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"Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini)

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Capien
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Age : 19

CV
Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Jeu 24 Déc - 22:54
~ Carte d'identité ~
  • Nom : De Catalyse
  • Prénom : Léonidor
  • Surnom: Léo
  • Âge : 262 ans. Une petite quinquagénaire en apparence
  • Race : Capien
  • Particularité de la race : Œil droit
  • Sexe :Homme
  • Orientation sexuelle : Hétérosexuel
  • Logement : Un manoir délabré au cœur du quartier Capien
  • Métier : Médium / Médecin légiste. Il aide la police à résoudre certain crime par nostalgie de sa jeunesse où il tuait des criminels
  • Ses objectifs : Ressusciter sa femme et faire disparaître la race humaine
~ Biographie du personnage ~

  • Description physique :
    Léo. Ah Léo... Même après plus de deux siècles ses petites habitudes et son physique n'ont presque pas changé. Il est et restera pour toujours Léonidor De Catalyse. Ce même homme qui rodait dans les ruelles sombres et sinueuses la nuit. Pour l'époque actuelle il représentait le cliché du Vampire gothique mais maintenant... il est légèrement différent.

    Enfin quand je dis « le cliché » je veux dire hum... non pas vraiment en fait. Contrairement à ses confrères de la littérature vampirique moderne lui n'est pas spécialement beau. Certes il n'est pas dégueulasse loin de là. Mais disons qu'il n'est plus au sommet de sa beauté. Il est vieux, très vieux et fait bien dans la cinquantaine facile. Mère nature donne et reprend forcément un jour.

    Quand je parlais de ses petites habitudes en voilà une qu'il développa très récemment après son réveil mortel. Il prit l'habitude un peu sur un coup de se trimbaler avec une canne où qu'il aille parce que cela lui donne un air plus hautain, supérieur aux autres. Que ce soit dans sa demeure ou dans une soirée privée jamais il ne quitte sa canne et parfois il porte un haut-de-forme pour accentuer sa supériorité aristocratique (que ce mot est compliqué à prononcer !). Ou plutôt jamais il ne marche sans l'une de ses nombreuses cannes. Il possède une salle spécialement dédiée à celles-ci, c'est pour vous dires ! Mais que serait un homme avec une canne sans les vêtements qui vont avec. Là vous allez tout de suite penser au fameux costard cravate et tout le bordel bien classe et chic de la haute société. En soi c'est ce qu'il devrait mettre mais je vous avais dit que ses habitudes n'avaient « presque » pas changé. Et bien pour ce qui est du style vestimentaire ce fut le grand boum ! En est fait, Léo fut conquis par les différents styles vestimentaires de cette époque. Il apprécie en particulier les jeans et T-shirt des plus banals, variant du noir au blanc, les joggings et tout ce qui lui permet une grande liberté de mouvement. Il ne veut plus s'embêter avec les vêtements classe et élégants mais bien trop serres du XVII siècle. Mais tout de même il aime être distingué et bien vêtu lors d'événements importants en enfilant une chemise blanche et le fameux costard cravate.

    Maintenant le visage. Au premier regard cela se remarque. Depuis tout petit déjà il semble toujours afficher cette expression de tristesse et de désespoir. En plus de cela des poches se trouve constamment en dessous de ses yeux, lui donnant un air fatigué. Fatigué de cette vie ? Certainement. D'ailleurs ses yeux sont d'un bleus perçants. Malgré les quelques défauts de son visage il n'en reste pas moins attendrissant comme celui d'un enfant malheureux et parfaitement symétrique avec un nez, un peu gros mais très bien centré. Il possède une mâchoire carrée digne d'un homme et des cheveux bruns qui virent parfois au blond sans réel raison et qui sont coupés court et rejetés en arrière, lui frôlant les épaules. Pour finir, sa peau blanchâtre est ornée d'une légère pilosité qui renforce son apparence de quarantenaire.

    Pour ce qui est de son corps en général on peut dire que Léonidor est grand. Grand d'environ un bon mètre quatre-vingt-dix. Oui la plupart du temps il est celui qui regarde les gens de hauts et cela lui convient parfaitement. Mais on déteste tous être regardé comme des moins que rien, comme de simple déchet. Alors certains on voulut se révolter mais très vite ils comprirent, une fois devant Léo, qu'il n'était pas seulement grand mais aussi fichtrement musclé le bonhomme. Même un culturiste baverait d'envie devant lui. Son poing dans la tronche vous emmènera directement à la case « hosto ». Son très long sommeil n'a en rien ramolli sa masse musculaire qui fait de lui un homme imposant. Il devrait certainement remercier Lyse pour cela. En clair il n'est pas vraiment le genre de personne que l'on a envie d'emmerder ou même d'avoir comme ennemi.

  • Description mentale : Le mental... Sa psychologie. Ce qu'il pense et tous ces trucs qui se bousculent dans sa tête vous voulez dires ?

    Soit ! Alors autant ce le dire franchement, Léo est supérieur. C'est comme ça qu'il se voit en tout cas. Supérieur à qui ? Mais à tout le monde tiens. Les seules personnes qu'ils respectent sont sa défunte épouse et sa fille. Les autres ne sont que des personnes sans importance qu'ils côtoient par obligation. Il n'a pas envie d'être un ermite non plus. Mais il cherche pourtant. Il cherche une personne qui verrait le monde comme lui. Qui comprendrait que dans la vie il y a ceux qui sont au-dessus et il y a... les autres.

    En parlant de sa femme et sa fille. Ils sont tout pour lui. Avec les autres Léo est hautain et irrespectueux mais avec sa famille se personnage disparaît aussitôt pour laisser place à un père protecteur et attentionné qui n'hésiterait pas à mourir, une seconde fois, pour sa famille.

    Léo n'est pas du genre à penser comme tout le monde. Suivre le mouvement ce n'est pas pour lui. Les moutons ils les bouffent ou alors c'est lui qui est aux commandes. Il ne supporte pas de recevoir des ordres et ce peu importe la personne. Comme beaucoup de personnes me direz-vous. Mais pour lui cela va bien plus loin car si vous lui ordonnez de sauver un pauvre nourrisson au bord d'une falaise et bien il ne le fera pas, simplement parce que vous le lui avez ordonné. Il ne fait pas vraiment de différence entre demander et ordonner ou plutôt il ne veut pas en faire alors que si vous le suppliez, là il vous aidera même si vos supplications sont bidons. Il aime juste être valorisé. Contrôler ou se faire contrôler tel est la véritable question.

    « Les jeunes sont stupides et par conséquent tout ce qu'ils font n'est que stupidités ».
    Voilà ce que Léo pense de la jeunesse.
    Sa définition de jeunesse : « Toutes personnes qui à un âge inférieur aux siens (262 ans) est considérée comme jeune et est donc automatiquement qualifiée d'être stupide à moins que la personne en question ne lui prouve par un acte d’intelligence qu'elle n'est pas stupide ». Maintenant la définition d'un acte intelligent ? Hum pour faire simple... faite ce qu'il vous dit ou ramener un mort à la vie mais bon je doute que vous puissiez réaliser cette dernière alors contentez-vous de réaliser l'acte qu'il vous demande de faire.
    Quand je vous dis que Léo se prend pour quelqu'un de supérieur. Mais pourtant Léo possède une certaine sagesse qu'il a acquise avec les années, aussi bien celles de son vivant que de son non vivant et de ce fait il comprend que les gens puissent faire des erreurs.

    Léo a beau passer pour un monstre sans cœur ne pensant qu'à sa personne, il respecte les personnes qui osent lui tenir tête. Et il ne se gêne pas pour leur dire. Il aime être franc, mentir ne lui sert à rien. Autant dire directement ce qu'il pense des gens avant qu'ils ne se méprennent.

    Je pense que dans un autre vie Léo devait être juge ou magistrat puisqu'il est incorruptible. (Je n'ai pas dit corruptible hein). Mais les juges et les magistrats sont tous vénales et n'ont de jugement que pour l'argent, penseront certains. Pourtant ce n'est pas le cas de Léo. L'acheter ne sert à rien. De l'argent il en à. Trop d’ailleurs. Alors si vous pensiez quand échange d'un joli chèque il ne vous péterait pas les deux jambes parce que vous êtes entré chez lui sans son autorisation vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu'à l'os et Dieu sait comme c'est douloureux.

    Être où ne plus être telle est sa question ? Une question qui le tourmente sans cesse. Lui sait ce qu'il y a de l'autre côté et pourtant lui qui avait toujours voulu le savoir, actuellement il le regretterait presque. Il sait que quand son heure viendra de nouveau il sera réunie avec Ophélia mais il ne peut abandonner sa fille. Pas après tout ce qu'elle a fait pour lui. Il ne lui reste donc plus qu'une chose à faire : faire tout ce qu'il peut pour qu'ils soient de-nouveau ensemble tous les trois et vivant de préférence. Et c'est comme cela que son obsession pour la mort lui revint. Quiconque osant s'attaquer un pauvre cadavre sans défense devra subir le Kourou de Léo. Personne n'a envie que son grand-père revienne dans la demeure familiale pour vous retirer les yeux à la petite cuillère.

    Ah ! Une dernière petite chose qui n'a pas vraiment d'importance, pour peu que vous soyez un mythe bien sûr. Léo voue une haine absolue envers l'espèce humaine. Une haine qui ne fit que croître depuis son enfance jusqu'à encore maintenant. Depuis toujours les humains l'ont persécuté et ont de nombreuses fois attentées à sa vie alors il considère que maintenant il est temps pour eux d'en subir les conséquentes et ce peu importe l'époque. Alors humains, si un homme vous demande si vous êtes humain, fuyez !

  • Histoire :
    Année : 1767
    À cette époque Léonidor n'était rien de plus qu'un gamin orphelin sachant à peine lire et écrire, forcer de se débrouiller par lui-même et aussi un fils oublié de l'une des familles fondatrice de la ville. Vivant dans une très modeste bâtisse depuis la mort brutale de ses parents, assassinés pour une bourse à peine remplie. Il était le gamin étrange et solitaire qui aimait traîner dans les bas quartiers de Paris sans craindre de se faire trancher la gorge. Étrange pour un gamin puisque les seuls qui rodaient dans ces quartiers-là étaient des meurtriers, des violeurs, et toutes la vermine peu fréquentable pour un enfant. Chaque nuit il avait pour habitude de se rendre là-bas pour « nettoyer » la ville de cette vermine. Certains se posaient des questions. Après tout il ne se passait pas une semaine sans que le «meurtre», si l'on peut dire, d'un meurtrier ou d'un violeur et bien d'autres personnes similaires ne soient déclarés.

    Cela ne dérangeait en rien les honnêtes gents de cette foutue ville mais les crapules, eux, cela les dérangeaient. C'est qu'ils n'avaient pas vraiment envie d'être vidés de leur sang et parfois même dévoré vivant en laissant seulement quelques os derrière eux. Tel était l'habitude de Léo, se repaître des crapules qui vivaient dans la ville que ses parents avaient aidé à bâtir pour au final crever comme des chiens, assassinés par cette vermine qu'il tuait chaque soir. Léo ne faisait du tort à personne en tuant ces monstres qui vivait dans les bas fonds de la ville, personne ne se souciait de la mort tragique d'un pauvre violeur dévoré vif ou encore d'un coupe-gorge qui malheureusement s'était tranché la gorge. Ironique, non ? Considéré comme un sauveur par certains il n'en restait pas moins un fou furieux assoiffé de sang pour d'autres.

    Deux années passèrent et alors qu'il venait de tuer une dernière victime pour étancher sa soif, une chose étrange se produisit. Léo mourut... ou plutôt cru mourir. En réalité il vécut la même mort que la personne qu'il venait de vider de son sang. Cette impression à la fois douce et brûlante d'être lentement vidée de son fluide vital. Juste après cela Léo expulsa son repas aussi sec. En pleine incompréhension, incapable d'expliquer ce qu'il venait de se passer, il resta figé les mains sur les genoux à reprendre difficilement son souffle.
    Quelques jours plus tard, il tenta de prendre la vie d'un autre meurtrier mais il subit de-nouveau cet étrange phénomène. Pensant qu'en étouffant sa victime dans son sommeil, sa mort serait douce et donc le contrecoup aussi, il comprit bien vite que mourir n'était en rien une chose agréable et ce peu importe la façon dont on l'a vie. Cela voulait donc dire qu'il ne devait plus tuer mais juste estropier ou tabasser la vermine. Ce phénomène était peut-être là pour faire comprendre à Léo que la vie ne peut être prise sans un contrecoup mais dans ce cas pourquoi cela n'arrivait-il cas lui. Si cela arrivait à tout le monde, les guerres n'existeraient pas et il en va de même pour toutes les sortes de meurtres. Mais non, lui seul en était atteint.

    Un mois après ça dernière expérience avec la mort, alors qu'il se baladait tranquillement dans les rues de la capitale, il remarqua un corbeau aux plumages si sombres et envoûtants qu'il ne pût se résoudre à le laisser pourrir plus longtemps au milieu de cette rue. Il le mit entre ses deux mains qui formait un creux, le pauvre volatil était froid comme la glace. Mais même s'il s’agissait d'un animal là aussi le phénomène se produisit de nouveau. Il vivait la mort du pauvre corbeau. Il avait heurté un carrosse de plein fouet et fut ensuite écrasé par des dizaines de roues. Incapable de bouger et totalement terrifier le corbeau ne pouvait plus qu'attendre la mort en croisant de douleur. Ce phénomène se déclencher aussi bien sur les humains que sur les animaux et ce même si les personnes ou animaux étaient mort depuis bien des années. Il put l’expérimenter quand il découvrit, dans une ruelle, un squelette de ce qui était auparavant un rat. Massacré par des coups de bâtons donné par des gamins maintenant adultes.

    Année : 1777
    Au fur et à mesure des années qui passaient, Léo développa une véritable obsession pour la mort. À tel point qu'il ne se gênait pas pour se servir dans les différentes bibliothèques de la ville afin d'y prendre tous les livres qui avaient un quelconque rapport avec la magie aussi infime soit-il. Cela passait par les livres sur la magie blanche puis peu à peu il comprit que la vie et la nature n'étaient pas à l'origine de son pouvoir. Il chercha donc dans une autre sorte de magie plus sombre et plus malsaine ; la magie noire. Cette magie correspondait beaucoup plus à ses pouvoirs. Les arts macabres et occultes, la nécromancie et la mort, tout cela le fascinait. Pensant qu'en suivant les différentes rituelles qui étaient décrient dans ces livres il deviendrait plus puissant, il « récupéra » plusieurs corps dans les différents cimetières de la ville. Ce n'étaient que des cadavres personnes ne sans souciaient vraiment. Mais les pilleurs de tombes n'étaient pas vue d'un très bon œil alors il se devait de faire attention. C'est pour cela qu'il entreprit de devenir gérant d'un salon funéraire. Avec ce métier il pouvait expérimenter différents rituels plus violents et horribles les uns que les autres et étudier les cadavres sans être soupçonné. Il voulait comprendre mais surtout voir ce qui se trouvait de l'autre côté mais ses visions s'arrêtaient toutes bien trop tôt. Un scientifique en quelque sorte mais tous les morts qu'il vivait chaque jour le détruisait petit à petit. Malgré la douleur physique et mentale que cela avait sur lui il ne pouvait arrêter maintenant. Pas si près du but ! Pas maintenant qu'il venait de contrôler ses visons et ainsi les déclencher uniquement quand il le désirait par un simple touché.

    Année : 1782
    Dans la soirée d'une journée pluvieuse, une nouvelle fournée de cadavres venait d'arriver à son salon. Deux corps pour être exacte. Le premier, un vieillard mort pendant son sommeil. Le second, une fillette d'à peine cinq ans. La pauvre avait était empoissonné par sa belle-mère. Léo ne comptait pas laisser ce crime impuni. La belle-mère aller avoir une mort lente et douloureuse, il pouvait se le permettre maintenant. Il allongea la fillette sur une table et la prépara pour son enterrement qui avait lieu dans les prochains jours. Une fois son travail finit, dans un élan d'espoir malgré tous ses échecs il dessina un cercle avec son sang, comme ceux présents dans les livres, et par compassion ou par pitié il déposa un simple baisé sur le front immaculé de la fillette. En rangeant ses outils il entendit un bruit, une sorte de grognement. Il se retourna brusquement et vit la fillette, un bras lever vers le plafond, essayant d'attraper le vide.

    Ne réalisant pas encore ce qu'il venait de se produire Léo resta figé sur place, la bouche ouverte. La joie le submergea. Il s'approcha du corps et le serra contre lui si fort qu'il sentit l'une des cottes du cadavre se briser. Il épousseta ses vêtements puis reprit son sang-froid. Léo regarda la fillette et se rappela que dans l'un des livres qu'il avait lut il était dit qu'une fois le corps ramener à la vie il obéirait à son maître peu importe l'ordre. Léo était donc son maître. De ce fait il lui ordonna d'une voix forte et claire :
    - Fillette ! Lève-toi et marche !

    La fillette grogna et roula sur le côté se fracassant le crâne contre le parquet. Le corps était de nouveau inerte, sans vie. Il semblerait que le choc avec le parquet nu par l'air de plaire à la fillette ou du moins à la chose qui l'animer de-nouveau. Même si cela n'avait duré qu'un court moment, Léo ne fut en rien déçu par cette nouvelle découverte. Certes il ne pouvait pas rendre toute la mobilité originelle d'un corps mais il pouvait au moins leurs faire bouger certains membres où leur demander de s'écraser contre le sol... ce qu'il s'amusa à faire et refaire plusieurs fois d'ailleurs. De la souffrance gratuite pour ces cadavres ? Ils étaient déjà mort, la douleur ne les atteignaient plus. Ils n'étaient plus que des coquilles vides qu'il pouvait manipuler comme il le voulait.

    Le jour de l’enterrement il prit soin de dessiner un nouveau cercle sur une partie cachée du son corps de la fillette où il déposa ensuite un baiser. La belle-mère de celle-ci était là. Une promesse était une promesse. Alors qu'elle s'approchait du corps sans vie de la fillette, des larmes de crocodile roulant sur ses joues, elle se pencha au-dessus du corps dans le cercueil et elle lui murmura quelque chose à l'oreille. Léo murmura lui aussi des mots à l'intention de la fillette :

    - Petite l'heure de ta vengeance est enfin arrivée... tue là.

    Le corps de la fillette s'anima quasi immédiatement et saisit sa belle-mère avec ses mains frêles et blanchâtres, lui déchirant la gorge avec les dents. Le sang se déversait à flot sur la robe en dentelle de la fillette qui était maintenant redevenu un simple corps sans vie. Les personnes qui assistèrent à la scène furent pris de panique. Certains hurlaient, d'autres s'étaient enfui et Léo, quant à lui, jubiler intérieurement.

    Mais la famille de cette ignoble femme qui avait osé tuer sa pauvre belle-fille était issu de la noblesse et de cela ils possédaient une très grande fortune et nul ne peut nier qu'avec de l'argent n'importe qui peut devenir un meurtrier ou un véritable saint. Dans son cas ces foutues nobles, en quête d'un responsable à jugé, s'étaient arrangées pour que Léo redevienne le fameux démon qui rodait la nuit et qui pratiquait des rituels sataniques. Rejeter par la société il ne pouvait plus sortir dans la rue sans craindre d'être lynché, pointé du doigt et parfois même de subir des tentatives d’assassinat mais malheur à ces derniers puisque tous ceux qui s'y risquèrent furent enterrer vivants dans des tombes dont il prit grand plaisir à reboucher.

    Une année après cela, alors que la journée touchait à sa fin, une jeune femme vint toquer à sa porte. 

    Belle et élégante dans sa robe de dentelle, un joli ruban violet ornait ses cheveux d'un blond pur comme l'or. Il était évident qu'elle venait d'une famille aisée ce qui le changeait de ces assassins mal vêtus.

    - Que puis-je pour vous ? Demanda Léo quelque peu surpris en découvrant l'incroyable beauté de la jeune femme un peu plus jeune que lui.

    - Êtes-vous bien le démon dont parlent les rumeurs. Celles selon lesquelles vous pourriez ramener les défunts à la vie.

    - Pour votre bien je vous déconseillerais de dire qu'un homme est un démon et ce surtout s'il en est un et qu'en plus de cela vous êtes sans aucune protection. Mais entrez donc, c'est bien moi.

    Léo indiqua du doigt une chaise en bois devant une petite table ronde. Elle s'y assit. Il fit de même sur celle en face.

    - Il est plutôt rare qu'une personne de votre classe vienne en ces lieux, cela pourrait vous nuire vous savez ?

    - Je me fiche de ce que pensent les gens !

    Cette demoiselle était soit déterminée à obtenir ce pour quoi elle était venue, soit stupide.

    - Bon passons, cela n'est pas mes affaires après tout. Donc, qui est l'heureux élu ?

    Elle resta muette un instant avant de reprendre les dires de Léo :

    - L’heureux élu dites-vous ? Mais que racontez-vous ?

    L'incompréhension de la demoiselle le fit sourire.

    - Ce n'est rien, juste un peu d'humour noir. Alors, qui voulez-vous ramener d'entre-les-morts ?

    Elle poussa violemment sa chaise vers l'arrière, sauta sur la table tel un félin puis lui bondit dessus sans qu'il ne puisse rien faire. Et il ne voulait rien faire. Elle le plaqua au sol, bloquant ses jambes et ses bras. Incapable de bouger, la situation amusait Léo. Il aurait facilement pu la maîtriser sans effort mais il voulait voir ce qu'elle aller lui faire.

    - Ah... là c'est le fameux moment où l'on s'embrasse fougueusement, non ? Dit-il en refoulant un fou rire.

    - Non, c'est celui de votre mort pauvre humain ! La menaça la jeune femme avec un sourire qui découvrait ses canines pointues. Si je vous dévore j'obtiendrais certainement votre pouvoir.

    Elle était une capien. L'une des siens et pourtant elle l'appelait « humain ». Elle ne semblait pas reconnaître les membres de sa propre espèce. Quelle sotte ! pensa Léo.

    - Eh ! Calmez-vous très chère. Vous ne reconnaissez pas les membres de votre espèce ? lui demanda-t-il vexé. Il lui montra ses canines tout aussi pointues que les siennes. Elle se stoppa net dans sa morsure.

    - Vous... vous n'êtes pas un humain ? Je... Je suis terriblement confuse. Que... comment puis-je me faire pardonner pour cela ?

    - Laissez-moi-vous dévoré.
    Dit-il en gloussant. Elle resta muette.

    Léo remit les chaise en places et tout deux se rassirent.
    - Si vous tenez vraiment à vous faire pardonner commencer déjà par vous présenter. Les gens sont d'une impolitesse !

    Gênée, la jeune femme se présenta comme étant « Ophélia De Lacroza ». Elle lui confia être issu de la noblesse.

    - Cela est beaucoup mieux très chère. Pour ma part je me nomme Léonidor De catalyse et si je comprends bien la situation vous êtes venue dans ma demeure pour me dévorer et ainsi vous pensiez obtenir mon pouvoir ?

    - C'est cela... Murmura-t-elle.

    - Soit ! Ce n'est pas un mal en soi Je suis toujours de ce monde après tout. Toute cette histoire est oubliée ! Comment pourrais-je en vouloir à une si belle et si délicieuse créature telle que vous. Si vous n'aviez pas été une capienne je vous aurais certainement déjà dévorez-moi aussi alors ne vous en fait plus pour cela.

    La gêne se dissipa à l'instant où le rire de la jeune femme se mit à résonner contre les murs de la battisse.

    Les semaines puis les mois passèrent et étrangement depuis cette fameuse nuit où Ophélia avait voulu le dévorer il se surprit à la fréquenter un peu plus chaque jour. Quelque chose en elle lui rappelait qu'il n'était pas qu'un simple capien pouvant animer des corps sans vie. Non, Léo était avant tout un prédateur. Un prédateur avec comme proie principale les humains.

    Il laissa de coté son travail, ses livres, les rituels et son étrange capacité pour débuter une nouvelle vie avec la femme dont il s'était si éperdument épris.

    Chaque nuit ils rodaient tous deux dans les ruelles de Paris à la recherche de proies. Quand il était avec elle Léo semblait voir le monde d'une autre manière. Plus beau, plus vivant. Les déchets qui entachaient la ville disparaissaient, toutes ces nuits à tuer et traquer les criminels ne semblaient être plus qu'un lointain souvenir. Ophélia était si rayonnante de joie, de bonheurs. Personne n'aurait pu la soupçonner un seul instant qu'a la nuit tombée elle soit une véritable chasseresse d'humain. Ses talents pour la traque et la chasse étaient bien supérieurs à ceux de Léo. Contrairement à elle Léo ne s'amusait pas lors de ses sorties nocturnes. Il considérait cela plus comme un devoir envers la ville qu'un jeu où il pouvait prendre du plaisir. Mais s'il avait su que la chasse peut être si vivifiant à tel point qu'il se sentit renaître. Avoir chacun de ses sens en alerte, à l’affût du moindre petit bruit, du moindre petit mouvement dans l'ombre. Sentir la peur et le sang de ses victimes. Le frisson du plaisir le parcourant ! Tout cela le rendait plus heureux que jamais.

    Son obsession pour la mort se dissipait peu à peu jusqu'à disparaître totalement. Sa nouvelle vie avait pris le dessus et il était heureux d'être sortie de son obsession. Lui et Ophélia, qui attendait un enfant, emménagèrent dans une résidence dans les beaux quartiers de Paris. L'affreuse réputation de Léo disparut, l'argent avait réglé ce problème en un clin d’œil.

    Année : 1785
    Mais malheureusement toutes les bonnes choses ont une fin. Les cadavres s'empilaient les uns aux dessus des autres dans les ruelles. Ophélia n'était pas soupçonnée d'être l'auteur de ces meurtres mais Léo par contre. Certes il n'avait plus la réputation d'être un démon tueur mais au fond d'eux les gens le considéraient toujours comme tel et puisque plusieurs conflits contre la royauté avaient éclaté la populace pouvaient ainsi se défouler et le tuer par la même occasion. Dans leurs soifs de barbarie, la populace semblait avoir oublié à qui ils s'en prenaient. Loin d'être de simples humains Ophélia, Léo et leurs petites filles, Lyse, prirent grand plaisir à tuer, démembrer et exposer leurs assaillants sur la grande placent. Là où tous peuvent les admirer. Après cela les tentatives d’assassinat envers Léo chutèrent du jour au lendemain.

    Léo faisait tout pour que leur fille vive protégée de la menace que représentait les humains. Ces monstres ne pensant qu'à tuer leurs congénères ou toute autre espèce ne le ressemblant pas. Protéger sa fille n'était plus suffisant, il le sentait. Quelque chose aller se produire, bientôt... C'est pour cela que Léo et son épouse éduquèrent leur fille pour qu'elle soit capable de se défendre seule au cas où ils leur arriveraient malheur. Bien que tout juste âgé de dix ans lyse savait utiliser cet avantage. Qui n'a jamais était attendrie par un enfant ayant perdu ses parents sans savoir qu'en réalité il s’agissait d'une créature capable de vous tuer sans difficulté? Elle s'amusait beaucoup de cela. Devenant peu à peu une capienne digne de ce nom. Mais son apparence de petite fille disparaîtrait forcément et elle ne pourrait plus utilisait cela pour appâter ses proies.

    Année : 1788
    Lyse avait grandi, pour l'époque elle était maintenant en âge de se marier. Bien sûr Léo n'aurait jamais laissé cela se produire. Lyse avait la beauté de sa mère et les jeunes nobles l'avaient remarqué. Tous voulaient attirer son attention mais Dieu sait combien ont perdu la vie en voulant aller trop loin. Elle pouvait maintenant se défendre seule. C'est ce que Léo croyait. Un jeune noble bien trop prétentieux pensait s'accaparer Lyse sans le moindre souci malheureusement pour lui elle le rejeta comme s'il n'était rien. Le jeune noble le prit très mal et pour se venger il s'attaqua à Lyse avec un couteau qu'il lui enfonça dans la hanche. Aussi étrange que cela puisse paraître sa blessure disparut presque immédiatement. Ce foutu gamin ne vécut pas plus longtemps après cela mais grâce à ce gamin Lyse découvrit qu'elle possédait un don. Le don de guérison. De la simple entaille à l’hémorragie pouvant même restaurer un membre entier.

    Léo lui expliqua que sa capacité n'avait rien de démoniaque contrairement à la sienne qui lui permettait de ramener les morts à la vie. Mais il ne lui en parla pas, cela faisait partie de son ancienne vie. Pourtant ces deux pouvoirs étaient similaires en quelque sorte. Léo pouvait contrôler la mort et sa fille la vie. Une coïncidence ?

    Année : 1789
    Un vent de révolte soufflait sur la capitale depuis quelque temps déjà.

    - Le roi doit finir sur une pique ! Hurla un gamin en courant dans la rue.

    Au moins ce n'était plus uniquement Léo que les gens voulaient voir mort. Les habitants décidèrent aussi de s'attaquer à la cour du roi. Mais Léo et sa famille en faisaient partie. Terrifié par les rumeurs, sur une probable attaque, Léo avertit sa bien-aimée. Ils devaient fuir la ville au plus vite. Lyse risquerait d'être blessée ou pire mais rien n'y faisait elle insista sur le fait que tout cela n'était que des rumeurs destinées à faire peur à la royauté et à la noblesse. Si seulement...

    Tous les nobles de la cour du roi s'étaient reclus dans le château, priant avec comme mélodie le bruit des canons dérobés à la bastille crachant leurs boulets qui détruisaient tout sur leur passage. Malgré l'armée de soldats pour les défendre ils n'avaient aucune chance contre tout un peuple enragé et assoiffé de sang. Ironique puisque les assoiffés de sang c’était eux : les capiens. Mais l’Homme a de-nouveau montré que ces deux espèces ne sont pas si éloigné que cela.

    Comme Léo l'avait pensé, l’armée qui devait les protéger ne fit pas le poids face à cette foule d'enragés. Le château était rempli de corps gisants sans vie sur le sol, leurs yeux fixant indéfiniment le vide devant eux. Tout cela n'était rien de plus qu'un massacre. Par chance il réussit à résonner Ophélia avant qu'il ne soit trop tard pour s'enfuir. Ils fuirent en direction de l'arrière-cour en pensant que c'est fou d'enragés ne l'auraient pas encore totalement pris d'assaut mais malheureusement ils étaient partout. Le château de Versailles aller tomber et Léo et sa famille avec.

    Les hurlements de douleur des nobles battues à morts créaient une mélodie macabre. La populace se rapprochait de plus en plus jusqu'au moment fatidique où ils se sont retrouvé face à eux. Certains couverts de sang, mais pas du leur, brandissant des fourches et autres outils de travail. Léo aurait pu les éliminer s'ils n'avaient été qu'une petite dizaine grand maximum mais face à une armée même trois capiens n'avaient aucune chance. Des larmes de sang coulèrent de son œil droit. Il sentait leurs chaleurs apaisantes sur sa joue. Ces enragés devaient le prendre encore plus pour un démon en voyant cela.

    La foule se rua sur eux tel des bêtes sauvages. Pendant un court instant il crut voir... il crut se voir. Toutes ces nuits à traquer des humains, à sentir la peur dans leurs regards. À ce moment-là, le chasseur était devenu la proie. Tétanisé par la peur. Incapable de faire le moindre mouvement. Sa bien-aimée enlaça leur petite fille dans ses bras tout en lui répétant que tout allait bien se passer, qu'elle ne souffrirait pas. Mais Léo savait parfaitement que tout n'allait pas bien se passer. Sa femme et sa fille allaient être violéesjusqu'à la mort ! Il ne pouvait accepter une chose pareille.

    Pour faire disparaître la peur qui le paralysait il se mordit l'avant-bras jusqu'au sang. Tourna la tête une dernière fois vers sa famille. Gravant leur visage dans sa mémoire et leur hurla de fuir. Comprenant ce qu'allait faire Léo sa chère femme retira le ruban violet de ses cheveux et le noua autour du poignet de son mari puis attrapa la main de leur fille et elles toutes les deux coururent vers les plaines. Il redirigea son regard vers la foule qui aller bientôt le tuer mais s'ils pensaient l'avoir aussi facilement ils se trompaient puisque après tout il était « le démon ». Il serra le ruban pour se donner du courage et se rua sur un homme armé d'une pioche qu'il tua sans difficulté en lui déchirant la gorge, puis passa à un autre auquel il brisa les jambes. Une paysanne l'attaqua par-derrière et enfonça sa fourche dans sa jambe droite lui arrachant un cri de douleur. Genoux à terre il ne pouvait pas encore se permettre de mourir, pas tant que sa famille ne serait pas enfui loin d'ici. En prenant appui sur son autre jambe il bondit sur cette femme à la fourche et lui creva les yeux. L'adrénaline le submergeait l’empêchant ainsi de ressentir la douleur. Hélas plus il en tuait et plus il en venait. La fin était proche.

    Tout était fini. Une balle de mousquet entra dans mon épaule pour en ressortir de l'autre côté. N'ayant plus la force ni de se battre ni de fuir il s’effondra au sol. Sentant le froid de la mort autour de lui. Ou peut-être était-ce simplement la froideur du carrelage sur son visage. Peu importe. Le sommeil l'accablait. Fatigué, si fatigué. Il repensa une dernière fois à leur visage. Sa femme. Sa fille... Lyse. Juste avant que ses paupières ne se ferment il crut voir les cadavres de ceux qu'il avait tués de se relever. Il se souvint. Toutes ces années à vivre une vie normale mais si satisfaisante lui avaient fait oublier sa capacité. Dans un dernier souffle de vie il dessina un cercle avec son sang sur son avant-bras gauche puis l'embrassa, et finit par hurler le plus fort possible :

    - TUEZ-LES TOUS ! Et sauvez-moi...

    Après ça il eut l'impression de tomber une nouvelle fois. Des hurlements se faisaient entendre. Au loin une lumière l'éblouit.
    - Le paradis ? Pensa-t-il
    Non, une personne comme lui ne pouvait aller au paradis. Pourtant il aperçut des formes vagues aux contours flous et indistincts s'approchant de lui pour le soulever.

    - Mère ? Père ? Suis-je mort ?

    Pas de réponse, seulement des sortes de grognement. Au bout de quelques dizaines de minutes, toujours conscient, Léo ressenti quelque chose d’étrange. Une chose s'enroula autour de son corps tel un serpent étouffant sa proie puis les formes disparurent. Ne pouvant plus faire le moindre mouvement, les membres serrer si fort qu'il crut que son corps aller exploser. La lumière si blanche et bienfaisante se transforma peu à peu en un mince filet de lumière jusqu'à laisser place à l'obscurité et sa froideur. Il n'y avait donc ni paradis ni enfer pour lui, seules les ténèbres et rien d'autre. Mais cela lui convenait. Il était satisfait de sa mort car grâce à son sacrifice sa famille avait certainement pus fuir. Alors même s'il devait errer pour l'éternité dans ces ténèbres il en était satisfait. Incapable de bouger, bien trop accablé par la fatigue. Une fatigue qui l’entraîna vers un sommeil mortel. Son cœur avait cessé de battre.

    Année: 1996
    Les années passèrent dans le monde des vivants. Léo continuait encore et toujours à errer dans ce monde froid et obscur. Une obscurité qu'il apprit à aimer au fil du temps puisque de cette obscurité naquit une sphère de lumière violette. L'éclairant de sa lumière vive. La couleur de cette sphère lui était familière. Elle éloignait les ténèbres de ce monde qui rongeaient peu à peu son âme. Était-ce sa conscience ? Un être chère . Les deux ou tout simplement une autre personne prisonnière de ce monde de ténèbres. La sphère violette lui parlait avec cette voix douce et agréable que Léo connaissait mais dont il était incapable de se souvenir. Tous deux conversaient, parfois pendant des heures, des jours... ? Le temps n'était plus en ce monde. Ce monde... ils en parlaient très souvent. De pourquoi ils étaient là ? Pourquoi seulement eux ? Comment en sortir ? Tant de questions dont ils n'avaient aucune réponse, ou plutôt dont ils n'avaient plus les réponses. Mais ce dont ils étaient sûrs et certain c'est qu'ils seraient ensemble. Ensemble pour l'éternité.

    Pourtant même ça Léo ne pouvait l'avoir. L'heure était venue. La lumière de la sphère se fit plus vive et plus intense que jamais. Le monde se déchira laissant apparaître des failles de lumières. Le corps sans vie de Léo dans le monde des Hommes attendait un nouveau souffle de vie.

    - Mon amour t'as place n'est plus à mes côtés mais à ceux de notre fille. Murmura la sphère d'une voix tremblante. Une voix qui lui semblait encore plus familière maintenant mais dont il ne se souvenait toujours pas.

    À peine la voix eut fini ses dires que Léo fut propulsé vers la lumière. Combien de temps avait-il passé dans les ténèbres ? Une minute ? Une semaine, des mois des années. Impossible à dire mais pourtant à son réveille dans ce caveau le monde tel qu'il l'avait connu n'existait plus. Il avait accompli s'en le savoir ce dont il avait toujours rêvé. Il savait enfin ce qu'il y avait après la vie mais plus important il avait ressuscité l'âme d'une personne : la sienne !

    Léo était allongé sur un lit. Une lampe éclairait faiblement la pièce à demi plongé dans l'obscurité, éclairé par une petite lampe posée sur une table de chevet juste à coté de lui. Il se frotta les yeux et examina son corps. Plus de cercle sur le bras mais le ruban lui y était toujours.

    - Un rêve ? Tout cela n'était donc qu'un rêve ?! Impossible ! Ophélia…

    Il resta muet un instant avant de penser :
    - Ophélia ? Qui est donc cette « Ophélia » ?

    Ne sachant pas où il se trouvait il sortit du lit avant de remarquer, endormie dans un fauteuil caché par l'obscurité, une jeune fille d'une vingtaine d'années. Il s'approcha d'elle sans faire de bruit et lui demanda :

    - Mademoiselle. Pas de réponse, elle était toujours endormie. Mademoiselle. Répéta-t-il plus fort.

    Lentement la jeune femme sortie de son sommeil puis en remarquant Léo elle eut le souffle coupé puis fondit en larmes.

    - Papa ! Tu... tu es revenu !? S'écria-t-elle.
    - Papa ? Où suis-je ? Qui êtes-vous ? Que m'arrive-t-il ? J'étais censé être...

    Elle le serra dans ses bras sans lui demander son avis, en pensant que cela lui apporterait toutes les réponses qu'il attendait.

    - Je savais que tu aller revenir un jour. Maman m'avait expliquée que tu pouvais ramener les gens à la vie alors j'ai pensé que tu pourrais aussi le faire sur toi. J'ai donc fait en sorte que ton corps reste le plus intacte possible avec l'aide de ma capacité. C'est aussi pour ça que je ne parais pas aussi âgé que je devrais l'être. Mais je ne peux pas te faire redevenir jeune papa. Dit-elle en riant.

    Quand elle lui parla de son pouvoir il se rappela. Ses souvenirs lui revinrent d'un seul coup. Tout se mélangeait dans sa tête. Son enfance, la chasse aux meurtriers. La découverte de son pouvoir, le calvaire que cela avait été pour lui. Tous les morts qu'il avait vécus. Son salon funéraire, la fillette qu'il avait ramenée à la vie. La rencontre avec son épouse cette fameuse nuit pluvieuse. Ophélia. Le fait qu'elle est voulue à le dévorer. Les tentatives d’assassinat. Sa nouvelle maison. Sa fille. L'attaque du château. Sa mort et... même après.
    Lyse ! C'est bien toi !? Léo fondit en larmes à son tour. Ou... Où est ta mère ? Demanda-t-il inquiet

    Les yeux de sa fille brillaient. Elle inspira un grand coup puis expira.
    - Papa, tu devrais t’asseoir. Elle désigna le lit d'un geste vague. Il ne discuta pas et alla s'asseoir. Puis elle reprit:

    - Maman est...
    Pas besoin d'en dire plus pour que Léo comprenne. Il s'approcha de sa fille et la serra à son tour dans ses bras.

    - Quand est-ce arrivé, s'il te plaît ?

    Pendant un instant Lyse hésita puis finit par lui avouer.

    - Peu après que maman et moi nous soyons échappé, un groupe de paysans réussit à nous encercler. Ils allaient nous...

    Léo passa une main dans les cheveux de sa fille puis elle reprit :

    - Alors pour me protéger, maman m'a dit de fuir pendant qu'elle les retiendraient et... ils l'ont...

    Empli de colère, Léo se dirigea vers la petite table au centre de la pièce et la frappa si fort avec son poing qu'elle se fissura sur toute la longueur.

    - Ils payeront. Tous autant qu'ils sont les humains payeront pour cela. Je te le promets.


    Année: 2011
    - Alors cette île existe réellement. Une île, qui d'après les rumeurs, serait rempli de personnes comme moi. C'est sur cette île que débutera la création de mon armée et le début de la guerre contre les humains.

    Un guide touristique l'interpella :

    - Monsieur voulez-vous participer à la visite guidée du quartier Capien ?

    - Voulez-vous mourir ? Lui répondit Léo sur un ton menaçant.

    Léo s’installa dans un vieux manoir décrépit au cœur du quartier capien, quoi de mieux pour le ramenait à cette belle époque où il avait toujours vécu. Peu de temps après son installation on pouvait entendre circulaient d'étranges rumeurs à son sujet. Des rumeurs qui raconteraient qu'un comédien déguisé en vampire pourrait parler avec les défunts et plus incroyable encore qu'il pourrait ramener les morts à la vie. Mais ce ne sont que de simples rumeurs....]

  • Pouvoir : La nécromancie : Léo peut entendre, parler et voir les esprits des défunts avec l'aide de liens physiques leurs ayant appartenu (bague, cheveux, etc.) Et surtout que serait la nécromancie sans la capacité de ramener les morts à la vie. Un lien se crée entre le cadavre et Léo quand il en touche un et qu'il le désire. Ce lien est ce qui lui permet de les contrôler. Mais si le corps en question est détruit ou que Léo est blésé ou inconscient ou décide de briser le lien, le cadavre qu'il contrôle redevenir automatiquement un corps inerte. Léo peut simplement ressusciter le corps dans un premier temps puis certainement l'âme à l'avenir. Il peut ordonner n'importe quoi au cadavre. Les corps ne sont que des coquilles vides dénuées d'émotions et de sensations qui obéiront à leurs maîtres jusqu'à ce que le lien se brise. La douleur n’atteint pas les morts.

~ IRL ~

  • Nom : Jérémy
  • Âge : 17 ans
  • Première impression : Très bonne puisque je suis là ^^
  • Comment avez-vous découvert le forum ? Se perdre sur internet ça a du bon parfois
  • Votre Parrain : Les méandres d'internet
  • D'où provient le personnage sur votre avatar et le nom du personnage ? Il s'agit d'Eric Northman, de la série True Blood
  • Votre Skype : Si jamais j'arrive à ramener skype à la vie...

  • Acceptez-vous le règlement et vous y soumettez-vous ? [Oui]
  • Code du règlement : Réponse en hide
  • Quel est le nom de la guerre qu'engagèrent les Humains face aux mythes ? : Réponse en hide
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Pouvoir :: ///
MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Ven 25 Déc - 10:05
Bienvenue sur le forum ! J'espère que tu te plairas parmi nous ~
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Admin Morany Saint
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Quartier d'habitation :: Morany
Métier :: Comédien
Pouvoir :: Annihilation
MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Sam 26 Déc - 23:55
Bienvenue parmi nous =)

Je m'occupe uniquement du pouvoir (et des techniques), que je valide d'ailleurs.

Bonne chance pour le reste.

~~~~~~~~~~~~
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Maire Sexire
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Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Lun 28 Déc - 1:13
Bonjour bonjour~

Je tenais à m'excuser pour le temps mis à faire la critique de ta fiche. Normalement, on est plus rapide mais avec les fêtes... rien n'a été facile. Bref, j'espère que tu comprends. Je me lance dans ta correction :

Remarques :
Tout d'abord, il faut un avatar pour être validé. Je ne sais pas si c'est un souci de choix ou de découpage mais sache que pour le second cas, je peux normalement t'être utile. M'enfin, si tu as besoin d'aide. Je ne peux te valider à cause de ce petit point là.

Autre petit détail où j'ai envie d'une précision : tu me parles d'une apparence de quarantenaires alors que normalement, à cet âge là, les Capiens sont des cinquantenaires. On pourrait dire que tu as gardé ton apparence post-mortem, donc oui, dans les 40. Or nous sommes en 2015 (bientôt 16), donc tu devrais déjà avoir atteint ton physique mature malgré ta résurrection dans les années 90°. Peut-être dire que ta fille a tenté quelque chose mais n'a pas pu faire mieux...? À toi de voir. (Si pour ton avatar, c'est mieux d'avoir moins encore, je pense qu'utiliser le pouvoir de ta fille est possible.)

Appréciation :
Tes descriptions ont été très agréables à lire. J'ai beaucoup aimé. Peut-être ai-je été plus attentif sur l'histoire mais, celle-ci regorge d'erreurs. Minime, mais quand même. Je crois que tu as des petits soucis avec -é(e)(es), -er, -ait(s) et -ez. Et parfois, il y a un manque de ponctuation qui fait des phrases à rallonge avec des rythmes étranges, ce qui alourdit ta narration : j'ai dû plusieurs fois relire certaines pour être sûr que j'ai bien capté l'idée. C'est dommage. Car tu as de l'imagination, tu as de quoi planter de beaux décors et un vocabulaire varié. Mais bon, comme dit, la présentation est bonne, construite et intéressante. Je pinaille toujours lors des validations car c'est le seul moment où on peut donner des critiques constructives. Tout le monde est passé par là et tous m'en veulent Wink

Vu que ce que tu dois changer n'influencera que peu ton personnage, sache que je te mettrai un 7/10 pour cette présentation quand elle sera en état d'être validée. Poste à la suite de mon message pour me prévenir ou bien, envoie moi un MP.

À très vite pour les derniers changements,
SR

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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Quartier d'habitation :: Capien
Métier :: Médium/ Médecin légiste
Pouvoir :: La nécromancie
MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Lun 28 Déc - 9:54
Bonjour ! Very Happy

Merci Renard blanc et justice !

Partie présentation:

je comprends que tu n'es pas pu examiner ma présentation plutôt ne t'inquiète pas ^^

Alors pour ce qui est de l'avatar c'est juste que j'avais oublié d'en mettre un (honte à moi) mais normalement c'est réglé.

Pour ce qui est de son apparence, tu as raison je n'avais pas pensé comme ça mais c'est vrai que ça paraît plus logique qu'il soit quinquagénaire. je vais modifier ça de suite !

Pour les soucis avec les "-é(e)(est), -er, -est(s) et -ez-" je sais pas si je suis dyslexique ou quoi mais j'ai un problème avec ces terminaisons-là. Je vais essayer d'en corriger quelques-unes.

Et pour ce qui est de la ponctuation je galère toujours un peu pour savoir quand m'arrêté dans une phrase et où placer une virgule.
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Maire Sexire
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Age : 23

CV
Quartier d'habitation :: Humain.
Métier :: Violoniste.
Pouvoir :: Les cellules.
MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini) Lun 28 Déc - 12:44
Avec cette correction, j'en ai oublié la politesse, je m'en excuse :
Bienvenue sur le forum en retard x)
[Note pour lui même : ne pas valider les gens à 1h du mat...]

Un avatar a été mis et le changement d'âge a été effectué. N'oublie pas de marquer dans tes postes que tu as dans les 50 ans physiquement car les membres se focalisent très facilement sur ton avatar qui ne fait pas tellement la cinquantaine.

Pour les petits soucis de -er, -é, -ait/ez, je ne pense pas que se soit de la dyslexie, car beaucoup, Ô grand beaucoup, de monde font cette erreur. Nous disposons d'un service de correction si tu désires un jour t'améliorer dans cette branche là.

Et bah, félicitations, tu es officiellement validé !
*sabre le champagne et le réserve pour les gens que ne sont pas encore mort.*

Je te laisse faire la description de ton habitation, créer ta fiche autobio, remplir ton profil et demander des Rp's !

Bienvenue dans ce monde de fou~
À très vite,
SR

~~~~~~~~~~~~


Pourquoi mon pseudo ne colle pas à mon avatar ? Pourquoi j'écrivais en disant 'Sherlock' et à présent c'est 'Esteban' ?
Simplement car je suis censé être mort pour l'Exilé mais que je ne le suis pas... Mais chuuuuut, c'est un secret entre toi et moi...!
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MessageSujet: Re: "Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini)
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"Même mort tu continueras de te battre pour moi" - Léonidor De Catalyse (Fini)

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