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L'Epilogue de Sherlock [Terminé]

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MessageSujet: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Lun 4 Avr - 23:13
    Retour à l’hôpital où Sherlock était hospitalité, le lendemain de l’entretien entre la Princesse des Capien et l’Oracle des Asura. Là, tout était normal, presque banal, loin des intrigues politiques et sécuritaires des mythes. Comme d’habitude, il y eut un changement de garde en fin d’après-midi. Comme d’habitude, ce dernier demeurait à la porte de la chambre du Sexire. Cependant, tout ne se déroula pas comme à l’accoutumé ce jour-là.

    En effet, deux heures après qu’il fut en poste, un autre policier le rejoignit. Ils passèrent quelques minutes à dialoguer avant de frapper à la porte pour rejoindre Sherlock dans sa chambre. Les deux garants de la loi semblaient jeunes, mais avec déjà de l’expérience vu le sang-froid qu’ils gardèrent devant leur annonce.

    « Une explosion a eu lieu à la clinique psychiatrique où demeurait le Védin qui avait tiré les flèches sur vous, mais il n’a pas été encore retrouvé. »

    Que ce soit lui, ou bien son cadavre.

    « Par mesure de sécurité, nous allons devoir vous déplacer. »

    Après tout, c’était dans ce même établissement qu’ils s’étaient affrontés. Inutile de préciser qu’ils comptaient le déplacer pour palier au risque que le Védin ne surgisse ici pour terminer sa tâche. C’était la procédure, et si on pouvait éviter de paniquer le patient, c’était toujours ça de gagné.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Ven 8 Avr - 20:29
Une petite sonnerie retentit dans la chambre glauque et septique : le téléphone rose. Le médecin venait de quitter la salle et laissa le résidant sur sa faim. Sa demande de transfert a été refusée aussi rapidement qu’il l’avait émise : à cause de ses ‘troubles fonctionnels’ mais aussi à cause de la Police… Sherlock prit le petit boîtier avec délicatesse, ouvrit le clapet lentement, réfléchissant à son contenu et lu le texto qui venait d’arriver.
    Bonjour,
    Ai discuté avec l’Oracle. Votre plan a été refusé.
    Elle prend les choses en main, selon ses propos.
    Appelez-moi pour plus d’informations.
    Bien à vous,
    Gwihir

Le Sexire lut, relut encore et encore ce petit message puis fixa son regard dans le vide… On lui refusait l’enquête : cela le frustra au plus haut point, n’améliorant pas son humeur : l’Exilé l’avait jugé incapable. En plus de ne pas lui offrir la possibilité de se racheter, il était maintenant catégorisé comme inapte voire dangereux. Il avait vendu un secret et cette organisation n’offrait pas de secondes chances. À quoi devait-il s’attendre.. ? Une protection de l’Exilé ou de la Mac ? En rêve oui. Un contact pris pour plus d’information ? Il le saura vite. Un simple désintérêt pour sa personne..? Là encore, il n’y croyait pas trop. Non. Un rictus tourmenté tordit ses lèvres et ses yeux s’assombrirent. Le violoniste claqua sans ménagement le téléphone en le refermant : encore une nuit qu’il passera à se creuser les méninges…

----------♫-------------

La matinée se passa bien mais, étrangement, l’Anglais ne toucha pas à son petit-déjeuner malgré l’appétit d’ogre qu’il avait plus d’une fois prouvé. Il ne parlait plus ou peu, personne ne venait le voir et c’était à peine s’il posait son regard sur vous quand vous entriez dans la pièce. Avait-il rechuté ? Ses soins, comme il le disait, s’étaient finalement avérés non efficace ? Avait-il succombé d’un AVC dans la nuit ? Pourquoi un tel comportement ? Oui, ça peut paraitre étrange pour les gens qui ne le connaissent pas mais c’est tout à fait physiologique chez lui. Réfléchir est synonyme de mise en bulle. Soudainement, deux hommes vinrent dans sa chambre. Quand ils prirent la parole, Sherlock daigna enfin à bouger et à poser un regard fatigué sur eux. L’un comme l’autre passèrent sous le scanner du trentenaire… Deux policiers Asuras, la cinquantaine mentale mais…

Le premier est marié avec une femme méticuleuse et à l’odeur obsédante, a deux enfants en bas âge au vu des traces de lait en poudre sur sa manche et ses genoux souillés de craies bleues pour les saluer avant de partir. Une hygiène parfaite et peu d’indications sur un passé douloureux : comme quoi, ça existe. On sentait derrière ce costume un corps sculpté pour la course et un cerveau fait pour réfléchir. Un habitué avec une aura certaine. Le second était un peu plus neutre, célibataire, des soucis financiers au vu de ses chaussures mitées, des tics nerveux et des habitudes alimentaires assez délétères : peut-être moins habitué à ce genre de procédure ou simplement un manque de magnésium… Pourquoi serait-il stressé.. ? Sherlock put voir un bandage au niveau du poignet droit de l’un et un faux pli au niveau de la clavicule de l’autre. Puis son regard se posa sur leurs ceintures et le pli de leurs poches intérieures : armés et certainement pas des faux… Malheureusement, il n’avait pas fait gaffe quand ils marchèrent… ça aurait pu lui donner des infos complémentaires… Dommage.
    « Bonjour Messieurs. Malheureusement je ne suis pas déplaçable ainsi. Voyez comme je suis harnaché… Pourquoi ne pas juste accentuer la surveillance ? Nous sommes dans le meilleur hôpital de la ville, où voulez-vous me mettre alors que je suis dans cet état ?»

Sur ce, les menottes teintèrent et le malade appuya juste sur le bouton rouge : l’appel de l’infirmière.
    « Mais ce n’est pas à moi de choisir si je suis capable de sortir ou non.»

Le patient ne montrait aucun signe de stress ni d’agressivité. Juste de la fatigue avec ses yeux cernés et ses joues plus creusées et mangées par une barde rouquine. Le scop était tout à fait normal. Avaient-ils accès aux informations plus protégées expliquant qu’il n’avait besoin de plus aucun traitement ? Que ces fils n’étaient que rempli de sérums physiologiques ? Ou bien pensaient-ils qu’il était réellement grabataire..? Comme n’importe quel policier Humain…

I need data…

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Sam 16 Avr - 14:45
    « Un hôpital, même s’il s’agit du meilleur, demeure un hôpital dont le but principale n’est ni la protection ni la détention de ses résidents. Qui plus est, il y a des fenêtres partout… Ne vous a-t-on pas déjà retrouvé recouvert de flèches ? »

    S’il souhaitait réitérer l’expérience, il suffisait de le demander. Par ailleurs, il était inutile d’appuyer sur le bouton rouge, car une infirmière ne tarda pas à arriver dans la chambre, apportant avec elle un fauteuil roulant. C’était celle qui avait l’habitude de s’occuper du Sexire. Elle indiqua qu’elle allait préparer le patient pour la sortie, et que l’ambulance commandée ne devrait pas tarder non plus. Il allait falloir placer le patient dans le fauteuil et y accrocher les différentes poches encore reliées à son corps.

    Les policiers la laissèrent alors faire, prenant le partie d’aller attendre dans le couloir, mais à l’affut du moindre bruit étrange à l’intérieur de la chambre. Tandis que l’infirmière s’occupait du violoniste, le médecin habituel ne tarda pas à rendre une dernière visite à son patient. Il jeta un bref regard vers la porte avant de s’approcher du malade.

    « Je ne partage pas forcément leur avis, mais il est difficile d’argumenter contre le fait qu’un pénitencier soit plus sûr qu’un hôpital… Notamment quand il y a un Védin potentiellement en cavale… »

    Un dernier bilan, bien que sans doute inutile vu le véritable état de santé de Sherlock. Dans tous les cas, le docteur et l’infirmière semblaient confirmer les dires des policiers et finirent de mettre le patient dans le fauteuil afin qu’il puisse être conduit à l’ambulance l’attendant en bas.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Lun 18 Avr - 20:21
Sherlock écouta les explications sans ajouter de détails. Evelyne, son infirmière attitrée, vint dans la chambre dans un délai si court qu’il comprit que ce n’était pas son appel qui l’avait attirée mais bien la demande des hommes en bleu devant lui. Un léger froncement de sourcils cassa son attitude désinvolte mais cela ne dura qu’une microseconde. Elle s’approcha de lui et il fut pris d’une quinte de toux.
    « - Ça va ?
    - Encombrement matinal d’un fumeur… »

Finalement, les policiers sortirent de la chambre le temps qu’on le transporte et le transvase. Son gentil docteur vint lui donner les dernières informations qu’il nécessitait… Un pénitencier… Une vague de chaleur le remplit pendant un court instant : on ne le tuera pas ici. Ça lui laissait du temps. Parfait. Le médecin sortit de la pièce et vint faire la discussion aux messieurs, tentant encore une fois de les convaincre qu’ici était le meilleur endroit pour ce malade.

Dans la petite chambre, assis dans son fauteuil roulant, le violoniste agrippa et tira deux fois sur la manche de la demoiselle. Intriguée, celle-ci s’approcha de lui et il se mit à lui susurrer quelque chose dans l’oreille. La jeune femme fit un hochement de tête affirmatif et emporta le malade dans la pièce jouxtant la chambre : la salle de bain. Celle-ci ferma la porte derrière eux.

----♪----

Quelques courtes minutes après, le duo ressortit des toilettes : un nouveau pyjama sur le dos de Sherlock, un coup de frais sur son visage tiré mais surtout, des yeux fermés et un air serein sur ses traits fatigués. Il dormait à présent. Le médecin avait quitté les gens d’armes pour retourner à ses activités, frustré de se voir privé d’un patient, aussi horrible soit-il. Evelyne, elle, tirait le patient après avoir mis ses maigres affaires sur ses genoux.
    « Bien messieurs, tout y est. Avez-vous besoin de moi pour le transporter ? Je peux vous le laisser ? Des collègues à moi ont besoin de mon aide. »



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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Lun 18 Avr - 22:24
    L’infirmière mena donc Sherlock en-dehors de la chambre. Il était assis sur le fauteuil, poings et jambes menottés à sa chaise à roulette et un masque sur le visage ; après tout il venait d’un service de réanimation et il ne fallait pas qu’il attrape des germes capables de fragiliser son état de santé déjà précaire.

    Il avait les yeux fermés, et alors que l’infirmière hocha la tête négativement pour ne pas que les policiers se fassent avoir, ces derniers l’avaient déjà deviné : Sherlock feignait le sommeil. En effet, il venait d’être déplacé et changé, alors comment pourrait-il être endormi si vite ?

    Alors que l’infirmière prit congé, l’homme à l’aspect soigné s’occupa de diriger le fauteuil tandis que son collègue les précédait. Ils parvinrent alors à l’ambulance où ils entrèrent le violoniste ainsi harnaché à sa chaise. Les policiers se mirent à l’arrière avec Sherlock et le chauffeur démarra.

    Les gens d’armes se placèrent en-dehors du champ de vision du violoniste qui ne pouvait qu’observer le flanc droit de la camionnette s’il ouvrait les yeux. Sur leurs visages, un voile noir prit forme. Après tout, Sherlock avait mis le Védin hors d’état de nuire simplement en lui crachant dessus, selon les différents rapports dont ils avaient pris connaissance. Et, connaissant le véritable état de santé du violoniste, ils restèrent tous sur leur garde, prêt à intervenir à n’importe quel moment.

    Celui qui prenait un moindre soin de son image s’avança et planta une seringue dans l’épaule du patient. Un sédatif suffisamment puissant pour endormir un éléphant. Et malgré tout, ils demeurèrent aux aguets. On ne sait jamais à quoi s’attendre lorsqu’on fait face à un mythe. Etant donné que Sherlock dormait, il ne prit pas la peine de justifier son geste.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Jeu 21 Avr - 15:04
On peut marcher sur la fierté de Sherlock en l’asseyant sur une chaise roulante, lui mettre un masque pour être sûr qu’il ne contamine personne, lui attacher les quatre membres avec de solides et vigoureuses menottes, le bloquer au fond d’une ambulance sans moyen d’en échapper, se cacher sans honneur derrière lui et même lui donner une dose de somnifère pour baleine… Voyez comment il inspire la peur ou la prudence ? J’en serai presque fière. Non, je le suis en fait. Mais pour vous dire, de tout ça, j’m’en fous. Oui, tout ça n’a pas d’importance, aucune… Sherlock est au dessus de tout ça. Sherlock est l’homme qui saura s’en sortir avec un chewing-gum et une épingle à cheveux… Sherlock rit de cette situation. Oui. On s’en fout de tous ces éléments car simplement… Ce n’est pas Sherlock. Permettez-moi de revenir sur l’infirmière qu’ils ont si gentiment congédiée.

Evelyne était sur l’ordinateur de l’hôpital dans la chambre de M.Rechel, cherchant des données mais surtout… comment les supprimer. S’il laissait des indications, il allait être beaucoup facilement retrouvable : après quelques minutes, il sut comment supprimer son dossier médical. Et hop, de nouvelles empreintes digitales… La jeune femme évitait tant bien que mal ses collèges et s’était mis un masque sur la bouche, n’oubliant pas de tousser un certain nombre de fois. Avant de continuer son plan, il passa dans l’espace réservé au personnel et récupéra ses derniers bilans biologiques : on va pas le leur laisser, mauvaise idée.

Sans attendre, l’infirmière sortit du service et se rendit dans les vestiaires. Je vous entends déjà hurler : comment a-t-il su le code pour entrer dans la base de données et comment peut-il entrer dans cette pièce sécurisée ?! Pour le premier : simplement car elle le faisait tout le temps devant lui et que ce n’était que des chiffres. C’est toujours intéressant à savoir et, au bout de deux jours, il le connaissait par cœur. Passons au second : dans la salle de bain, Sherlock bloqua la demoiselle corps et âme par ses techniques et ils échangèrent corps et vêtements… Vous ne voyez pas ? Bah il a ses affaires pardi ! Donc sa carte, ses clefs, ses sigles… Et donc, l’accès aux vestiaires pour femme. En lisant la marque sur la clef, il trouva rapidement le casier qui lui était réservé et trouva une tenue civile…

À nouveau, il changea d’apparence (heureusement que l’endroit était vide !) devenant blonde aux cheveux courts, les yeux verts ainsi qu’une dizaine de centimètre de gagné par rapport à sa dernière enveloppe. Il enfila la nouvelle tenue et ajusta son nouveau corps aux dimensions sans pour autant copier la propriétaire. Encore une fois, il changea ses empreintes et sa signature cellulaire. Dois-je vous rappeler que dans les vestiaires, il n’y a pas de caméras ? Bah oui, sinon pourquoi n’aurait-il pas juste fui le plus rapidement possible ? Finalement, un groupe de femme arriva. Balançant tout dans les paniers prévus à cet effet et en rangeant convenablement l’endroit, l’inconnue sortit en même temps que d’autres femmes qui allaient et venaient en discontinu.

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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Ven 22 Avr - 10:54
    Ce plan fonctionnait très bien face aux policiers car ils ne connaissaient guère la vraie infirmière. Mais pour ce qui était de ses collègues, c’était une toute autre histoire. En effet, une autre infirmière l’attendait dans le bureau pour qu’elles fassent ensemble le tour des patients, récoltant les constantes ainsi que la douleur ressentie. Mais « Evelyne » se contenta simplement d’entrer dans le bureau, de récupérer un bilan qui n’avait aucune raison d’être pris par elle, et de repartir sans même la saluer. De plus, elle avait à présent un masque sur le visage, chose qu’elle n’avait pas auparavant.

    Les mythes du service avait été alertés par les policiers, agents de l’Oracle, qu’ils devaient se méfier de toute différence dans les prochaines heures, voire jours. Jusqu’à 72 heures, ils avaient même un numéro sur lequel contacter les agents qui s’occupaient de cette opération en cas de pépin, suite à quoi ils jetteront le téléphone prépayé.

    En effet, cette procédure avait été mise en place il y a plusieurs mois de cela, où après avoir interpelé la cible, on les rappela à trois reprises parce que la cible était encore là, bien vivante, à se promener tranquillement. Il avait eu le don de se cloner.

    L’infirmière n’avait jusqu’alors que des soupçons, aussi elle ne les appela pas encore. Elle se contenta de suivre Evelyne de loin et la vit entrer dans les vestiaires. Pourtant, leur service n’était pas encore terminé. Elle repéra un autre corps de métier se diriger vers cette même pièce et se mêla donc à la foule, les précédant.

    A l’intérieur, il n’y avait qu’une personne, mais cette dernière ne ressemblait plus à Evelyne. Pourtant, elle l’avait bien vu entrer ici, et cette étrangère se trouvait devant son casier. Sa tenue ne ressemblait-elle pas à une de celle qu’avait l’habitude de porter sa collègue en venant au travail ? Avait-elle mangé Evelyne ? En tout cas, cette dernière n’avait pas la faculté de se métamorphoser, ni de s’auto-pratiquer une chirurgie esthétique aussi rapidement.

    Elle entreprit donc de suivre la nouvelle Evelyne tout en disparaissant à la vue de tous dès que l’occasion se présenta. Elle avait le pouvoir de se rendre invisible, elle et tout ce qu’elle touchait. Dans le même temps, elle envoya un message au numéro qu’ils avaient reçu : « Evelyne a changé d’apparence, alors qu’elle ne peut que lire dans les pensées des autres normalement. »

    Ce fut le manipulateur des ombres, Marc Assin qui lut le message sur son téléphone temporaire. Il leva alors le regard vers son collègue, mais lui ne songea pas qu’Evelyne avait été mangée par quelqu’un d’autre. Sherlock avait le pouvoir d’influencer son corps, démontré par le fait qu’il s’était soigné depuis longtemps et feignait simplement le traitement, et celui des autres mentalement, comme il avait assujetti temporairement le Védin. Et s’il pouvait également modifier le corps des autres ? Sous le regard hagard de son collègue, il regarda le tatouage d'Asura dans le creux de sa main. Avec stupéfaction, il remarqua qu'il ne s'agissait pas du même dessin que lorsqu'il se trouvait dans la chambre de Sherlock à le fixer. Il tendit alors le message à son collègue pour qu’il en prenne conscience tout en ordonnant à l’ambulancier de faire demi-tour. Son camarade, Jonathan Ketoi, répondit au message après qu’ils aient échangé tout deux leurs opinions. Anne Onyme recevra donc ce message : « Ce n’est pas Sherlock que nous avons avec nous. Nous revenons. Gardez cette Evelyne à l’œil, il s’agit de notre meilleure piste pour le moment. »
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Lun 25 Avr - 8:54
Anne ? Que faisait-elle là ? Du coin de l’œil, Sherlock avait vu ce petit minois et l’avait reconnu de suite : elle lui avait fait des soins elle aussi et n’avait aucune raison apparente pour être à cet endroit à cet instant précis… Mauvais pronostic. Ainsi, elle l’aurait suivi, se doutant de la supercherie. Soit. Mais pouvait-elle agir ? En tout cas, pas dans ce groupe de femme. Après être sortie, elle disparut de son champ de vision. Était-elle partie ? Retournée à son service ? Il ne savait pas et cela le frustrait. Même s’il a la faculté de savoir les pouvoirs des uns des autres, il faut tout de même un faisceau d’indice pour les lui indiquer. Et là, il n’y avait rien de palpable… Alors que la jeune blonde traversait le hall de l’hôpital (il n’y avait pas de blocages, pas de contrôle, alors autant l’utiliser), son plan se dessinait dans son esprit.

Si quelqu’un nous suit, de un, faut savoir si c’est réellement le cas et de deux, le semer. Malheureusement, il savait bien que des pouvoirs aussi divers que variés pouvaient mettre en péril sa fuite : la super vitesse, la téléportation, la lecture mentale, le camouflage, l’invisibilité… Et ce n’est qu’une liste non exhaustive. Comment les obliger à se découvrir ? C’est ça toute la question. Une fois le pouvoir identifié, souvent il n’y a pas d’autres surprises et la fuite se fait plus ou moins facilement selon les techniques (car oui, autant découvrir quelqu'un qui a un corps visible dans une ruelle vide est facile [lecture mentale, polymorphe] autant savoir si quelqu'un d'invisible vous suit, c'est une autre paire de manche).

Une des solutions serait de se perdre à corps perdu dans la foule, obligeant le potentiel suiveur à se découvrir et donc connaitre son visage (qui utiliserait son pouvoir au milieu de tant d’Humain ?!). Mais aussi, la promiscuité d'autant de personnes pourrait lui assurer des déguisements à volonté… Le vol à la tire, vous connaissez ? Une veste par là, une paire de lunette posée le temps qu’on se frotte les yeux, un chapeau pendu à des patères, un sac de cours trop lourd pour des épaules ankylosées… Surtout qu’en cette période de solde, il n’y aurait rien de plus simple. Mais cela le contraindrait à aller dans un endroit de haute densité dont les portes peuvent être contrôlées et, au risque de vous étonner, il n’a pas de carte d’identité à présenter. Et même s’il jouait à la petite mamie toute choupie, ces Asuras le repèreraient grâce à quelque chose de bien à lui… N’imaginez pas une seule seconde qu’il ne sait pas sa phobie découverte… ! Il a assez vécu avec cette sale race pour en savoir toutes les manies (l’auteur s’excuse auprès de tous les Asuras sauf Leylans). Si seulement il avait peur des araignées comme tout le monde ! Et puis, s’il le faisait appréhender, il ne pourrait lui-même pas utiliser ses facultés.

Mais il a songé à autre chose… et ce fut à ce moment là que, dans son âme, il sentit un revirement de situation : la voiture venait de faire demi-tour… Han la cafteuse… Ok, le temps presse ! Le violoniste retira son étreinte sur la pauvre Evelyne en une fraction de seconde. Toute cette réflexion ne dura que quelques pas, le temps qu’elle se retrouve dehors. Non, il ne profita pas du soleil même hivernal, non, il ne fit pas la manche pour avoir une cigarette (et pourtant, il en mourrait d’envie), non, il ne courra pas, il fallait la jouer fine et continuer à faire croire qu’il se sentait en sécurité et vainqueur. La Sexire continua son chemin d’un pas dynamique à travers le quartier Védin, s’insinuant dans les chemins de traverse, de plus en plus étroits et étriqués voire glauques. Aucun véhicule ne pouvait y entrer. Il va sans dire qu’il n’y avait personne dans ces ruelles et qu’il avait beau faire attention, personne ne le suivait (donc si quelqu’un le suivait, il avait le dont d’être invisible pour des yeux humains [la super-vitesse colle, la téléportation encore, l’invisibilité aussi]). Devenait-il réellement parano.. ? Prudence est mère de sureté… Puis, brutalement, il se mit à courir, bifurquant de plus en plus souvent, se ‘‘perdant’’ dans les boyaux : même après une semaine de coma, une apparence fluette de femme maigre et des chaussures mal adaptées, il faisait tellement souvent de footing, de courses, de sports que peu de gens non conditionnés pouvaient le suivre. Ajoutons à cela ce labyrinthe urbain dont il avait la clé… Ce qui est bien à se faire poursuivre, c’est que c’est nous qui décidons de la trajectoire !

Si quelqu’un le suivait de près, il atterrira dans une impasse fermée de grillages avec poubelles, cartons, deux gouttières, pas d’escaliers mais une plaque d’égout. Il y avait aussi une porte de secours indiquée en vert. Par où avait-il continué.. ?

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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Mar 26 Avr - 21:56
    Anne suivait l’Evelyne changée tout en envoyant par texto le nom des rues qu’elle traversait. Subitement, sa cible prit de la vitesse après avoir atteint des ruelles étriquées. La femme invisible tenta de le poursuivre tant bien que mal, mais elle commençait à perdre du terrain. Au moment où elle allait vraiment le perdre du vue, une ombre se dressa à ses côtés, regardant tout autour. Une ombre qui avait vaguement la silhouette de l’un des policiers.

    Dès qu’ils avaient fait demi-tour, Marc avait envoyé sa propre ombre en éclaireur, suivant les indications qu’il recevait sur son téléphone. Mais l’ombre ne vit qu’une femme inconnue disparaître au détour d’une ruelle. Anne dut rendre son visage et sa main visible afin d’indiquer à l’ombre la direction et la personne à suivre.

    La forme noire, elle, était suffisamment rapide pour maintenir l’allure du Sexire et même le rattraper, tandis que l’infirmière suivait de plus loin. L’ombre observa la fausse Evelyne gravir une gouttière et rejoindre le toit d’un bâtiment et Anne finit par le retrouver là, en plein milieu d’une impasse, la tête tournée vers le haut de la bâtisse adjacente. Etait-ce par là qu’il s’était enfui ? Mais pourquoi l’ombre ne le suivait-elle pas ?

    Malgré quelques nuages, le soleil régnait bien en maître sur la ville pour le moment. Peut-être ne pouvait-elle s’exposer directement aux rayons de l’astre solaire ? Ca pourrait être logique pour une ombre. L’infirmière le toucha alors, rendant l’ombre invisible également. Ainsi, la lumière le traversera sans l’atteindre, principe même de l’invisibilité.

    L’ombre put alors monter sur le toit et continuer à suivre la fausse Evelyne, alors qu’Anne tentait de suivre d’en bas en faisant le tour du bâtiment, et les deux policiers quittèrent l’ambulance à l’entrée du dédale labyrinthique, commençant à courir pour les rejoindre.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Jeu 28 Avr - 8:47
Est-ce l’air frais de cette journée hivernal lui brûlait les poumons… ? Ou bien est-ce la course après un déconditionnement prolongé ? Voire, le fait qu’il soit un fumeur ? En tout cas, il courrait pour sa vie et rien, pas même les douleurs, ne l’arrêterait. Ainsi, il avait choisi l’option de la gouttière branlante : rien qu’à voir sa tronche, on pouvait comprendre qu’un adulte ne pouvait y monter sans tout démonter. Car oui, pour grimper, il avait réduit son poids à une trentaine de kilo pour être sûr de passer et d’être assez léger pour ses muscles ankylosés. Une fois sur le toit, il hésita : courir pour avoir de l’avance au cas où cette chose surmonterait l’épreuve ou bien rester et avoir la confirmation que quelqu’un le suivait. Par curiosité, il lança un regard et put voir l’infirmière. Te voilà enfin…

Sans plus attendre, Sherlock reprit son chemin sur les toits de Yasaski Koji. Tantôt des toits plats, tantôt des tuiles… quand il ne pouvait prendre les chemins linéaires, il faisait tout son possible pour ne pas tomber et mettre de la distance entre celle au sol et lui. Ce qui est bien dans ce chemin, c’est qu’il est très aisé de perdre celui qui tente de vous suivre : comment savoir s’il avait changé de direction, était resté sur place ou bien s’il avait déjà sauté ? Plus d’une fois, les espaces étaient très larges et il dut user, en plus de sa force, son intelligence. Se rattraper aux ferrailles plus bas, à la bordure en urgence, atterrir dans une flaque, se réceptionner dans de la neige en contrebas… et finalement, après encore une trentaine de minutes, il arriva ENFIN au point de ralliement. Toute cette course pour arriver là…

Sur le toit plat de l’entrepôt, le Sexire avait caché des affaires à lui dans une benne. Sa respiration se faisait sifflante, tous ses muscles l’aidaient pour capter plus de dioxygènes. Il avait l’impression que son thorax allait exploser… D’abord plié en deux, il se redressa et s’adossa à la cage d’escalier. Doucement, bien trop pour l’urgence du moment, l’Anglais récupérait son capital souffle. Quand son cœur l’autorisa à enfin se détendre, Sherlock chercha ses biens : de nouveaux vêtements, de la monnaie, de la nourriture et de l’eau. Vous savez bien qu’il balance des saloperies à des gens biens, alors imaginez ce qu’il est capable de faire/dire en face de quelqu’un qu’il ne considère pas… Donc, pour prévenir au lieu de guérir, tel Holmes, il avait un certain nombre de cachette bien à lui avec le même lot que celui-ci. Au cas où il devrait disparaitre pendant un petit temps…

Première chose : Mangerrrrrr ! Le violoniste ne s’était pas nourri depuis hier soir, lors du texto, de peur d’intoxication. Là, il se jeta à corps perdu dans ses provisions. Pendant qu’il suçotait une barre de chocolat, il se changea : jeans bleus, chaussures type converses, pull pourpre avec un col joliment manufacturé, une veste en feutrine ne descendant pas plus loin que ses hanches, écharpe rayée noir et blanc, une paire de gant dans ses poches. Un portefeuille l’attendait dans le revers de son manteau : ‘‘Frédéric Julistan’’ sur une carte d’identité, un permis et une liasse de 300€ cash. Le trentenaire arborait une chevelure blonde, courte, des yeux verts, avait plus ou moins la même corpulence que sa réelle apparence et avait maintenant une vingtaine d’année.

Lors de sa course, il n’avait remarqué personne : pas même dans la flaque (pas d’autres bruits) ou dans la neige (pas d’autres traces après son passage). Mr.Rechel se sentait doucement en sécurité, prenant maintenant son temps après ces journées bien complexes… Mais le plus dur restait à venir : comment savoir si les gens ne sont pas sous le joug de cette organisation ? Allaient-ils le traquer jusqu’à la fin ? Pouvait-il réellement être tranquille ? Les avait-il battus ?

La réponse était nette : Non.

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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Sam 30 Avr - 0:05
    Alors que Sherlock prit sa course sur les toits, l’infirmière en contrebas fut semée rapidement. La distance entre ces deux protagonistes augmentant, l’ombre allait perdre son invisibilité et donc être exposée au soleil. Enfin, si elle ne s’était pas dématérialisée dans l’ombre même de sa cible, attendant camouflé bien à l’abri et n’ayant pas à faire le moindre effort pour la suivre.

    L’ombre ne chercha pas à agir, au cas où ça tournerait mal. Elle se contentait de servir de point de repère aux deux policiers qui finirent par atteindre l’entrepôt sur lequel Sherlock se reposait. Ils auraient pu appeler des renforts pour cerner les environs, mais ils craignirent qu’il ne se renforce lui aussi, en appelant la Princesse Capien avec qui il avait un bon contact par exemple.

    De toute façon, tant que l’ombre demeurait dans son sillage, Sherlock ne pourrait pas s’enfuir. Ainsi, les deux policiers entrèrent dans l’entrepôt, signalant qu’ils étaient en pleine enquête et qu’ils avaient vu un criminel escalader leur toit. Il ne fallut pas négocier très longtemps pour qu’on leur indique l’accès au sommet du bâtiment. Jonathan passa la porte le premier, suivi par Marc. Les deux avaient placé une écharpe ou un foulard devant leurs bouches et nez, par précaution. Marc indiqua à Jonathan qu’il s’agissait bien de Sherlock en visualisant le tatouage dans le creux de sa main, celui de Jonathan étant moins accessible que le sien. Ce dernier prit la parole.

    « Finis la course poursuite. Ou tu nous suis bien sagement, ou c’est ton cadavre qu’on transportera. Qu’est-ce que tu choisis ? »
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Jeu 5 Mai - 17:16
Malheureusement, sa pause fut bien courte et les deux policiers du matin arrivèrent sur le toit par la porte. Sherlock se trouvait à quelques pas d’eux et ne s’était à peine étonné de leur présence ici. Un mouchard ? Pas sur lui ni sur les habits… S’il y avait un traceur de ce genre, ça aurait été sur les habits que portent maintenant Evelyne. Quelque chose d’immatériel ? De volant ? Un fantôme ? De la nanotechnologie ? Le violoniste n’avait pas la clé de ce mystère et donc ne pouvait plus compter sur la fuite : ils allaient le retrouver s’il n’en comprend pas le mécanisme. Et autant économiser son énergie…

Le jeune homme se frotta les mains, l’air un peu embarrassé. Puis il porta celles-ci en l’air, signe de paix :
    « Et bien messieurs, me voilà eu. Comme dit l’adage, rien ne sert de courir, il suffit de partir à point. J’espère que vous n’avez pas fait de mal à cette chère Evelyne, elle ne le mérite pas…» Dit-il en s’avançant vers eux, les mains en avant pour qu’on lui passe les menottes.

Le plus gros s’avança, méfiant, laissant le sportif au second plan. Sa main droite était sa poche, recherchant quelque chose (menottes ? Armes ?) et avant qu’il ne put en sortir quoi que se soit, les ongles du violoniste poussèrent à une vitesse fulgurante visant sa bedaine. Alors que l’attaque était censée aller plus loin, le Policier tiqua : une explosion retentit entre les deux protagonistes. Le Sexire fut soufflé en arrière, tombant sur le dos deux-trois mètres plus loin. Son crâne fut violemment secoué contre le toit et de multiples brulures parcouraient son corps : ses vêtements n’avaient rien amorti. D’ailleurs, sa veste et son pull ne sont plus que des souvenirs. Un acouphène dû au blast accentuait son mal-être et les douleurs diffuses crispaient son visage meurtri. D'où ça sortait ?! Encore un pouvoir qu'il va falloir endiguer... Presque automatiquement, ses cellules se régénéraient, masquant doucement ses plaies alors qu’il reprenait ses esprits.

Cependant, le tableau n’était pas noir, il l’avait touché lui aussi. Pas grand-chose, non, mais juste suffisamment pour pouvoir avoir les prochaines minutes à son avantage.




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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Sam 7 Mai - 11:31
    En effet, Jonathan possédait le pouvoir de transformer n’importe quelle partie ou substance provenant de son corps en explosif, et il était évidemment immunisé à ses propres attaques. Aussi, lorsque les ongles foncèrent vers lui, quelques-uns de ses poils de torse explosèrent pour endiguer son assaut et dévier la trajectoire de ses lames en repoussant Sherlock en arrière. Il l’avait touché, mais pas blessé.

    Ne l’avait-il pas prévenu ? Le violoniste venait de choisir la voie cadavérique. Aussi, alors qu’il chutait après le souffle de l’explosion première, Jonathan envoya un crachat dans sa direction. Crachat qui détona à son tour, prenant Sherlock et une bonne partie du toit dans sa déflagration.

    Malgré ses tentatives de rattrapage, l’homme chuta, mais il parvint à s’agripper à une infrastructure métallique placée juste sous le toit. Cependant, une main noire sortit des ténèbres et desserra sa main, l’obligeant à faire le grand saut tandis que Jonathan et Marc se trouvaient sur le versant intact du toit.

    Par une chance inouïe, Sherlock tomba dans un container de pastèques qui amortirent son atterrissage. Cette fois, les ouvriers de l’entrepôt pouvaient assister au spectacle, aussi Jonathan se positionna de telle sorte à ce qu’il pouvait voir ce qui se passait en bas, prêt à crier aux ouvriers qu’il s’agissait là du criminel qu’ils recherchaient, que c’était un fou des explosifs et qu’il fallait donc ne pas s’en approcher. Mais ce qu’il vit coupa court à ses injonctions. Sherlock se relevait. Sans doute ses blessures guérissaient ? Il venait d’y avoir une forte explosion, suivie de sa chute suffisamment haute pour pouvoir potentiellement tuer un humain. Et là, tous ces ouvriers allaient voir un homme se lever, et sans doute après se déplacer et parler comme si rien ne s’était passé.

    C’était la dernière erreur de Sherlock : il venait de mettre le secret des mythes en danger ! Jonathan fit un rapide signe à Marc de sauter sur un bâtiment adjacent avant de se laisser tomber dans le trou. Il fixa Sherlock durant toute sa chute, alors que les ouvriers regardèrent le policier tomber, ébahis. S’il devait en arriver là, c’était entièrement de la faute au violoniste. Si seulement il les avait suivis bien sagement…

    Au milieu de sa chute, Jonathan provoqua une explosion suffisamment grande pour engloutir l’ensemble de l’entrepôt, Sherlock et les témoins de son incroyable robustesse.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Mer 11 Mai - 23:14
Alors qu’il se remettait de ses émotions, Sherlock fut accueilli dans le monde réel par une seconde déflagration. Tout ce qu’il put faire c’est se recroqueviller pour protéger le peu de chose qui lui restait. Le souffle toucha bien entendu notre protagoniste blessé mais aussi le toit… même celui sous lui. Dans un geste désespéré, le boxeur s’accrocha à un rail de fer, meurtrissant son épaule : ‘‘On ne se débarrasse pas de la vermine...’’. Cependant, car le pauvre ne fait que subir (à deux contre un ?! Bande de lâches ! [comment ça If est contre une armée et s’en sort ? On s’en fout de lui !]), une main noire se matérialisa au dessus de lui (C’est quoi ce truc ?!) et le força à chuter les trois étages que représentaient cet entrepôt.

Suite à un énorme coup de bol (ou à une auteur prête à tout), celui-ci chut dans les pastèques (et non pas des pommes, litchis ou ananas, car ça amortit moins bien). Quelques secondes passèrent alors qu’il reprenait esprit. Par pur réflexe, le violoniste tenta de sortir du cageot. Et là, il comprit son erreur… Ohw crap. Quand le policier fit le saut de l’ange, lui, se terra dans la cave de l’entrepôt plus vite qu’une souris. Après tout, les caves sont les fondations, c’est la partie la plus résistante d’un bâtiment. C’était son unique chance. Le souffle l’emporta vers l’avant, le cognant violement contre quelque chose, il ne savait pas… ne savait plus.

Les escaliers furent bouchés par les décombres, manquant de peu de s’effondrer eux-mêmes. La poussière s’éleva et la pénombre s’installa dans un silence de mort. Son corps gisait là, sur le ventre, le dos meurtrit par le souffle chaud et destructeur. Mais malgré tout, il vivait : les amplitudes de son thorax en attestaient. Quand le Sexire embrassa l’angle d’un congélateur géant, il éclata son arcade sourcilière gauche ainsi que sa lèvre homolatérale puis tomba dans les pommes (et pas les pastèques !). Contrairement à ses phases éveillées, ses plaies ne se refermaient pas, restant béantes, cuisantes.

Sortant de sa tanière, l’Ombre naquit, se détachant de l’homme inerte et l’inspecta. Elle aussi vit la vie qui s’écoulait encore dans cette matrice. Les ténèbres emprisonnèrent ses poignets ainsi que ses chevilles puis prirent en étau la gorge qui s’offrait à elles. Soudainement, les bras se bandèrent, les yeux se rouvrirent mais aucun geste n’était permis pour notre victime. Pas même un cri pour récupérer l’air si importante pour lui, rien… Ses yeux roulèrent, ses muscles se détendirent de concert et sa conscience repartit pour les limbes… Une simple mise à mort.

Is it the end.. ?

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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Jeu 12 Mai - 13:41
    Les poignets et chevilles cerclés par des ponts d’ombre, ainsi que chacune de ses phalanges car il avait su démontrer des ongles-lames, Sherlock n’avait aucun moyen de se libérer de cette entrave, ni de se défendre face à la strangulation du sosie de Marc qui continua jusqu’à ce que le violoniste ne cesse de respirer.

    Pendant ce temps, Marc était descendu du bâtiment qu’il avait rejoint et intima aux citoyens de ne pas s’approcher car il s’agissait d’une scène de crime. S’avançant au milieu des décombres, un portable à la main afin de demander de l’aide à l’Exilé pour baliser la zone, il chercha son collègue parmi les débris. Certes Jonathan avait fait le saut de l’ange, mais ça n’était pas sa première fois. Habituellement, il explosait suffisamment près du sol, car le souffle s’échappant de lui ralentissait sa chute comme s’il n’avait sauté qu’à partir de ce point. Habituellement, il se faisait remarquer plus tôt que cette fois-ci.

    Marc retrouva le corps de Jonathan allongé sur le sol, une jambe emprisonnée sous un gros bloc de pierre, les yeux ouverts mais ne réagissant pas à son appel. Au moins, son thorax s’élevait et s’abaissait à allure faible. Faible mais régulière. Il était en vie, mais Sherlock avait dû lui faire quelque chose…

    Dix minutes plus tard, les renforts arrivèrent, empêchant les citoyens de trop s’avancer. Comment étaient-ils arrivés si vite ? Il y avait dans le groupe quelqu’un capable de les téléporter, aussi l’avait-il fait non loin de là pour qu’ils finissent par arriver sur les lieux comme s’ils venaient de façon normale.

    Le corps de Jonathan fut très vite placé dans une ambulance, hors de vue de potentiels curieux. Toutes les voies pour rejoindre Sherlock avaient été bloquées par les décombres, mais l’ombre continuait de veiller sur son cadavre. Que faire ? Marc mena le téléporteur, Jean Baltou, dans un véhicule à l’abri des regards pour lui indiquer la localisation exacte de l’ombre, au mètre près, sous la surface.

    Laissant la paperasse et la procédure normale aux autres, Jean et Marc se téléportèrent dans la cave ensevelie. Sherlock ne respirait toujours pas, mais ils n’allaient pas le laisser là malgré tout. En effet, ce dernier avait fait preuve de capacité de guérison à plusieurs reprises. Qui sait s’il ne reprendra pas vie dans quelques minutes, heures, jours ou semaines ? Une phase d’observation était recommandée pour tous les mythes capables de soin, même après leurs morts.

    Ainsi, quinze minutes plus tard, Marc et Jean apparurent en face de la grande tour de l’Exilé, car il ne pouvait se téléporter directement à l’intérieur. A côté d’eux se trouvait l’ombre qui portait Sherlock sur son épaule, ses chevilles et poings liés ensemble, et ses doigts immobilisés en extension, dirigés vers le sol. Ils se trouvaient dans les ténèbres projetés par la grande tour, car il n’y avait jamais de soleil quand on entrait dans cet établissement. On devait se résoudre à ne jamais plus le revoir.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Ven 13 Mai - 13:40
Les deux employés de l’Exilé entrèrent sans souci dans l’énorme phare. Ils expliquèrent aux différents niveaux ce qui les amenaient et plus ils progressaient, plus les sourires s’appauvrissaient. Car oui, une tour peut aussi avoir un sous sol et ce n’était certainement pas les plus hauts étages qui renfermaient la basse vermine. Autant les étouffer à même la terre, histoire qu’on s’en débarrasse d’autant plus vite. Si l’Exilé payait de mine à l’extérieur, cela n’était pas vrai pour tous les étages, positifs ou négatifs. Les cieux étaient réservés pour les employés, la paperasse, l’Oracle et le pôle Asura, voire quelques geôles plus intimidantes que punissant. Si au plus haut réside l’essence même de cette île, sachez que ses fondations sont pourries de l’intérieur : ne ditons pas que si le pied instable, nous ne pouvons que perdre l’équilibre ? En s’abimant dans ce bâtiment immense, on sentait que la joie et le bonheur se cultivaient au soleil.

Les couloirs étaient faits de pierres suintantes d’humidité et réchauffées par des torches médiévales. Au fur et à mesure qu’ils marchaient, le feu prenait puis s’étouffait comme par magie. Le duo apprenait à se détendre au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans la prison : même si leur proie bluffait, à présent, il était fait comme un rat et ne pourrait s’enfuir. Durant tout le trajet, de sa bouche coulait un léger filin de sang, imbibant l’Ombre et le sol : même s’il se réveillait, personne ne pariera sur sa survie. Et de plus, avec cette ambiance glauque, c’était presque nerveux de commencer à parler pour ne pas se sentir oppressé. En somme, ils se rassuraient mutuellement.
    « - Je ne suis jamais descendu aussi bas… Tu es sûr des ordres ?
    - Mythe à perpétuité, c’est l’avant dernier étage, le 6. Aux grands maux, les grands remèdes.
    - Il n’y a pas que 5 étages normalement ?! Mais il a fait quoi au juste ? Le téléporteur s’avança d’un pas, laissant plus de marge entre lui et le cadavre que transportait l’Ombre.
    - Agression sur employé médical, délit de fuite, lobotomisé trois personnes par de simples éraflures, et est assez débile pour louper sa tentative de meurtre sur un Védin ainsi que révéler sa vrai nature à un entrepôt entier : pour l'instant 19 morts à son actif dont potentiellement mon partenaire…
    - Oh…
    - Il y a 7 sous-sols, seuls les 5 premiers sont connus du public, ce qui se passe plus bas ne vaut pas la peine d’être raconté… au risque de devenir fou. »

Le transporteur frissonna, inquiet. Que s’y passait-il ? Pourquoi disait-il ça ? Y avait-il déjà été ou se jouait-il de lui ? Que peut-on faire de pire qu’être en prison ? Soudainement, la chaleur des rayons du soleil lui manqua terriblement. Il se promit d’enserrer sa fille ce soir, un peu plus fort que les autres fois. Plus que 3 étages à descendre…

------♫------
    « Voilà ton nouveau chez toi… Fais-moi le plaisir de ramener Jonathan avant de pourrir… »

Dans ces ténèbres, même un vivant perdrait la notion l’espoir. Perdrait la flamme. Se mourrait dans un corps pourtant parfait. Et le sien reposait là, sur le dos, dans la paille, des brulures cuisantes sur l’entièreté de sa peau, des plaies béantes suantes de sang noir, ses habits détruits, rien n’avait bougé… Mais à quoi bon lui offrir une cellule s’il était mort ? Non, ce n’est pas la bonne question.

La vraie interrogation est : Est-il mort ?

Soudainement, ce corps se crispa complètement et rechercha l’air comme une carpe en dehors de l’eau. Mais à peine l’oxygène entra dans sa trachée qu’il fut victime d’une quinte de toux mutilante. Sherlock se retourna, vidant sa bouche, ses bronches, ses poumons du sang mi-coagulé qui y stagnait. Il toussait avec violence, reprenait son souffle trop brièvement pour ne pas se sentir en danger. L’effort le prenait tellement au corps qu’il eut plus d’une fois un réflexe vomitif. Le violoniste était cyanosé, livide, luttait de tous ses muscles, tremblait, avait soif, tachycardait, suait, sentait sa conscience fuir : choc hypo-volémique sur un poumon ayant implosé. L’heure était grave : il risquait de mourir pour de vrai. Son régime prolongé, le combat avec Ifaël, sa semaine de coma avec ses amyotrophies associées, cette fuite du désespoir, ces explosions à répétition : son corps ne suivait plus son esprit, trop meurtri pour obéir : il l’avait mené au-delà de la limite. Maintenant, il en payait le prix.

Dans un dernier espoir, le Sexire tenta de regagner de l’énergie où y en avait : il normalisa la densité de ses os et reprit sa réelle apparence. Et quand je dis ça, je ne parle pas que de la forme mais aussi de l’âge : il était comme vous en avez l’habitude sauf que ses cheveux étaient noirs et non plus bruns cuivrés, des rides creusaient ses sillons naso-géniens, créaient des pattes d’oie au coin de ses yeux, barraient son front. Ses tempes étaient presque blanches et le reste était parsemé. Ses mains, son cou, tout lui donnait une bonne soixantaine d’année voire soixante-dix (septante pour les puristes). Ainsi, il put soigner partiellement son poumon et recréer du sang en quantité juste suffisante pour permettre sa survie. Dyspnéique, sa respiration était lourde, rauque, inconstante : il avait toujours l’impression de suffoquer. Le sang qu’il avait accumulé dans ses alvéoles l’empêchait de faire les échanges gazeux si importants à la vie. Cette toux hémoptysique émétisante ne cessait que trop doucement. Mais son cœur se calma, diminuant le stress, sa pression artérielle et l’angoisse qui montait en lui : il avait subit un contrecoup d’envergure. Une fois que sa vie fut assurée pour les trente prochaines minutes, le bagnard ressentit son dos le cuire et ses plaies faciales pulser au rythme de son myocarde… Non, il n’avait plus la force de se soigner… Ou alors il deviendrait un Sexire affamé… s’il ne pouvait garder son corps, il voulait au moins avoir la main mise sur son esprit…

Mais malgré tout… il était en vie.




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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Lun 16 Mai - 11:13
    Sur la place de l’entrepôt, la procédure se déroulait de manière on ne peut plus normale. Quadrillage de la zone, recherche de l’origine de l’explosion – qui sera évidemment imputé au criminel Sherlock – et rapatriement de Jonathan dans une clinique de mythes. Malgré son état comateux, il était encore en vie et s’en sortira. Physiquement du moins, avec une longue rééducation pour sa jambe. Mais qu’en est-il de son mental ?

    Une heure plus tard, lorsque Marc reçut le rapport des lieux et surtout de son coéquipier, il entreprit de redescendre au niveau six. Il avait un compte à régler avec le prisonnier qui semblait avoir bougé selon les caméras infra-rouge placées tout le long du couloir. Un niveau sombre, sans aucune lumière pour que les criminels perdent tout espoir, ainsi que leurs yeux, à la façon des chevaux que l’on fait descendre dans les mines. Il n’y a que les torches qui s’illuminent sur le passage de l’agent de l’Exilé, éclairant une cellule après l’autre. On reconnaissait alors les anciens des nouveaux : ceux qui croupissent là depuis belle lurette ne bronchèrent pas alors que les plus récents se jetèrent vers les barreaux pour demander pitié. Entre les deux, il n’y avait que le glapissement de leurs yeux brûlant par la lumière trop forte pour eux.

    Une fois devant Sherlock, Marc ne s’appesantit pas sur l’état déplorable du prisonnier et alla directement droit au but.

    « Rends à Jonathan son état d’origine. »

    Le violoniste se redressa légèrement, prit un temps pour habituer ses yeux à la lueur des torches et répondit sur le ton de la conversation.

    « En échange de quoi ? »

    Marc dégaina son arme, pointa le canon en direction de Sherlock et répondit froidement.

    « Je te laisserais la vie sauve, ça te va ? »
    « Allons allons, ne nous énervons pas pour si peu… »

    Heureusement pour Sherlock, et malheureusement pour Marc, une dame très jeune à l’apparence fluette surgit à son tour dans le long corridor. Elle vint poser une main délicate sur l’épaule de son agent, comme pour le féliciter de son travail tout en le rassurant.

    « Inutile de parlementer avec lui, le Védin avait retrouvé ses facultés mentales avec le temps. Et de ce que je peux voir, ce Sexire ne devrait pas tenir plus d’un mois avant de mourir. Un mois, le temps que vous aurez pour préparer une fête afin de célébrer le retour de Jonathan dans le service actif. »

    Marc la remercia du chef pour ce qu’il avait compris comme un congé prolongé, avant de prendre congé à son tour. Myria Max observa encore un peu son prisonnier. Un mois, car il était condamné à la perpétuité, et les prisonniers dans ce cas-là n’étaient pas nourris, afin que cette durée ne soit pas trop longue, mais juste assez pour qu’ils craignent l’instance de l’Oracle et resongent à leurs actes avant de passer dans la prochaine vie. C’était donc ce Sexire vieux et pitoyable à qui la Princesse Capienne devait une dette ? La raison lui brûlait les lèvres, mais elle ne s’abaissera pas à prendre la parole la première face à un criminel derrière les barreaux. Ce serait lui montrer trop d’importance et il risquerait d’avoir de trop grands fantasmes. Alors elle finit par lui tourner le dos pour s’en aller à son tour.
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MessageSujet: Re: L'Epilogue de Sherlock [Terminé] Mar 17 Mai - 17:42
Un peu impulsif cet agent non ? Sherlock soutint son regard : tire si tu l’oses… Mais un détail grippa la machinerie cérébrale de notre protagoniste : pourquoi n’utilisait-il pas son ombre ? En raccordant les wagons, il est évident que c’est lui qui en est le maître. L’arme de poing lui permettait-il de se sentir plus proche de sa vengeance ? Ou bien… Et c’est là que ses phéromones parfumèrent le corridor ainsi que sa cellule. Soudainement, son corps entier se crispa… Ses yeux gris se levèrent, enfiévrés, sur Myria Maxe, sa bourreau. Un brin de jeune femme, aux longs cheveux ondulants, la peau douce, appétissante, aux formes désirables… Son esprit partait en vrille alors que son corps restait de marbre devant l’Oracle. Comment ? Car il venait de se paralyser pour ne pas se jeter contre les barreaux et laisser s’exprimer le Sexire dément qui le rongeait petit à petit.

Alors que l’employé prenait congé, un léger temps s’étira, laissant les deux ennemis se dévisager. Quand elle entama sa sortie, une voix retentit du fond de la cage :
    « - Et s’il ne survivait pas.. ?
    - Il survivra. Dit-elle en continuant.
    - Comment pouvez-vous en être sûre ?
    - Vous n’insisteriez pas autant si tôt et jamais le Védin n’aurait récupéré son état mental… Car c’est là la raison de votre présence ici. Fit l’Oracle en se retournant.
    - Le Védin a eut de la chance que mon coma arrive au moment où j’instillais ma technique. Notre cas actuel en est bien différent.
    - Dans ce cas, nous serons amenés à nous revoir. » Conclut-elle, malicieuse.

Et les torches moururent en même temps que la porte se referma sur elle. Il patienta quelques secondes dans le noir retrouvé puis se détendit, laissant son cerveau reprendre le sort de son corps en main. La noirceur des lieux enrichissaient ses autres sens, exacerbant son odorat et par lui, sa faim. L’Anglais laissa sa tête reposer contre la caillasse qui lui servait de mur, heureux pour une fois du froid régnant : il lui retirait ses envies malsaines. Puis il se coucha avec précaution sur sa paillasse et ferma ses yeux. Son dos le faisait terriblement souffrir : une douleur soude, permanente… heureusement que l’endroit était humide et frais. À cause d’elles, le frileux ne se renfrognait pas sur la température ambiante, réchauffé par ses brûlures mutilantes. Il ne pouvait continuer ainsi… Cela ne faisait que quelques heures qu’il trainait dans ce trou et pourtant, cela le consumait déjà. Une semaine dans le coma, quatre jours d’hôpital et maintenant ici… N’avait-il pas dit un jour :

Si je ne puis jouir de mes évasions, je fanerai et deviendrai encore plus irascible que je ne le suis déjà…

Ce moment… han… il s’en souvenait parfaitement, tous les détails, les contacts… sa bouche s’assécha subitement et en lui gronda un manque avide. En quelques secondes, comme il en avait l’habitude, Sherlock s’enferma dans son esprit, revivant les moments appréciés et appréciables, oubliant totalement l'environnement dans lequel il se trouvait… La Princesse allait repasser une bonne soirée.

Si son corps n’a jamais été que de la chair utile à se déplacer, maintenant qu’il n’est source que de souffrance, comptez sur lui pour encore plus le négliger. L’ex-gentleman ne fit que se réfugier dans ses souvenirs, dans ses joies, ses plaisirs, délaissant la vie réelle autour de lui et totalement son enveloppe charnelle.

Il se passa une journée...

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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L'Epilogue de Sherlock [Terminé]

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