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Place à l'Humaine !

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Quartier d'habitation :: Morany
Métier :: Peintre
Pouvoir :: Aucun
MessageSujet: Place à l'Humaine ! Sam 27 Aoû - 23:51
~ Carte d'identité ~

  • Nom : Wikarry
  • Prénom : Vayentha
  • Âge : 24ans
  • Race : Humaine
  • Particularité de la race : Aucune
  • Sexe : Femme
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuelle
  • Logement : Un appartement dans le Quartier Morany
  • Métier : Artiste peintre
~ Biographie du personnage ~

  • Description physique :

    Il était presque 18h à présent, et la nuit était déjà tombée. Depuis le port de l’Exilé, on pouvait apercevoir les lumières d’un bateau qui ne mettrait bientôt plus longtemps à accoster. Le ciel d'automne était sans nuage mais garni d’étoiles plus brillantes les unes que les autres, peut-être même plus lumineuses encore que le phare de Yasashi Koji. Sur le pont du ferry, de nombreuses personnes s’affairaient, parlaient et riaient au milieu des multiples animations et de la danse des serveurs en costume. Accoudée au bastingage, une jeune femme admirait l’horizon.

    Ses longs cheveux roux étaient attachés en un savant chignon sur le côté de sa tête, de nombreuses mèches éparses donnant un effet coiffé-décoiffé des plus charmants. S’ils étaient détachés, on pourrait les voir tomber jusqu’à sa taille en souples ondulations. Son regard noisette, ornés de très longs cils, était perdu en contemplation des lumières du port. À y regarder de plus près, on pouvait distinguer de petites paillettes vertes et dorés. Son visage aux traits encore juvéniles affichait une innocence des plus adorables et était doté d’épais sourcils très expressifs. De petites tâches de rousseur, qui d’ailleurs la complexait un tantinet, agrémentait sa peau ivoire. Une vraie peau de rousse donc. Un grain de beauté surplombait le dessus de ses lèvres qu’elle avait fines. Enfin, un petit nez retroussé et donc parsemé de tâches de rousseur termine ce léger tableau.

    En guise de maquillage, la jolie rousse savait comment se mettre en valeur, une aptitude qui lui venait.. du dessin ! Si avec le temps elle s'était rendue compte qu'elle adorait dessiner des paysages, comme la majorité des dessinateurs elle avait commencé avec le portrait. De fil en aiguille, avec le jeu des couleurs elle avait acquis une compétence naturelle pour le maquillage. Cela ne signifiait pas pour autant qu'elle y consacrait des heures et des milliers de produits ! Non, elle collectionnait les outils de dessin et de peinture, cela faisait bien assez de crayon et pinceau ! Le jeune femme se contentait de peu, quelques produits minimalistes pour se donner bonne mine, plutôt des soins donc, et pour le maquillage à proprement parler elle utilisait principalement de quoi agrémenter son regard de biche. Un petit coup de crayon, parfois de l'ombre à paupières, peut-être un soupçon de mascara.. et un rose à lèvres devenu son indispensable. Offert par sa meilleure amie le jour de son départ, la douce couleur corail ornait chaque jour sa bouche lui donnant un côté appétissant.

    Bien que plutôt jolie, Vayentha – c’était son prénom – affichait tout de même quelques complexes assez communs pour la gente féminine de l'époque. Mesurant un petit mètre soixante-trois, la jeune femme ne se trouvait pas assez élancée. Sa petite taille et sa silhouette menue dégageait pourtant une grande douceur. Sa carrure était celle d’une jeune femme plutôt fine, et pourtant il manquait un semblant de poitrine pour orner son buste. La rouquine n’étant en effet pas satisfaite de son petit bonnet B, péniblement atteint d’ailleurs, elle avait fait partie de ses filles qui rembourrent leur soutien-gorge de chaussettes, mouchoirs, ou « insérer ici ce que l’on pourrait y mettre d’autre ». Sa taille était apparente mais pas marquée au contraire de ses hanches, qu'elle jugeait bien trop larges. De belles jambes toniques lui donnait une démarche légère et dansante comme si elle évoluait en permanence à quelques centimètres du sol. Un pas aérien.

    On ne pouvait décidément pas qualifier cette demoiselle de « pulpeuse ». Pourtant loin d’être repoussante, il lui arrivait dans ses mauvais jours de se concentrer sur ce qu’elle n’avait pas, comme nombres de femmes. Son ventre plat était orné d’un petit piercing, tout comme ses oreilles et sa langue, pour une petite touche que l'on pourrait qualifier de "rebelle". Un adjectif bien mal assorti à cette jeune personne.
    Pour une artiste, la jeune femme arborait un style très sobre, classique même. Composé principalement à base de couleurs pastel, Vayentha aimait la simplicité, la discrétion. En cette fraîche nuit, elle portait par exemple un simple pantalon de toile grise surmonté d’un ravissant chemisier vert dissimulé sous une veste en cuir de couleur crème crème. Un foulard de laine épais remontait jusqu’à la moitié de son visage. La rouquine n'était pas une grande adepte du froid. Enfin, en intérieur au coin d'un feu elle appréciait de voir tomber les pluies automnales et les feuilles de mille couleurs. Pour le reste en extérieur, elle grelottait très facilement.

    Elle portait une paire de bottines à très hauts talons, son péché mignon.
    D’un regard à la fois rêveur et toutefois concentré, la jeune artiste admirait le paysage qui se dressait devant elle. Elle espérait trouver sur cette île entourée de légendes et de mystères l’inspiration nécessaire à l’élaboration de nouvelles œuvres. Elle voulait tant se consacrer à son premier amour, les œuvres en aquarelle et la douceur s'y particulière qui s'en dégageait. Trouverait-elle aussi des modèles pour renouer avec l'art du portrait ? Elle chercherait tous les visages, capterait toutes les expressions, tous les sentiments et les tourments qui pouvaient s'exprimer sur un visage. Oui, cette île serait son salut.



  • Description mentale :

    Vayentha laissait son esprit divaguer sur ce bateau qui la menait vers sa nouvelle vie. Elle était si curieuse ! Et en même temps, elle se sentait terrifiée. Il faut dire qu’elle avait quitté de manière précipité son ancien chez elle, ses amis, sa famille.. mais ce n’était que provisoire espérons-le. Et puis, cette île n’était pas au bout du monde. Une dizaine d'heures de ferry oui, mais pas au bout du monde.

    Elle essayait de concentrer son esprit sur des inquiétudes simples, celles de la plupart des personnes dans sa situation. Rencontrerait-elle de nouvelles personnes rapidement ? Se ferait-elle de nouveaux amis ? Trouverait-elle le succès artistique qu’elle était venue chercher ? La jeune femme soupira en remontant son écharpe. D’une nature discrète et timide, la petite rouquine était d’un naturel très doux. Toujours à l’écoute, elle avait l’habitude de jouer le rôle de l’épaule humide sur laquelle on venait se plaindre de ses malheurs. Certainement cette fâcheuse habitude qu’elle avait de materner ses proches.
    Elle avait aussi tendance à se montrer très émotionnelle. La larme facile, mais le rire aussi. Le rouge lui monte aussi très vite aux joues et pas uniquement à cause de son teint de rousse. Les crises de colère étaient bien plus rares. Bien qu’elle sache apprécier l’humour, elle est elle-même trop timide pour oser plaisanter en public. Peut-être avec de proches connaissances. Si elle savait se montrer très secrète par moments, il lui arrivait parfois de se confier rapidement à quelqu’un. Elle accordait si facilement sa confiance au monde qu’elle observait candidement. Qu'elle était naïve. Pétillante certes, mais naïve.

    Sa grande sensibilité lui avait permis de se faire un nom dans l’art. Sa grande passion qu’était la peinture lui permettait d’exprimer tout ce qui restait parfois si péniblement enfoui au fond d’elle. Elle n'avait pas vu que tout récipient bien rempli finit un jour par déborder et ses toiles en étaient si pleines que toutes coulaient de morosité.
    Bien que la musique fasse également parti de ses passions, son grand Amour restait la peinture. Un amour pour lequel il avait fallu se battre.
    Vayentha soupira et passa sa main dans ses cheveux, geste spontané lorsqu'elle se montrait contrariée. Qu'il était facile de penser à ces choses si simples. Son cœur meurtri saurait-il seulement s'en contenter ? Meurtrie, voilà l'exact mot, l'exacte définition. Mais ça allait changer, elle ferait tout pour reprendre enfin le contrôle de sa vie.

    Il y avait ce grand vide en elle, ce trou béant plutôt. Ce vide affectif qu'elle cherchait à combler, encore et encore. Et pourtant cette quête incessante la laissait chaque fois un peu plus abîmée qu'avant. Il fallait qu'elle retrouve un certain équilibre et ce voyage loin de tout en était la clef. Il fallait qu'elle redevienne le centre de sa vie et même si cette souffrance intérieure était le moteur de son art, elle en avait assez. Elle n'avait peint que des choses mornes et tristes depuis des mois, la joie avait quitté ses tableaux, les visages qu'elle traçait étaient vides d'émotions, ses paysages morts esquissés à l'aquarelle sombre.
    Elle voulait créer de la lumière, des œuvres qui respiraient le bonheur et vibraient de sens et de beauté à travers la toile. Elle voulait émouvoir les gens mais pas avec des peintures maussades.
    Son violoncelle qu'elle chérissait tant pleurait des notes de douleur depuis bien trop longtemps. Depuis quand les cordes n'avaient-elles pas chanté d'allégresse et de bonheur, chanté une bonne nouvelle bien trop longtemps attendue ???

    Il suffit. Elle savait qu'une existence meilleure lui tendait les bras. Son regard, si souvent éteint ces derniers temps, luisaient farouchement dans la nuit d'automne. Son cœur si souvent brisé continuait pourtant de battre ? Il suffit, de se morfondre et d'attendre, il suffit, de se contenter d'espérer en ouvrant simplement les bras. Enfin, il suffit, de croire que son salut arriverait sous les traits de quelqu'un d'autre. Trop longtemps une femme voyait son bonheur dépendre de l'amour d'un homme et trop souvent elle avait été déçue. Cette même femme qui existait dans les yeux des autres mais ne captait pas son propre reflet. Combien d'autres sur Terre vivaient dans ce carcan sociétal et affectif ? Peut-être des milliers, mais cette nuit là Vayentha jura silencieusement aux étoiles qu'elle ne compterait plus parmi ces âmes perdues.


  • Histoire :

    L'histoire d'une simple humaine, voilà qui ne semblait pas des plus intéressant. Mais vous la lirez quand même, je vous sens un tantinet curieux. Et bien la voici.

    Vayentha Selyse Annalina Wikarry, de son nom complet, était une enfant de l'hiver. Venue au monde un 18 décembre 1992 par une nuit de tempête de neige, la fillette se retrouvait l'enfant cadette d'une fratrie de trois enfants. Ses frères aînés Gabriel et Stephan respectivement de six et quatre ans plus âgés ne savaient comment réagir à cette nouvelle arrivée. Nés d'un père bulgare et d'une mère scandinave c'est en Italie puis en France que grandirent les enfants. Une famille unie et joyeuse, voilà un charmant portrait. Les deux garçons étaient plutôt taciturnes mais dans l'environnement de leur petite soeur, chacun y allaot de son grain de folie et ils avaient pris l'habitude de faire les quatre cents coups.
    Vayentha était une petite fille dynamique et aventureuse, toujours rassurée par l'ombre de ses protecteurs.

    Élevée au sein d'un foyer catholique, ses parents Aleko et Malena veillèrent à ce que leur progéniture reçoive un enseignement religieux. Éduqués dans les valeurs chrétiennes, les petits Wikarry apprirent très tôt les notions de partage, de respect et de tolérance. Après la naissance de la petite dernière, qui seule avait hérité de sa mère ses cheveux roux, la famille quitta la Norvège. Elle s'installa pour un temps en Italie du Nord, dans le Quartier des Artistes de la ville de Florence. Aleko travaillait comme menuisier-ébéniste tandis que Malena donnait des cours de danse classique. Une famille modeste mais des plus ordinaires. En tant que fille cadette, Vayentha, surnommée Vani par ses aînés avait le rôle de petite princesse chouchoutée au sein de la famille. Si Gabriel était trop âgé pour partager avec elle ses années d'école, Stephan veillait sur sa petite sœur.

    Chaque enfant trouva une discipline dans laquelle s'épanouir durant l'enfance. Si Gabriel était féru de mathématiques et Stephan d'équitation, c'était dans le patinage artistique la jeune fille trouva son bonheur. Patineuse passionnée et motivée, elle avait atteint à l'aube de ses quatorze ans un niveau remarquable la faisant convoiter une place dans l'équipe nationale des Juniors. Jusqu'à ce qu'un terrible accident ne rende son rêve impossible. Renversée par un chauffard devant son établissement scolaire, la jeune patineuse voyait son avenir brisé. Fracture du fémur droit. Une longue et pénible rééducation s'annonçait après une très lourde chirurgie.

    Une fois l'opération réalisée, la famille Wikarry déménagea en France. Gabriel poursuivait des études de mathématiques à Bologne, il avait choisi de rester en Italie. La rééducation de Vayentha fut une épreuve difficile. Sa longue convalescence fut pénible, longue et pleine d'un ennui mortel. Son frère ainé dont elle était si proche n'était plus là et Stephan vivait une vie de jeune adulte, loin du domicile familial. Ils ne se voyaient plus très souvent, malheureusement. Se renfermant sur elle-même, la jeune fille consacra son temps à l'apprentissage de la langue française ainsi qu'à la maîtrise d'un instrument réputé difficile : le violoncelle. L'instrument devint alors son meilleur ami. Un an de sa scolarité fut mis entre parenthèses, le temps qu'elle se remette sur pied. Elle suivait alors des cours par correspondance sous la surveillance avisée de sa mère.

    Dieu et la prière l'avait beaucoup aidé dans ces épreuves qu'avaient été l'interruption brutale de sa carrière de sportive ainsi que l'éloignement de ses frères dont elle souffrait beaucoup. Sa rééducation prit finalement une année. Elle put réapprendre à marcher rapidement après l'opération mais manquait de confiance pour progresser convenablement. Mais à force de persévérance et après douze mois d'efforts soutenus, la jeune fille pouvait enfin reprendre le cours normal de son existence.
    À presque seize ans elle entra donc au lycée Arthur Rimbaud de la capitale française. Son accent italien et sa démarche toujours peu assurée suscita les moqueries et l'isolement dans lequel elle s'était enfermée continua pendant encore trois ans. Solitaire, la jeune fille avait remonté la pente physiquement, mais socialement sa timidité qu'elle avait développé ne lui permettait pas de se faire une place au sein de l'établissement. Victime de moqueries, parfois cible de quolibets peu glorieux, une ombre de tristesse grandit dans son coeur. Sans ses chers frères, Vayentha était bien perdue.

    Un peu ébranlée par tous ces changements, la jeune fille trouva dans la peinture un nouveau moyen libérateur de s'exprimer. Sa sensibilité artistique était louée par nombre de ses professeurs, accentuant son impopularité. Malgré tout, sa scolarité se passa sans encombres, et c'est entourée de quelques amis fidèles qu'elle décrocha son baccalauréat littéraire option art avec une glorieuse mention.
    La demoiselle approchait de la vingtaine et s'engagea dans une prestigieuse école d'Art dans le sud de la France. Un départ effrayant de la maison familiale qui n'était pas pour la rassurer.

    Arrivée sur place, la jeune femme eut la chance de s'installer dans une résidence étudiante agréable où elle finit la connaissance de personnalités sympathiques et détonante dont une certaine Raehlina. Cette dernière était étudiante en journalisme et était mannequin à ses heures perdues. Les deux jeunes femmes devinrent rapidement inséparables. Enfin, la vie de l'artiste en herbe prenait à nouveau un heureux tournant. Enfermée dans sa quasi solitude d'adolescente, la jeune femme en devenir se négligeait. Telle une fleur retrouvant son éclat passé, au contact de la pétillante Raehlina, Vayentha vivait une seconde naissance.
    Il fallait que cela cesse..
    Après deux années sur le campus, elle fit la connaissance d'un homme bien plus âgé qu'elle.. alors que Vayentha venait d'avoir vingt et un ans, l'homme qui allait bouleverser sa vie en avait déjà presque trente quatre.

    L'homme enseignait sur campus. Professeur de lettres classiques et d'histoire, il donnait parfois des cours libres d'accès près de l'École de Vayentha. Cette dernière prenait un grand plaisir à assister à ses cours, extrêmement intéressants. Le professeur avait remarqué la jolie étudiante. D'un charme discret mais très sensuel, la beauté rousse exaltait un certain exotisme dans la région méditerranéenne où sévissait le type brune pulpeuse à la peau caramel. Une peau ivoire, des yeux noisette et une silhouette filiforme mais féminine. Voilà de quoi attiser le désir de cet homme sans scrupule.
    Il tenta par tous les moyens de séduire Vayentha, qui n'avait jamais connu aucun homme. Un soir, il finit même par s'inviter à un cours du soir de portrait nu où il se désigna pour faire le modèle. Il espérait ainsi prouver à la demoiselle son intérêt pour sa personne. Gênée par sa proposition, la jeune peintre accepta une invitation à dîner pourvu que le bougre se rhabille.

    De façon surprenante l'homme cultivé qu'il était parvint à séduire l’inaccessible demoiselle. Un charme très classe émanait de cet intellectuel brun, barbu juste ce qu'il faut dont les yeux verts luisaient d'un éclat si particulier derrière ses lunettes. Flattée d'être le centre d'intérêt de pareil homme, Vayentha se laissa séduire.
    Il prit son innocence quelques mois plus tard, lui promettant mont et merveilles.
    Ils vécurent une idylle sans nuage pendant près de deux ans. L'individu, répondant au nom de Sylvain, la fit entrer dans des cercles privés réservés à l'élite. De nombreux contacts furent établis et le talent naissant de la jeune artiste pour l'aquarelle fit des ravages. Nombre de ceux qui possédaient une galerie d'art souhaitaient exposer la nouvelle star montante d'un style néo-romantique ayant fait ses preuves dans le milieu.
    La jeune femme vivait alors les plus belles années de sa vie. Son talent et sa sensibilité avaient trouvé un public, l'homme qu'elle aimait de tout son coeur se conduisait comme le plus parfait des amours, quoiqu'elle ne le vit pas souvent. Être professeur d'université et fréquenter une étudiante, même d'un autre établissement était mal vu. Aveuglée par l'amour elle ne voyait pas ce que l'évidence aurait du imposer.

    Raehlina, taquinée par le doute, voyait que son amie au coeur si tendre n'admettrait jamais qu'il y avait une ombre à son tableau. Son amour qu'elle avait tant rêvé et idéalisé sous les traits de Sylvain n'était qu'un grotesque mensonge. Un soir, la jeune femme suivit le fameux professeur hors de la cité étudiante. Depuis des jours et des jours elle voyait sa meilleure amie s'enfoncer un peu plus dans cette relation qu'elle pensait à sens unique. Il fallait qu'elle en ait le coeur net.
    C'est alors que ses soupçons furent confirmés. Elle voyait l'universitaire accueilli comme un roi par une femme au ventre rond et deux garnements à l'entrée d'un quartier pavillonnaire. Une histoire banale mais bien triste. Si commun qu'un homme à qui la vie avait tout donné cherchait a y mettre du piment, testant son pouvoir de séduction sur de naïves étudiantes prêtes à gober leurs belles paroles.

    Vayentha en eut le coeur brisé. Ce soir là, elle avait appris qu'elle attendait un enfant de Sylvain. Le fruit d'un amour aveugle et d'une vulgaire aventure. Voilà ce qu'elle était. La maîtresse d'un homme marié. Ce soir là, elle ne voulait plus de cet enfant, mais mue par un amour intense et la force de ses convictions religieuses elle choisit la vie. Ce soir là elle avait tout dit à Sylvain. Qu'elle était enceinte et qu'elle voulait le quitter et garder l'enfant. Ils se disputèrent et un coup partit. Prise de peur, elle tenta de fuir et trébucha dans l'escalier. Par une chance malheureuse, elle perdit l'enfant.

    Épaulée dans cette épreuve douloureuse par sa fidèle Raehlina, Vayentha parvint à se reconstruire petit à petit, portant le deuil d'un enfant qui n'avait jamais vécu et d'un amour qu'elle avait cru parfait. Elle sortit diplômée de son École d'Art et forte des liens tissés pendant sa relation avec le professeur, certaines de ses toiles avaient été bien vendues lors de multiples expositions. Ses oeuvres étaient d'une beauté indéniable, le pinceau prenant vie des émotions de l'artiste. Malgré un ton parfois sombre, son style plaisait.
    Lassée cependant de peindre la tristesse, elle décida de s'exiler un temps sur une île dite merveilleuse regorgeant de beauté et de légendes perdues. L'inspiration l'appelait. Elle ira se reconstruire dans ce coin de paradis qu'on lui avait tant vanté. Elle sentait qu'elle trouverait là bas la force et les idées nécessaires pour fournir de nouvelles toiles plus resplendissantes que jamais. Quittant sa meilleure amie avec émotions, cette dernière lui promit de la rejoindre sur l'île dès la fin de son contrat avec une agence du coin.
    Vayentha embarqua ce soir là sur un magnifique bateau qui portait le nom de La Sibylle. Agitant la main dans un dernier au revoir, elle porta son regard sur l'horizon. Une nouvelle vie l'attendait à l'autre bout du voyage.






  • Pouvoir : Etant humaine, je crois ne pas avoir droit à ce privilège ?

~ IRL ~

  • Nom : Amélie
  • Âge : 23ans
  • Première impression : Plutôt chouette et différent de ce que je connais
  • Comment avez-vous découvert le forum ? Partenariat Gardesia
  • Votre Parrain : Nope
  • D'où provient le personnage sur votre avatar et le nom du personnage ? L’image vient de Pinterest et le nom vient de moi. Le prénom m’a tapé dans l’œil, ça vient de WoW.
  • Votre Skype : N’a pas Skype (peut-être plus tard ?)

  • Acceptez-vous le règlement et vous y soumettez-vous ? Oui
  • Code du règlement :
  • Quel est le nom de la guerre qu'engagèrent les Humains face aux mythes ? :

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Sexire
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Dim 28 Aoû - 9:09
Bienvenue parmi nous,

Un humain, voila qui fait fortement plaisir, c'est si rare ses derniers temps. Courage pour la rédaction de ta fiche. Je suis déjà bien curieuse de voir ce que tu vas nous raconter.

Sherlock, elle est pour moi cette fiche et c'est pas négociable...

A bientôt pour l'évaluation de ta fiche j'espère.
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Maire Sexire
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Quartier d'habitation :: Humain.
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Dim 28 Aoû - 10:20
Hey ! Comment ça elle est à toi ?! Moi j'me suis exprès mis sur la CB à 1h du mat pour discuter avec elle alors que mon téléphone était subclaquant ! Et qu'avec le téléphone, c'est super chiant la CB ! Tu étais sur la CB à ce moment là ? Hein ? T'étais là ? Non : donc elle me revient de droit ! è___é
*Fouette sa femme*
De toute façon je la lirai cette présentation...sgreugneugneu...

Donc je disais :
*se racle la gorge, remet son costard en place et fait son plus beau sourire*
Bienvenue chez nous ! J'aime l'écrire même si je l'avais déjà fait sur la CB, sinon je vais encore passer pour un goujat que je ne suis pas *regarde d'un air réprobateur Até et Laura*

Bonne chance pour ta présentation et si tu as des questions, comme dit, hésite pas. Pour ce qui est de Skype, c'est assez recommandé de l'avoir. On ne le divulguera pas à tout le monde (pas d'inquiétude) mais c'est moyen de communication très efficace et rapide. Si tu as besoin de quelqu'un, tu le contactes et tu attends une réponse souvent bien plus rapide qu'un Mp. C'est le nouveau équivalent de MSN (ouais je sais, j'suis un vioc'). C'est gratuit et ça s'installe tout aussi gratuitement sur les smartphones. C'est très pratique pour faire des coups dans le dos et pour discuter avec ceux de la même race que toi pour faire... des 'projets'.

Sinon, je suis bien heureux de voir que tu viens d'un de nos partenaires. J'ai toujours été septique quant à l'utilité des partenaires mais je crois que je vais devoir me faire une raison : ça marche plutôt bien. Normal, vu la classe de notre forum !

Sur ce, que la plume soit avec toi et au grand plaisir de te voir validé dans les plus brefs délais Wink
À très vite,
Wss.R

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Dim 28 Aoû - 21:28
Bonsoir tout le monde Smile

Ne vous battez pas pour moi s'il vous plait ^^
Ça y est j'avance, j'ai fini le deuxième tiers de ma présentation ! Fiou ! J'avais du mal avec celui là, mais je suis assez satisfaite, manque plus que le vide d'inspiration : l'histoire !

Mais j'y crois et j'espère vous fournir un texte de qualité !

À bientôt en vous souhaitant de vous divertir en me lisant Wink merci pour votre gentillesse et vos précieux conseils, je ne manquerai pas de tous vous ajouter sur Skype !
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Sam 3 Sep - 11:16
Hey coucou ! On vient aux nouvelles. Des soucis pour ta présentation ?

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Sam 3 Sep - 23:43
Coucou ^^ ça avance, j'ai même presque terminée ! J'ai été retardée pour raisons familiales, désolée Wink mais j'arrive bientôt pour semer le trouble, ahah !


EDIT : Tadaaaaaaaaaaaa Very Happy en espérant que ça plaira Wink bonne lecture, je n'ai pas compté les caractères mais m'est d'avis que ça devrait suffire !
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine ! Dim 4 Sep - 18:36
Coucou,

Comme promis, je m'occupe de ta fiche. Alors, procédons dans l'ordre.

La description physique est très bien amenée, elle n'est pas redondante et se laisse lire aisément. Par contre les filles, va falloir arrêter d'avoir des complexes avec les bonnets B. C'est un très bon format. Bon, remarque inutile à part, rien à redire sauf la petite répétition crème crème mais cela ne gêne en rien la lecture. Je suis content, tu n'es pas tombée tu n'es pas tombée dans le piège de la femme fatale et physiquement parfait. N'est ce pas justement ses petits défauts et ses petites imperfections qui nous rendent différent et attrayant ? Rhaaaa, faut que j'arrête de philosopher pour rien moi... Revenons à nos moutons ou brebis, au choix.

Au tour de la description mentale. On capte bien ton personnage par celle-ci, son état de tristesse voire de "dépression" est bien représentée. On vit ce que tu écris. j'aime beaucoup la façon dont tu fais un paraléllisme entre la peinture et le ressentit de ton personnage. Il ne faut pas le dire au chef (Sherlock) mais ce que tu as écris a touché mon petit coeur.
Sherlock va avoir de la concurrence au violon.

Et la partie la plus importante pour moi, l'histoire, celle sans qui rien n'est possible. Une petite chose me choque dans les premières lignes, elle est sensée être née le 18 décembre 1992. Elle ne peut donc pas encore avoir 24 ans. Pour le reste, j'aurais presque honte de ma larme au coin de l'oeil. Ton histoire est très bien racontée, quoi que banale dans le fond mais les sentiments transcendent l'écriture. Son histoire est vraiment triste, j'espère qu'elle découvrira le bonheur sur cette ile.

Roulement de tambour : 8 pour cette présentation qui m'a réellement beaucoup touchée.
Chapeau bas.

Donc, bienvenu parmi nous et on fait péter le Kidibul pour la nouvelle.
N'hésite pas à faire une demande de RP dans la partie réservée à cette office.
Si je n'en avais pas autant, je me serais proposé directement pour lui rendre le sourire.
Surement dès que j'arriverai à me faire un peu d'espace dans mes RP en cours.
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MessageSujet: Re: Place à l'Humaine !
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