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Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé}

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Maire Sexire
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MessageSujet: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 29 Sep - 0:02
Une nuit blanche, voilà ce qu’il passa. Il ne faisait que se poser des questions, tant de réponses qui ne venaient pas, tout comme le sommeil. Il avait vraiment l’impression d’être esclave de son propre intellect : il ne pouvait pas juste se coucher et attendre comme les autres font. Non. Il est dans l’incapacité physique de rester en place. D’ailleurs, il gagna un bout sur la nuit en cherchant sa veste. Puis, une fois dans le 221B, Sherlock chercha beaucoup d’informations sur internet : les derniers kidnappings, les enfants retrouvés morts, et autres atrocités. Avachit sur son fauteuil, il surfait sur internet avec pour seule lumière son écran. Il visita le site, chatta avec un habitué et fit des recherches sur la petite Anaïs. En soi, il se mettait à jour comme une application. Vers 5h du matin, il fut pris d’une soudaine envie de jouer au violon. D’abord du pizzicato {pincer les cordes}, puis finalement, il s’arma de son archet pour faire le geindre puis finalement, il chanta, pleura, cria, ria… Le violoniste ne se cantonnait pas aux partitions, il créait pour la plupart du temps. Bien sûr ses voisines râlèrent d’un même cœur mais il n’en n’avait cure. L’anglais joua un morceau qui lui tenait à cœur : premier mouvement de la sonate au clair de lune pour piano. Sachant que ces claviers et le violon ont la même tonalité, ça passait. Une musique si triste, si lancinante et pourtant si belle. Mais il ne cachait pas sa frustration quant aux harmonies impossible à faire au violon. Ainsi, il trouvait des ingénieuses mesures pour remplacer les accords.

À 8h du matin, il cessa pour se faire un café noir. Toujours vêtu de la même tenue, il n’avait même pas pensé à retirer ces loques. Sans vraiment faire attention, pour regagner l’amplitude et dextérité nécessaire pour le violon, ses plaies avaient disparues. Merci son pouvoir des cellules ! Car oui, tout le monde sait que les muscles de la main sont en fait annexés à l’avant bras ! Vous ne le saviez pas… ? Bah vous vous coucherez moins bête. Il passa une main dans ses cheveux et avala d’une traite son café pourtant brûlant. Il détestait l’idée mais il devait sortir de chez lui pour faire sa déposition quant au patron d’Helena. Et si elle venait pendant ce petit laps de temps ? Il serra les mâchoires. Marie-Rose allait pour la première fois être utile. Le Sexire passa un petit moment devant son miroir : il était juste un peu plus pâle qu’à l’accoutumé. Mais n’oubliez pas qu’il a encore sa veste déchirée sur lui : bref, il avait un look étrange à contrario de celui qu’il avait toujours. Il sortit de son appartement et toqua à celui d’à côté. Sans trop attendre, Mme Lulaby ouvrit :
    « - Monsieur Rechel, que puis-je pour vous ?
    - Je tenais à m’excuser pour le violon de cette nuit, je sais que ce n’est pas un horaire. Veuillez me pardonner.
    - Allons jeune homme, pour une vieille dame comme moi, je m’en fiche. Je dormirai le reste de la journée.
    - Vous me voyez rassuré Mme Lulaby. Puis-je cependant vous demander une faveur ?
    - Non. Bonne journée. »

Et elle commença à fermer la porte. Fort surpris, Sherlock fit jouer sa force pour maintenir cette porte ouverte :
    « - Voyons ma chère dame, ne soyez pas rancunière ! Ce se sera pas long ni compliqué.
    - Si vous continuez je crie à la violence. Lâchez cette porte.
    - What ? |Quoi ?| Mais c’est n’importe qu…
    - Au secours !!! Au secours !!!!
    - Madame ! N’avez-vous pas honte ?! Juste pour quelques notes, ne trouvez vous pas cela excessif ? Surtout que je vous ais entendu chantonner la suite de la symphonie ! Laissez moi vous expliquer la situation voyons ! Soyez donc raisonnable que diable !»

Il fronçait les sourcils, assez en colère, une menace muette éclairait ses yeux. On voyait la malice de la vieille dame qui s’amusait simplement de la situation. Son honneur de gentleman en prenait un coup et il ne voulait pas figurer parmi les voyous qu’il traquait. Finalement, elle relâcha la pression sur la porte et notre anglais fit de même. Soulagé, il raconta vaguement qu’il attendait quelqu’un et que si cette personne sonnait, pourrait-elle la garder le temps qu’il revienne ?
    « - Je prendrais soin de votre copine. Allez, plus vite vous partez, plus vite vous pourrez l’accueillir !
    - Mer… de quoi ? »

Il se vit se faire claquer la porte au nez. Copine ? Dans le sens amour, certainement pas, dans le sens amitié, non plus… Pensif, il partit pour le commissariat.
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Sa déposition dura beaucoup de temps que voulu : lui et sa méchante manie de dire ce qu’il pense des autres… il avait échappé de peu à la prison. Dégouté de ses incompétents, il rentra chez lui rapidement car il avait perdu beaucoup de temps dans la bataille. Il se faisait presque 18h. Une fois sur son palier, il écouta mais n’entendit pas de dialogue : elle n’était pas encore arrivée. Le violoniste rentra dans sa bulle et eut à peine le temps de se mettre de l’eau froide sur le visage et la nuque que son interphone sonna. Le soulagement et l’excitation le rendit encore plus nerveux que d’habitude : pas dans le sens stressé mais impulsif et rapide. Il ouvrit la porte du bas grâce à un bouton, le visage gouttant sur le sol. Il eut juste le temps de remettre du parfum et de s’essuyer vaguement son minois quand la seconde sonnette retentit. Un coup d’œil par le judas et, il déverrouilla la porte :
    « Finally… ! |Enfin… !| »

Maintenant qu’elle était là, il pourra enfin répondre à ses questions harcelantes, son corps pourra enfin se décontracter et lui respirer. Il avait l’air excédé sans pour autant que se soit flagrant. On pouvait le lire au fond de ses yeux, par ses cernes ou encore par son manque cruel de tact (en a t-il eu un jour ?). Malgré tout, il gardait son attitude noble et nonchalante.
    « Bonjour Mademoiselle Maaka, bienvenu dans mon humble demeure. Je vous demanderai juste de ne pas déplacer les objets : même si cela vous semble en désordre, cela est tout à fait réfléchit. Puis-je vous servir quelque chose à boire ? »

Effectivement, son appartement ressemblait à un bazar : des bibelots, de la paperasse partout, des manuscrits comme des imprimés, la vaisselle non faite qui traînait dans la cuisine… et surtout, une forte odeur de tabac. Il passait rapidement sur la courtoisie, ne voulant pas attendre plus.
    « J’ai plaidé votre cause en ce qui concerne votre patron. Le jugement aura lieu dans peu de temps et les preuves sont satisfaisantes. J’ai pu récupérer mon téléphone, je n’ai plus d’impact sur cette affaire. Maintenant, puis-je lire tous vos dossiers… ? Des nouvelles ? »

Il avait un débit de parole fou et surtout, avec sa voix grave, cela le rendait parfois incompréhensible. Cela se voyait qu’il était à cran et qu’il n’avait qu’une envie : cette enquête ! Il lui tendit une main intéressée pour récupérer les dossiers.

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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mer 30 Sep - 21:47
Après une bonne nuit de sommeil, l’asura se leva et partie prendre sa douche. Pendant ce temps, elle essayait de se rappeler de tous les détails de l’affaire Peter Pan. Chaque moment, chaque partie de l’affaire avait son importance. Il y avait la disparition de la fille de son client qui l’avait mit sur la piste d’un homme. En suivant cet homme jour et nuit, elle avait découvert qu’un certain nombre d’enfant passait chez lui. Puis, en l’attaquant directement, il lui avait offert sur un plateau d’argent le site sur lequel il commandait les enfants. Suite à cela, elle avait commandé une petite fille dans les caractéristiques de celle qu’elle cherchait, mais c’est Anaïs qui avait été livré. Les deux hommes en noirs n’étaient pas des professionnel vu la facilité qu’elle eut de s’échapper avec l’enfant, anéantissant à jamais son avancé. Mais Anaïs avait donné des informations très intéressantes sur l’organisation. Mais la panique était telle qu’elle ne se rappelait pas du visage de Peter Pan. Ce dernier les nourrissait et s’occupait très bien de chaque enfant. Elle avait vu la fille de mon client et surtout, le fait le plus marquant, un élève de son école également. Une information qu’il fallait retenir et qu’elle avait soigneusement marquée dans ses notes.

En sortant de la douche, l’asura enfila une simple robe blanche serrée en bustier et voilé après sa poitrine. Elle mit de petite ballerine blanche également et un porte document ou elle y mit toutes les photos, vidéos, documentation sur les disparitions et témoignage de la petite Anaïs. Rien ne manquait, même les numéros utilisés qui n’étaient plus attribués, Helena avait prit grand soin de ne rien oublier. C’est d’ailleurs cela qui la mit en retard. Il était déjà 17h30 passé, il fallait se dépêcher. En sortant de chez elle, l’asura se mit à courir, ses cheveux séchant plus vite ainsi. Elle c’était maquillée légèrement, ce qui lui allait bien mieux. Et en traversant les quartiers de la ville, elle arriva à l’adresse que lui avait laissée Sherlock.
En montant les escaliers, l’asura s’arrêta devant la porte et toqua, se faisant accueillir nonchalamment par le jeune homme. Elle entra dans la pièce et refusa sa proposition, elle n’avait pas soif. Mais par contre, cet homme était très maniaque. Helena faisait attention à ne rien toucher. S’installant sur une chaise, non loin de son bureau, Helena sortit tous les papiers de sa sacoche, les transmettant à Sherlock.


- Merci beaucoup pour votre aide… Et il y a également une certaine somme dans l’enveloppe pour vous racheter une veste et une chemise, avec toutes mes excuses…

Mais pas de temps à perdre, elle était là pour l’affaire.

- Pour Peter Pan, j’ai eu quelques informations qui me sont revenues en mémoire… Anaïs m’a dit que l’un des enfants présent avec elle, était dans son école… Elle ne se souvient pas du visage de Peter pan à cause du stresse et des traumatismes subies… Mais elle a reconnu la fille de mon client également… Je pense qu’il faudrait commencer par les disparitions d’enfant dans les écoles primaires, pas au dessus… Cet homme ne va pas au dessus des 10ans, dans son site, on ne peut pas choisir au-delà… Je me demande s’il n’y a pas un lien avec les enfants avec qui il peut avoir un contacte… Et je pensais contacter Anaïs, enfin, ses parents surtout, pour avoir l’accord de ces derniers et l’interroger de nouveau… Mais il ne faut pas la brusquer ! Et ne pas l’incendier de question !

Elle regarda Sherlock de manière à lui faire rappeler l’interrogatoire expresse qu’il lui avait fait passer.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Jeu 1 Oct - 20:49
Remarquez tous qu’il a essayé de se montrer courtois ! Bon, elle a refusé de boire quelque chose mais néanmoins, il y avait pensé. Depuis combien de temps n’avait-il pas eut de visite ? Féminine qui plus est… Jamais dans cet appartement mais aussi dans ses vies antérieures. Il en faisait un blocage, refusant de laisser ne serai-ce qu’un millimètre aux visiteurs. C’était simple, il ne faisait jamais rentrer personne dans ses anciennes résidences. Pourquoi ? Car une fois il l’a fait et cela signa son arrêt. On lui avait tout volé… tout. Il ne voulait plus que cela se répète. Cependant, l’occasion que lui proposait Helena était trop belle pour lui refuser le logis. Celle-ci se montra coopérative et lui donna les documents. En faisant abstraction du reste, il commença à lire les dossiers, debout, au milieu de la pièce. L’anglais était tellement absorbé qu’il n’entendait que d’une oreille distraite ce que disait sa partenaire. Un dossier dans une main, l’autre au niveau de sa bouche/joue montrant son assiduité, il répondit tout en continuant à lire les pages :
    « Les écoles primaires, bonne idée… La police nous renseignera facilement, j’y ai des contacts. »

Il parlait avec sa voix rauque, entre ses doigts, et finalement, il se mit à passer les feuilles à vitesse éclair : beaucoup de blabla pour rien. Cependant les photos l’interpellèrent. Il en sortit une et la regarda d’abord distraitement, puis avec plus d’attention. Il s’approcha près d’une de ses fenêtres, fit jouer le soleil dessus et doucement un sourire effleura ses lèvres. Il sortit les autres photos et son sourire s’intensifia.
    « Je brûle d’impatience de rencontrer cette petite. »

On sentait à sa voix que ce n’était absolument pas pour la plaindre ou encore être compatissant.
    « Ne pas la brusquer ? Quand diable vous ai-je démontré ceci ? »

Il avait son éternel sourire moqueur. L’ironie de ses paroles était tout à fait compréhensible. Vous êtes-vous déjà arrêté sur sa façon de parler ? On le dirait sortit d’on ne sait quelle époque, surtout avec sa tenue très classique et la noblesse de ses traits. Ses façons maniérées, néanmoins viriles, étaient étranges. On pouvait sentit que cet homme n’était pas tout à fait ordinaire. Son regard se détacha enfin des photos, il les déposa en vrac devant la demoiselle, elle assise, lui la surplombant :
    « Nous recherchons un homme de plus d’un mètre quatre-vingt dont les initiales sont GT ou TG, de puissante constitution et avec une alliance à la main gauche et une chevalière à la droite. Il doit être gaucher. Je ne pense pas que se soit notre « Peter Pan » mais sans doute un de ses hommes de main.»

Sachant parfaitement que cette annonce laissera un goût d’incertitude, il démontra ses dires sans attendre la moindre réaction. En faisant son chemin dans sa déduction, il montrait les marques du doigt :
    « La peau est une formidable imprimante : selon la force, l’outil ou la façon de faire, elle nous laisse des indices quant aux sévices. Voyez, cette ecchymose n’est autre que ce qu’on appelle communément « une claque » ; avec ceci et les proportions du corps, on peut en déduire la taille de l’agresseur. Celle-ci est la marque d’un poing fermé, voyez les doigts qui se dessinent : ici il y a la marque de l’alliance, et là, celle de la chevalière. Imprimé en miroir, il suffit de lire les symboles dans leur inverse pour comprendre leurs significations. Et gaucher car il y a plus de marque d’alliance que de chevalière. Pour ce qui est de sa constitution, cela se voit à la force des bleus. »

Il se redressa, chercha son téléphone portable. En revenant à la tablée, il grommelait :
    « C’est quoi ce nom « Peter Pan », il est britannique ? Américain peut-être… »

N’oubliez pas qu’on lui a volé son enfance… Donc allez lui expliquer ce qu’est un conte de fée.

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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Ven 2 Oct - 14:37
Helena regarda Sherlock tellement concentré qu’il en devenait vraiment mignon. C’était déjà un dieu grec, mais quand il se mettait à fond dans ses informations, il avait un charme en plus. C’était étrange et amusant à la fois. Il était très bel homme et pourtant, il ne l’attirait pas du tout. C’était plus une relation d’associations de talents, plutôt qu’autre chose. C’était aussi amusant de voir sa manière de poser le dossier contre ses lèvres. Et sa capacité à déduire autant de détail, Helena était bluffée. Sauf la partie « impatience » de rencontrer Anaïs. L’asura se recula un peu de sa chaise, se mettant à rire lorsqu’il employa la seconde phrase avec ironie.

- Et bien mon cher Sherlock, vous devriez comprendre mon jugement… C’est une enfant, sortant d’une histoire très difficile et le tact est de rigueur, ce que vous manquez cruellement avec les gens… Même si vous m’avez bien aidé sur la plage, tout le monde n’accepte pas un ton aussi froid et supérieur que vous prenez parfois… Moi j’aime bien ! Mais pour Anaïs, il va falloir faire de très gros effort…

Se mettant à sourire, son corps tout entier se redressa lorsqu’il lui expliqua les ecchymoses. Ce salaud avait envoyé un coup de poing à cette pauvre gamine. Le salaud. L’asura serra ses poings à l’idée de la scène, son visage montrant le dégoût et la haine qu’elle vouait à ce type. Que se soit les hommes en noir ou Peter Pan, elle voulait les tuer, tous, jusqu’au dernier. Mais l’ultime phrase de Sherlock la fit sortir de son délire et un léger sourire se marqua sur ses lèvres.

- Vous ne connaissez pas l’histoire de Peter Pan ?... C’est un pseudonyme qu’il utilise… On ne connait pas son nom… Je vais vous expliquer !


Elle prit son portable et afficha le conte de fée, Peter Pan.

- Peter Pan est un jeune garçon qui vit au Pays Imaginaire. En résumé, Peter Pan refuse de grandir, va chercher des enfants chez eux et les emmène avec lui dans ce pays pour qu’ils ne grandissent jamais et reste à ses côté. C’est pour cela qu’il a prit le pseudonyme de Peter Pan… Parce qu’il enlève les enfants chez eux et les emmène dans son « pays imaginaire ». Vous comprenez ? On ne connait pas sa véritable identité…

Cherchant le numéro des parents d’Anaïs, Helena s’excusa au près de Sherlock et lui tourna le dos.

« Allô ? »
- Bonjours Madame… C’est Helena !
« Ah Helena ! Vous manquez beaucoup à Anaïs… Quant est-ce que vous venez la voir ? »
- Pour le moment j’ai eu pas mal de chose à faire en lien avec l’enquête que je mène et si vous me permettez, j’aimerais présenter un ami à Anaïs…
«Je ne veux pas qu’elle revive ça… Elle a assez souffert Helena… »
- Je ne sais madame et pardonnez-moi si j’insiste trop mais il faut vraiment qu’elle m’aide… Malheureusement c’est la seule que j’ai pu sauver et il y a encore beaucoup d’enfant prisonnier de cet homme… Aidez-moi, s’il vous plait…
« Helena ? »
« Anaïs, raccroche le téléphone ! »
« J’ai tout entendu et je suis d’accord… Tu peux venir, je répondrais à ses questions ! »

- Anaïs… Je ne veux pas te faire revivre cette histoire mais je n’ai pas le choix… J’aimerais te parler de vive voix… Quant es-tu disponible ?
« Maintenant ! »
- Tu as fais tes devoirs et apprit tes leçons ?
« Non pas encore… Enfin, j’ai presque fini ! »
- Alors fini d’abord et je passerais dans la soirée… D’accord ?
« Oui ! Merci Helena !!! »
« Faites attention à elle, Helena, je vous en pris… Venez à 22h… »

- Je vous le promets… A ce soir !

Elle regarda Sherlock et lui sourit.

- Si vous voulez, on peut y aller dans la soirée… Aux alentours de 22h… C’est bon pour vous ?... Par contre... Cette enfant est vraiment très forte... Alors respectez là et ne lui faites pas subir d'interrogatoire poussé... Sinon j'arrête tout !...

Helena serra son téléphone entre ses doigts. Elle tenait vraiment à Anaïs et jouait limite le rôle de mère, elle-même.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 6 Oct - 22:55
    « Chère demoiselle Maaka, vous ne connaissez que mes défauts. Mais croyez-le ou non, je peux aussi être plein de qualité. Il n’y a pas que de mauvaises cartes dans un jeu.» Dit-il avec son sourire en coin.

Bien qu’il fasse penser le contraire, il sait parfaitement comment obtenir des informations, que se soit d’une jeune femme ivre ou d’un enfant traumatisé. Cependant son ignorance est illustrée d’une bien autre façon : autant il saura vous relater tous les éléments du tableau de Mendeleïev avec leur chiffre, ordre alphabétique ou normal mais tout ce qui touche du people, des croyances, des contes, il sera le plus méconnaissant des enfants. Tout ce qui ne touche pas forcément son champ d’action est simplement oublié. Chose qu’on lui a appris à faire dès sa plus tendre enfance. Sherlock hocha simplement la tête et il marmonna :
    « Un conte pour rassurer les enfants mourants sans doute. »

Il est vrai qu’il en avait entendu parler il y a quelques vies. Effectivement, l’auteur écossais l’avait publié un peu avant sa naissance. À cette époque, il n’était pas rare de perdre un enfant avant qu’il n’ait le temps d’atteindre l’autonomie. Se doit être un conte assez terrible si l’on le lit entre les lignes. M’enfin, je vous passe les pensées de notre sujet. Car elles s’arrêtèrent quasiment de suite pour suivre la conversation téléphonique de la jeune femme. Bien qu’en entendant que la moitié de la conversation, il réussissait à raccorder les wagons entre eux grâce aux réponses de l’Asura. Et puis, elle confirma de vive voix : 22h. Il posa son regard sur l’horloge au dessus de la table où était assise Helena…
    « Nous voilà avec 3h à tuer. »

Contraire à son invitée, il n’alla pas vers les chaises, mais il se posa dans son lourd fauteuil rouge. Enfin, se poser… s’avachir plutôt. Il étala son mètre quatre-vingt, croisant ses doigts sur son ventre. Son regard était perdu entre ses phalanges : il réfléchissait. Enfin, il tentait de se remémorer un détail plus que signifiant pour lui. Finalement, il pianota sur son téléphone et appela :
    « - Secrétariat de la police de Yasashi Koji, j’écoute ?
    - C’est Paul de la criminol…
    - Ah ! Salut toi ! Pourquoi t’es en masqué ? Normalement t’es enregistré…
    - J’utilise le portable d’un pote, c’est pour ça, le mien est mort.
    - Ah oui… Sinon, que puis-je pour toi mon poussin ? »

Sherlock tiqua, il n’avait pas l’habitude d’être aussi familier et qu’on le soit en retour ! Même Helena pouvait remarquer la différence de langage et surtout de voix ! De son baryton, il était passé à ténor sans aucun souci. Merci le pouvoir des cellules… ! Ou de bien des imitations, plus officiellement. Le Sexire ne peut copier une voix exacte mais par téléphone, qui peut bien faire gaffe ?
    « - Je suis sur un enlèvement d’enfant, j’aurais besoin de fichier. T’aurais les derniers kidnappings d’enfant entre 5 et 11 ans ?
    - Tu sais que c’est pas de ta section ?
    - Tu les connais pourtant… T’as envie de prendre encore beaucoup de déposition ?
    - Non, effectivement. Sur l’île uniquement ou sur celles d’autour ? Depuis combien de temps ?
    - Humm, mets-moi l’an passé avec toutes les îles francophones aux alentours s’il te plaît. Et l’école dans lesquels ils sont.
    - Et j’t’envoie ça sur quel fax ? »

L’anglais donna le numéro de son propre fax qui se faisait déjà entendre dans la pièce la plus reculée. Il s’y rendit pour les derniers préparatifs. Le trentenaire revint dans la salle principale :
    « - Merci beaucoup !
    - De rien mon chou ! Et dis-moi, est-ce que tu vas bien ?
    - Oui, pourquoi ?
    - Pas de souci de dent ou quoi ? Car t’as une drôle façon de parler ! Ménage toi !
    - Ah, oui, j’ai une légère rage de dent. Bon, j’te laisse ! À toute ! »

Rageant, le noiraud maudit son accent anglais qu’il se devait effacer ! Meilleure façon d’être reconnu et retenu ! Il savait qu’en utilisant cette outrageuse façon de faire, il allait vite être repéré par la police. Mis à part si le Paul en question n’a pas beaucoup de neurones interconnectés… L’usurpateur de voix alla récupérer les documents et ramena des stabilos.
    « Voilà de quoi passer trois heures sans les voir passer ! » Dit-il fièrement et présentant les documents.

Et il se posa sur une chaise pas loin de la demoiselle, sans piper mot quant à ce qu’il venait de se passer.
Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mer 7 Oct - 19:19
Regardant Sherlock s'installer sur le fauteuil, elle resta sagement assise. Il prit son téléphone et Helena fut surprise de la voix qu'il venait de prendre. Il avait des talents d'imitateur ? En tout cas, ce qui était sur c'est qu'il n'était pas Paul. D'ailleurs, qui était ce Paul ? Cela perturba quelque peu l'asura qui ne savait pas si elle pouvait ou non lui poser la question. En tout cas, c'était surprenant de l'entendre parler. Sans l'image, jamais elle ne l'aurait reconnu, c'est certain. Et en même temps, l'asura le sentait un peu dérangé par sa conversation. Ce n'était pas dans ses habitudes d'agir ainsi, de parler ainsi. Ce n'était vraiment pas dans son caractère, du moins, le peu qu'elle savait de lui. Et même s'il pouvait s'adapter à toutes les situations, Helena avait un comportement très protectrice avec Anaïs et le fait de la brusquer l'embêtait encore plus. Mais pas le temps d'y penser, il y avait 3h à tuer et surtout, un sacré boulot dans la recherche des enfants disparus.

- Oui en effet... On se lance dans la lecture ! Et sinon... Je... euh... Vous êtes un très bon immitateur... Mais qui est ce Paul ?

Sans savoir s'il allait lui répondre ou non, l'asura prit les documents qu'il venait de prendre et commença à les feuilletés. Elle commença à regarder les documents, se demandant si elle allait trouver quelque chose. Certain sortait du lot, mais d'autre n'était pas sujet à l'enquête et pourtant. Voir autant de disparition faisait froid dans le dos. L'asura aurait aimé aider tous ces parents qui avaient perdu leurs enfants. Tellement d'affaire non élucidée et tellement de souffrance entre ces lignes que la demoiselle lisait. Et en voyant un document, elle se stoppa de suite.

- Sherlock !... Regarde !...

Elle se leva et vint auprès de lui.

- Là... l'enfant a disparu et est retourné chez lui 5ans après... Il a dit qu'il était trop vieux et qu'il ne servait plus à son maître... Dans le rapport, ils disent que l'enfant n'a aucune lacune au niveau scolaire, qu'il est même plus avancé que son âge... Cela voudrait dire qu'il recevait une éducation ?... Il faudrait demander à Anaïs si cela a été son cas... C'est bizarre... Soit Peter Pan a engagé un professeur, soit il l'est lui-même, tu ne penses pas ?

Ne sachant trop quoi dire, l'asura regarda l'heure. Il fallait y aller.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Ven 9 Oct - 13:51
    « Comme dit précédemment, j’ai quelques contacts avec la police… mais eux n’en n’ont pas avec moi. »

Sherlock ne voulait pas admettre devant une personne encore jeune en terme de confiance, qu’il avait simplement volé la police et plus précisément ce Paul. Oui, lors de ses premiers jours, il était allé visiter le commissariat et s’était empressé de voler un badge. Sa victime n’était autre que Paul. Ainsi il pouvait user du pouvoir de ce jeune homme comme bon lui semblait et, plus d’une fois, ça lui a été d’une aide formidable. Bon, passons, il fut très évasif dans sa réponse et, connaissant Helena, normalement la discussion devrait être close. Cependant, il ne fut pas insensible à son compliment.

Pendant de longs laps de temps, ni l’un, ni l’autre ne parlait. Profitant de cet instant entièrement dédié à l’intellect, notre violoniste alluma une cigarette et la grillait en même temps que les feuilles qu’il parcourait. Il triait les kidnappings, ceux intéressants et ceux qui n’ont rien à voir avec ça. Un moment, harassé, il passa nerveusement une main dans sa chevelure : il ne voyait aucun lien. Les écoles changeaient rapidement, voire trop rapidement, les îles étaient dans un ordre erratique, les enfants, sans parenté… On pouvait juste suivre un parcours en termes de date… Peut être trouver quand est-ce que les demandes sont faites pour voir lesquels collent avec les différents kidnappings ? Pour ça, il faudrait infiltrer le site… Et ainsi, on pourrait voir quelle banque et compte amassent cet argent souillé… Finalement, un chemin se créait entre les lignes, deux prises dans une école pendant un petit laps de temps, trois dans une autre pendant seulement quelques semaines… En suivant ce fil, Sherlock réussissait à épurer encore plus les fiches devant lui : ceux qui se passaient dans d’autres endroits au même moment qu’un rapt localisé viraient rapidement.

Quand sa partenaire l’interpella, il tourna la tête et vint vers elle rapidement. En effet, cette information était pour le moins surprenante. Bon, en y réfléchissant, n’importe qui peut être professeur pour cet âge mais de là à savoir quoi apprendre à ces enfants pour qu’ils soient encore dans le parcours du savoir… Un kidnappeur, vendeur d’enfant à l’âme d’un bon samaritain ? Ce n’est pas logique. Et puis, c’est bien elle qui disait que normalement les enfants étaient bien traités… blanchis, nourris… Il y avait un truc louche sous cette couverture. Et puis, volait-il les enfants comme bon lui semblait ou bien ne prenait-il que par commande ? Si c’est le cas du second, ce doit être une personne proche des enfants, en voyant beaucoup en peu de temps et ainsi, les triant selon les désirs de ses clients lubriques.
    « En effet… »

Puis le regard du trentenaire suivit celui de l’Asura : il fallait partir. Conscient de son état de fatigue et de nervosité, Sherlock ne pouvait sortir ainsi. Sans crier gare, il déboutonna sa chemise abimée, la retira sur le chemin de sa chambre pour en revêtir une autre et un haut de costard qui allait avec son pantalon actuel. Le Sexire fit un arrêt dans la salle de bain. Il passa une main dans sa barbe naissante et l’instant d’après, elle disparut. Parfum et main dans les cheveux, il ressortit de là comme s’il avait eut une très bonne nuit de sommeil et des repas réguliers et copieux : dans un réel meilleur état physique qu’avant.
    « Préparez-vous, il est temps d’y aller. »

Si la jeune femme piquait un phare à cause de l’exhibitionnisme de notre sujet, il avait la phrase parfaite à répliquer. Avec dextérité, il lassait ses chaussures, mettait son écharpe autour de son cou et enfila son manteau dans une chorégraphie qui lui est propre. Il ouvrit la porte et, en sa qualité de gentleman, laissa Helena passer la première :
    « Allons, la petite Anaïs attend sa sauveuse. »

~~~~~~~~~~~~


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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 13 Oct - 18:21
C’était l’heure d’y aller. Commençant à ranger ses affaires, l’asura vit alors une scène qui la laissa sans voix. Sherlock venait de déboutonner sa chemise sous ses yeux, il venait de la retirer alors qu’elle était là. Ce bal devant son regard la laissa bloqué. Il était vraiment très beau et ne laissait pas les hormones de l’asura en sommeil. Comment pouvait-il avoir un tel effet sur elle ? Cela n’était pas normal. Non, il ne fallait pas regarder comme ça et avec difficulté, l’asura détourna le regard. Elle tentait de reprendre son souffle, son esprit devenant incontrôlable pendant un court laps de temps. Comment ne pas avoir envie de cet homme ? Sa respiration venait de s’accélérer, tout comme les battements de son cœur. Et même si elle essayait de le cacher, ses joues venaient de virer aux rouges. Il fallait reprendre ses esprits, reprendre son calme, ce n’était pas le moment de perdre pieds. Et en entendant la voix de Sherlock, l’asura dos à lui, elle attrapa ses affaires et sortit très rapidement de la pièce, traçant le plus vite possible pour qu’il ne puisse voir son embarras.

- Oui !

Commençant à marcher dans les rues de la ville, Helena se repéra facilement. La maison de la demoiselle n’était pas très loin de chez Sherlock au final, ce qui aida énormément l’asura. La fraicheur de la nuit calmant ses ardeurs soudaines. Et en montant les escaliers qui menait à la demeure, Helena tourna rapidement la tête vers Sherlock pour être sur qu’il venait de la suivre. Reprenant son souffle, elle toqua et attendit. Une vieille femme vint ouvrir la porte. C’était la maman d’Anaïs. Le choc de perdre son enfant lui avait fait prendre de l’âge à une vitesse folle. Mais à peine la porte ouverte, une silhouette se jeta dans les bras du mythe qui du s’y prendre à deux pas en arrière pour la retenir.

- Helena !!!
- Ma chérie… comment te sens-tu ?
- Bien maintenant que tu es là…
- Entrez !


Helena entra dans la maison avec Sherlock et vint s’installer sur le canapé du salon. Sur la table basse il y avait du café, du thé, des petits gâteaux et même de l’eau et des boissons. Helena regarda l’agréable service et sourit tendrement, gardant la petite Anaïs qui venait de s’installer sur ses genoux. On sentait une petite pointe de maman dans les yeux de l’asura, lorsqu’elle regardait sa petite protégée.

- Anaïs, je te présente Sherlock ! Il est là pour te poser quelques questions si tu veux bien ?
- Oui ! Allez-y monsieur !... C'est ton petit copain ?
- Non !... Tu sais parfaitement que mon petit copain n'est plus là ma chérie, je te l'ai déjà raconté...
- Oui mais tu ne vas pas rester toute seule toute ta vie !
- Anaïs... Si on se concentrait sur ses questions et moins sur ma vie personnelle, d'accord ?
- D'accord mais après on reparle de toi !
- On verra !


Rougissant, la petite demoiselle se pencha vers la mythe et lui murmura à l’oreille, sans savoir qu’en réalité, on l’entendait très bien.

- Il est mignon en plus !

Dans un petit fou rire général, la petite Anaïs se mit à rougir et se cacha contre le cou de l’asura, avant de se redresser et de regarder Sherlock avec l’amour d’une petite fille.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 13 Oct - 23:33
Ne prenant pas garde aux réactions de l’Asura, Sherlock était tout à fait serein, il réfléchissait aux idées qu’il voulait éclaircir. Il fut silencieux durant le court trajet et suivait, tel son ombre, la demoiselle. Finalement le pas de la porte fut en vue et la rencontre se fit. La dame était tirée dans ses traits, montrant un stress et une angoisse qui étaient devenus omniprésent. Derrière ces émotions, on pourrait remarquer une femme tout à fait banale, bien plus jeune que son corps le laisse entendre. Pour ce qui est de la petite Anaïs, elle se précipita avec tant de ferveur dans les bras de l’Asura que le Sexire devait attendre pour voir sa frimousse. Tous les protagonistes rentrèrent alors dans le salon où leur rencontre était attendue : thé, café, biscuits… L’estomac de Sherlock se faisait déjà une joie : voilà un jour de jeun qu’il avait déjà subit. Puis son regard s’arrêta sur le couple de la soirée : Anaïs et Helena. Son âme s’émut du tableau, rappelant ses propres démons mais son corps ne laissait même pas présager qu’il avait des sentiments. Ce qui inquiétait d’autant plus la mère traumatisée. Puis vint la petite discussion avec l’enfant. Même Sherlock ne put retenir un sourire en coin.
    « - Monsieur…
    - Sherlock Rechel madame Duforgue.
    - Très bien, Monsieur Rechel, pouvez-vous m’aider à ramener des plateaux ? Ils sont dans la cuisine. »

Il lança un regard fugace à Mlle Maaka et suivit son hôte. Une fois dans la pièce, elle ferma la porte et lui fit volte-face.
    « - Comment osez-vous ?!
    - Je vous demande pardon.. ?
    - Anaïs est peut-être dupe, Helena aussi, mais moi non ! Mon cœur a déjà trop souffert pour voir ses hommes de main !
    - Hommes de main ? Voyons c’est stup…
    - Ne jouez pas avec moi ! Et en plus, c’est quoi ce prénom ? Vous auriez pu au moins choisir un alias moins criard !
    - Madame, ne pensez-vous donc pas que je m’y prendrais différemment si je voulais récupérer votre fille ? Venir et frapper à votre porte, voilà des façons bien cavalières ! Non, je compterai plutôt sur ma dextérité pour vous l’extraire de nuit, lorsque vos rêves font plus de bruit que moi-même. Allons, soyez raisonnable.
    - Vous dégagez quelque chose jeune homme…! Heureusement qu’Helena est là… »

Harassé par la bêtise humaine, il leva les yeux au ciel, ne montrant que sa colère et son indignation par la lueur qu’avait prit son regard.
    « Find ! |Très bien !| »

Il retira son manteau, son écharpe, dévoilant son costard mais il ne s’arrêta que quand sa veste noir fut retirée, montrant sa chemise blanche :
    « Maintenant je ne suis plus des hommes en noir. »

Le violoniste partit de la cuisine, sous le regard hébété de la mère, en ouvrant la porte avec poigne et seul son regard trahissait sa révolte interne. Il dut se calmer pour faire face à la candeur de l’enfant. Il accrocha ses affaires aux paters et se posa sur le canapé, à côté des filles. Ses yeux s’étaient chargés de tendresse et ses mouvements étaient beaucoup moins impressionnant, il devenait un homme de ce qu’il y a de plus ordinaire, un trentenaire prêt à être papa. Même sa voix était chaude et agréable :
    « - Alors, Anaïs, je vais te poser quelques questions. Si tu ne veux pas y répondre, ne te force pas. Mais dis toi que je tente de sauver tes camarades, ton aide me serai vraiment utile.
    - Je répondrais ! Compte sur moi Monsieur ! »

L’anglais adaptait son champ lexical à la petite, cela se sentait. Vive son jeu d’acteur… ! La mère sortit enfin de la cuisine, toujours aux abois. Il fixa son regard bleu/gris sur la femme puis reporta à nouveau son attention sur la blondinette :
    « - On va jouer à un jeu, ça te dit ?
    - Oh oui !
    - Les règles sont très simples, même une grande fille comme toi saura y jouer à la perfection. Quand je te dis un mot, tu dois me dire le premier auquel tu penses. Il ne faut pas réfléchir. D’accord ?
    - Oui !
    - Alors commençons : Jour. »

La petite réfléchissait et sur le ton de l’humour, Sherlock la chatouilla brièvement en le lui reprochant. Finalement le jeu commença réellement : Nuit. Blanc/noir. Oui/Non. Soleil/lune. Ciel/terre. Mer/poisson. Ok, tout est en place, la réflexion est bien annihilée, rentrons dans le vif du sujet : Maître/Remplaçant, kidnapping/écriture, Peter Pan/sévère, vacances/loin, Blond/Brun, petit/grand, visage/lunette : il tiqua devant cette réponse assez étrange. Compagnon/noir, Gentil/méchant, seule/surveillée. Et ainsi, ils continuèrent jusqu’à ce que l’enquêteur en herbe en juge la fin.
    « Brave fille. » Fit le trentenaire en caressant la tête d’Anaïs.

Le regard inquisiteur de la mère pesait dans le dos de l’homme qui se permit de prendre quelques biscuits.

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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mer 14 Oct - 13:49
Helena s’amusait avec Anaïs lorsqu’elle vit Madame Duforgue convier Sherlock à la cuisine. La demoiselle eut une intuition étrange et espérait que rien de mal ne se passerait, continuant de discuter avec la demoiselle sur ses genoux. Elle était pleine de vie, souriante et tellement magnifique, contrairement à la fois ou elle l’avait rencontré. Elle se souvenait encore de cette tristesse, de ce traumatisme qu’elle marquait sur son visage. Plus une once de vie dans ses beaux yeux, plus aucune envie de se battre. Et cette lueur. Lorsque l’asura lui annonça qu’elle allait l’aider à s’échapper. Anaïs était mêlée entre espoir et méfiance. Ce fut le jour où elle fut rendue à ses parents que la petite fille enlaça Helena pour la première fois. Ses petits bras fragiles et si faible avaient eut la force de l’entourer pour la remercier. Il est vrai que depuis la mort de Luc, Anaïs lui avait redonné une raison de vivre. C’était sa petite chérie, sa protégée maintenant et jusqu’à sa mort.

En voyant Sherlock revenir, l’intuition précédente se confirma. Quelque chose venait de se passer et en vu du regard méfiant de la mère, Helena posa son regard sur Sherlock, désolée de ce qu’il venait de subir. Anaïs avait une totale confiance en la demoiselle, mais il est vrai que sa mère la pensait trop jeune pour comprendre tous les vices humains. Aucunes des deux ne savaient d’ailleurs pour la race de la demoiselle. Elles pensaient qu’elle était une humaine exactement comme elles. Ne ce doutant pas un seul instant du monde qui se cachait dans le leur. Mais revenons à l’histoire. Et prenant une voix de papa attentionné, Helena posa un sourire sur ses lèvres, apaisé de voir qu’il prenait soin de chaque mot et manière de s’exprimer. C’était vraiment adorable de sa part, limite attendrissant. Et la vision de son torse nu, Helena se mit à rougir et détourna le regard sur Anaïs, reprenant le fil de l’enquête. Dans ce jeu, l’asura s’amusa à répondre dans sa tête.

*Jour/Nuit… Blanc/nuage… Oui/non… Soleil/chaleur… Ciel/Luc… Mer/plage… Maitre/Richard… Kidnapping/meurtre… Peter Pen/ enfoiré… Vacance/inconnu… Blond/lumière… Petit/grand… Visage/sourire…*

Le jeu venait de finir et reprenant ses esprits, l’asura se sentit quelque peu troublé. Elle se racla la gorge et prit le verre d’eau que venait de lui servir Madame Duforgue. Regardant la petite Anaïs, cette dernière se mit à sourire à l’asura, prenant son visage entre ses mains et lui câlinant les joues.


- Tu vas bien Helena ?
- Oui pourquoi ?
- Tu pleures…


Ecarquillant les yeux de surprise, Helena retira délicatement les mains d’Anaïs et passa les siennes pour essuyer ses larmes tombées sans qu’elle ne l’ait voulu. Se sentant extrêmement gêné, la mythe se leva en déposant la petite fille sur le canapé, observant autour d’elle.

- J-je… Je reviens…

Continuant le long du couloir, elle tourna à la deuxième porte à droite, entrant dans la salle de bain. N’ayant pas remarqué que la porte était à moitié entre ouverte, Helena ouvrit l’eau et se passa un coup sur le visage. Posant ses mains de chaque côté du lavabo, elle reprit ses esprits en se regardant dans le miroir.

- Reprends-toi… Tu ne dois pas craquer… Tu es plus forte que ça… Tu es plus forte que lui…

Expirant un bon coup, elle se dirigea de nouveau vers le salon pour reprendre place au côté d’Anaïs.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mer 14 Oct - 23:30
Quel est l’intérêt de ce jeu… ? Pensez-vous réellement que cet homme amusait cette gamine pour le plaisir de voir ses yeux briller ? Vous avez une âme tellement… naïve. Bien sûr qu’il avait une idée derrière la tête ! Et puis, cela m’étonne que vous ne connaissiez pas cette technique pourtant… enfantine ! En supprimant la réflexion, on a accès aux informations parfois enfermées plus loin que dans la conscience et donc, de la réflexion. Les réponses ne sont absolument pas anodines et en posant les bonnes questions, on a les bonnes informations. Et ce, sans traumatiser plus une personne qui l’est potentiellement. Ainsi, notre enquêteur en herbe rassemblait les nouveautés et il brûlait d’envie de les recouper avec les autres. Mais alors qu’il voulait reprendre la conversation, il reporta son regard glacé [de par sa couleur et non pas par son expression]sur les filles, et vit Helena pleurer. On pouvait lire l’incrédulité dans ses yeux, l’étonnement puis il fronça les sourcils, signe qu’il ne trouvait pas d’explication. Celle-ci fuyait vers une pièce qu’il ne connaissait pas, laissant sa protégée sur le canapé, à côté de Sherlock.
    « - Qu’est ce qui se passe ? Demanda t-elle, anxieuse.
    - Je ne sais pas.
    - Mais va la rassurer ! T’es son copain non ?
    - Comment suis-je supposé faire ça ?
    - En lui faisant un câlin ! T’es bête ou quoi ? »

Prends ça dans la gueule ! Et Bam ! Rabaissé par une gamine de 8 ans, ravale tes dents Sherlock. Encore une fois, il fut sans voix, hésitant entre être offusqué ou partir en fou rire.
    « Aller ! »

Amusé, il fit mine de se lever alors que l’Asura revenait déjà de sa petite escapade. Ses cheveux humides et ses yeux tristes reflétaient une force d’esprit. Même si elle craquait de temps en temps, elle avait au moins la fierté et la décence de ne pas le montrer en public. Et puis, en revenant, la femme assumait ses sauts d’humeur. L’admiration naissante de sa détermination fit taire Sherlock et ses réflexions parfois acerbes. Il n’avait rien à gagner à relancer la conversation ou à demander le comment du pourquoi. Et peut être le savait-il ? Son regard se fit compatissant puis il se détacha de la jeune femme qui revenait.
    « T’as pas été assez rapide ! Zut ! »

La petite boudait à côté de lui, ni une, ni deux, celui-ci la prit à la taille et l’installa sur ses longues jambes.
    « - Bouder te fait des rides sur le front, pense à comme tu es plus belle sans. J’ai encore besoin de toi et de ta mémoire d’éléphant. Je sais que ça peut être dur pour toi mais j’ai besoin d’une description du bonhomme qui t’a fait faire tes devoirs.
    - Il était aussi grand que toi, il était immense ! Il a les cheveux bruns un peu comme toi aussi. Ses habits comme toi…
    - Sortez de chez moi. Tout de suite. »

La mère s’était levée, regardant le Sexire droit dans les yeux. Ceci-ci lui répliqua un regard d’autant plus menaçant, assombrissant ses traits.
    « - Mais ce n’est pas moi, n’est-ce pas Anaïs.. ? Articulait-il, alourdissant les mots et leurs sens.
    - Je… je..
    - Est-ce que c’était moi qui t’enseignais les mathématiques, l’histoire, la biologie pendant ce temps… ? » Insista t-il.

La petite se réfugia dans les bras d’Helena devant le regard dépité de Sherlock. Etait-ce une mutinerie ?! Ne croyant pas en les ondes qu’il ressentait, il chercha un repère en l’Asura : elle au moins le croyait, non ?

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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Jeu 15 Oct - 0:35
Helena revint à sa place et observa la scène, ne comprenant pas tout lorsqu’elle arriva. Anaïs s’en prenait à Sherlock pour ne pas être venu mais il avait bien fait. Le fait de pleurer devant lui aurait été une preuve de faiblesse chez l’asura et elle se refusait de le montrer à qui que se soit. Il avait bien réagit et cela fit étrangement sourire la demoiselle. Elle était un peu plus sereine et pouvait suivre la suite des questions. Mais l’atmosphère changea du tout au tout. Plus Sherlock demandait à la petite de détailler l’homme et plus elle ne cessait de dire comme lui. Qu’est-ce que cela voulait dire ? Comme lui. Sherlock pouvait lui ressembler, certes, il avait l’apparence d’un type d’homme assez fréquent. Mais de là à le soupçonner d’être ce Peter Pan, l’asura ne put le concevoir. Ce n’était pas vrai, il fallait cesser cette comédie sur le champ. Ne pas laisser le doute s’installer. Elle avait étrangement confiance en Sherlock et son instinct ne la trompait jamais. C’est à la réplique de la maman que Helena ne pu en accepter d’avantage. Elle vit le regard de Sherlock se poser sur elle et comprit de suite sa « panique » si l’on peut dire.

- Je ne vous le permets pas… Madame Duforgue…

L’asura garda Anaïs entre ses bras, la câlinant et essayant de la rassurer. La petite réagissait au comportement de sa mère, pas à la ressemblance de Sherlock avec ce Peter Pan. Même s’il fallait mentir, elle était persuadé que Sherlock n’était pas cet enfoiré. Il était peut-être froid et distant, ne sachant pas communiquer avec tous le monde, avec une tenue d’enterrement, mais en aucun cas il n’était méchant. En aucun cas il n’était cruel au point de s’en prendre à des enfants et la preuve était qu’il l’aidait dans ses démarches. Certes, il pouvait jouer la comédie comme il savait si bien le faire, me diriez-vous, mais même sans cela, elle était sur d’elle. Ce n’était pas lui Peter Pan.

- Vous ne cessez de me considérer comme une gamine naïve qui se fait manipuler mais là je ne vous le permets pas !
- Helena…
- Nous essayons de trouver le coupable Madame et sachez que ce coupable n’est pas ici ! Sinon Anaïs aurait réagit bien avant cette description ! Si c’était réellement Sherlock, elle l’aurait repéré dès l’entré ! Elle n’aurait pas été aussi familière avec lui et ne lui aurait pas donné sa confiance… Il a beau être en ma présence, Anaïs est une petite fille intelligente et son corps aurait réagit pour elle !
- Helena, calme-toi…
- Sortez de chez moi, tous les deux !
- Qu’est-ce qui vous met si mal à l’aise ?


La maman d’Anaïs commençait à perdre son sang froid, mettant en place une barrière de défense et voulant reprendre sa fille des bras de l’asura. Mais Anaïs s’y opposa.

- Maman ! Helena a raison… Ce n’est pas Sherlock qui a été mon enseignant pendant tous ce temps… Sherlock est bien plus beau que lui ! Et il est doux et gentil… Ce n’est pas mon maître remplaçant !

Par sa plus grande surprise, Anaïs venait de donner une information vitale. Comme si ce moment d’énervement général avait débloqué en elle des souvenir encore bien enfouit. Mais à cet instant, le corps de la petite redevint blanc, son regard n’exprimant que la peur et l’envie de mourir à l’image de son professeur qui lui revenait en mémoire. Voyant cela, l’asura prit le visage d’Anaïs entre ses mains, la fixant sans jamais détourner les yeux.

- Il n’est pas là Anaïs… Tu es avec nous, ne me laisse pas ma chérie… Il ne peut plus te faire de mal, je suis là, avec toi et jamais je ne le laisserais te reprendre, jamais, tu m’entends ?

Un faible signe de tête se fit mais la petite restait terrorisée.

- Tu veux que je te dise… Il ne peut pas te reprendre parce que je veille sur toi… Chaque fois que tu rentres de l’école, je suis là… Je te raccompagne jusqu’à chez toi pour qu’il ne t’arrive rien… Et ta maman a accepté que je pose un micro dans ta chambre et un détecteur sur tes fenêtres et ta porte, comme cela, dès qu’il y a le moindre mouvement, je suis de suite prévenue et j’arrive sans hésiter… D’accord ?...
- D’accord…


Comme un trop plein d’émotion, la petite Anaïs se blottit contre Helena et ferma les yeux. Il se faisait tard pour la petite et elle sombra petit à petit dans un lourd sommeil.

- Madame Duforgue… Sauf votre respect, je ne vous permets pas d’insinuer que je mette en danger la vie de votre fille, en sachant l’importance qu’elle a à mes yeux… Je l’aime énormément, pas autant que vous, car vous êtes sa mère… Mais quand je vous ai rendu votre fille, rappelez-vous ce que vous étiez… Cette argent, vous l’aviez déjà dépensé quand on c’est vu pour la première fois… Vous étiez à la rue entrain de demander de l’argent pour votre alcool… Alors ce n’est pas Sherlock le kidnappeur de votre fille et j’aimerais que vous vous excusiez au près de mon partenaire…
- J-je… Helena… Lâchez ma fille…
- Elle c’est endormie… Ne la réveillez pas et pour une fois, laissez-moi faire mon travail et surtout… Aimez votre fille comme le plus beau des trésors, car sa vie n’a pas de prix… C’est grâce à mon salaire que vous continuez à vivre dans cette maison, alors ne me faites pas regretter mon choix… Je fais cela pour Anaïs et sachez qu’un mot de ma part, un manquement à votre cure de désintoxication et je vous reprends Anaïs sans la moindre hésitation…
- Je ne vous le permets pas !
- Vous voulez que je vous rappelle les coups et le manque de nourriture ?... Elle était torturée chez les clients de Peter Pan, mais ce que vous lui faisiez avant n’était pas non plus glorifiant ! Alors ne faites pas votre sainte !
- E-exc… Excusez-moi Monsieur Rechel…
- Maintenant si vous me le permettez, je vais coucher Anaïs dans sa chambre et à mon retour, j’espère sincèrement que vous aurez foie en moi…
- Je suis désolée, j’ai tellement eu peur qu’on m’enlève de nouveau ma fille…
- Je comprends… Sherlock… Veux-tu venir coucher la petite avec moi ?...


Elle voulait éviter une attaque surprise sur la personne de Sherlock. Se levant avec Anaïs dans les bras, l’asura la porta jusqu’à sa chambre, à l’étage. Elle l’installa dans son lit et replaça la couverture jusqu’aux épaules de la petite. S’asseyant à ses côtés, Helena passa sa main sur ses cheveux pour la calmer, espérant qu’elle ne fera pas de cauchemar.

- Je ne veux plus revoir cette lueur dans ses yeux… Je veux qu’elle ne cesse jamais de sourire et qu’elle avance dans sa vie, même si cela n’est pas facile… Sa mère buvait beaucoup et au début, je me demandais ce qui avait été le pire pour elle… Ce n’est qu’une enfant… elle est innocente…

Sentant son corps craquer pour elle, l’asura se redressa du lit et ferma les yeux, inspirant un bon coup et regardant Sherlock.

- On y va ?...
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 20 Oct - 21:29
Doux et gentil… Han, la brave petite… ! Son âme souriait chaleureusement à ces tendres paroles alors que son visage était figé dans un sérieux qu’on lui connaissait fort bien. Il ne disait mot mais écoutait avec attention ce que les deux femmes avaient à se dire. Le doute est surement un des pires ressentis au monde et il pouvait comprendre la méfiance de la mère. Les excuses de la plus âgée étaient plus sous le coup du chantage que de la sincérité. Ne voulant pas s’immiscer dans leurs affaires, il garda ses réflexions pour lui et acquiesça lors du couché de la petite. Remarquez, elle l’a tutoyé. Se relevant avec son élégance habituelle, elle suivit le duo vers la chambre de l’enfant. Les filles entrèrent et Helena borda la petite. Sherlock, lui, s’adossa contre le portant de la porte, reprenant ses attitudes nonchalantes.
    « Vous ne la protégerez jamais de tout. Pour grandir, avancer, il faut sacrifier certaines choses, apprendre ce qu’est qu’endurer la douleur, justifiée ou non. Retirez cette idée de votre tête. Mais veillez sur elle pour qu’elle oublie ces moments en faveur des meilleurs, voilà où est votre responsabilité. »

Quand elle se retourna, il se redressa, lui sourit et partit en premier sans réellement l’attendre, fluide comme une ombre. La mère était dans le fauteuil, la tête entre les mains. D’un côté, cette femme provoquait en lui de la pitié. Mais de l’autre, il ressentait en elle une entité instable et un peu chaotique. L’anglais ne savait pas trop quoi penser d’elle. Il enfila avec dextérité sa veste de costard, pendit l’écharpe à son cou et se blottissait dans son long manteau noir. La nuit avait déjà bien avancé et le froid est sans doute une des pires choses pour lui. Sur le pas de la porte, car ils allaient partir, Sherlock lança sans même regarder la mère d’Anaïs :
    « Les enfants retiennent beaucoup plus que ce que l’on croit des adultes et surtout de leurs souffrances infantiles. Prenez garde à ne pas transformer cette adorable petite fille en femme dénuée d’espoir et de bonheur. Elle vous en voudra toute sa vie, soyez en sûre. »

Et il s’évanouit dans la cage d’escalier sans annoncer son départ ni même une formule de politesse. Il ne connaissait que trop bien les douleurs de cet enfant, lui-même ayant un début de vie assez chaotique. S’il a vécu pendant plus de 80 ans sous un faux nom, on peut vite comprendre qu’il ne veut pas parler de son passé… et qu’il le fuit encore. Cependant, une fois dehors, il inspira un bon bol d’air frais et joua des épaules pour se détendre. Pour ajouter à cela, il alluma une cigarette le temps qu’Helena le rejoigne. Dans sa poche gauche, son téléphone lui brûlait les doigts : il suffisait à nouveau de se faire passer pour Paul pour avoir le nom des instituteurs et de leurs remplaçants. Ainsi, ils auraient le nom et prénom de Peter Pan. Et il avait déjà une petite idée pour l’attraper.

Quand Helena revint auprès de lui [après quoi ? Deux secondes ? Une minute ? Dix ? Qu’importe], il avait le sourire aux lèvres et l’œil qui étincelait.
    « N’est-ce donc pas magnifique ? Avoir un coup d’avance sur un adversaire, voilà qui est jubilatoire ! Je ne sais pas vous mais, maintenant que j’entraperçois la fin de l’affaire, je commence à réellement avoir faim. Depuis hier soir, je n’ai pas trouvé de meilleur repas que ces trois pauvres biscuits que j’ai mangé chez les Duforgue. »

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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Lun 26 Oct - 17:11
« Vous ne la protégerez jamais de tout », il avait raison. Malgré tous les efforts du monde réunis, jamais l’asura ne pourra ma protéger de tout. Mais au moins limiter les mauvais moments. Enfin, c’est ce qu’elle désirait faire le plus possible. Anaïs ne méritait pas un tel châtiment, tout comme ces enfants innocents que ce salaud gardait avec lui. Helena voulait la voir la plus heureuse au monde et les paroles coulant dans son oreille continuaient de faire leur effet. « Oublie ces moments en faveur des meilleurs », c’était son rôle. Et regardant la demoiselle dormant dans son lit, la mythe se baissa et lui déposa un délicat baiser sur le fond, regardant la photo sur sa table. Une photo qu’elles avaient prise toutes les deux au zoo. Un moment inoubliable pour les deux demoiselles si « amoureuse » l’une de l’autre.

Reprenant son calme, elle descendit avec Sherlock, le laissant faire. Des paroles marquantes et assez choquante. Comme s’il savait de quoi il parlait. Le cœur de l’asura se serra dans sa poitrine, se demandant ce qu’était cette douleur qui prenait le pas sur son « partenaire ». Mais pas le moment de poser des questions indiscrètes, Helena posa sa main sur l’épaule de la maman, restant en bas sur le canapé. Elle lui fit un doux sourire et déposa une enveloppe sur la table basse contenant un certain nombre de billets. De quoi tenir ce mois-ci. Si elle ne pouvait le faire, Helena ne donnerait pas autant d’argent. Mais en vu des sommes qu’elle ramassait à chaque mission, cela n’était qu’un pourboire pour l’asura.


Sortant dehors en enfilant son manteau, Helena trembla légèrement de froid et frictionna ses bras avec ses mains.

- Le temps commence à se laisser aller… l’été me manquerait presque… J’admire votre détermination Sherlock… Vous m’êtes d’une aide très précieuse et je ne saurais comment vous remercier à juste titre… Vous semblez quelqu’un de froid et solitaire, pourtant, vous avez joué le rôle du parfait papa avec Anaïs… Malgré vos défauts, j’admire bien plus vos qualités et cela me réjouit de vous avoir dans mon camp… Merci pour toute l’aide que vous m’apportez et pour commencer à vous remercier, voulez-vous venir manger à la maison ?

Helena aimait cuisiner mais si le détective était fatigué, elle comprendrait également qu’il préfère retourner chez lui.
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MessageSujet: Re: Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé} Mar 27 Oct - 23:40
Helena le rejoignit assez rapidement tout de même. Il avait sa cigarette dans une main et l’autre au fond de sa poche. Il voyait que la jeune femme frissonnait et un combat mental s’engagea dans l’esprit du Sexire : être le gentleman britannique qu’il a toujours été et la draper de son manteau ou bien profiter égoïstement de cette veste chaude alors que la demoiselle tremble… Mais il déteste le froid… On le voyait jouer avec sa cigarette : signe qu’il réfléchissait. Puis elle enchaîna, coupant court à ses polémiques mentales.
    « Oh, I’m starving… |Oh, je meure de faim…| Je serai bien heureux d’accepter cette invitation. » Dit-il avec un sourire franc.

Et effectivement, il avait faim. Regardez donc ce grand gaillard, son mètre quatre-vingt, ses épaules larges et pourtant il a un physique de coureur de fond. Il n’a pas mangé depuis 24h et pas dormi non plus d’ailleurs. La session chez les Duforgues l’avait forcé à garder la tête haute mais doucement, n’ayant pas l’habitude de le faire, il se sentait faiblir. Surtout que les quelques biscuits piqués commençait à le mettre en hypoglycémie. L’anglais se gratta le sommet du crâne avec la main qui tenait la cigarette, puis elle glissa sur son menton :
    « Je suis largement en âge d’être père. Bien que cela ne m’intéresse pas, j’ai vu assez de mâle se comporter ainsi pour simplement les imiter. Je dois avouer que je trouve mon contentement dans cette affaire aussi. Alors ai-je été brusque avec elle ? Je vous avais dit que tout allait bien se passer.»

Dit-il avec son flegme légendaire. En effet, avec ses 126 années, (bientôt 127..) il aurait pu avoir une ribambelle de gamin aux magnifiques yeux bleus mais il n’en n’avait senti la nécessité. Mis à part un moment mais je vous passe ce détail. Naan, il a déjà trop souffert avec sa propre enfance pour engendrer un bambin. Et puis imaginez Sherlock père...? Pauvre gamin, son premier mot prononcé sera « meurtre ».

Finalement, le jeune homme retira d’un geste fluide son lourd manteau et le glissa sur les épaules de la demoiselle :
    « On y va ? »

Il avait réellement faim le bougre..!

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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Peter Pan : première partie [PV Mlle Maaka] {Terminé}

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