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Sherlock et ses péripéties.

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Maire Sexire
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MessageSujet: Sherlock et ses péripéties. Jeu 3 Déc - 16:10
Bien le bonjour !

Je voudrais ouvrir le bal des corrections car, depuis très longtemps, j'ai envie d'avoir une critique sur mon style et surtout, qu'on débusque mes erreurs dont je fais la traque. Mais étant peu armé, je n'arrive pas à les avoir....

Je voudrais que tu me fasses une critique de mon solo : http://yasashi-koji.forumgratuit.org/t574-premiers-jours-sur-cette-nouvelle-ile-solo-termine

En te remerciant pour ton temps et tes critiques. Je suis quelqu'un de fier, aie pitié de moi x)

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Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Ven 4 Déc - 15:15
Coucou Sher’.
Tu es mon premier « corrigé » donc je vais faire des essais sur toi. N’hésite pas à me donner ton ressenti, autant sur le ton utilisé que sur les corrections et les liens donnés. Je vais tenter le plus possible de donner les règles afin que tu comprennes les corrections.


Premier post :
  • « Malgré tout » est une locution adverbiale, c’est-à-dire un groupe de mots qui se comportent comme un adverbe afin de changer le sens d’un verbe, d’un adjectif voire d’une proposition entière. Là, il est après un prénom et avant une virgule ce qui ne lui permet pas de jouer son rôle.
    Proposition de correction : « Pipo insista malgré tout pour […] »
    [malgré tout]
    [adverbes]

  • « Baker street » est un nom propre. Là, c’est plus du pinaillage car j’ai envie d’avoir de quoi critiquer, mais ce n’est qu’une erreur mineure. Lors d’utilisation de noms propres, toutes les parties devraient prendre la majuscule. C’est le cas surtout dans les noms composés (Marie-Pierre, par exemple) mais à l’usage, lorsque l’on parle de lieux, on l’omet pour la rue. Par exemple « on se retrouve à la rue Apollinaire. » Sauf dans le cas où on utilise une locution étrangère. Dans ce cas, cette dernière devient nom propre et devient donc « Baker Street », comme l’écrivent d’ailleurs les Anglais.
    [nom propre]

  • « Cependant » marque une opposition entre ce qui le précède et ce qui va le suivre. J’imagine que tu pensais opposer surtout l’amour et la tristesse, non ? Dans ce cas, je te propose de mettre « le geste était empreint d’amour et cependant de tristesse. »
    [cependant]

  • Dans la même phrase, tu mets « emprunt » à la place d’ « empreint », qui est le participe passé d’ « empreindre ». « Emprunt » est le mot dérivé du verbe « emprunter ».
    [empreindre]
    [emprunt]

  • « […] il inspecta les différents meubles jusqu’à leur faces cachées […] » ici, le terme « leur » est utilisé comme un déterminant, il s’accorde donc en nombre, contrairement au moment où il est utilisé comme pronom. Si tu peux lui substituer « lui », c’est un pronom, dans le cas contraire, il s’accorde. La proposition de correction est donc juste de mettre « leurs ».
    [leur - leurs]

  • «[…] il n’avait pas trouvé de micros, de caméra ou d’autres moyens d’espionnage. […] » avec la préposition « de », on met le singulier avec les noms impossible à compter, et le pluriel dans le cas d’objets que l’on peut compter. Donc ce serait «[…] il n’avait pas trouvé de micros, de caméras ou d’autres moyens d’espionnage. […] »
    [accord du pronom "de"]

  • « […] et comprit fonctionnement.» Je crois qu’il manque un mot, là. J'avais juste envie de trouver une erreur d'inattention, merci. <3

  • « Un petit tour dans le quartier lui mettrait les pendules à l’heure. » Petit soucis de temps. « Il mettrait » est un conditionnel présent. J’imagine que c’est plus du futur que tu voulais mettre, donc « Un petit tour dans le quartier lui mettra les pendules à l’heure. »
    [conjugaison de mettre]

  • « […] restaurants banaux […] » Le pluriel de l’adjectif « banal » signifiant qui ne sort pas de l’ordinaire est « banals ». Le pluriel « banaux » est utilisé pour les biens soumis au droit de banalité.
    [banal - banals]
    [banal - banaux]
    [banalité issu de ban]

Deuxième post :
  • Il y a ci et là des « de » non accordés, mais te l'ayant déjà expliqué, je ne vais pas revenir dessus.

  • « Ne comprends-tu pas la portée de notre projet ! » un point d’interrogation serait mieux, ici.

Troisième post :
  • « Les accords étaient doux, harmonieux mais terriblement triste et lancinant, comme son ressenti. » Ici, triste et lancinant concernant les accords, s’accordent au pluriel aussi. Un accord mal accordé, roooh.

  • « L’étonnement se lu sur le visage du jeune homme. » là, le passé simple correct est « lut », le « lu » est le participe passé.
    [conjugaison de lire]

Quatrième post :
  • « il retourna dans sa chambre et prit son nécessaire à sport ». On n’utilise pas le connecteur « à » mais « de ». Dans l’utilisation de préposition d’appartenance, on utilise « à » lorsqu’il précède un pronom personnel, et « de » lorsque c’est un nom.
    [préposition d'appartenance]

  • « […] dont il fait parti ! » serait corrigé par « […] dont il fait partie ! » Je pense que je ne vais pas expliquer cette petite erreur d’inattention, juste mettre un lien pour les curieux.
    [parti - partie]

  • « déjà entrain de retirer son haut ». Là tu peux enlever avec « entrain », ce qui signifie avec énergie et bonne humeur ton haut, mais tu es surtout « en train » de le faire.
    [entrain - en train]

Dernier post : (La libération arrive.)
  • « […] s’arrangeant par eux même. » Lorsque le « même » suit un pronom personnel, il s’accorde et prend un trait d’union. Ainsi la phrase serait « […] s’arrangeant par eux-mêmes. »
    [eux-mêmes]

  • « […] un cœur auquel il ne faut pas s’y frotter. » Il y a une légère redondance entre le pronom relatif « auquel » qui fait référence au cœur et le pronom « y » qui fait référence au même cœur. Je proposerai de laisser tomber ce dernier afin d’avoir la phrase : « […] un cœur auquel il ne faut pas se frotter. »
    [auquel]
    [pronom y]

Voici la fin de la correction. J'espère que tu n'es pas mortifié par la liste, hein, car sincèrement, j'ai du les chercher, afin d'avoir de la matière à critiquer. Je ferai remarquer surtout qu'il n'y a aucune erreur orthographique. Et à titre 100% privé, c'était un texte très sympathique à lire, ni lourd ni laborieux. Bonne chance pour la suite !
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Sam 5 Déc - 2:01
Et bin, j'aurais pas parié un kopeck sur cette "réussite". Me voila très agréablement surpris. Tes explications sont claires et tes liens utiles si on ne comprend pas le jargon grammatical. J'aurais attendu peut-être une critique un peu plus poussée du style, comment faire mieux ou voilà... Peut-être que je suis au summum de mon art Cool *porte*

En tout cas merci pour ces explications et pour ton temps investi. Je corrigerai à l'occasion.

À très vite pour voir ma progression~

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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Sam 5 Déc - 9:56
Non, au summum pas, il y a toujours une marge de progression. Wink Mais quant à critiquer le style, je ne peux me le permettre car il défini ton "âme" d'écriture, ta petite patte personnelle. Je pourrais mettre un avis sur le côté littéraire, sur le choix de concordance des temps et tout ça, mais ça deviendrait très subjectif. Et je préfère rester du côté objectif des règles, sûrement dû à ma formation dans les sciences dures. Alors je préfère "juger" sur ce que je peux justifier via des règles. Mais je peux te donner mon avis personnel en privé en tant que lecteur si tu le souhaite.

Je me réjouis de lire d'autres de tes productions. Smile
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Maire Sexire
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Dim 7 Fév - 10:40
Bonjour bonjour !

Je viens demander une nouvelle correction ! Il te dira sans doute quelque chose : http://yasashi-koji.forumgratuit.org/t766-l-enquete-sanglante-feat-sherlocktermine

Merci pour ton temps et tes conseils avisés !

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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Lun 22 Fév - 10:50
J'ai manqué de temps dernièrement, mais je vais m'y atteler de suite.
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Sang-Pure
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MessageSujet: Re: Sherlock et ses péripéties. Lun 13 Juin - 16:46
Bon, j'ai mis le temps, mais maintenant, je m'y attèle. Merci de ta patience. Je cite à la suite les messages et je vais "corriger" en rouge. La correction se fait petit à petit, mais je t'informerai dès que tout sera corrigé par MP ou via Skype. Et pour pas que tu patientes sans rien, je mets au fur et à mesure les posts corrigés à la suite.

Premier post a écrit:
Les deux protagonistes se mirent en route pour les quartiers de la demoiselle. Sherlock ne laissait rien transparaître mais il était inquiet. Non pas à cause du mort, non pas à cause de la Bête mais à cause de lui-même. Il n’avait jamais mis les pieds dans cette zone, sachant pertinemment son talon d’Achille. Une Capienne, c’est gérable, deux Capiennes, faut se concentrer, plus… C’était sa propre Envie qui prendrait le dessus, ce qu’il détestait par-dessus tout. Cela détruisait tout ce qu’il construisait avec soin… Après quelques ruelles passées, la Princesse appela une tierce personne et parla dans une langue inconnue. Comment des mots aussi barbares pouvaient-ils passer les lèvres si délicates de la jeune femme..? Qu’importe, ce n’était pas son problème. Quand la conversation téléphonique se termina, elle expliqua le pourquoi de l’appel et la suite des opérations. Derrière son masque de fer, son appréhension grandissait : pourvu que se ce soit des mâles… !

La gestuelle de la demoiselle amusait beaucoup notre scientifique : on sentait tout le poids du stress et de la préoccupation en elle. Au moindre bruit, elle s’arrêtait, tentait de découvrir d’où il venait et, avec douceur, reprenait son chemin. Le flegme de notre violoniste contrastait réellement avec l’attitude tendue de la jeune femme. À force de vouloir être discret, on en devient voyant. Elle était l’animal traqué, lui était l’homme insouciant. Cependant, pas si désinvolte que ça. On pouvait sentir un contrôle mental brutal sur son corps, il n’arrivait plus tellement à faire passer cela pour du naturel : trop de sensation sensations en lui, trop de curiosité curiosités, trop de provocation provocations. Plus ils avançaient dans les boyaux helldreamiens, plus son corps se crispait et ses attitudes se voilaient d’interdit. Comment cela se voyait ? Simple : au début de la route, il avait demandé à la demoiselle s’il pouvait fumer, mais au fur et à mesure qu’il avançait dans ses démons, la cigarette se rapetissait de plus en plus vite. Stress ? Frustration ? S’occuper l’esprit et les mains ? Lui-même ne pouvait répondre à cette question. L’Anglais espérait que leur chemin allait se terminer dans les plus brefs délais… Il commençait à se sentir chèvre…

Finalement, leurs pas les menèrent à une grande masure rongée par des lierres et, à sa plus grande insatisfaction, une femme ouvrit la porte. Crap. Sherlock garda le silence et la salua hochant la tête. Sans attendre, il désactiva son pouvoir sur Mlle Deirfiur, lui rendant son apparence 'naturelle'. Cependant le trouble s’insinuait en lui comme une maladie et il resta plus en retrait en écoutant d’une oreille distraite leur conversation. De là où il était, il pouvait aisément apprécier le corps de l’inconnue et son regard se stoppa sur sa nuque : ses cheveux blonds étaient relevés. Caresser cette peau si sensible… la dévorer de baisers… les soupires soupirs et les murmures… L’esprit de Sherlock knock-outa le Sexire qui devenait trop présent pour lui et il reprit le contrôle de son corps. Heureusement que ‘‘le Docteur’’ était un homme, sinon, il n’aurait pas donné cher de sa peau. Encore une fois, le Capien dévisagea le Sexire, se demandant ce qu’il foutait là. T’inquiète mec, il se posait exactement la même question au même moment. Ils s’enfoncèrent dans le manoir pour arriver dans la salle « autel » ou de torture. Sans attendre la moindre injonction, l’étranger posa l’étui à guitare et sortit le corps pour le poser sur une table. Puis, fit quelques pas en arrière et s’adossa contre le mur froid, tentant de se calmer comme il pouvait. Son cœur battait la chamade et il mourrait de chaud. Cependant, il ne pouvait retirer son manteau, la décence l’exige / l’exigeait. Mais il desserra son écharpe voire la retira d’un geste pressé pour en mettre un bout dans sa poche : elle ne tomberait pas ainsi. Parlaient-ils ? Avait-il commencé ? Il rêvait d’une cigarette… ou d’une caresse… ou d’un baiser… du plaisir…

Un combat violent s’effectuait dans son âme : le Sexire était affamé et n’hésitait pas à faire des coups bas à son homologue : il détruisait sans relâche la concentration que l’autre créait. Il devait penser à autre chose, il devait s’occuper l’esprit et son corps au lieu de ressasser sans cesse. Tendu, il s’avança vers le corps et se mit à l’ausculter lui-même. Que faisaient les autres ? Il s’en foutait et si le docteur lui mettait des bâtons dans les roues, il l’enverrait sur les roses. Mais celui-ci était partit pour rassembler ses outils. Peu à peu sa réflexion revenait, ses automatismes se mettaient en place et son cœur se calma. Ses doigts arrêtèrent de trembler et son esprit s’éclaircit. Même en ayant rapetissé le corps, les cicatrices n’en étaient pas moins visibles et sujettes à description. Énervé qu’on lui pique son travail, surtout de la part d’un profane, le Capien dit avec acidité :
    « - Alors, docteur, vous trouvez de quoi faire ?
    - Je.. c’est que…
    - Je vous écoute. »

Toute sa concentration s’était évaporée avec l’intrusion brutale de cet homme, décontenançant notre pauvre héros. Il bafouilla encore quelques syllabes puis ferma les yeux, [color=#E8002E]se[color=#E8002E] soupira et enchaîna :
    « - Heu… cet… Ce jeune Asura était un robuste combattant, venant sans doute d’un pays froid (Russie, Scandinavie par exemple) et ayant participé à la Seconde Guerre Mondiale. Certainement recruté pour sa robustesse, il connaissait un rayon sur le combat et fut repêcher repêché plus d’une fois d’une mort certaine.
    - Vos preuves ?
    - Son nez replacé un nombre incalculable de fois, les cicatrices dans son dos et sur le reste du corps indiquent une maîtrise et une utilisation de ses facultés de combat, et cette cicatrice ci montre qu’il a au moins frôlé la mort une fois vu sa position péri-cardique. Ici et là, voyez, les empreintes digitales et les brûlures indiquent des pertes par le froid, indiquant un climat vivifiant. La chaleur ne donne pas ces effets prolongés et surtout uniquement sur les extrémités distales du corps. Et ce qui est pour la Seconde Guerre Mondiale, voyez la marque de balle sur son épaule, très reconnaissable par sa mauvaise résorption pour cause de mauvaise hygiène mais avant tout, par la forme des points que la suture a laissé. Donc, cet individu, malgré le fait qu’il soit un Asura, a au moins vécu quatre-vingt ans. Cependant, cela ne colle pas…
    - Pardon ?
    - S’il avait des aptitudes de combat poussées à ce point, pourquoi s’était-il lancé à corps perdu contre deux personnes ? Il a été tellement facile de le neutraliser… Était-il là en tant que chair à canon ? Un kamikaze pour envenimer les relations entre les deux quartiers ? Était-il juste insouciant et perdu ? Un soldat en vacances ? Du moins à l’odeur, il n’est pas alcoolisé et je n’ai vu aucune plaie d’injection, donc avait toutes ses capacités mentales… »

Sherlock s’enferma dans ses réflexions et laissa sa place au spécialiste qui ne pipa un mot : comment un non initié pouvait-il savoir autant de choses ? D’énervé, il passa à stupéfait. Dans un silence religieux, l’ex-médecin fouilla les poches du cadavre et en sortit un [color=#E8002E]porte feuille portefeuille[/strike], un passeport russe, un permis de conduire et de la monnaie. Cependant il fut vite bloqué : l’alphabet cyrillique.
    « Ah… voilà qui est fâcheux… Quelqu’un sait lire ceci ? »

La monnaie était de l’Euro, rien de bien intéressant. Et aucun reçu… En ouvrant la boîte de pandore boîte de Pandore, il chercha dans sa poche gauche ses gants en cuir : s’il se coupait maintenant, il finirait dévoré. Surtout que le sang Sexire est bien connu pour être un nectar… Passons. C’est avec délicatesse et minutie qu’il sortit les différentes lames et armes. Après, il toqua à chaque surface, compara les bruits, chercha un défaut dans le velours et finalement, il retira un faux fond : un magnifique sourire victorieux se dessina sur ses traits. L’enquêteur en herbe en sortit de l’argent et une foultitude de passeports (Suisse, Français, Tchèque, Chinois, Japonais, Anglais et Américain suisse, français, tchèque, chinois, japonais, anglais et américain): tous sous le nom de Vladimir Oulitch Koulianov. Il paraissait de plus en plus évident que cet homme avait des choses à cacher.
    « Aucun reçu bancaire, du liquide, ces passeports… Vu les nationalités et ses blessures, il ne peut qu’être russe en recoupant les éléments : c’est le seul pays froid. Cet homme ne vit pas dans la légalité… Et je peux vous certifier qu’il n’a pas fait ses papiers avec le fraudeur le plus connu des Mythes. Quelqu’un ou quelque chose lui a permis de vivre dans la plus grande des libertés. Allez savoir s’il s’appelle réellement Vladimir. Mais là, je laisse ce soin à notre cher Docteur. Cependant, je pense pouvoir certifier que ce n’est pas une bataille entre Mythes : il n’utiliserait pas le même nom à chaque fois, or ici, seul change seules changent ses nationalités… il est un espion quelconque mais pas certainement pas rattaché à un suzerain mythique. Sinon c’est son âge, son nom et sa nationalité qui changeraient. Mais ce qui m’interpelle réellement, c’est un manque… où sont ses clefs ? A-t-il au moins un point de chute ? Pas de portable non plus… Et puis, cette photo, sa femme et sa fille (je suppose), cela montre qu’il avait un ancrage, une raison de vivre, pourquoi les avoir abandonnés abandonnées de cette manière ? Pourquoi ne met-il pas son alliance ? Sans doute des ordres qu’il ne peut contredire…»

Ce cliché était mignon, la fille était bien jeune et la femme, souriante. Son propre cœur se serra à cette pensée : l’abandon. Que vont-elles ressentir lors de l’annonce ? Se relèveront-elles ? Il posa le tout sur une table annexe, le regard dans le vague, les pensées occupées…

Corrections :
  • La confusion ce /se. Surement un oubli, mais pour info, il y’a des trucs pour ne pas se tromper.
  • Après « de », comme dans « trop de sensations », le mot suivant est toujours au pluriel. Après, concernant l’accord en cas de phrase, ça va dépondre des nuances. Comme par exemple :
    Citation :
    Trop de câlins tuent les câlins.
    Trop de câlins tue les câlins. (= Le fait qu'il y ait trop de câlins tue…)
    Trop de câlins tuent le câlin. (= … tuent le concept du câlin)
    Trop de câlins tue le câlin. (combinaison des deux explications)
  • l’exige ou l’exigeait. Je proposerais de mettre la seconde forme pour une affaire de concordance des temps.
  • Portefeuille ou porte-feuille, suivant si l’on applique la réforme de l’orthographe de 2015 ou non. Avant, c’était avec le trait d’union, maintenant, c’est en un mot.
  • Boîte de Pandore. Là, Pandore fait référence à une personne de la mythologique grecque, et est donc écrit avec une majuscule. Lorsque l’on écrit « pandore », sans majuscule, c’est une référence aux policiers ou à un instrument de musique.
  • La gentilé, l’appartenance d’un groupe, prend majuscule lorsque c’est un nom, mais minuscule dans le cas d’adjectifs.


____________________________________________

Second post a écrit:
Non pas qu’il en doutait mais la jeune Princesse lui fut tout aussi utile que le Docteur : son savoir sur les ethnies et religions du grand Nord permis permit d’affiner le profil du soldat maladroit. Sherlock était persuadé que ce personnage n’était pas lié aux manigances intra-insulaires. Trop peu visible comme revendication… Il sombrait doucement dans ses théories, s’enfermant dans sa bulle et oubliant (enfin !) le monde qui l’entourait. Mais, alors qu’il entamait une réflexion sur son maniement d'arme, la Capienne le tira de ses pensées : elle lui proposa d’en discuter seul à seul. L’Anglais avait sur le bout de la langue ‘Ce n’est pas ce corps qui me dérange…’ mais masqua sa mesquinerie derrière un masque maintenant assez solide. Rester, et prendre le risque de craquer, ou partir et abandonner cette magnifique énigme..?

Il jeta un regard fugace au Doc’ qui avait tous les outils nécessaires pour faire une séance de torture en bonne et due forme : à cet instant précis, il enviait le calme olympien de cet homme et surtout le droit de fouiller encore plus en détail l’intimité d’un corps encore chaud. S’il n’était pas si faible, se ce serait lui qui analyserait les souillures de ses chaussures ou encore la composition de ses vêtements. Mais il ne pouvait rester en présence d’autant de Capiens sans en devenir nerveux ou bizarres bizarre (bon, un peu plus, un peu moins…). Gardant toujours le silence, le boxeur écouta les injonctions de la Régente et estampa un sourire quand il entendit l’allusion à la concierge : si un jour quelqu’un voulait en apprendre sur lui, c’est Marie-Rose qu’il faudrait kidnapper et non sa propre personne. Mais s’il tirait trop sur la corde, il savait parfaitement que cette brave dame pouvait en pâtir et ça, il ne l’accepterait pas. Autant, se mettre personnellement en danger ne le dérangeait pas, autant provoquer des dommages collatéraux le rendrait… fou-rbe. Son regard s’assombrit en même temps que ses pensées…

Le Sexire posa son regard sur la demoiselle et, l’espace d’un instant, son sourire trahissait la réelle personne qu’elle était : une Prédatrice. Elle attendra La faille pour frapper en plein cœur avec une insensibilité frisant la démence. Calculatrice et patiente, elle saura cultiver une potentielle revanche à la hauteur des actes commis… voire plus. Sherlock détourna violemment le regard et ferma les yeux : ses pensées lui jouaient encore des tours et le désir qui s‘était calmé se ravivait… Cependant, elle lui ré-adressa la parole et il se devait de réagir. Il passa une main lasse sur ses yeux, mimant de la fatigue… Puis brava de ses yeux de glace l’interdiction qu’il s’imposait :
    « Je n’accepterai que sous deux conditions. Une, que nous soyons strictement que deux… et son regard glissa sur la servante blonde. Et de deux… Il lâcha un beau sourire gêné : je n’ai pas eu l’occasion de dîner ce soir et je me demandais si vos cuisines étaient encore ouvertes… »

Certes, la première demande était un peu… étrange. On pourrait croire que c’est lui le futur assassin… Mais ainsi, il pourrait se contrôler si la situation reste strictement professionnelle. Il aura l’esprit libre et son corps ne l’entravera pas. C’est Ce n’est pas qu’il n’apprécie pas les parties à trois mais… dans d’autres contextes. Et pour la seconde, à la fois pour réellement manger mais aussi pour expliquer ses réactions parfois un peu… distantes. En hypoglycémie, on rase plus les murs, on fait de l’économie de mouvements… Toussa toussa… Ne le croyez pas si fragile : le nombre de fois où il a sauté un/plusieurs repas. Le jeun lui jeûne, il connait de plus en plus. Bref ! Gwihir sourit, amusée de la réaction tellement naturelle, qui peut sembler décalée dans cet environnement.
    « - Pour la première, il en sera ainsi. De toute manière, Absinthe a bien assez de travail pour ne pas avoir à nous tenir compagnie. Et pour la seconde, je demanderai à ce qu'un repas chaud soit préparé… Je peux prendre donc ceci pour un oui à l'invitation ?
    - Tout à fait Princesse. J’en suis honoré.» Dit-il avec une petite courbette.

La Princesse se mit en route et le trentenaire la talonna. La cave laissait place à un boyau de pierre bordé de part et d’autres d’autre de quatre portes. Certaines pièces étaient ouvertes mais ne présentaient rien de bien intéressant, d’autres étaient fermées. Ils montèrent par la suite un escalier orné d’une rambarde en fer forgé pour arriver au rez-de-chaussée. Le Hall hall était immense et présentait bien, amenant des odeurs familières comme d’autres plus sujettes à question sujettes à caution. Des escaliers jumeaux serpentaient vers l’étage supérieur, beaux, massifs, d’un autre temps. D’un balayage de la pièce, il vit la double porte qui menait vers l’extérieur, tout aussi bien ouvragée que le reste, ainsi que sa sœur opposée qui menait à une salle de réception que le violoniste aurait aimé visiter.

Tentant de garder les plans de dans son crâne, de satisfaire sa curiosité et de ne pas se perdre (ça fait beaucoup…) il suivait la maîtresse des lieux avec entrain. Ainsi, ils prirent un des escaliers pour monter au premier étage où un long corridor s’offrit à eux, bordé, à espace régulier, de portes et de boiseries. Elle indiqua la droite et sans réclamation aucune, il la suivit. Quelques regards lancés, quelques déductions à l’emporte pièce l’emporte-pièce et une appréciation du tapis plus tard, la Capienne invita son hôte à prendre place dans un bureau bien plus cosy. La pièce était de taille raisonnable, flanquée de bibliothèques remplies à ras bord. Puis le mobilier en lui-même : bureau, canapé, chaise et… un fauteuil !

Sherlock fureta discrètement, lisant des titres, bien qu’une partie lui soit inaccessible par des alphabets inconnus, épia le bureau et les outils associés : une plume dans un encrier, un sceau qui trainait pas loin, de la cire à chauffer… Des ouvre-lettres en argent… Tout était impeccablement rangé, lavé, soigné : il ne se retrouvait pas tellement dans cet environnement aseptique et ordonné. Mais cela transpirait un caractère carré, ancré dans un siècle qui n’est plus, tellement de choses qui pouvaient être sujettes à déduction…
    « Voilà une bien belle masure. » Dit-il après avoir reporté son regard sur la demoiselle.

Les deux protagonistes s’assirent l’un en face de l’autre. Spontanément, le trentenaire se mit à l’aise : étendit ses longues jambes et ajusta son manteau qu’il avait toujours. Oubliez pas que son costume (encore un !) est délabré. Il retira son écharpe de sa poche et la posa sur ses genoux : pas qu’elle traîne par terre.
    « Que puis-je pour vous Princesse ?» en posant son regard bleu givré sur la demoiselle.

Corrections :
  • Permit / Permis : Permit est le passé simple du verbe permettre, qui était le verbe actif de la phrase.
  • « de part et d’autre » est une locution invariable. [Lien] (et je crois que c’est une faute à moi, ça… Oups.)
  • Je pinaille pour trouver de quoi critiquer. Hall est un nom commun, donc pas de majuscule au milieu d’une phrase. Smile
  • Sujettes à caution / question… C’est pas vraiment faux, mais la locution juste est « sujet à caution ». [lien]



La suite demain !
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