AccueilFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion

Partagez|

À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage
Maire Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé] Ven 18 Mar - 15:58
Sherlock était posé dans un fauteuil de vieille facture pour nous, mais de nouvelle génération pour lui : un beau voltaire au rembourrage exquis et placé idéalement devant la cheminée. À sa droite, un autre où se tenait son grand-père, qu’il devait maintenant appeler frère. Les deux protagonistes se ressemblaient terriblement : l’un était d’une beauté et d’une élégance intrinsèques, aux cheveux cuivrés, et l’autre, plus grand mais distant, hautain, froid avec une chevelure jais. Bon, pas grand-chose ne le change d’aujourd’hui si ce n’est cette apparence de jeune adulte au lieu d’un homme mature. Cependant, quelque chose vous choque… Oui, vous qui avez l’habitude de le côtoyer. Si maintenant il respire le calme et la désinvolture, ici, il émane de la jeunesse et de la candeur. Mais ce n’est pas cela… Les yeux : ternes, fuyants, vides. De tout son corps et intellect, seul son regard peut vous laisser des indices sur ce qu’il pense réellement ou ce qu’il est. Bon, avec le temps, cela s’est reporté sur ses mains mais passons. Son attitude était assez ambivalente, entre une extrême politesse et une peur prudente.
    « - Dis-moi ce qu’est l’amour pour toi.
    - Vous le savez très bien…
    - J’aime tellement l’entendre de ta bouche. »

Le futur violoniste ferma les yeux, soupira doucement : il savait parfaitement ce qu’il devait dire pour attirer ses faveurs mais… Ce n’était pas ce qu’il pensait lui. Cependant, il connaissait son sort s’il ne s’exécutait pas. Il se positionna plus confortablement sur l’assise et se mit à réciter sans aplomb :
    « - L’amour est une erreur Humaine.
    - Et les femmes ?
    - Des tentatrices. Mais cela ne signifie pas qu’elles sont dénuées de particularités ou d’esprit. N’être attiré que par l’esprit, le corps n’étant qu’un support à déduction.
    - Bien… » Fit calmement le dandy en portant un verre à ses lèvres.

Le jeunot ne reçut pas ce compliment, le refusant de toutes les fibres de son être. Son regard se fit glissant vers le plancher et il apporta une main devant sa bouche, songeur. S’il n’avait encore jamais expérimenté l’amour, il avait cependant déjà goûté au plaisir de la chair : répéter ces phrases stéréotypées lui arrachaient la bouche car en plus de mentir, il donnait une image erronée de sa personne… Mais si quelqu’un confabulait, c’était bien son grand-père qui faisait tout pour le façonner à son idéologie.
    « Ouhou~♫ »

Et une jeunette entra dans la pièce : les trois protagonistes avaient le même âge corporel. La noiraude portait un plateau de thé fumant, le déposa sur une table proche des deux mâles et vint sur les genoux de l’Asura déviant. Une aura de bonheur et d’apaisement ressortait de cette femme, chassant le miasme insidieux qui se développait autour du duo. Elle se lova dans les bras enserrant de Rechel Jr. et de sa voix fluette, douce, elle gronda faussement l’empêcheur de tourner en rond.
    « - Oh frérot, arrête de le torturer, laisse le respirer un peu.
    - Mère…
    - Regarde-toi comme tu es beau mon fils ! Ces yeux, j’ai envie de te les piquer. Souris un peu Monsieur grognon~ Aller, montre moi ! Disait-elle, joyeuse et joueuse.
    - Mère… » Répondit-il douloureusement avant de l’enlacer d’autant plus fort.

S’il y avait bien une chose qu’il refusait de perdre, c’était l’affection qu’il avait pour sa génitrice. Une de ses seules alliées…
    « - Je t’ai déjà dit que tu ne… !
    - C’est autant mon fils que ton petit-fils. Laisse-moi en profiter un peu ! Répliqua-t-elle boudeuse.
    - Irène, cuisine. Maintenant ! » Ordonna sévèrement le patriarche.

Obéissante, elle s’arracha de l’étreinte. Le Sexire à en devenir avait beaucoup d’amour pour sa mère, une passion raisonnable, un respect indéfectible. Elle était tout ce qu’il avait. Mais… elle ne pouvait pas l’aider : elle lui était inutile. Cependant, il ne lui en tenait jamais rigueur, elle devait avoir souffert toutes les morts pour être à ce point soumise à cet être et, à chaque fois qu’il y pensait, un pincement de cœur réveillait son âme rebelle.
    « Mon cher ‘‘frère’’… Avez-vous déjà entendu le mot Sexire ? »

Jack rechercha dans son tableau mental cette information et voyant qu’il n’en savait rien, il se retourna, intéressé.
    « - Renseigne-moi.
    - C’est une autre race humanoïde qui parcourt le monde, différent de la notre. Ce qu’il y a de plus proche d’eux sont des légendes médiévales françaises : succubes ou incubes. Je ne vous fais pas l’insulte de vous rappeler ce que ces rumeurs sont, n’est-ce pas ?
    - Continue.
    - Une espèce qui se nourrit de contacts indécents et qui, par ce biais, peut être éternelle et garder la jeunesse en son sein. En ne copulant pas, ils peuvent alors se voir vieillir prématurément et ainsi, y trouver la mort.
    - Très bien.
    - Mais ce n’est pas tout. Pour particularité physique, ils… nous avons une marque autour de l’ombilic représentant un cœur… Et Sherlock posa son regard glacé dans celui plus coloré de son parent.
    - Que tu es naïf… »

D’un geste vif, le Sexire se leva et vrilla ses yeux dans celui de son ascendant.
    « - Alors je vous le demande, pourquoi quand je vous regarde, ne bouge-t-il pas ?
    - Tu as des tares mais tu es un Asura. Comme ta mère, comme moi.
    - Je ne s… !
    - Suffit ! » Jack se leva, surplombant l’adulescent de cinq centimètres.

Le petit-fils recula d’un pas, la peur colorant doucement ses yeux. Cependant l’âgé lui prit fermement le bras droit.
    « - Tu pourrais être tellement utile à la société si tu te laissais faire. Si tu m’écoutais, tu ne serais pas un bâtard mais un aristocrate dont le nom serait dans la bouche de chaque âme. Tu n’es rien sans mon enseignement, alors plies-y-toi. Pourquoi ai-je hérité d’un rejeton qui n’a rien dans le crâne ?! Pourquoi n’utilises-tu pas ton cerveau ?! Tu ES un Asura, aliéné peut-être, mais tu ne seras certainement pas une de ces putains ! Me suis-je fait comprendre ?!
    -
    - Réponds !
    - Il n’y a pas plus aveugle que celui qui ne veut pas voir… »

Un poing furieux s’abattit sur sa tempe gauche et, sonné, il recula jusqu’à s’adosser contre un mur, mais son paternel le reprit au col. L’ancêtre tambourina violemment le crâne de son enfant contre le mur en hurlant :
    « TU ES UN ASURA ! Tu es la raclure de cette Asura ! Tu m’entends ?! Un ASURA !!! Ce tatouage bougera ! Quand je t’aurais assez secoué, il bougera !! »

Quand il sentit qu’il devait porter ce corps inerte, il lâcha simplement et la poupée de chiffon s’effondra. Sa respiration était lourde et la douleur intense, il luttait pour ne pas tomber dans les limbes… Ce qu’il put voir de manière floue, c’était le visage terrifié de sa mère qui était sur le pas de la porte, les larmes coulant le long de ses joues pâles. L’agresseur la tint fermement par le bras et menaça :
    « Tu le touches, je le tue… »

Avant que Morphée ne l’emporte, il vit cette résignation plus intolérable encore que le mal qui le rongeait. Elle baissa la tête et sortit de la pièce.

Pitié, tuez-moi…

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Maire Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé] Lun 21 Mar - 14:33
HAN !

Sherlock se réveilla et bascula en avant, en sueur, pantelant, l’esprit embrouillé. Où était-il ? Quand ? Quelle époque ? Rêve, réalité ? Et cette douleur ? Par réflexe, il tâta son occiput pour s’assurer que tout était pour de faux et se repéra dans le temps : 3h32. Il posa ses doigts tremblants sur ses tempes, contrôlant maladroitement sa respiration pour ainsi calmer son cœur qui tambourinait dans sa poitrine :
    « C’est passé… c’est… passé… Il n’est plus là… Il ne te trouvera pas… Calme-toi… Il ne te retrouvera… Pas… »

Si la peur colorait sa voix en un premier temps, sa détermination et son assurance revinrent très rapidement sur la fin. Le violoniste soupira longuement pour imposer un rythme décent à son diaphragme et doucement, l’agitation de ses doigts disparut. Il ne peut pas le retrouver… Il ne doit pas le retrouver. Il fera tout pour continuer son exil et vivre ‘‘normalement’’. Aussi banalement que ses souvenirs lui permettraient ainsi que son train-train quotidien. Le corps échauffé par cette réminiscence, il se leva et se drapa de son peignoir. Il n’avait dormi que quatre heures mais savait parfaitement que ça ne servait à rien de tenter le diable.

Sans difficulté, il raviva le feu et en approcha son fauteuil préféré : le violoniste désirait lire le journal laissé par la furie à la lumière chancelante d’un âtre naissant. Cependant, la fatigue rendait ses paupières lourdes et il ne pouvait pas se permettre de sombrer dans ses terreurs nocturnes… Il ne voulait pas, il ne voulait plus… Le trentenaire enchaîna sur un double expresso, l’avala d’une traite et s’en refit couler un dans la foulée. Sachant qu’il fallait environ une quinzaine de minutes avant que cela n’implique une réelle excitation et activation, le Sexire se glissa sous une douche froide pour éveiller totalement son esprit et chasser tous ses sommeils ainsi que ses souvenirs. Encore une torture qu’il s’imposait pour endormir ses démons, lui et sa haine des températures négatives… À 4h, il était habillé, rasé, parfumé, prêt pour une longue journée. Pendant qu’il lit son script, permettez-moi de faire un petit écart.

Ce fut la seule et unique fois où il tenta de convaincre Jack sur sa propre race. Voyez ce qu’il a vécu dans sa jeunesse ? Comprenez bien que ce traumatisme, encore bien ancré en sa personne, l’empêche d’imaginer ne serait-se une seconde l’éventualité d’être un reproducteur. De cette angoisse, il redoute être un père violent, agressif voire toxique pour son enfant… Alors qu’il voudrait le chérir et lui donner ce qu’il n’a jamais eu le plaisir de toucher. Inconsciemment, il avait peur de ses réactions et se masquait toujours, jouant un rôle sans vraiment en être le cœur. Autre inquiétude, être simplement comme son vrai paternel : un fantôme. Là aussi, il avait tellement souffert de son absence qu’il ne peut imaginer le réitérer. Le nombre de fois où il avait espéré se faire dépêtrer de cette galère par l’arrivée fulgurante de son père/héros… Cet espoir infantile, candide, futile d’être tout de même important à ses yeux et pas seulement un coup de rein dont il n’a potentiellement même pas entendu parler… Tout ça pour dire que ses figures paternelles n’ont jamais su le rassurer et pis encore, n’ont fait que le détruire dans sa propre formation.

Le journal fut dévoré en moins d’une heure et, sans attendre que le jour se lève, l’Anglais s’habilla chaudement en veillant à ce que son corps ne trahisse aucune faiblesse. Il fit disparaître cernes, ridules, rictus et abattement en quelques retouches corporelles. Il ne devait pas laisser ses fêlures visibles, sinon cet homme l’engloutirait sans regret. Etouffer ses sentiments, se rendre mécanique et logique, ne pas se laisser submerger par son côté humain… Même s’il savait que ce n’était pas la solution, Sherlock verrouilla ses émotions, ravala ses problèmes et surtout, se renferma. Dans ses yeux revint sa détermination froide, prête à en découdre à n’importe quel prix et à arracher la victoire malgré les vices.

L’enquêteur ouvrit la porte et s’évanouit dans sa part d’ombre.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Maire Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé] Ven 29 Avr - 14:23
Savez-vous ce que représentent 66 ans ? Environ ¾ d’une vie Humaine. À cet âge, on est supposé avoir réussi sa vie professionnelle, l’avoir fait fructifier et même, en récolter les fruits dans une retraite apaisante. Mais aussi être entouré d’une brigade de bambins qui peuvent être le sang de notre sang, en profiter avec délice et bonheur, ne prendre que le bonus de la vie. Avoir notre compagnon à nos côtés, nos enfants casés, les petits-enfants qui expérimentent l’école… Une maison payée et faite à nos mesures, des habitudes routinières aussi distrayantes qu’arrivant d’une autre époque, des soucis minimes mais à quel point obnubilant : en soi, une vie déjà bien remplie voire sur la descente. C’est à ce moment là que toutes les maladies nous rappellent que la vie ne se finit que par la mort et que le temps ne presse plus mais file si l’on ne l’utilise pas.

66 ans… Imaginez tout ce que vous pouvez accumuler pendant ce temps : du savoir, des pratiques, du solide mais avant tout, de l’expérience. 66 ans, c’est beaucoup, c’est loin et pourtant, on rêve tous de s’en approcher. Or c’est ce qu’a volé Le Fraudeur à Sherlock en le trahissant.

En arrivant sur cette île, le violoniste avait fait confiance à un de ses collaborateurs et, en agissant dans l’ombre, Pipo et le Capien firent le plus cruel des accueils à notre protagoniste préféré. Quand le britannique avait quitté sa patrie pour rejoindre la France, il avait décidé de changer d’identité pour pouvoir vivre tranquillement sans souffrir de son prénom ou des répercussions associées. Ainsi, en 1949, il n’était plus William Sherlock Scott Rechel mais plus simplement Mathieu Richert. Ce pseudonyme l’avait suivit jusqu’au moment où Pipo et Le Fraudeur se mirent de concert pour la détruire, elle et toutes les pièces à conviction, l’obligeant à reprendre son nom de baptême. Ce même prénom empreint de tant de cauchemars et souffrances que le trentenaire avait du mal à le décliner en début de séjour. Il a plus longtemps vécu sous son alias qu’avec sa réelle dénomination. Ça lui arrive encore de vouloir se retourner dans la rue quand il entend quelqu’un prononcer ‘Mathieu’.

Le Fraudeur lui avait brisé une identité vieille de 66 ans, l’empêchant de se cacher comme il le souhaitait… et pour ça, il lui en voulait terriblement.

Ses pas le menèrent dans un réel boyau : une rue étriquée aux effluves peu agréables et à l’allure sinistre. Tout en enfonçant ses poings sans ses poches, Sherlock se mit à siffler une mélodie bien connue du monde francophobe : Alexandrie de Claude François. Ne voyant rien se profiler, il s’éclaircissait la gorge pour entamer les paroles mais l’ombre tant escomptée apparut.
    « - J’ai bien cru que tu allais m’obliger à chanter…
    - Mathieu ! Mon cher ami ! Quel plaisir. Ah non, je devrais plutôt dire : Sherlock, non ?
    -
    - Dis-moi, est-ce ta réelle identité ou une de tes idées farfelues ? Car sérieusement, qui s’appelle comme ça ? C’est pas un prénom ça ! Au mieux pour un chien… Dit-il en commençant à rire. »

Le Sexire n’était pas d’humeur à rire. Son regard se fit assassin. Quelques pas séparaient les deux hommes.
    « - Pourquoi.. ?
    - Pourquoi quoi ?
    - Pourquoi m’as-tu forcé à reprendre ma réelle identité ? Qu’avais-tu à gagner ?
    - Oh, mais détends-toi, c’était juste une blague. Toi qui es toujours si sérieux, si réfléchi, je voulais te voir surpris.
    - Une blag… ?! L’Anglais haussa la voix mais très rapidement cessa, ravalant la rage qui doucement le consumait, la menace dans les yeux. Ses mains sortirent de ses poches, démontraient sa frustration et son contrôle à la fois : elles se blanchirent mais n’étaient pas agressive. Sais-tu au moins pourquoi avais-je un alias ? As-tu la moindre idée de pourquoi je devais me cacher ? As-tu simplement réfléchi à la répercussion que cela peut avoir ? »

Le gentleman préféra taire les raisons en laissant le mystère planer et soupira comme pour évacuer la pression qu’il avait accumulé ces derniers temps.
    « J’ai toujours su que t’étais louche… Mais plus sérieusement, tu t’appelles réellement Sherlock ? » Rétorqua-t-il d’abord sérieusement puis dans la dérision totale.

Quelqu’un se retint de ne pas commettre un meurtre dans la seconde. Je vous laisse le soin de déterminer qui. Ah, non, il craque : le boxeur vint lui choper le col et porta contre le mur. Le Fraudeur ne tiqua pas, se laissant faire, ayant l’habitude de ce genre de comportements, mais pas de la part d’un de ses meilleurs clients. Sa voix se fit plus apaisante et plus sérieuse.
    « - Écoute je-ne-sais-trop-qui, t’as toujours été réglo avec moi et on est poto. Tu sais que je te suis indispensable…
    - L’inverse est aussi vrai…
    - … alors soyons civilisés… Lâche-moi.
    - Une fois harponné, les gens comme toi ne peuvent plus rien faire. Cette promiscuité te dérange.. ? Dit-il avec un sourire moqueur.
    - Je suis honoré de cette invitation mais sache que je suis hétéro… »

Un sourire en coin apaisa notre coléreux et un léger rire lui fit perdre la menace dans ses yeux. À la place, son pétillement habituel : un mélange d’intelligence et de malice fit place. Doucement, il desserra sa poigne et fit deux pas en arrière.
Arnold remit sa veste en place, soulagé de ne pas à devoir se battre contre lui et proposa une cigarette à notre toxico. Apaisons les esprits… Ils se connaissaient de longue date et jamais, au grand jamais, Mathieu n’avait été agressif de cette manière. Comme quoi, même les meilleurs et les plus calmes ont des défauts. C’est d’eux dont il faut se méfier : on ne sait quand ils explosent. Ce sujet était donc sensible… Enfin une corde sur laquelle tirer..? Intéressant…
    « - Alors ?
    - Comme d’hab’, une identité perdue et son cheminement. Il alluma son bout de cancer à la flamme que lui proposait le Capien. Merci. Les prix ont changé ?
    - Avec toi, j’ai toujours envie de les augmenter… Et le barbu lâcha un souffle vaporeux. Dis-moi tout. Continua-t-il en sortant son portable.
    - Stiogg Larsson. Blanc. J’ai toujours rêvé te le piquer…
    - Quand bien même tu y arriverais, y’a un code…
    - Ohf, tu sais, les codes, ça se craquent…
    - T’en serais capable ?
    - Va savoir. »

Blanc…
    « - J’ai. Raboule le nectar.
    - Et c’est moi qui suis supposé être homo… »

Blanc… Dans un sourire mystérieux, il retira son bras droit de son manteau et de son veston, déboutonna son bouton de manchette et retroussa proprement sa manche jusqu’au dessus du coude.
    « - T’en prends du frais avant ?
    - Un peu, pour le plaisir.
    - Fais ça proprement. AB – D+ C- E+ c+ e+ K- ?
    - T’es mon meilleur client.
    - Trop d’honneur. »

C’était son moment préféré : pouvoir savourer du sang sans avoir à se battre, sans avoir peur de risquer son identité, s’en régaler le plus silencieusement du monde et de s’en sentir puissant par le droit de vie ou de mort qu’on exerce. Mais de plus, personne ne peut le vendre : s’ils osent, il saura où poser des crocs pour qu’ils se taisent à jamais. Et quand je dis ‘des crocs’, il n’y a pas que les siens, bien entendu. L’argent lui donne des droits et des pouvoirs inédits.
Comme s’il caressait une femme, il récupéra le poignet où coulait ce liquide dont il raffolait. Les Sexires avaient tous un traitement de faveur : ils ne peuvent payer qu’en liquide… en sang en somme. L’homme de l’ombre huma cette odeur si particulière, étudia le pouls pour savoir où mordre et ainsi récolter non pas des veines mais bien des artères. Quel doux nectar, encore chaud, frais, pur, fluide. Le Fraudeur mordit à pleine dent. Ce plaisir de le sentir s’écouler dans sa bouche, il ne s’en lassera jamais. Ce goût qui excite les sens et apaise les esprits.
    « Un litre. » Fit froidement le trentenaire.

Le Capien ne releva pas et continua d’en profiter… Puis un second… et finalement, il sortit ses crocs de la chair, léchant une dernière fois la plaie avec regret et nostalgie. Le Sexire chercha un mouchoir dans sa poche et nettoya tandis que l’autre se léchait les babines. Ils se mirent en route.

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Maire Sexire
avatar
Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé] Lun 2 Mai - 17:01
Le silence s’installa entre les deux hommes. Le mordu remit rapidement son manteau et suivit l’homme de l’ombre. Bien que la morsure ne doit pas agréable, Sherlock savait gérer sa douleur et ses réactions. Ainsi, il ne fronça qu’imperceptiblement les sourcils lors de l’effraction de sa peau. Autant si une femme le lui avait fait, il serait devenu fou, autant là, il n’y avait rien. Les males ne l’intéressaient pas, même en Capien. Le violoniste ne craignait donc rien et pouvait poursuivre sans lâcher son but de vu. Ne vous méprenez pas, si le marchandeur avait été du sexe faible, le Sexire aurait tout fait pour garder les pieds sur terre, qu’importe les moyens. Ne le pensez pas si influençable.
Le duo déambula dans les dédales de Helldream.
    « - J’avais plus de stock qui plus est. Tu arrives à point nommé. Même à la Princesse, je lui laisserai pas une goutte.
    - Qui ?
    - Gwihir Dreifiur, une petite jeunette qui vient d’on ne sait trop où qui a pris la place du vieux. On va voir ce que nous réserve c’te fille. »

Ils arrivèrent dans un vieil entrepôt où une salle avait été aménagée pour des transfusions sanguines. Habitué à la manœuvre, l’ex-médecin fit tout ce qu’il jugeait nécessaire pour lancer le payement. Se coucher sur la table, mettre le garrot, asepsier, piquer, retirer le garrot… puis attendre que les poches se remplissent.
    « - C’est qui ton client ?
    - Secret professionnel.
    - Allez, dis le moi. Tu sais bien que je suis une tombe.
    - Tu serais capable de le retrouver et le faire chanter pour encore gagner du sang frais.
    - Je suis si bas dans ton estime ? Quelle décadence. Moi voilà outré. »

Pour simple réponse, le client haussa un sourcil condescendant du genre ‘on le sait tous les deux que t’en es plus que capable…’
    «- Parle moi plutôt de la ‘‘Princesse’’.
    - Tiens, regarde. Elle n’a rien fait pour l’instant, elle vient d’être élue.
    - Humm…
    - Qu’est ce que t’en penses ? C’est de la chair fraiche. » Enchaina-t-il dans un client d’œil explicite.

Le transfuseur soupira, exaspéré par ces remarques toujours plus décalées…
    « Elle ne m’intéresse pas, au même titre que les autres.»

Les échanges ne furent pas plus intéressants que ça pendant les cinq litres suivants. Oui, si vous comptez bien normalement vous comprendrez pourquoi Lauraline n’aurait pas pu venir ici sans risquer quelques dégâts… Mais comme potentiellement Atérys me lit, je vais expliquer tout de même : une femme adulte a 4,5L de sang alors qu’un homme en a environ 5L. Or ici, Sherlock vient d’en donner 7. Ah, je sens que vous commencez à comprendre : il a la capacité de créer autant de sang qu’il souhaite et en modifier sa signature. Un Calice parfait… s’il savait au moins ce que cela voulait dire…

Les poches furent toutes tendues, remplies à ras bord. Sherlock retira les tubulures de son être toujours avec une gestuelle efficace : à croire qu’il en a l’habitude. Soudainement, dans sa poche, un SMS fit sonner son portable, indiquant à son propriétaire que son rôle ici était terminé.
    « - Quel plaisir de travailler avec toi Mat.. Sher… Sexire. T’es un Sexire au moins ? Pas que tu sois un Atlantin avec un tatouage hein.. ?
    - Sherlock Rechel, Sexire britannique. C’est mon titre ici grâce à ton sens de l’humour… »

Quand le gentleman posa son pied à terre, le Capien s’écroula. Seuls ses yeux pouvaient bouger, montrant son angoisse et son incompréhension. Sa respiration se fit plus rapide sous le coup du stress. Le violoniste s’accroupit lentement, un léger sourire sur le visage :
    « … Et ne t’avise plus jamais de me trahir. Sinon, ce n’est pas seulement l’usage de tes muscles que tu perdras. Continuons à être ‘réglo’ et ‘poto’. Have a nice day, bro. »

Il insista sur l’argot anglais, ce dernier mot bien familier qui ne rentrait absolument pas dans son vocabulaire habituel. Avec élégance, le dandy se releva et alla en direction de la sortie. Ses talons résonnaient dans cet établissement libre, tournant le dos au type au sol.

Bois mon ami, bois… Intoxique toi, deviens accro…

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
AuteurMessage
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé]
Revenir en haut Aller en bas

À la recherche d'un père... [Solo] [Terminé]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1

Sujets similaires

-
» Arrivé a Jadielle...Mouillé...(Solo) [TERMINÉ]
» A la recherche du vif d'or. [Mission solo - terminé]
» Un soupir vient souvent d'un souvenir ... [solo, terminé]
» Un anniversaire, une nostalgie [Solo] [Terminé]
» Série de meurtre en Mavreah [Rp solo terminée]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Yasashi Koji :: Zone RP :: Quartier Capien :: Fontaine de sang-