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L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé]

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MessageSujet: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Sam 4 Juin - 20:48


Le temps avait passé depuis la dernière discussion entre la Princesse et l’Oracle. Un entretien où la politesse l’avait disputée à une vision hautaine de la politique. Une vieille dinosaure de la politique qui défendait son petit pré carré face aux dents acérées d’une Capienne dont l’envie de changement n’était que peu caché. Une petite semaine, déjà, tout de même, afin d’être non seulement sûre de ses informations, de ses sensations, mais aussi de laisser les uns et les autres macérer dans leur jus. Non pas par sadisme, quoique, mais surtout pour voir qui bougerait et comment. Entre une Mac qui ordonne et disparaît des radars, une Oracle qui tempête pour rendre si mal son devoir, un Sexire dont l’échec l’emmène vers une geôle, ou encore un Védin menacé acculé. Une danse des plus amusantes à voir de loin, oh, ça oui, mais ce n’était pas en restant dans un canapé que l’on déroule des plans, et pour la bibliothécaire, il était temps maintenant d’aller taquiner ses homologues afin de voir si un bénéfice pouvait être fait. Elle pouffa d’un petit rire cristallin, et d’un geste de la main, écrasa de son sceau le cachet de cire rouge fermant sa dernière missive. Une lettre des plus officielles, loin du dernier entretien avec l’Oracle. Non, là, elle envoyait une missive en tant que responsable d’une ethnie complète, face aux actions chaotiques et aux échecs répétés. Non pas qu’elle le dise directement, non, la politique est bien plus subtile, mais, son invitation après de l’Oracle n’en restait pas moins très claire sur ses intentions et sur le sujet à aborder. Regardant la lettre entre ses mains, elle se retourne face à l’un de ses plus fidèles serviteurs.

« - Porte cette lettre à l’Oracle, je te prie. Et assure toi qu’elle arrive entre de bonnes mains et pas en celles d’un sous-fifre lambda.
- Très bien. Il en sera ainsi. »


Et Alfred sorti. Dans son uniforme de majordome, comme à son habitude. Sans le moindre doute, l’invitation à venir partager le thé et discuter de quelques petits menus soucis, ainsi que la proposition d’aide de la part des Capiens arriveraient sûrement à appâter l’Asura qui se retrouve dos au mur. Mais comment cela se passera-t-il ? Quel prix sera-t-elle capable de payer, et de quelle nature ?

------------------- -------------------

Une réponse des plus laconiques avait été donnée. Non pas une acceptation, ni un refus. Juste un mot sobre signifiant que l’invitation avait été bien reçue et qu’il y sera répondu poliment. Nul mot sur la personne qui se présentera, donc. Sera-ce l’Oracle en personne ? Seule, ou accompagnée ? Ou alors l’un de ses lieutenants ? Voire même celui ou celle qui aurait foiré l’opération ? Ah, il lui serait si simple de tendre son esprit vers le quartier Asura pour en connaitre la réponse, si facile de regarder quelles sont les âmes qui se déplacent afin de voir si l’un ou l’autre des Asura en route vers le manoir est celle que la Princesse a déjà rencontrée. Mais non, elle se garde le plaisir de le découvrir lorsqu’elle entendra les roues d’une voiture crisser sur les dalles de la cour intérieur de sa demeure. Il allait se jouer ici un autre acte de politique telle que les aime tant la Capienne. Une discussion pleine de politesses, de mots susurrés avec respects, mais cachant tant de fiel, de critiques et de reproches. Mais elle avait su prévoir l’échec de son interlocutrice et maintenant, celle qui pérorait se retrouve en position de faiblesse et c’est là l’occasion recherchée par la Princesse… L’occasion de bousculer cette vieille pie hautaine et lui mettre le nez dans ses erreurs. Elle murmura pour elle-même doucement, alors alanguie dans un canapé Louis XVI…

« - L’échec est un vin qu’il vous faudra boire jusqu’à la lie… Puissiez-vous vous noyer dedans. »


Elle sourit, car elle avait ressenti le voyage initié par cette voiture… Les passagers qui y avaient pris place entraient dans le quartier Capiens et il y’avait parmi eux l’un ou l’une des Asura à qui elle sera opposée, à qui elle aura l’occasion de parler et de marchander diverses choses… Son regard balaya la pièce de réunion. Un bureau de bois laqué et ouvragé de style Napoléon III, avec ses anses rehaussées de bronze, un bonheur-du-jour assorti, contre un mur, est prêt et chargé de tout ce qu’il faudrait déboucher face à une négociation réussie. Les murs de la pièce arboraient deux tableaux de paysages alpestres, à droite et à gauche de la porte d’entrée. Derrière le bureau, par contre, un présentoir en bois sombre et sobre porte honorablement une longue épée d’acier ouvragée dont la lame sort de quelques centimètres de son fourreau ainsi qu’une dague, ouvragée de la même manière, avec les mêmes motifs jusqu’à la lame en acier Damas de corroyage et à la poignée aux motifs élaborés. Mais cette fois, nul dessin d’enfant n’était visible, pas plus que de pendentifs particuliers. Une ambiance sobre, pour des esprits clairs. Lorsqu’enfin l’Asura sera là, elle saura de quoi sera faite la discussion. Et si c’est un sous-fifre qui se déplace, il se peut que l’Oracle fasse une certaine erreur diplomatique.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Sam 4 Juin - 21:48
    L’Oracle avait bien reçu la missive, mais elle ne s’y attarda pas bien longtemps. Comme si une Capienne pouvait la convoquer ainsi. La prenait-elle pour une de ses servantes ? Si elle avait une proposition à lui faire, qu’elle vienne elle-même ! Gwihir n’avait pas su trouver les mots adéquats pour que Myria s’inflige ce déshonneur.

    Ce fut donc à Gabriel de s’y rendre, son plus grand conseiller.


    Myria lui avait informé du précédent entretien qu’elle avait eu avec la Princesse ainsi que ses intentions. Son chapeau recouvrant son front, il se rendit sur le territoire des Capiens, jusqu’à la demeure de leur souveraine.

    Vêtu d’une robe noire à la façon d’un mage ou d’un savant, son assurance et son intellect se voyaient à sa façon de se tenir. Il semblait jeune, mais il s’agissait du lot de tout Asura, et les juger sur ce critère serait donc pure folie.

    Pénétrant dans le bâtiment dont il savait ne contenir que des mythes, il se découvrit le crâne, dévoilant un tatouage changeant au beau milieu de son front, prouvant ainsi qu’il était bien un Asura. Droit comme tout bon conseiller, il se présenta poliment, précisa que l’Oracle l’avait envoyé en réponse à une lettre de la Princesse, et ajouta qu’hélas sa supérieure avait trop de tâches accaparant son attention pour pouvoir s’absenter de sa tour. La Princesse comprendrait sans doute, car elle aussi devait gouverner toute une race. Ou peut-être pas, car le rôle de l’Oracle était plus vaste que le sien.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Lun 6 Juin - 12:30
Un coup de frein, des pneus qui crissent. Voici ainsi l’envoyé arrivé. La Princesse tendit son esprit et se rendit bien vite compte que ce n’était pas l’Oracle qui avait décidé de répondre présente à l’invitation pourtant polie. Mais ce n’était pas pour autant un Asura lambda qui était venu, dès lors, il y aura discussion, même si cette dernière ne sera pas un grand débat. La Capienne alla rejoindre son bureau et se prépara à déployer sa musique. Si la politique pouvait être amusante par moment, il y’avait d’autres moments où le plaisir ne pouvait pas être le premier but. Et là, elle avait du travail, quelques objectifs à accomplir. Heureusement pour ses projets, les Asuras avaient été à la hauteur de ses attentes. Dans le couloir, elle entendait le pas léger de son plus fidèle serviteur accompagnant le conseiller vers le bureau. Un coup contre la porte, auquel répondit un mot en Drarvick, puis l’huis s’ouvrit sur le salon, laissant entrer l’Asura.

« - Bonjour. Soyez le bienvenu en ma demeure, prenez place. »


Dit la Capienne, en désignant l’un des fauteuils faisant face au bureau. Elle ne lui proposa pas de collations, ni de boissons. Il était là pour entendre ce qu’elle avait à dire et tout responsable qu’il était au sein des Asuras, tout important qu’il soit pour l’Oracle, il n’était qu’un intermédiaire et Gwihir ne comptait pas s’embarrasser de politesses inutiles et de ronds de jambes oisifs pour lui. Les yeux de la demoiselle se posèrent sur le tatouage mouvant de son interlocuteur et le motif sembla se fixer. Mais loin d’en être dérangée, la Capienne en sourit. Elle connaissait d’ors et déjà cette peur, sa peur. Ce siège vide trônant sur une pile de crânes versant à l’unisson une et une seule larme. Elle l’avait déjà vu, plusieurs fois, mais loin d’en subir la terreur, elle y puisait sa force, sa niaque. Face à la peur, on peut fuir ou tenter de se sublimer pour en briser l’effet, et Gwihir était de ceux qui tentaient cette dernière option. C’est donc avec un sourire plein de force et de confiance qu’elle commença les discussions.

« - Pardonnez-moi si je vais rapidement au but, mais je n’ai le temps de faire des arabesques littéraires ni des métaphores léchées. Ce sera donc en tant que Princesse que je m’adresse à vous, et à travers vous, à l’Oracle. »


Elle laissa un instant le silence passer, le temps que l’information touche sa cible, que l’Asura se rende bien compte qu’il n’était pas là pour échanger des platitudes, mais bien pour avoir un entretien efficace, qui débouchera sur quelque chose de sérieux. Elle regarda Gabriel au fond des yeux, et d’un ton sec que contredisait son sourire avenant, elle lâcha.

« - Je veux parler de vos erreurs. De celles de votre patronne. En tant que Capienne, en tant que Princesse, je délègue une partie de mes pouvoirs, de mes prérogatives à l’Oracle afin qu’elle tienne un rôle bien précis. Un rôle dont elle s’enorgueillit. Selon ses propres mots, celui de gérer les menaces envers les Mythes. Or, alors même que j’ai attendu une semaine pour voir ses propos se faire accompagner d’actions couronnées de succès, je n’ai vu qu’un échec faisant perdre toute confiance en les propos de votre Oracle. Peut-être que gérer les affaires des Asuras est déjà un trop gros morceau pour elle, vu que même les vôtres sont capables de venir incendier ou tenter d’assassiner sans qu’elle ne sache les maîtriser. Mais cette fois, ça ne regarde pas uniquement les affaires d’une Capienne ou d’un petit groupe de personne. Mais l’échec sur le Védin, sur le vétéran est une menace pour tous les Mythes. Maintenant qu’il se sait traqué et menacé, ce n’est pas l’affaire d’une seule personne. C’est une épée de Damoclès pour bon nombre de Mythes. »


Elle laissa un nouveau moment passer. Tout ce qu’elle venait de dire n’étaient que des informations connues de tous ceux qui tiennent un tant soit peu de pouvoirs et qui se renseignent. Que des points connus globalement par les décideurs. Non, maintenant, elle allait commencer à parler de la vraie raison de l’invitation. Et comme promis, sans flagorneries ni mots mielleux.

« - Dès lors, en tant que Princesse, je vous informe que je retire ma confiance dans les capacités de l’Oracle à mener à bien ses devoirs. D’ici la prochaine réunion mensuelle des chefs de races, j’espère voir ce dossier mené à bien par l’Oracle, si elle compte garder ce petit pré carré de pouvoir avec lequel elle pérore. Son autorité n’est assurée que tant qu’elle accompli son devoir sans échec. Si lors de la réunion cette menace n’était pas écartée, je demanderai à ce qu’un autre reprenne le devoir de faire respecter la Loi sur l’île, de protéger les Mythes. Suis-je assez claire ? La peur et les mots sont des armes que l’Oracle maitrise, certes, mais ce que je veux voir, en tant que Princesse, c’est de l’efficacité dans l’accomplissement de son devoir ! »


La Capienne pris appui sur le bureau avec ses deux coudes, s’avançant légèrement, face à son interlocuteur. Elle avait toujours son sourire, ses yeux étaient toujours brillants d’amusement. Cette situation n’était pas bonne pour tous les Mythes, mais une certaine Tyrolienne appréciait particulièrement l’occasion de jeter les mots hautains de l’Oracle au visage de son conseiller, de lui signifier que parler c’est bien, mais que ce devait être suivi d’actes. Et que si les Capiens excellaient à l’art oratoire à force de trainer dans les cours des toutes les nations du monde depuis l’antiquité, ils n’en restaient pas moins des chasseurs, avec des attentes bien claires… Et un prix en sang à payer en cas d’échecs répétés.

« - Mais je ne suis pas là pour vous admonester, ni vous ni votre maitresse. Je suis là pour vous tendre la main, afin de régler ce souci. Je suis ce Védin depuis sa fuite de l’hôpital psychiatrique, depuis votre assaut maladroit, depuis son entrée dans la forêt. Je sais où il est et je pourrais guider les vôtres à lui. Mais ce service n’est pas gratuit, bien sûr. Après tout… Normalement, l’Oracle est tout à fait capable de gérer ce problème sans… « S’abaisser » à requérir de l’aide, non ? Mais si par le plus grand des hasards elle en arrivait au point d’avoir besoin de l’aide de la Princesse, je serai heureuse de lui tendre une main secourable… Qu’en dites-vous ? »

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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Lun 6 Juin - 21:57

    Gabriel s’inclina courtoisement à l’encontre de la Princesse et s’installa dans le fauteuil qu’on lui indiqua, non sans avoir remarqué son bref regard en direction du tatouage siégeant sur son front. Lui ne pouvait le voir, mais il savait malgré tout ce qui y figurait. Dans l’Exilé se trouvait une salle dans laquelle on pouvait trouver dessiner sur un parchemin le dessin représentant la pire crainte de chacun des huit Héritiers, les dirigeants de chacune des races mythiques. Ce nom avait été donné car ils héritaient de leur culture et de la mémoire de leurs ancêtres, et ils se devaient de trouver un successeur à leur tour quand leur heure viendra. L’héritage, la priorité de tout un chacun sur cette île. Et il s’agit d’ailleurs de la phobie de la Princesse, vraisemblablement. Elle craint de faire péricliter les siens et d’être à l’origine de leur perte.

    Pourtant, la voilà à jouer avec le feu.

    Gabriel opinait du chef régulièrement pour inciter la Princesse à continuer son discours, attendant patiemment qu’on lui donne la parole. Il ne souriait pas, n’étant pas un conseiller mielleux. Il ne réagit pas non plus devant les menaces à peine voilée lancée à l’intention de sa maîtresse, mais il n’en perdait aucune miette. Il ne l’interrompit point quand elle remit le sujet de l’incendie sur le tapis, alors que c’était elle qui ne savait protéger ses propres propriétés de simples flammes venant d’un sans-abri fou, bien que ce dernier se fasse appeler Asura.

    Le visage du conseiller était insondable, et même le son de l’antique tambour battant dans sa poitrine ne pouvait le trahir. Gabriel avait appris à garder son calme en toute circonstance. Sans doute était-ce ainsi qu’il avait gagné sa position ? D’aucun dirait de lui qu’il est froid, que son cœur est de pierre. Mais attentons d’un grand conseiller qu’il fasse preuve de sentimentalisme ?

    On exigeait uniquement de l’efficacité de sa part.

    Et c’était ce pourquoi il était là. Gabriel s’était attendu à un tel entretien. A dire vrai, l’un de ses scénarios fut même de tomber droit dans une embuscade, mais il n’y avait ni verre empoisonné, ni gardes armés jusqu’aux dents autour de lui. Peut-être que sa tête ne serait pas renvoyée à l’Oracle dans un sac accompagné d’une belle lettre scellée ? Finalement, les Capien avaient peut-être perdu de leur mordant.

    « Vous avez omis d’indiquer le prix de votre main secourable, Ma Dame, hormis qu’elle possède un coût. Puis-je vous demander d’être moins vague à ce sujet ? »

    La voix de Gabriel fut des plus neutres, comme à son habitude. Evidemment, il savait déjà quoi répondre à tout ce qu’elle avait dit. S’y attendant, il était certain qu’il avait déjà élaboré sa réponse. L’unique inconnue de cet entretien consistait en le désir de la Princesse, et Gabriel préférait avoir toutes les cartes en main avant de dévoiler son jeu. Aussi, on ne lui avait pas sommé de donner la réponse de l’Oracle, uniquement d’indiquer ce qu’il en disait. Une bien vague demande. Il serait cependant ironique que sa faveur implique un certain Sexire moisissant dans les geôles des Asura, n’est-ce pas ?
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Mar 7 Juin - 15:47
La Capienne ne se départait pas de son sourire durant l’entretien. L’Asura qui lui faisait face restait droit comme un i, le cœur calme. Non pas en paix, mais plus comme le toquant d’un homme qui aurait abandonné l’idée de vivre et avait accepté un destin bien plus funeste. Au moins, il fallait reconnaitre qu’il avait le sens du devoir, et c’était à son honneur. Mais comme il le relevait, il était là pour un marchandage, pas pour recevoir des compliments. La bibliothécaire se cala au fond de son siège puis répondit sur un ton qui se voulait neutre, même s’il se teintait d’une certaine moquerie…

« - En effet, mais ce n’était pas une omission. Quel besoin d’afficher un prix si l’article n’intéresse pas le client ? Mais de votre question, je comprends que ma proposition pourrait intéresser votre Oracle. Très bien… »


Elle prit appui sur les accotoirs des deux coudes, puis lança d’une voix susurrante, une demande des plus étonnantes.

« - La demande sera simple. Savez-vous quelle est l’une des deux choses que je préfère ? Le respect des Lois et leur proportionnalité. Œil pour œil, et ainsi de suite. Ma demande sera que la responsable de l’échec actuel subisse le même jugement que le responsable de l’échec précédent. Sans différence et ce quel que soit son rang. Le Sexire fait très bien office d’étalon-témoin. »



Elle sourit plus largement, et là, la politesse avait laissé complètement la place à un sourire carnassier. Un sourire sans tendresse, sans chaleur, d’où pointait une once de menace sourde. Mais elle ne s’arrêta pas là, et lança, à la suite de la conversation.

« - Ce n’est que… quoi ? une semaine de privation de liberté, actuellement ? A moins qu’il ne soit condamné à mort ? Rooh… Ce serait ballot. »


Gabriel pouvait bien voir que ce n’était pas là le but de la Capienne. Cette dernière ne semblait pas avoir comme seule envie de faire libérer le Sexire sous prétexte que l’Oracle ne serait pas puni de la même manière. Non, il y’avait bien un lien avec la seconde chose qu’elle préférait. Et alors qu’elle reprit la parole, ses yeux eurent l’espace d’un instant un reflet carmin profond. Elle s’avança sur sa chaise, comme pour partager une confidence…

« - Mais j’aime aussi les Chasses. Certaines chasses sur des proies plus malignes que des loups ou des ours. Il se pourrait que je me contente d’une Chasse bien particulière, qui m’est actuellement refusée, car je ne peux chasser un Mythe d’une autre race selon les Lois. Mais qui se plaindrait si c’était un condamné à mort ? Qui plus est, il sait se battre, n’est-ce pas ? Une chasse qui serait des plus excitantes… Et qui plairait à une Princesse confondue pour une messagère… Œil pour œil… Dent pour dent… »


Une proie qui sortirait de l’ordinaire… loin des humains et des Capiens qu’elle chasse habituellement, un Sexire qui serait capable de se métamorphoser… Hum… Et un Sexire qui osa murmurer le nom d’une autre dans ses draps… La Princesse serait-elle jalouse ou simplement joueuse ? Ce sera à la proie de le découvrir si le prix était accepté par l’Oracle et son envoyé.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Mar 7 Juin - 18:02

    Disons que le prix de l’article peut influencer l’intérêt porté au dit article. La Princesse proposa deux choix de paiement. La sanction du responsable ou une chasse au Sexire, ce qui impliquerait de délivrer l’homme coupable de l’état végétatif d’un agent Asura. Gabriel écouta attentivement jusqu’au bout, sans réagir. Il se doutait que l’Oracle refuserait le second choix. A priori, elle refuserait toute aide de sa part d’ailleurs, attendant simplement la réunion mensuelle des Héritiers pour se défendre face à la Princesse afin de lui prouver qu’elle était trop jeune et trop ambitieuse dans le jeu du pouvoir.

    Cependant, la première proposition sembla séduire le conseiller. Bien qu’il n’en montrait rien, réprimant l’envie de sourire. Avec son calme olympien, il répondit à son hôtesse :

    « Hélas, l’affaire ne concerne plus l’Oracle directement. Brûlé mortellement au troisième degré, le Védin se serait réfugié dans la forêt, pour s’y rétablir ou pour périr. Nous avons donc contacté les Morany, car il s’agit de leur domaine et qu’ils connaissent mieux ces arbres que n’importe qui d’autre, en leur demandant de le retrouver et de l’achever si besoin est. »

    Gabriel fit une pause, se repositionnant dans le fauteuil avant de reprendre.

    « Cependant, rien ne vous empêche de leur apporter votre « main secourable » si vous savez bel et bien où le trouver. Pour ce qui est de votre seconde proposition, j’ai le regret de vous annoncer que le Sexire subit la peine capitale en ce moment-même. Mais je pense pouvoir remplir votre demande première aisément. »

    Le grand conseiller de l’Oracle se leva et tendit sa main en direction de la Princesse, au-dessus du bureau.

    « Avons-nous un accord, Ma Dame ? »

    Rien dans son regard ou sa posture ne laissait suggérer ce qu’il avait en tête. En tout cas, il ne mentait pas.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Mer 8 Juin - 21:31
La Capienne s’amusa avec l’une des assertions de Gabriel avant de continuer sa discussion.

« - Ne la concerne plus ? Serait-ce l’aveu qu’elle n’est pas capable de gérer les affaires communautaires des Mythes, ce qu’elle clame pourtant faire ? A moins que le premier échec soit à tel point sans retour qu’elle n’ose assumer ses devoirs jusqu’à la fin ? »


Puis la conversation glissa vers les Morany et leur Alpha, qui auraient la garde des bois dans lesquels le Védin aurait trouvé refuge. Comme si elle allait les aider gratuitement… Faire la police, très peu pour elle. Si elle voulait travailler, elle aurait bousculé bien plus l’Oracle de son trône et aurait peut-être tenté de le lui prendre. Non, ce que cette Capienne recherche, ce sont bien des engagements, des gains.

« - Les aider ? Mais, pourquoi pas, si un jour ils avaient une chose à me proposer qui m’intéresse. Je ne suis pas votre patronne, qui doit accomplir les devoirs qu’impose la charge dont elle se pare. Pour ma part, mon devoir s’arrête à mon peuple. Et si je propose plus, ou autre chose, c’est uniquement pour une raison qui m’est personnelle, pas pour une notion aussi vague que le bien commun. »


Elle s’allongea contre le dossier, savourant cette posture, puis l’Asura lui tendit une main, comme pour sceller un accord. Croyait-il que les promesses suffisaient, dans un monde pareil ? Sans compter qu’il n’est pas celui qui en dernier recours décidera. Donc c’est tout naturellement qu’elle ne saisit pas cette main, ni n’accepta la proposition.

« - Monsieur… Tout envoyé que vous soyez, vous n’êtes celui à qui je propose mes services, ni celui qui devra en accepter les termes. De plus, vous devriez vous attendre qu’avec la position que j’occupe, je ne me fie jamais aux promesses orales ni vagues. Si lorsque vous retrouverez votre dame elle en accepte les modalités, alors nous aurons un contrat écrit, exhaustif et précis de la teneur de l’accord. Je ne voudrai pas faire les frais des échecs de votre patronne… »


Elle laissa son regard passer sur l’un des tableaux alpestres, et dans un sourire, avec un regard plus détendu, elle souffla d’un ton plus faible, comme pour elle-même…

« - Il faut croire que ce ne sera pas ce soir que je goûterai cette chasse-ci… Dommage, c’eut été amusant, je crois… »
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Lun 13 Juin - 14:52

    Gabriel ne réagit pas à la provocation lancée par la Princesse. Tout d’abord parce qu’elle ne le concernait pas lui directement, mais même si c’était le cas, son calme naturel aurait pris le pas sur le reste. Celui qui répond aux remarques de l’autre tend son propre bâton pour se faire battre. Gabriel ne montrera jamais ce qui l’atteint de ce qui ne fait que l’effleurer.

    Il nota néanmoins. Il notait tout. Gwihir agissait donc dans l’intérêt des Capien ou dans le sien, mais pas pour les autres. Le conseiller reprit sa main tendue dans le vide. La Princesse souhaitait un contrat écrit, soit. Ca signifiera qu’elle-même ne pourra s’y soustraire dans ce cas.

    « Si c’est tout, Ma Dame… »

    Gabriel s’inclina respectueusement, toujours sans rien laisser paraître. Ni amabilité, ni chaleur. Et il s’en alla rejoindre sa maîtresse. Sur la route, il retranscrit l’entretien qu’il venait d’avoir sur un papier tant que ses souvenirs restaient nets. Ainsi, l’Oracle pourra fidèlement suivre ce qui venait de se produire.



    Deux jours plus tard, après s’être fait annoncé, Gabriel retourna voir la Princesse afin de lui transmettre la décision de sa maîtresse. Il put présenter un contrat à Gwihir cette fois. Daté et dûment signé par l’Oracle. Sur le parchemin était écrit :

    Citation :
    « Myria Max, Héritière des Asura, s’engage à respecter la demande de Gwihir, Héritière des Capien. La dite demande est la sanction de la responsable de l’échec de l’opération concernant l’assassinat du Védin nommé Ifaël qui avait lieu à l’hôpital psychiatrique de la ville le 9 janvier de cette même année. Cette sanction devra être de même hauteur, sans différence et quelque soit son rang, que celle infligée au Sexire Sherlock Rechel lors d’une opération du même type quelques semaines auparavant.
    En échange de quoi, Gwihir, Héritière des Capien, s’engage à soutenir les Morany lors de la chasse du Védin Ifaël. Elle, ou ses hommes, guideront les soldats jusqu’au Védin et aideront à sa traque ainsi que son meurtre. »

    Ne restait plus que la signature de la Princesse pour conclure ce pacte.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Mer 15 Juin - 17:35
La Capienne regardait l’Asura partir. Elle avait autant à en apprendre de la manière dont il prenait congé que de la manière dont s’était déroulé l’entretien. Elle n’en était pas déçue, même si elle se demandait ce que serait le prochain pas de danse. Alors que l’Oracle avait des devoirs dont elle tirait sa fierté et sa position, la Princesse, pour sa part, avait une responsabilité des plus limitées et donc pouvait se permettre de prendre son temps. Et d’observer de tout son saoul, un plaisir qu’elle ne se refusait pas.

------------------- -------------------

Deux jours avaient passé. Le regret de la Princesse était que le Védin n’ai pas commencé une chasse sanglante dans les bois et qui aurait pu mettre la pression sur l’Oracle, voir faire monter les prix de son aide. Après tout, si elle aimait chasser, elle ne le faisait que pour son plaisir ou alors contre un prix qu’elle jugera adapté le moment venu. Le plaisir de ceux qui sont hors du besoin, celui de pouvoir monnayer à leur convenance leurs talents. Ce jour-là, elle avait bien senti l’Asura entrer dans « son » quartier. Non pas qu’elle le surveille lui ou un autre en particulier, mais elle ne cesse jamais de laisser sa « vision » courir les rues dont elle a la charge. Ce qui en fait un quartier plutôt bien surveillé et bon nombre d’occasion de chasses surprenantes lorsque des gens pensent s’introduire dans les quartiers de la Princesse sans avoir été annoncés. Seule une dizaine de personnes sur l’Île faisaient les frais d’une surveillance presque permanente de la bibliothécaire, et l’Asura n’en faisait pas partie.

Elle attendait donc devant son bureau son invité du soir. Le soleil n’était pas encore couché, mais déjà elle se faisait aider d’un couple de bougie pour illuminer sa place de travail. La Capienne était détendue et c’est avec un sourire poli et non forcé qu’elle accueillit Gabriel. Après les politesses d’usages, elle reçut la missive et la parcouru attentivement, le temps pour l’Asura de boire une lampée de thé. Puis elle commença à parler, tout en continuant de lire pour elle-même la fin de la lettre.

« - Savez-vous, sire, pourquoi j’aime autant la Chasse que les Lois ? Car il n’y a pas de gris. Pas de milieu. On est coupable et condamné, ou innocent et libre. Parce que dans la Chasse, il y’a la proie et le prédateur. Ni oubli, ni entre-milieu. Ni ombre, ni zone grise. N’avais-je pas demandé… qu’un éventuel accord soit exhaustif et clair ? »


De sa main, elle approcha le contrat de la flamme d’une bougie et le laissa prendre. Ses yeux avaient perdu tout sourire, toute politesse, tout envie de s’amuser et c’était la voix froide de la dirigeante des Capiens qui résonnait dans la salle. Toute chaleur avait quitté ses propos, et c’était le ton que ne craignent que trop souvent les Capiens, celui qui précède un jugement, une critique de la part de leur princesse. Le papier qui brulait maintenant bien fut jeté dans la cheminée éteinte derrière le bureau alors qu’elle continuait de parler.

« - Ce torchon n’est bon qu’à allumer un feu de cheminée. La personne responsable n’est pas désignée clairement. Ni noir, ni blanc, juste gris. Telle sont vos mots, Asuras. Ni justes, ni faux, juste vaporeux et sans substance. Qui aurait été la responsable ? L’agent qui aurait agi précipitamment, le chef d’équipe mal préparé, ou un membre de la ligne de commandement ? A moins que ce ne soit celle qui, de part une autorité aurait ordonné en son nom, une telle action et qui aurait donc à assumer son propre échec. »


La Princesse se leva de sa chaise, montrant bien ainsi que non seulement l’accord ne serait accepté, mais que l’entretien allait se terminer sous peu. Elle agita une clochette d’argent et la porte de la salle s’ouvrit presque immédiatement pour montrer un majordome disposé à raccompagner le diplomate éconduit à son carrosse ou sa voiture.

« - Je vous remercie de vous être déplacé, sire. Mais les mots de votre maitresse, s’ils sont dignes d’un boudoir, ne méritent pas l’attention des Capiens en l’état. Les miens sont polis, certes. Mais nous n’en restons pas moins des Capiens. Nous avons nos Lois. Nous sommes Noirs ou Blancs. Nous sommes Loyaux à nos mots. Et les autres sont des proies ou des prédateurs, des cibles ou des menaces. Pas de gris, pas de jolis mots. Je pensais avoir été claire lors de votre dernière venue. »


Elle se retourna et tout ce qu’entendit encore de la Princesse l’Asura, ce furent les mots de son congé.

« - Alfred. L’entretien est terminé, vous pouvez le reconduire à la cour. »

« - A vos ordre, Princesse. »

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Oracle
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé] Jeu 16 Juin - 10:30

    Alors qu’elle brûlait le parchemin, Gabriel demeurait stoïque. La Princesse n’était donc pas si sotte qu’il n’y paraissait, pensa-t-il. Quoiqu’elle l’était malgré tout pour vouloir s’en prendre aux Asura au lieu de s’en faire des alliés, bien que cela puisse être compréhensible après l’incendie et la tentative d’assassinat d’Asura à son égard. Pourtant, l’Oracle n’était en rien responsable de ces affaires.

    Gwihir était l’Héritière la plus récente. Elle aurait sans doute dû se trouver des alliés plutôt que de chercher tout de suite des ennemis. Soit, le conseiller ne pouvait que la féliciter d’avoir procédé ainsi, il n’en sera que plus facile pour eux de la mettre en déroute.

    Malgré tout, il y avait une erreur dans les propos de la Princesse. Si les termes sur le contrat sont gris, alors les Capien sont également au milieu, ni tout blanc ni tout noir : ne sont-ce pas ses propres mots qui ont été retranscrits sur ce parchemin ? S’il y a manque de clarté, elle provient de sa part.

    Et c’était d’ailleurs pour cela que le conseiller avait dit qu’il n’y aurait aucun problème à ce contrat. Ils n’avaient attendu deux jours que pour la forme, mais le parchemin attendait dès le premier soir. La responsable, au même titre que Sherlock. Sherlock était responsable, et non la Mac qui lui en avait donné l’ordre. Alors, en transposant, ça ne pouvait être l’Oracle la responsable. Gwihir n’avait qu’à mieux choisir ses termes, car ce furent eux qui menèrent à cette situation.

    Non, elle n’avait pas été claire lors de leur dernier entrevue, mais Gabriel se garda bien de le lui rétorquer. Il se leva simplement, à son tour, et s’inclina face à la Princesse qui le congédiait.

    « Ma Dame… »

    Si elle disait vraie cette fois, si elle était vraiment loyale à ses mots, l’affaire ne s’arrêtera pas là et continuera lors de la prochaine réunion entre les Héritiers. Mais elle avait déjà fait une erreur en indiquant qu’elle y discréditerait l’Oracle, car alors elle avait tout le loisir de s’y préparer.

    Le grand conseiller prit congé en se demandant si lors de leur prochaine entrevue, la Princesse ne se retrouvera pas derrière les barreaux de l’Exilé. Profitez bien de cet instant, Héritière des Capien, car il ne durera pas.
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MessageSujet: Re: L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé]
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L'échec est un vin qu'il faut boire jusqu'à la lie [sur invitation] [Terminé]

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