il se devait de le dire car Gwihir, dans sa sagesse érudite, fit preuve d’une immense élasticité d’esprit. Là où beaucoup ne voient qu’un Sexire en quête de proie, elle, elle y voyait un homme dans sa complexité, dans son intellect propre et dans ses caprices particuliers. La Capienne n’était pas que attirée par son côté enchanteur, non. Sinon, après ce viol, elle aurait claqué la porte en le traitant de tous les noms d’oiseaux imaginables en portant plainte et refusant tout contact avec lui. Cette réaction aurait été tout à fait légitime. Comme elle aurait aussi pu l’étriper ou lui briser tous les os, un par un, avec sa force herculéenne. Mais non. Aucunement. Malgré le mal qu’il ensemence, elle continue à miser sur lui et ses travers. Et pour ça, rien que pour ça, Sherlock lui en était redevable.

Vous ne pouvez pas imaginer le nombre de fois où il fut victime d’une marginalisation rien qu’à cause de sa race. T’es un Sexire ? Donc tu ne sais que baiser non ? En amour, en amitié, dans son travail, dans ses loisirs, partout, il se faisait parasiter par cette ethnie qu’il se refusait. Plus le temps passait, moins il supportait les regards et ces idées préconçues. Ajoutons à ça, une incompatibilité mentale à ses besoins physiques et voilà ce que ça donne : un homme aigri, peu confiant et agressif. Il fut un temps de cet acabit mais quelqu’un changea sa vision de lui-même. Une personne de la même trempe que Gwihir. Quelqu’un qui savait pour lui, qui lui faisait confiance plus que lui ne se faisait confiance. Elle voyait bien au-delà de son physique et ça, juste ça, ça lui réchauffait le cœur.

Et pour toutes ces raisons, il voulait la remercier.

Le violoniste eut un haut de cœur, mettant sa main au niveau de sa bouche pour réprimer ses nausées. Evelyne vint auprès de lui, ne comprenant pas cette réaction si soudaine puis..
    « Vous êtes en train de vous empoisonner ! À quoi pensiez-vous ?! Vous êtes fou ! »

La Sexire connaissait parfaitement les aptitudes médicales du patient et savait donc que c’était intentionnel : elle se voyait encore régler la machine sur les doses légales. Sans attendre, elle fit diminuer la dose et chercha dans l’armoire un antidote.
    « - Qu’est ce qu’il vous a pris ?!
    - J’en… avais besoin. »

Blouse blanche administra quelques millilitres de produits dans le cathéter et quand elle voulut partir, une main forte la retint. En un regard, ils se comprirent et elle alla verrouiller la porte.

----♫----

Le médecin en charge de Sherlock passa après le repas. L’échange fut bref mais intense. Tout comme sa nuitée à vrai dire. Dès qu’il fermait les yeux, des cauchemars consumaient le peu d’énergie qui lui restait après ces diverses mésaventures. La police passa sur les coups de huit heures. Éreinté, à bout, il se permit de fermer quelques secondes ses yeux chauds et lourds. Le visage d’Ifaël, cette haine envers lui, hantait ses nuits ainsi que son esprit. Le Sexire savait parfaitement qu’il ne trouvera pas le repos tant qu’il n’avait pas de solution tangible à ce problème encore inextricable.

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Ven 19 Fév - 21:37

Il y a quelques jours, Miss Lulaby a reçu un appel qui disait que Sherlock était (encore) à l’hôpital. Le temps que les voisines du patient Sexire rassemblent quelques-unes de ses affaires pour les lui apporter, puis de trouver un moment de disponible pour elles pendant les heures de visites, quelques jours passent. Ce matin, Marie-Rose et Atérys sont libres toutes les deux. Il est alors temps d’aller voir le grand blessé.

Affaires en mains, elles vont vers l’établissement de soins, papotant de choses et d’autres pendant le trajet. Que voulez vous, après tout ce sont des femmes… Une fois entrées, elles sont dirigées vers le service approprié où est située la chambre de Sherlock. Elles croisent une infirmière qui en sort et qui, étonnement, reboutonne le bouton haut de sa tenue. Les deux femmes frappent à la porte et après y avoir été invité par l’occupant, elles entrent. Elles voient alors leur voisin allongé dans son lit, câblé sur différentes machines autour de lui et infusé par différentes drogues en sachet. Même si pour ce dernier point, cela ne doit pas trop le changer de d’habitude.

- Bonjour voisin.

- Bonjour Sherlock, comment ça va ?

Les deux femmes se placent alors au chevet de Sherlock pour lui parler et lui donner ses affaires.

- On t’a apporté quelques affaires. On a réussi a entrer chez toi car quelqu’un a encore cassé la porte d’entrée.

- Mais ne t’inquiètes pas, à part nous, personne n’est entrée chez toi.

- On a rapidement installé un rideau dans l’encadrement de la porte pour masquer l’intérieur de ton chez toi.

- D’ailleurs j’aime beaucoup le motif que t’a choisi Atérys.

- Tu veux parler des marguerites dans le champ de blé ? Je trouvait ça joli. Mais bon on s’égare Marie-Rose, nous sommes venus pour le grand blessé. Qui c’est qui t’a attaqué, qu’on lui fasse payer cet affront !!!

Atérys a alors pris une épée imaginaire et mime le fait qu’elle part en croisade contre l’ennemi de Sherlock. Avant de revenir à coté du lit, ayant repris son sérieux.

- Mais pour de vrai, je connais des gens dans la police si jamais tu cherche à le retrouver. Je peux toujours leur demander de m’aider pour t’aider.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Sam 20 Fév - 16:49
Sa sieste passée, le patient eut le droit à un passage rapide d’Evelyne pour s’assurer que ses soins personnels étaient encore effectifs : pas de secondes chances pour ce genre d’erreurs. Mais elle vit très vite qu’il n’en n’avait pas besoin et il la renvoya avec sa délicatesse maintenant légendaire. À son départ, de timides « toc-toc » retentirent et en un soupir, il autorisa l’entrée. Sa surprise fut à peine dissimulée quand ses deux voisines entrèrent dans la chambre. Ses lèvres s’étirèrent en un léger sourire malgré son aspect fatigué et faible.
    « Bonjour chères voisines, je ne m’attendais pas à vous voir. Si j’avais su, j’aurais demandé une toilette mieux réalisée… » Dit-il en tentant difficilement de se redresser. Un rictus de douleur déforma ses traits.

En effet, une barbe naissante lui mangeait les joues, les cernes accentuaient son regard lourd et ses pommettes ainsi que son corps avaient perdu de leur volume. Ses cheveux étaient encore plus en vrac qu’à son habitude, beaucoup plus sombres aussi. Mais l’éclat de ses yeux restait inchangé : c’était bien Sherlock qu’elles avaient en face d’elles et pas un corps drogué. Alors que les deux femmes palabraient sur la porte du violoniste, celui-ci jeta un coup d’œil aux affaires apportées : un nouveau costar et une chemise, des boxers/chaussettes, son peignoir pourpre, une paire de lunette et quelques bouquins. Il y avait encore deux-trois bricoles.
    « - Je ne sais comment vous remercier Mme Lulaby.
    - La dernière fois, vous n’aviez même pas de changes, je me suis dit qu’il serait bon de vous en apporter. Ainsi que ces livres : ils étaient déjà sortis de votre bibliothèque. Et je connais votre passion pour l’ennui… ! Puis, cette paire de lunette… Je ne savais pas que vous étiez myope !
    - Se sont des paires pour éviter de me fatiguer les yeux, rien de plus.
    - Votre appartement, mazette ! Il était dans un sacré état ! Comment pouvez-vous vivre dans un tel bazar ?!
    - ‘‘Était’’ ?!
    - Je n’ai rien touché, rassurez-vous. »Dit-elle en lui touchant le bras, sur le ton du secret.

Et le trentenaire se détendit après lui avoir lancé un regard suspicieux. Ses affaires et son ordre peu protocolaire lui tenaient à cœur : en le bouleversant, il perdait des informations critiques. C’est alors qu’il daigna répondre à la plus jeune des femmes dans un soupir las et détaché:
    « Un de vos congénères m’a rendu toute l’affection qu’il avait cumulé envers moi. L’enquête est en cours, les policiers m’ont rendu une charmante visite ce matin… »

Encore une fois, le miraculé tenta de bouger, mais minutieusement car le mal le rongeait dès qu’il osait contracter un de ses muscles. Et pour cause ! Une semaine dans le coma et autant de plaies, il y avait de quoi serrer les dents. Cependant, il restait fier et ne voulait pas se plaindre ni se faire plaindre.
    « Sinon, des nouvelles rue des Luthiers.. ? Oh ? Vous avez un nouvel amant Mme Lulaby ? Larguez le, il est marié et se joue de vous. Et vous, Mlle Atérys, la politique vous sied bien, vous avez pris 3 kilos depuis notre dernière rencontre… »

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Lun 22 Fév - 18:52

Sherlock était bien content que ses deux voisines préférées lui aient apporté des affaires de rechange si bien qu’il a même été gentil en remerciant Miss Lulaby, ce qui est assez rare pour le souligner. Ce qui a fait réfléchir la jeune Védin, c’est quand il a dit qu’un de ses congénères l’avait attaqué… Est-ce qu’il parlait d’un Védin ? Après tout, les premiers avaient été crées pour Kimatsu il y a près de 400 ans de cela et il existe beaucoup de plantes vivant plus longtemps que cela. Mais bon, il dit que l’enquête est en cours donc si jamais Atérys veut y jeter un œil, elle n’aura juste qu’à contacter son ami Megure à la police pour connaitre le fin mot de l’histoire.

Par contre une autre phrase, propre à Sherlock, a aussi interpelé Atérys… Elle a grossi ? Mais comment une plante peut grossir ? La morphine qu’il s’injecte doit être fortement dosée pour qu’il dise de telles inepties.

- Mais non je n’ai pas grossi… Tu trouve que j’ai pris du poids Marie-Rose ?

- Non, t’es toujours aussi belle et fraiche, comme une plante.

Tient, même Miss Lulaby peut faire des blagues. En même temps, elle a raison, Atérys est bien une plante…

- Tu vois Sherlock, ce n’est que tes yeux. Peut être que ma robe épaisse pour l’hiver te trompe mais en dessous c’est toujours pareil. Tu n’a qu’à vérifier par toi-même.

Pour confirmer ses dires, Atérys relève sa robe, dévoilant son corps au grand bléssé, depuis ses orteils jusqu'à son cou, avec juste un soutien gorge et une petite culotte pour masquer le minimum syndical.

- Ou alors se sont les effets secondaires de la morphine qui t’es injectée comme anti douleur.

Tout en remettant alors sa robe pour se rhabiller, la femme-lierre parlait au blessé de guerre.

- De toute façon nous étions juste venues pour te saluer et t’apporter quelques affaires alors on va te laisser te remettre de tes blessures.

- Oui tu as bien raison Atérys, laissons le se reposer. De toute façon, il a nos numéros de téléphone si jamais il a besoin d’autres affaires.

- Oui, bon rétablissement Sherlock.

La phrase de la jeune Védin a été ponctuée par un bisou sur la joue de Sherlock, de la part des deux voisines.

- Bon rétablissement M Rechel.

Et elles prennent la direction de la sortie.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mar 23 Fév - 9:04
Quand elle remonta sa robe, ce n’est pas une fuite gênée qui l’accueillit mais bien un soupir blasé : c’est quoi cette manie entre ces deux colloc’s ?! D’ailleurs, était-elle encore chez elle ? Mais le violoniste chassa ces interrogations : il n’avait pas le temps pour ça. Mme Lulaby était, elle, rougissante et ne savait pas où se mettre dans ce jeu de séduction tout à fait subliminal. C’est elle qui détourna le regard en tentant de penser à autre chose. Lui, tourna les pages de ses livres récemment récupérés, en attendant que la jeune femme cesse son caprice. Mais d’un regard fugace, il put voir des poignés d’amour plus gonflées qu’à leur habitude. Il existe bien des plantes grasses hein… (NDA : cadeau :p)
    « Bonne journée à vous. »

Quand les deux furies partirent, le patient laissa un regard exaspéré : comment pensaient-elles qu’il puisse utiliser son téléphone portable harnaché de la sorte & en étant au cœur même d’une enquête policière ? Définitivement, elles sont gentilles mais vraiment limitées… Ces machines étaient une condition sine qua non à sa survit : il n’allait pas les détraquer avec des ondes inutiles. Et puis, la police ne le lui autoriserait pas non plus. Sherlock frotta ses yeux, encore fatigué de toute cette histoire. Mais au moins, son plan était là, dessiné dans son crâne. Tout ce qu’il avait à faire, c’était attendre les réponses escomptées et les informations cachées.

Armé de son livre, il se passait le temps mais la fatigue le rongeait de plus en plus… Au fur et à mesure des pages, ses yeux se fermaient et doucement, il glissa dans le monde des songes, éreinté de sa nuit et de ses réflexions…

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mar 23 Fév - 16:12
C’est le lendemain que la Princesse revient au chevet de son Calice. Elle avait pris le temps la veille de remettre en main propre les lettres écrites par l’Anglais. Être une personne de rang l’avait aidée à passer quelques portes et rencontrer les bonnes personnes. Échanger quelques mots, et voilà la requête du gentleman accomplie. Plus tard, Alfred s’était fait un malin plaisir de prendre le temps d’aller acheter un ordinateur portable assez haut de gamme, un petit Asus ayant un écran de 15,6 pouces « Pour bien voir, papy. », 16 Go « de quoi bien faire fonctionner les jeux de votre petit-fils » et quelques autres choses IN-CROY-YABLES dont il n’avait que faire, tel qu’un nombre de port USB, voire même des ports USB 3 « Oh, mon dieu, vous imaginez pas le gain de temps ». Et même Windows 10 « Quelle bonne chose, ça ne plante plus ! » … Moui, Alfred n’en avait que faire, mais bon, ces humains qui survendent des objets, quitte à mentir, ça ne le faisait pas rêver, mais c’était une demande de sa patronne, alors voilà… Le jeune Sherlock aura juste une facture de 1'200 € jointe au colis. Et tant pis s’il aurait préféré un MacBook-Air-Pro-Tralala-pour-graphiste-en-herbe !

C’est donc une Capienne portant sous le bras un carton informatique et dans un sachet plastique un jeu de dix cartes de l’Île qui s’avançait dans le couloir de l’hôpital. Il était dans les quinze-seize heures, encore deux heures avant la fin des visites, son heure de routine, un peu. A tel point que les policiers en faction devant la chambre de Sherlock ne bronchèrent même pas, ni ne firent de geste pour venir fouiller les affaires de la demoiselle, à peine échangèrent ils un mot de politesses, quelques salutations et un geste respectueux avant qu’elle ne passe la porte. Puis elle entra.

L’Anglais dormait, visiblement sans cauchemars, paisiblement. Elle posa le long du lit sans faire de bruit le cornet contenant les cartes ainsi que le lourd carton contenant l’ordinateur qu’avait choisi son serviteur. Elle regarda le visage de Sherlock, qui, bien d’émacié gardait une certaine grâce, avec ses pommettes taillées à la serpe. Dans son sommeil, il semblait apaisé. Gwihir le couvait tranquillement du regard, sans oser le réveiller lorsque dans son lit, il tourna la tête, doucement, dans sa direction, avec un sourire tendre en travers de son visage. Ses yeux étaient fermés, faisait-il un bon rêve ? Était-ce le parfum de la Capienne qui le faisait sourire ainsi ? Puis, entre ses lèvres entre-ouvertes, il soupira…

« - … Anah… »

Mouais… C’est qui elle ? Hum… bon, l’a assez dormi, finalement ! La Capienne, dont le sourire attendrit eu un léger voile, décida de réveiller le malade doucement. De sa main, elle lui caressa la joue, petit geste attentionné. Elle savait qu’il n’en faudrait pas beaucoup plus pour réveiller l’homme se reposant dans ce lit.
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Mar 23 Fév - 19:10
Un doux contact le tira maladroitement de ses rêves… tellement succinctement qu’il y croyait encore et chercha mieux cette caresse chaude. Anah… C’est toi.. ? Cette paume au sommet de ses pommettes, ce délicat réveil… Il adorait ce genre de tendresse et de promiscuité lors de son retour dans le pays des vivants. Cependant, quand il ouvrit les yeux, la réalité lui éclata au visage : Sherlock fit un vif mouvement de recul pour se détacher de la Capienne et dans la seconde, s’assit sur le lit, comme piqué par on se sait quel moustique. Son regard était celui d’un animal qu’on aurait fait sursauter, à qui on aurait menti et son sourire se pinça en un rictus de douleur : ses brûlures venaient de se réveiller à cause de ce déplacement.
    « Princess… »

Rapidement, il chercha à se repérer dans le temps et un regard fugace à son scope lui donna la réponse : il venait de dormir 5 heures.
    « Ex-excusez moi Princesse… Je n’ai pas pour habitude de dormir aussi lourdement. »

Il passa une main sur son visage pour se frotter les yeux et pour se faire atterrir : non ce n’était pas sa bien aimée, non cette caresse n’était pas celle qu’il espérait et oui, bouge-toi, tu as perdu déjà tellement de temps, idiot. Le violoniste se détendit et la légère brume de fatigue s’était dissipée de son regard, qu’il reporta sur sa visiteuse. La jeune femme sourit doucement, sans sembler plus blessée que ça par le geste de recul.
    « - Il n'y a pas de mal... Je n'aurai pas dû entrer ainsi et rester silencieuse... Vous êtes vous bien reposé ?
    - J’hésite entre trop ou pas assez… »

Je pense qu’on a tous fait une sieste où, quand on se réveille, on est complètement dans le coltard sans réussir à en sortir. Sans attendre, il bidouilla les machines qui le surplombaient puis reporta son attention sur sa partenaire. Le patient fit jouer ses épaules et sa nuque puis s’étira comme un chat paresseux.
    « Alors, avez-vous réussi à réaliser tous mes caprices.. ? »

C’est alors qu’apparurent dans son champ de vision les cartes et ce carton. Son attitude se fit suspicieuse : un neuf ?!
    « - Un ordinateur prêté m’aurait suffit, vous savez…
    - Oh, mais au moins, vous l'aurez le temps qu'il faudra, et pourrez l'utiliser au mieux de ses capacités.
    - Certes… » Dit-il sans grande conviction.

Alors, comment annoncer qu’il est sur la paille..? Qu’aucun de ses précédents clients ne l’avaient encore payés comme il se doit ? Qu’en étant à l’hôpital, il n’a plus aucune entrée car c’est un libéral..? Qu’il avait déjà un ordinateur..? Il préféra garder ces soucis pour lui, trop fier pour l’annoncer à voix haute. J’entends déjà les mauvaises langues dire qu’il fume trop ou qu’il dépense en articles inutiles… Mais non. Violoniste, même professionnel, n’est pas un métier très rentable et ses sporadiques enquêtes ne l’aidaient pas à renflouer les caisses de manière significative. Puiser dans les fortunes familiales ? Même pas en rêve.

Laissant ainsi le laptop empaqueté, le Sexire prit une carte, la déplia et laissa filer son stylo. Bien sûr, il n’avait pas réussi à suivre le déplacement des policiers lors de son repos et donc, il y avait un hiatus assez handicapant. Tout en dessinant des lignes et en entourant des bâtiments jugés importants, il prit la parole sans quitter le plan du regard :
    « Je me demandais aussi, si je suis un Calice pour vous, qu'êtes vous pour moi ? Y'a-t-il un terme particulier ? »Dit-il en la regardant fugacement du coin de l’œil.

Quelques noms de rues lui disaient des trucs… surtout ce bâtiment en particulier : un vrai sourire fleurit sur ses traits.

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 25 Fév - 15:34
Le geste de recul de son amant, son petit bond de surprise avec la prise de distance aurait pu en blesser plus d’une, tant il fut naturel, comme s’ils n’avaient rien partagé et qu’elle avait empiété sur son espace vital. A tel point qu’il réussit à se faire mal dans son mouvement, bin au moins, si elle n’attendait pas d’explosion de sentimentalisme, elle s’imaginait à un accueil plus attentionné de la part de l’Anglais, mais non. Elle repoussa certaines idées au fond de sa tête tout comme un certain nombre de répliques assassines, et alla s’assoir sur la chaise qui faisait dos à la fenêtre. Pas besoin d’investir encore plus l’espace du gentleman en s’asseyant sur le rebord du lit, déjà que ce n’était pas dans les habitudes de la Capienne, elle s’imaginait bien le voir reculer sous la surprise, alors elle ne le fit pas. Elle soupira intérieurement, et reprit la parole, avec un sourire sur le visage.

« - Dans le pire des cas, s’il ne vous donne pas entière satisfaction, vous pourrez toujours l’offrir plus loin ou le revendre. Enfin… Et sinon apprenez que vos missives ont été distribuées. »


L’homme ne levait déjà plus les yeux sur elle, ni ne la regardait quand il parlait, tant il était absorbé dans la carte. A peine lui jeta-il un coup d’œil fugace lorsqu’il lui posa une question. Sobre, pour le moins, à moins que ce ne soit qu’un réflexe de politesse rapide involontaire au sein d’une pensée complètement tournée sur une enquête qui occultait la présence de la Princesse. Elle n’était pas narcissique, mais se faire ainsi reléguer au statut de plante verte à peine regardable avait tout de même de quoi la vexer et lui donner envie de rentrer s’occuper de ses affaires après avoir étranglé Sherlock avec ses draps. A moins qu’elle ne préfère mettre fin à ses jours en lui faisant manger les cartes et en l’étouffant avec un édredon. Non, non, elle n’était pas dérangée à l’idée d’être dégradée au statut de figurante, non, elle était juste née tendue, voyons. Mais bon, il était blessé, et elle savait aussi que c’était son esprit curieux et inquisiteur qui avait plu à son esprit. Il était ainsi, tant pis. Elle détourna le regard pour regarder par-dessus son épaule, à travers la fenêtre, le monde qui continuait de tourner. D’une voix posée, elle répondit doucement…

« - … Il n’y a pas de nom clairement défini… Ou plutôt… plusieurs, car il y’a plein de manières de vivre ce lien. Historiquement, nous parlons de Maitre ou de Sire, mais ces mots ne sont usités que par ceux qui espèrent continuer à faire vivre un passé aristocratique et autoritaire. Pour la majorité, nous utilisons le terme de Lié, afin de garder un sens transitif. Vous n’êtes que les Calices « de quelqu’un », tout comme nous ne pouvons être que les Liés « à quelqu’un ». Mais d’autres utilisent le terme de Parrain, car nous parrainons nos Calices afin de les faire entrer dans notre monde d’une certaine manière. Plus à l’est, en Roumanie et en Moldavie, nous disons Protector, « bouclier », en latin, car les Capiens ont un devoir de protection envers leurs Calices et ce lien est, à leurs yeux, particulièrement important. Et d’autres, dans l’Angleterre victorienne disaient se disaient Oncle. Une manière de dire que le Calice fait partie de la famille sans pour autant forcer un lien de filiation… Pourquoi cette question, alors que vous ne voulez pas faire connaître ce lien ? Avez-vous eu besoin de vous présenter en tant que Calice ? »

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Jeu 25 Fév - 17:58
La Capienne prit place un peu plus loin, permettant au Sexire de respirer tranquillement… mais cela ne l’empêchait pas de parasiter ses pensées et ses envies. Quelle être faible il est. C’en est terrifiant. Malgré les soins d’Evelyne, il était insatiable, lui demandant toujours de revenir… Sherlock avait tiré sur la corde avant sa mésaventure avec l’if et cette semaine de grands soins avait fragilisé sa résistance à l’envie. Son pouvoir lui pompait beaucoup d’énergie et devoir garder un aspect de trentenaire, qu’importent les circonstances, accentuait toujours plus sa faim. Heureusement que son pousse-seringue était là et, par quelques mesures prophylactiques, ne laissait la déclencheuse s’approcher trop de lui. Distance, maître mot de sa sureté.

Quand elle annonça que ses rapports étaient distribués, un sourire satisfait se dessina sur ses traits un peu moins tirés. Les lignes cessèrent très rapidement et les bâtiments ainsi entourés firent l’objet d’une profonde recherche mentale. Toutes ces rues, il les avait traversées et ce, un nombre incalculable de fois. Il savait beaucoup de choses, des raccourcis insoupçonnables, tous les noms et fonctions des bâtiments… En écrivant à même ma carte, il y mit le numéro de rue, l’appellation de la bâtisse ainsi que son utilité. Le violoniste n’écoutait que distraitement la demoiselle… et de toute façon, ce qu’elle racontait ne lui plaisait guère. Ces titres étaient tous en rapport à une soumission quelconque. Juste « Lié » était assez neutre pour ne pas égratigner son indépendance fière. Mais, ça ne sonnait pas aussi bien que…
    « Oh, par simple… curiosité. Et je ne compte pas sortir de l’ombre : la banalité me convient tout à fait dans cette partie de ma vie. Plus je suis invisible, mieux je me porte… Je continuerai alors à vous appeler Princesse. Ce titre est celui qui vous sied le mieux. »

Soudainement, un sourire en coin éclaira le visage du patient et une lueur de victoire pouvait être visible dans ses pupilles : il tourna la carte pour la montrer à la Capienne :
    « - Voyez ici, 23 rue des Prairies ? Connaissez-vous ce bâtiment.. ?
    - Elle semblait réfléchir un instant... De tête, ainsi... je ne crois pas, non...
    - C’est la clinique psychiatrique de Robert Snobel, petite mais qui recueille toutes les étrangetés délicates, pacifistes. Et pourquoi pensez-vous que la Police aille dans ce bâtiment qui est pourtant si loin de leur point de chute ?
    - Hum... je vois où vous voulez en venir. Il y'a là bas quelque chose... ou quelqu'un qui doit mériter leur attention. Souffle-elle dans un sourire.
    - Exactement. Surtout si on prend en compte les symptômes qu’il a hérité de notre… altercation. Les autres adresses ne sont pas aussi intrigantes et exotiques. Et cela me réjouit d’autant plus car… Ce n’est pas une clinique très protégée. Dit-il dans un sourire mystérieux. Bon ! Plus que l’Exilé et ma sortie sera proche. » Finit-il comme un gamin excité.

Tout entrait parfaitement dans ses plans et si ses estimations sont justes, normalement il aurait une réponse encore dans la journée… ! Il suffit d’attiser un minima pour que la flamme prenne. Et il adorait avoir raison. Le voilà maintenant de bonne humeur.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé} Sam 27 Fév - 11:12
Elle laissa un soupir lui échapper. Les titres, cette obsession tellement capienne pouvait ainsi aussi toucher les autres. Elle qui faisait partie d’un peuple qui cultive encore l’art de savoir si l’un ou l’autre titre mérite un « altesse », un « sérénissime », un « sire » ou un bête « monsieur », eux qui portent si facilement des étiquettes léguées par leurs ancêtres ou reçues par le mérite et qui les façonnent autant voire même plus que leurs expériences, la voilà qui retrouve cet aspect de son ethnie dans son Calice. Ça l’amusait autant que l’étonnait et l’ennuyait légèrement en même temps. Ainsi, elle ne serait pas « Gwihir », ou quoi que ce soit, juste un autre titre… Bien sûr, elle n’attendait pas non plus qu’il ne l’appelle « chouchou », « mon petit sucre d’orge d’amour » ou « choupette »… Surtout que dans le troisième cas, il risquait surtout une mort douloureuse à s’y risquer… Mais un peu moins de distance froide lui aurait fait du bien, à cette Princesse que tous couvrent d’un respect lointain.

« - … Curiosité ? Hum… bah, appelez-moi comme vous le souhaiterez. Comme dit, il n’y a de règles absolues… »


Puis l’esprit de l’Anglais se fixa sur un établissement qu’il identifia comme celui d’une clinique médicale. Visiblement, il connaissait déjà les lieux, ainsi que leur niveau de sécurité. Serait-il finalement un habitué des environnements hospitaliers ? Et selon le plan, ce serait une bâtisse modeste accompagné d’un grand parc. A part les cliniques de rééducation et les sanatoriums, il n’y a que les centres de psychiatries qui ont ce genre d’environnement apaisant. A part bien sûr les établissements médicaux-sociaux, pour les personnes âgées, mais même si c’était un vétéran de la Kimatsu, il n’aurait rien à y faire… Dès lors… Psychiatrie ? Quels pouvaient bien être les « symptômes » qu’il pourrait avoir reçu suite à ce combat ? ça intriguait la Capienne, mais elle ne posa pas de question, laissant cette recherche en suspens, un jour, elle en apprendra plus, peut-être, mais là, il fallait rester concentrée…

« - Très bien. Nous avons donc un lieu et un nom de malade. Et je vois que vous avez déjà un plan… voudriez-vous m’en dire plus ? »

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MessageSujet: Re: Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé}
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Une visite à l'hôpital... [PV : sur invitation de Sherlock] {Terminé}

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